Harnes
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| Harnes | |
|---|---|
Harnes - Vue aérienne de la centrale et du rivage en 1920 |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Nord-Pas-de-Calais |
| Département | Pas-de-Calais |
| Arrondissement | Lens |
| Canton | Harnes |
| Code commune | 62413 |
| Code postal | 62440 |
| Maire Mandat en cours |
Philippe Duquesnoy 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communaupole de Lens-Liévin |
| Démographie | |
| Population | 12 558 hab. (2009) |
| Densité | 1 167 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 20 m — maxi. 44 m |
| Superficie | 10,76 km2 |
Harnes est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin (Communaupole) qui regroupe 36 communes, soit 250 000 habitants. La Compagnie des mines de Courrières y a exploité les fosses nos 9 - 17 et 21 - 22.
Ses habitants sont appelés les Harnésiens.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Accès et transports
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Topographie
[modifier] Géologie
[modifier] Hydrographie
[modifier] Climat
[modifier] Histoire
Article de fond : Histoire du Nord-Pas-de-Calais Harnes possède une histoire longue et riche. Au cours des siècles, que d'invasions et de pillages, de renaissances et de reconstructions.
[modifier] Toponymie
Harnes : d'abord Hamas, Harnis, enfin Harnes, au XIIe siècle. Il paraît que le nom proviendrait du flamand "Hearn" : Marais. Aussi loin que l'on remonte dans le temps, bien avant que naisse une bourgade, les lieux étaient couverts de forêts géantes. Puis après maints bouleversements, les eaux formèrent des lacs et des étangs, et les marais apparurent.
[modifier] Premières occupations humaines
Premières huttes installées sur pilotis. Pêche, chasse. Alors abondaient le cerf, le chevreuil, l'ours, le loup, le sanglier... On dit que les lieux étaient déjà habités avant l'âge de la pierre polie.
Les Celtes, venus de Perse et d'Asie Centrale, apportent le bronze, le cuivre et le fer.
Harnes, pendant la période gauloise, fait partie de l'Atrébatie.
De la période gallo-romaine, ont été mis au jour, hors du terrain bourbeux, des fragments de vaisselle, des urnes cinéraires, des vases, des lances, des objets en fer, de nombreux ossements. Dans le musée municipal de Harnes, on peut voir, entre autres merveilles, le "trésor de Harnes" : des pièces de monnaie du IIIe siècle, enfouies au bord de la rivière, des matériaux de construction d'une ferme gallo-romaine, et ces fameuses poteries rougeâtres vernissées, aux proportions admirables, décorées d'aigles, de lions, de sphinx...
Les Barbares, Huns et Vandales, envahissent et détruisent Harnes en 406.
Vers 430, les Francs, originaires de Germanie, s'installent dans la région. Leur Roi, au nom évocateur de Clodion le Chevelu, après avoir fait la conquête de l'Artois, offre à son neveu, Flandebert, la partie de la Gaule qui constitue la Belgique actuelle. Ainsi naît la Flandre.
[modifier] Moyen Âge
À la fin du IXe siècle, Harnes vit la fusion des mœurs et des coutumes flamandes et artésiennes, à la suite du mariage de Judih, fille de Charles le Chauve, avec Baudoin 1er, comte de Flandre ; l'Artois est donné en dot... Le rattachement du comté de Harnes à l'abbaye de Saint-Pierre-de-Gand en 963, par Arnoult 1er le Vieux, comte de Flandre (donation confirmée par le pape Eugène III, en 1145) durera, sans interruption 826 ans.
En 1180, c'est le rattachement glorieux, grâce à la dot d'Isabelle de Hainaut, fille du comte de Flandre, à la couronne de France.
Au début du XIIIe siècle, Michel IV, seigneur de Harnes, participe à la "guerre sainte" de Jérusalem. Il revient de la croisade contre les Albigeois en 1208 : c'est l'un des 19 chevaliers d'Artois porte-bannière. Il repart, 9 ans plus tard, pour la 5è croisade.
En 1304, Harnes est ravagée et brûlée par les Flamands. Sous les comtes de Bourgogne (1384-1482), guerres civiles et étrangères se succèdent. Combats, famine, peste et épidémies s'abattent sur la région.
En 1438, Harnes est réduite à "31 feux et 109 habitants". Le village est si pauvre qu'il est exempté d'impôts. L'Artois abandonné à l'Autriche par Chales VIII, en 1477, puis à partir de la mort de Marie de Bourgogne, revendiqué par le Rois de France, Charles VIII, François Ier, Henri II...
En 1493, sous le règne de Philippe le Beau, fils de Marie de Bourgogne, les Autrichiens attaquent la France, campent à Harnes et rançonnent les habitants. le Château est détruit.
[modifier] Époque moderne
En 1526, Charles-Quint, après la défaite de Pavie, contraint François Ier à renoncer à sa suzeraineté sur la Flandre et sur l'Artois.
De 1605 à 1665, sous les règnes de Philippe II et Philippe IV, rois d'Espagne, des violles de l'Artois sont prises et pillées.
En 1648, Condé a gagné la victoire de Lens.
Le 7 novembre 1659, le traité des Pyrénées met fin à l'occupation espagnole.
1713, le traité d'Utrecht confirme la possession par Louis XIV de l'Artois et de la Flandre. Les États d'Artois sont formés. Ils votent les impôts et les dépenses. Leurs députés, qui exercent une grande autorité aux États généraux, sont convoqués à Versailles en 1789.
C'est le 2 novembre 1789 que, l'Assemblée nationale ayant voté la loi de nationalisation de tous les biens religieux, Harnes se trouvé libérée de la tutelle de l'abbaye de Saint-Pierre-de-Gand. Toutes les terres qui appartenaient au monastère sont mises sous séquestre, pour être vendues, en 1793, comme biens nationaux. Les fermiers, qui les occupaient, les rachètent...
[modifier] Exploitation Charbonnière
La ville de Harnes se trouve entièrement sur la Concession de la Compagnie des Mines de Courrières.
[modifier] Fosse 9 d'Harnes
Sur la commune de Harnes à proximité de Fouquières-lez-Lens, le puits 9 est creusé de 1891 à 1896. Le fonçage débute comme les autres puits mais ce n'est pas l'eau abondante qui pose des difficultés mais le terrain qui se désagrège. On décide de foncer par congélation des sols. Le houiller est atteint à 133 m. Le puits 17 date de 1909. À la nationalisation, elle devient la première concentration des charbons gras de Courrières de par sa position centrale dans le groupe mais aussi par son exploitation de faible profondeur (357 m). En avril 1949, le 17 s'arrête pour moderniser son chevalement. Le bâtiment d'extraction ainsi que la machine sont démontés. Le nouveau chevalement ainsi que la machine d'extraction proviennent de la fosse 2 de Billy-Montigny. De l'ancienne à la nouvelle machine on passe de 430 CV à 2400 CV. Le puits 17 reprend du service en 1951 équipé de deux skips d'une capacité de 7,5 T. Le faux carré du chevalement est étanche pour permettre le retour d'air. En décembre 1951, c'est le 9 qui s'arrête pour moderniser la recette et aménager les cages pour accueillir des berlines de 800 L au lieu de 600 L. En janvier 1952, le nouveau siège est opérationnel, ce qui permet la concentration de la fosse 23 sur le 9/17. Mais le 9/17 est concentré sur la fosse 21/22 de Harnes en 1967 et s'arrête d'extraire en 1968. Le puits 9, profond de 507 m, et le 17, profond de 635 m, sont remblayés en 1970. Les chevalements sont abattus en 1973. De nombreux bâtiments sont encore visibles sur place notamment la salle de paye, la conciergerie, la lampisterie, les bains-douches, les bureaux.
[modifier] La Fosse 21 des Mines de Courrières
Le puits n°21 est ouvert le 1er Janvier 1913 et il est prêt à fonctionner en 1914. C'est cette année que commencent les travaux du puits n°22. A la fosse sont adjoints les lavoirs et la cokerie. Les installations sont à la veille d'être mises en service lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Il n'en restera qu'un tas de ruine en 1918.
La Fosse 21/22 d'Harnes sera un important site d'extraction et de traitement de la Houille exploité par la Compagnie des Mines de Courrières, puis les Houillères du Bassin du Nord Pas de Calais (HBNPC-Groupe d'Hénin-Liétard). Sur le site figureront les 2 puits, 2 lavoirs à charbon, la Cokerie, l'Usine Courrières-Kühlmann. Le charbon extrait par les puits 21/22 et les fosses à proximité est traité dans les lavoirs en fonction de la qualité, il peut être ensuite commercialisé ou transformé en Coke. Les sous-produits issus de la carbonisation sont envoyés dans l'usine chimique. En 1952, le puits n°21 subit une modernisation afin de pouvoir fonctionner avec des berlines de 3 000 litres. Le puits n°22 est modernisé l'année suivante. Les puits 21 et 22, respectivement profonds de 546 et 571 mètres, sont remblayés en 1977. Le chevalement du puits n°21 est démoli en 1979, celui du puits n°22 l'année suivante. Subsiste sur le carreau, l'ancienne loge du concierge, la salle de paiement, les bureaux et garages, les 2 châteaux d'eau, ce sont les derniers de la Compagnie des Mines de Courrières encore visibles. Sur le site de la cokerie, seule la grille d'entrée et les bureaux sont encore visibles. L'usine chimique Courrières-Kühlmann deviendra dans les années 1980 Noroxo. Cette usine a fermée en 2004 est sera démolie totalement entre 2009 et 2011.
Un élément phare de l'exploitation charbonnière subsiste encore à Harnes, le terril conique de la Fosse 21.
[modifier] Époque contemporaine
[modifier] Héraldique
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Les armes de la ville se blasonnent ainsi : de gueules aux trois clefs d’or ' |
[modifier] Administration
En 2011, la commune d'Harnes a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[1].
[modifier] Liste des maires successifs
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1965 | 1972 | Francis Rainguez | PCF | Conseiller général |
| avril 1972 | 1995 | André Bigotte | PCF | Conseiller général du Canton d'Harnes (1973-1995) |
| juin 1995 | 2008 | Yvan Druon | PCF | Conseiller général du Canton d'Harnes depuis 1995 |
| mars 2008 | en cours | Philippe Duquesnoy | PS | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Jumelages
Loanhead (Écosse)
Chrzanów (Pologne)
Falkenstein (Allemagne)
Kabouda (en) (Burkina Faso)
Putignano (Italie)
Vendres (France)
[modifier] Population et société
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Harnes depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2007, Harnes compte 12 922 habitants (soit une diminution de 6 % par rapport à 1999). La commune occupe le 715e rang au niveau national, alors qu'elle était au 653e en 1999.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 22,8 %, 30 à 44 ans = 18,7 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
- 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 24,4 %).
[modifier] Santé
[modifier] Enseignement
[modifier] Sport
[modifier] Cultes
[modifier] Économie
[modifier] Culture et patrimoine
[modifier] Lieux et monuments
- Bois de Florimond : pêche, promenade, faune et flore
- Monuments aux morts de Maurice Rogerol
[modifier] Lagunage
- Au pied du terril de l'ancienne fosse n°9 Harnes - Fouquières sur une superficie de 5,5 hectares la Communaupole de Lens-Liévin a réalisé un lagunage paysagé dont l'objectif est de compléter l'épuration des eaux usées sortant de la station d'épuration de Fouquières par un traitement tertiaire (élimination des germes pathogènes, traitement du phosphore).
- Cinq traitements successifs ; filtration dans les taillis de saule ; lagunage dans des bassins plantés de végétaux aquatiques (roseaux, iris, scirpes, typha) et étanchés par de l'argile ; oxygénation et exposition aux ultra violets (l'énergie nécessaire au pompage est fournie par quatre éoliennes rejetant l'eau à plus de deux mètres de hauteur) ; lagunage dans des bassins plantés de végétaux ; finition du lagunage.
La durée du parcours de l'eau est d'environ un mois avant de rejoindre le canal de Lens. Cette réalisation (1999-2004) a reçu le prix Rosa Barba à la quatrième biennale européenne du paysage de Barcelone[8].
[modifier] Patrimoine culturel
[modifier] Musées
- Musée de l'école et de la mine de Harnes, rue de Montceau
- Musée d'Histoire et d'Archéologie de Harnes, rue André-Déprez
-
Article détaillé : Liste des musées du Nord-Pas-de-Calais.
[modifier] Photothèque ancienne
[modifier] Personnalités liées à la commune
Emilienne Mopty née Emilienne Marie Wantiez, résistante communiste née à Harnes le 29 octobre 1907 et décapitée le 18 janvier 1943 à Cologne.
[modifier] Articles connexes
- Liste des communes du Pas-de-Calais
- Compagnie des mines de Courrières
- Harmonie de Harnes : Historique
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- N. G., « Villes Internet : 32 communes du Nord - Pas-de-Calais récompensées », La Voix du Nord, 2011. Consulté le 14 janvier 2010
- Notice communale d'Harnes sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Harnes sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Évolution et structure de la population à Harnes en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 16 août 2010
- Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 16 août 2010
- Lagunage sur le site de la Communaupole