Vermelles

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Vermelles
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Vermelles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Cambrin
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Artois
Maire
Mandat
Alain De Carrion
2014-2019
Code postal 62980
Code commune 62846
Démographie
Population
municipale
4 526 hab. (2011)
Densité 436 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 29′ 20″ N 2° 44′ 48″ E / 50.4888888889, 2.74666666667 ()50° 29′ 20″ Nord 2° 44′ 48″ Est / 50.4888888889, 2.74666666667 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 50 m
Superficie 10,39 km2
Localisation

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Le Château de Vermelles, le 30 décembre 1914

Vermelles est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur la rivière le Surgeon dont le nom vient de "adversum mellum", le miel contre l'adversité. Cette devise fait référence au temps de l'occupation espagnole, période durant laquelle les Vermellois ont fait fuir les espagnols en lâchant sur eux des essaims d'abeilles que le prêtre du village élevait. il est possible que ce toponyme vienne du flamand vermeulen, le moulin du carrefour, de plus, la commune est citée dans les grandes chroniques de Flandres. La ferme Rutoire, près du village de Vermelles fut incendiée après la bataille de Courtray en 1302, donc Vermelles existait bien avant l'occupation espagnole.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vermelles
Cambrin Cuinchy Violaines Auchy-les-Mines
Noyelles-lès-Vermelles Vermelles Haisnes
Mazingarbe Loos-en-Gohelle

Histoire[modifier | modifier le code]

À la limite géographique de la plaine des Flandres et des collines d'Artois, cette commune apparaît peu dans l'Histoire, marécageuse, boisée et isolée, elle offrait peu d'intérêt. Une villa gallo-romaine était identifiable à la limite de la commune, mais le terrain est occupé depuis quelques années par un lotissement de Noyelles lez Vermelles. Aucune fouille n'a été entreprise malgré des débris de céramique facilement identifiables en surface. La recherche est difficile car le territoire de la commune fut profondément bouleversé durant la première guerre mondiale, de violents combats s'y sont déroulés et tout travail de terrassement risque de dégager des débris humains... La commune comprend plusieurs cimetières militaires du Commonwealth régulièrement visités par des Britanniques. Les lignes de tranchées étaient encore discernables en surface jusqu'aux remembrement des années 1970. La route dite d'Hulluch, traversant le lieu dit du Val est remarquable par les talus incultes isolés encadrant la route. Ces talus sont d'anciennes positions d'artillerie de la Première Guerre Mondiale et indiquent clairement l'ancienne ligne de front. Le cimetière militaire de la rue C. Beugnet est un ancien poste de secours britannique de la bataille de Loos en Gohelle, on trouve quelques tombes françaises et 2 ou 3 tombes de soldats inconnus allemands. Son château fut détruit lors des batailles de décembre 1914 entre allemands et anglais et français. Vermelles semble avoir été peuplé de Francs Saliens dès le Ve siècle, un grand cimetière franc se situait à Grenay près du terril principal, il fut fouillé par Terninck, puis détruit, les vestiges d'armements revendus aux ferrailleurs locaux. le toponyme Vermelles peut être françique ou flamand, c'est difficile à déterminer car la première mention historique sûre de la commune date du XIVe siècle. les grandes chroniques de Flandres affirment que la ferme Rutoire du village de Vermelles fut incendiée lors d'une offensive des Flamands vers le Sud, après la bataille de Courtray de 1302, mais le village de Vermelles fut épargné. Meulen en flamand signifie moulin au pluriel, expliquant peut-être le pluriel du nom du village. Ver induit une idée de mouvement ou un carrefour. Vermeulen = les moulins du carrefour? Vermelles réapparaît dans l'Histoire sous Louis XIV, il est figuré, très marécageux et boisé, sur les cartes du siège de Béthune par les armées françaises. Vermelles, commune rurale voit son importance grandir au XIXe siècle avec l'exploitation des mines de charbon, puis ce village plein de charme est entièrement détruit en 1914-18. La rue de Montpellier menant au Surgeon est intéressante par le fait qu'elle fut baptisée ainsi du nom de la ville qui a parrainé la reconstruction de Vermelles en 1918-1920. Le site vert du Grand Marais est intéressant (promenade, pêche, nombreux oiseaux) et propre. Le Vermellois est accueillant et aime partager ce qu'il sait de son village, je remercie quelques anciens pour les informations qu'ils m'ont transmises.

On y organise la fête de la citrouille en octobre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vermelles dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ? 1978 Henri Lucas PCF Conseiller général du Canton de Cambrin (1973-1978)
1978 1980 Joseph Cadart PCF  
1980 en cours Jean-Marc Déalet PCF Conseiller général du Canton de Cambrin (1992-2004)

Exploitation charbonnière[modifier | modifier le code]

La Fosse 3[modifier | modifier le code]

Elle est attachée à la compagnie des mines de Béthune. L'exploitation de son charbon de type gras débuta en 1860. Particularité, jusqu'à sa fermeture, elle ne possédait qu'un seul puits équipé d'un chevalet qui fut installé au début du XXe siècle. Son puits profond de 500 m fut ravalé à l'étage -633 m au début de l'année 1960. Ce ravalement ne fut cependant pas suffisant pour augmenter la production de ce gisement de moyenne profondeur qui restait très modeste au goût de la compagnie. Les sondages entrepris démontrèrent que le rendement optimum serait atteint à une profondeur beaucoup plus importante. Ce qui ferait double emploi avec les unités de production des 18 et 19 de Lens très proches du site. Ainsi, en 1962, la décision fut prise de fermer le siège d'exploitation de la fosse N°3 de Vermelles. À la fin de l'été 1963, la plupart du personnel fut muté à la fosse N°9 d'Oignies. Toute exploitation cessa de façon définitive le 31 octobre 1963 après avoir produit 12 408 000 tonnes de charbon. L'unique puits servira comme entrée d'air pour les travaux entrepris sur la cuvette de Vermelles exploitée à l'époque par le siège 18 de Lens. Le démantèlement du chevalement eut lieu en juillet 1978 après que le puits de 646 m de profondeur ait été comblé en avril 1977. En 2011, les bains douches de la fosse et le terril existent toujours

Vermelles - Fosse n° 3 des mines de Béthune (A)

La Fosse 4[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 1865, la Compagnie des Mines de Béthune entreprend le fonçage de son 4ème puits à Vermelles. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 149 mètres. le niveau est passé sans le secours d'une machine d'épuisement. Elle entre en exploitation en 1867, le puits est profond de 389 mètres. La fosse est ouverte en 1867. Elle est abandonnée en 1876 car son gisement à la profondeur de 250 mètres parait inexploitable, un serrement est effectué. Les terrains sont très irréguliers. La fosse n'a extrait que 233 000 tonnes avant son serrement. L'exploitation est improductive, il y a beaucoup de grisou par rapport aux autres fosses. La houille renferme 15 à 18 % de matières volatiles.

Vermelles - Fosse n° 4 des mines de Béthune (A)
Vue aérienne de la Fosse 4 dans les années 1990

L'exploitation ne reprend qu'en 1911 à la profondeur de 387 mètres. En 1925, un puits n°4 bis destiné à l'aérage est ouvert sur un autre carreau plus au nord. Le puits est remblayé en 1965. Après sa fermeture, le bâtiment d'extraction, le triage/Criblage et le Chevalement sont abattus. Il en sera de même par la suite pour la lampisterie, les ateliers-magasin, puis les bureaux, en 2007. Le site est reconverti pour la transformation et l'équipement de véhicules lourds ou légers jusqu'en 2008. De nouveaux hangars sont construits autour des bâtiments miniers restants. Une autre partie du carreau est transformée par la construction de logements et d'un terrain de football. Le terril conique (en pointe) a été en grande partie exploité entre 1970 & 1990. Il n'en reste que sa base, aménagée en parc. 6 bâtiments de l'ancienne Fosse 4 sont encore visibles en 2011, au fond du Boulevard de la Fosse 4. Ils sont pour le moment inoccupés. La Fosse 4 bis se trouvait le long de la route de Cuinchy.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 526 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680 717 760 777 821 792 834 832 836
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
869 1 148 1 623 2 105 2 306 2 325 2 485 2 809 3 007
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 355 3 664 3 704 2 003 3 293 3 389 3 412 3 734 4 600
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 828 4 518 4 299 4 339 4 584 4 487 4 454 4 526 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 51,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 17,3 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 22,5 %).
Pyramide des âges à Vermelles en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,8 
4,6 
75 à 89 ans
9,4 
11,3 
60 à 74 ans
12,3 
20,1 
45 à 59 ans
20,0 
22,2 
30 à 44 ans
19,8 
19,9 
15 à 29 ans
17,3 
21,8 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vermelles

Les armes de Vermelles se blasonnent ainsi :

de gueules à la ruche d’or accompagnée de trois abeilles du même, au chef cousu d’azur semé de lys d’or chargé d’un lambel du même brochant sur le tout.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre.
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]