Harnes

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Harnes
Harnes - Vue aérienne de la centrale et du rivage en 1920
Harnes - Vue aérienne de la centrale et du rivage en 1920
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Harnes
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Philippe Duquesnoy
2014-2020
Code postal 62440
Code commune 62413
Démographie
Gentilé Harnésiens
Population
municipale
12 204 hab. (2011)
Densité 1 134 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 45″ N 2° 54′ 24″ E / 50.4458333333, 2.9066666666750° 26′ 45″ Nord 2° 54′ 24″ Est / 50.4458333333, 2.90666666667  
Altitude Min. 20 m – Max. 44 m
Superficie 10,76 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-harnes.fr

Harnes est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010. La Compagnie des mines de Courrières y a exploité les fosses nos 9 - 17 et 21 - 22.

Ses habitants sont appelés les Harnésiens. Leur nom j'té est Les Claquots.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Harnes
Annay Carvin
Loison-sous-Lens Harnes Courrières
Noyelles-sous-Lens Fouquières-lès-Lens

Toponymie[modifier | modifier le code]

Harnes : d'abord Hamas, Harnis, enfin Harnes, au XIIe siècle. Il paraît que le nom proviendrait du flamand Hearn : Marais. Aussi loin que l'on remonte dans le temps, bien avant que naisse une bourgade, les lieux étaient couverts de forêts géantes. Puis après maints bouleversements, les eaux formèrent des lacs et des étangs, et les marais apparurent.

Harne en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article de fond : Histoire du Nord-Pas-de-Calais Harnes possède une histoire longue et riche. Au cours des siècles, que d'invasions et de pillages, de renaissances et de reconstructions.

Premières occupations humaines[modifier | modifier le code]

Premières huttes installées sur pilotis. Pêche, chasse. Alors abondaient le cerf, le chevreuil, l'ours, le loup, le sanglier... On dit que les lieux étaient déjà habités avant l'âge de la pierre polie.

Les Celtes, venus de Perse et d'Asie Centrale, apportent le bronze, le cuivre et le fer.

Harnes, pendant la période gauloise, fait partie de l'Atrébatie.

De la période gallo-romaine, ont été mis au jour, hors du terrain bourbeux, des fragments de vaisselle, des urnes cinéraires, des vases, des lances, des objets en fer, de nombreux ossements. Dans le musée municipal de Harnes, on peut voir, entre autres merveilles, le « trésor de Harnes » : des pièces de monnaie du IIIe siècle, enfouies au bord de la rivière, des matériaux de construction d'une ferme gallo-romaine, et ces fameuses poteries rougeâtres vernissées, aux proportions admirables, décorées d'aigles, de lions, de sphinx...

Les Barbares, Huns et Vandales, envahissent et détruisent Harnes en 406.

Vers 430, les Francs, originaires de Germanie, s'installent dans la région. Leur Roi, au nom évocateur de Clodion le Chevelu, après avoir fait la conquête de l'Artois, offre à son neveu, Flandebert, la partie de la Gaule qui constitue la Belgique actuelle. Ainsi naît la Flandre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la fin du IXe siècle, Harnes vit la fusion des mœurs et des coutumes flamandes et artésiennes, à la suite du mariage de Judih, fille de Charles le Chauve, avec Baudoin 1er, comte de Flandre ; l'Artois est donné en dot... Le rattachement du comté de Harnes à l'abbaye de Saint-Pierre-de-Gand en 963, par Arnoult 1er le Vieux, comte de Flandre (donation confirmée par le pape Eugène III, en 1145) durera, sans interruption 826 ans.

En 1180, c'est le rattachement glorieux, grâce à la dot d'Isabelle de Hainaut, fille du comte de Flandre, à la couronne de France.

Au début du XIIIe siècle, Michel IV, seigneur de Harnes, participe à la « guerre sainte » de Jérusalem. Il revient de la croisade contre les Albigeois en 1208 : c'est l'un des dix-neuf chevaliers d'Artois porte-bannière. Il repart, neuf ans plus tard, pour la 5e croisade.

En 1304, Harnes est ravagée et brûlée par les Flamands. Sous les comtes de Bourgogne (1384-1482), guerres civiles et étrangères se succèdent. Combats, famine, peste et épidémies s'abattent sur la région.

En 1438, Harnes est réduite à 31 feux et 109 habitants. Le village est si pauvre qu'il est exempté d'impôts. L'Artois abandonné à l'Autriche par Charles VIII, en 1477, puis à partir de la mort de Marie de Bourgogne, revendiqué par le Rois de France, Charles VIII, François Ier, Henri II

En 1493, sous le règne de Philippe le Beau, fils de Marie de Bourgogne, les Autrichiens attaquent la France, campent à Harnes et rançonnent les habitants. le château est détruit.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1526, Charles-Quint, après la défaite de Pavie, contraint François Ier à renoncer à sa suzeraineté sur la Flandre et sur l'Artois.

De 1605 à 1665, sous les règnes de Philippe II et Philippe IV, rois d'Espagne, des villes de l'Artois sont prises et pillées.

En 1648, Condé gagne la bataille de Lens.

Le 7 novembre 1659, le traité des Pyrénées met fin à l'occupation espagnole.

1713, le traité d'Utrecht confirme la possession par Louis XIV de l'Artois et de la Flandre. Les États d'Artois sont formés. Ils votent les impôts et les dépenses. Leurs députés, qui exercent une grande autorité aux États généraux, sont convoqués à Versailles en 1789.

C'est le 2 novembre 1789 que, l'Assemblée nationale ayant voté la loi de nationalisation de tous les biens religieux, Harnes se trouvé libérée de la tutelle de l'abbaye de Saint-Pierre-de-Gand. Toutes les terres qui appartenaient au monastère sont mises sous séquestre, pour être vendues, en 1793, comme biens nationaux. Les fermiers, qui les occupaient, les achètent…

Exploitation Charbonnière[modifier | modifier le code]

La ville de Harnes se trouve entièrement sur la concession de la Compagnie des mines de Courrières.

Fosse no 9 - 17 des mines de Courrières[modifier | modifier le code]

Fosse 9 d'Harnes en 1910

Sur la commune de Harnes à proximité de Fouquières-lez-Lens, le puits 9 est creusé de 1891 à 1896. Le fonçage débute comme les autres puits mais ce n'est pas l'eau abondante qui pose des difficultés mais le terrain qui se désagrège. On décide de foncer par congélation des sols. Le houiller est atteint à 133 m. Le puits 17 date de 1909. À la nationalisation, elle devient la première concentration des charbons gras de Courrières de par sa position centrale dans le groupe mais aussi par son exploitation de faible profondeur (357 m). En avril 1949, le 17 s'arrête pour moderniser son chevalement. Le bâtiment d'extraction ainsi que la machine sont démontés. Le nouveau chevalement ainsi que la machine d'extraction proviennent de la fosse 2 de Billy-Montigny. De l'ancienne à la nouvelle machine on passe de 430 CV à 2 400 CV. Le puits 17 reprend du service en 1951 équipé de deux skips d'une capacité de 7,5 tonnes. Le faux carré du chevalement est étanche pour permettre le retour d'air. En décembre 1951, c'est le 9 qui s'arrête pour moderniser la recette et aménager les cages pour accueillir des berlines de 800 litres au lieu de 600 litres. En janvier 1952, le nouveau siège est opérationnel, ce qui permet la concentration de la fosse 23 sur le 9/17. Mais le 9/17 est concentré sur la fosse 21/22 de Harnes en 1967 et s'arrête d'extraire en 1968. Le puits 9, profond de 507 m, et le 17, profond de 635 m, sont remblayés en 1970. Les chevalements sont abattus en 1973. De nombreux bâtiments sont encore visibles sur place notamment la salle de paye, la conciergerie, la lampisterie, les bains-douches, les bureaux.

Fosse no 21 - 22 des mines de Courrières[modifier | modifier le code]

Le puits no 21 est ouvert le 1er Janvier 1913 et il est prêt à fonctionner en 1914. C'est cette année que commencent les travaux du puits no 22. A la fosse sont adjoints les lavoirs et la cokerie. Les installations sont à la veille d'être mises en service lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Il n'en restera qu'un tas de ruine en 1918. [[Fichier:Harnes - Fosse no 21-22 des mines de Courrières (C).jpg|thumb|La fosse no 21-22.]] La Fosse 21/22 d'Harnes sera un important site d'extraction et de traitement de la houille exploité par la Compagnie des mines de Courrières, puis les Houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais (HBNPC-Groupe d'Hénin-Liétard). Sur le site figureront les deux puits, deux lavoirs à charbon, la Cokerie, l'usine Courrières-Kühlmann. Le charbon extrait par les puits 21/22 et les fosses à proximité est traité dans les lavoirs en fonction de la qualité, il peut être ensuite commercialisé ou transformé en coke. Les sous-produits issus de la carbonisation sont envoyés dans l'usine chimique. En 1952, le puits no 21 subit une modernisation afin de pouvoir fonctionner avec des berlines de 3 000 litres. Le puits no 22 est modernisé l'année suivante. Les puits 21 et 22, respectivement profonds de 546 et 571 m, sont remblayés en 1977. Le chevalement du puits no 21 est démoli en 1979, celui du puits no 22 l'année suivante. Subsistent sur le carreau, l'ancienne loge du concierge, la salle de paiement, les bureaux et garages, les deux châteaux d'eau, ce sont les derniers de la Compagnie des mines de Courrières encore visibles. Sur le site de la cokerie, seuls la grille d'entrée et les bureaux sont encore visibles. L'usine chimique Courrières-Kuhlmann deviendra dans les années 1980 Noroxo. Cette usine a fermé en 2004 et sera démolie totalement entre 2009 et 2011.

Un élément phare de l'exploitation charbonnière subsiste encore à Harnes, le terril conique de la Fosse 21. Le terril domine les cités minières : des corons aux cités-jardins, on dénombre dans la région 700 types d'habitats ouvriers.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de gueules aux trois clefs d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Harnes dans son canton et son arrondissement

En 2011, la commune d'Harnes a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[2].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de la commune d'Harnes.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1914 1917 Modeste Virel   1er adjoint faisant office de Maire pendant l'occupation allemande
1919 1929 Charles Choquet    
1929 1939 Adolphe Mangematin    
1944 1959 Henri Delattre    
1959 1965 Jean Laville    
mars 1965 mars 1972 Francis Rainguez PCF Conseiller général
avril 1972 1991 André Bigotte PCF Conseiller général du Canton d'Harnes (1973-1995)
1991 mars 2008 Yvan Druon PCF Conseiller général du Canton d'Harnes depuis 1995
mars 2008 en cours Philippe Duquesnoy PS  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 26 octobre 2013, Harnes est jumelée avec[3] :

Par ailleurs, la commune a signé un contrat de coopération avec Kabouda (Burkina Faso) en 2006[3]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 12 204 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 406 1 646 1 868 1 824 2 186 2 052 2 170 2 150 2 111
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 214 2 396 2 670 2 906 2 978 2 992 3 429 3 673 4 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 671 4 999 5 631 5 127 11 089 12 181 11 072 12 288 12 991
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
14 625 14 622 13 845 13 996 14 309 13 700 12 946 12 204 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 22,8 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 24,4 %).
Pyramide des âges à Harnes en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,7 
5,1 
75 à 89 ans
9,8 
12,0 
60 à 74 ans
13,9 
20,3 
45 à 59 ans
20,2 
18,7 
30 à 44 ans
18,6 
22,8 
15 à 29 ans
19,4 
21,0 
0 à 14 ans
17,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bois de Florimond[modifier | modifier le code]

Au pied du terril de l'ancienne fosse n°9 Harnes - Fouquières sur une superficie de 5,5 hectares la Communaupole de Lens-Liévin a réalisé un lagunage paysagé dont l'objectif est de compléter l'épuration des eaux usées sortant de la station d'épuration de Fouquières par un traitement tertiaire (élimination des germes pathogènes, traitement du phosphore).

Cinq traitements successifs ; filtration dans les taillis de saule ; lagunage dans des bassins plantés de végétaux aquatiques (roseaux, iris, scirpes, typha) et étanchés par de l'argile ; oxygénation et exposition aux ultra violets (l'énergie nécessaire au pompage est fournie par quatre éoliennes rejetant l'eau à plus de deux mètres de hauteur) ; lagunage dans des bassins plantés de végétaux ; finition du lagunage.

La durée du parcours de l'eau est d'environ un mois avant de rejoindre le canal de Lens. Cette réalisation (1999-2004) a reçu le prix Rosa Barba à la quatrième biennale européenne du paysage de Barcelone[8].

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

  • Monuments aux morts de Maurice Rogerol
  • Carré Militaire du Cimetière du centre-ville

Fresques[modifier | modifier le code]

  • Fresque Cité Bellevue, École Pasteur. Réalisée en 2010 par les jeunes du C.A.J. de Harnes avec le concours du collectif Mercurocrom. Financée par la ville de Harnes, l'Agence pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des chances et la C.A.F. Plusieurs visuels de cette fresque ont été repris dans la vidéo officielle de candidature du Bassin-Minier du Nord-Pas-de-Calais au Patrimoine Mondial de l'Unesco au titre de paysage culturel et vivant ainsi que par l'Office de Tourisme de Lens-Liévin.
  • Fresque façade ouest de la Salle des Fêtes

Musées[modifier | modifier le code]

Le Musée de l’école et de la Mine, fondé en 1984, rend hommage à la condition de nos « gueules noires » comme au milieu scolaire du début du XIIe siècle. Pour cultiver les valeurs de courage, de lutte ouvrière chères à ces travailleurs, la reconstitution des galeries, les salles d’exposition retracent la vie de mineur, au coron et à la fosse. Les visites sont placées sous la conduite d’une équipe d’animateurs bénévoles, tous ayant bien grandi dans l’ère du charbon. Le récit des hommes du fond, les vestiges des fosses 9/17 et 21/22 de Harnes, l’estaminet, la cuisine, la salle de télégrisoumétrie… Bref, c’est une exploration entière qui retranscrit l’histoire de la mine. La visite de la salle d’école, avec l’exercice de la dictée à la clé, est tout aussi éducative et chargée de souvenirs. La salle de matériel didactique jouxtant la classe illustre la même période et l’enseignement de l’année 1900. L’exposition de matériel et de documents pédagogiques rappelle aux visiteurs l’école d’antan.

En 1969, la municipalité achète la propriété de l’ancien maire, député et sénateur André Deprez, décédé en 1900. En 1971, l’immeuble est mis à la disposition de l’« association des amis du vieil Harnes » par le maire, monsieur Rainguez. Il s’agit de valoriser les collections à caractère militaire, rassemblées depuis 1919 par les anciens combattants et de présenter les vestiges archéologiques qui apparaissent sur les terrains de la zone industrielle en plein développement. Le musée inaugure le 11 Novembre 1972 ses deux premières salles. Au fil des années, il va se développer grâce à l’aide de la municipalité et au dévouement tenace d’un groupe de bénévoles. On peut actuellement visiter des salles de la guerre 1914-1918 et de la guerre 1939-1945, une salle sur la Résistance et une sur la Déportation, et trois salles d’archéologie locale. A partir de documents originaux recueillis auprès des Harnésiens, c’est l’impact local des grands évènements du XXe siècle qui a été évoqué et mis en valeur.

Lecture Publique[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque Municipale, rue des Fusillés

Enseignement Artistique[modifier | modifier le code]

  • École Municipale de musique, Avenue Henri Barbusse
  • Atelier Théâtre Municipal, Salle des Fêtes - rue des Fusillés

Salle de spectacles / Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Centre Culturel Jacques Prévert, rue de Montceau-les-Mines

Événements culturels annuels[modifier | modifier le code]

Cinéma : Ciné-goûters (Tous les deux mois), Cinéma de Noël des Écoles (Décembre)

Arts de la Scène : Création de Cirque contemporain (Février), Concert de la Saint-¨Patrick (Mars), Festival Les enchanteurs (Avril), Restitution de l'Atelier Théâtre municipal (Avril/Mai), Création annuelle de la cie TASSION (Avril/Mai), Concert de gala de l'Harmonie de Harnes (Juin), Fête de la Musique (Juin), Festival Harnes de Vive Voix (Novembre), Concert de Noël de l'Harmonie de Harnes (Décembre)

Concert de gala de l'Harmonie de Harnes (Juin), Fête de la Musique (Juin), Festival Harnes de Vive Voix (Novembre), Concert de Noël de l'Harmonie de Harnes (Décembre)

Jumelages : Feria de Vendres (Juin), Gala Day de Loanhead (Juin), Semaine culturelle de la Polonité (Octobre)

Lecture Publique : Salon d'éveil culturel Tiot Loupiot (Octobre)

Patrimoine : Journées Européennes du Patrimoine (Septembre)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Harnes (Chevalier) et Dame Marie de Mortagne ont marqué l'Histoire médiévale de Harnes. Il reste des traces de leur puissance sur la commune (pièces de Monnaie exposées au Musée d'Histoire et d'Archéologie)
  • Émilienne Mopty née Emilienne Marie Wantiez, résistante communiste née à Harnes le 29 octobre 1907 et décapitée le 18 janvier 1943 à Cologne.
  • Bella Mandel, jeune harnésienne de 14 ans déportée et exterminée à Auschwitz lors des grandes rafles de Lens en septembre 1942. Le C.A.J. de la commune porte son nom.
  • Jean-Pierre Sauvage, peintre né à Harnes en 1948 et décédé le 29 juillet 2006. Jean-Pierre Sauvage a obtenu de nombreux prix parmi lesquels la médaille d'or de l'académie d'Arras et Amiens, le prix Rosa-Bonheur, une médaille d'honneur et une médaille de bronze au salon des artistes français à Paris. Il a été formé à l'école des Beaux Arts de Douai puis à l'École nationale supérieure des arts industries textiles de Roubaix. Certaines de ses œuvres ont été exposées et acquises à l'étranger : États-Unis, Dubaï, Allemagne. Passionné de nature, sa principale source d'inspiration, il participait aux sorties peinture dans de nombreux villages de la région et de France notamment en Bretagne où il a remporté de nombreux prix ou encore à Magné dans les Marais Poitevins en 2005.

Géants[modifier | modifier le code]

  • Ch'crinquillé
  • Yacinthe Courtecuisse

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]