Arras-sur-Rhône
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| Arras-sur-Rhône | |
|---|---|
La mairie |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Ardèche |
| Arrondissement | Tournon-sur-Rhône |
| Canton | Tournon-sur-Rhône |
| Code commune | 07015 |
| Code postal | 07370 |
| Maire Mandat en cours |
Brigitte Royer 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Les Deux Rives de la Région de Saint-Vallier |
| Démographie | |
| Population | 525 hab. (2009) |
| Densité | 89 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 117 m — maxi. 388 m |
| Superficie | 5,89 km2 |
Arras-sur-Rhône est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Arras-sur-Rhône se trouve dans le nord de l'Ardèche et sur la rive droite de la vallée du Rhône, à proximité de la ville drômoise de Saint-Vallier.
[modifier] Toponymie
Le village d’Arras est cité pour la première fois en 987 sous la forme Villa Aratica, on le voit ensuite apparaître sous diverses formes, telles que : Villa Erattis 1050, Erario 1271, Ras 1275, Herasium / Heras 1282, Herario 1400, Herras 1464, Arrans 1576, Heras 1617, Arras XVIIIe siècle, puis enfin Arras-sur-Rhône en 1918, le déterminant complémentaire -sur-Rhône a été officialisé par décret en 1925. En effet, suite à la création de la voie ferrée, la dénomination « Arras » tout court était confondue avec la ville d’Arras dans le Pas-de-Calais.
Albert Dauzat qualifie ce toponyme d'« obscur ». Quant à Ernest Nègre, il ne l'évoque pas : sans doute n'en connaît-il pas l'origine.
[modifier] Histoire
Son premier seigneur connu est Sylvion d’Arras, selon une information datant de 1278, ce seigneur possédant le fief de tour brune. Le village a souvent été remodelé au cours du temps, avec la construction du barrage, de la voie ferrée, qui ont engendré de nombreuses expropriations, et aussi la disparation de métiers locaux.
Aujourd’hui la surface viticole d’Arras comporte environ 35 hectares de vigne contre 100 hectares en 1956. En 1969, la zone d’appellation Saint-Joseph fut créée, suite à un plan de rénovation du vignoble datant de 1960 ; cependant la zone d’appellation s’est trouvée limitée aux hauteurs de la localité en 1986. La culture principale du territoire avant la Révolution était celle du mûrier.
Une voie romaine traversait le village, d’où le lieu dit « impasse de l’ancienne voie », dont on retrouve d’ailleurs des bornes milliaires, indicatrices des distances en milles romains. 1 mile était équivalent à 1,475 kilomètre. Deux étaient encore en place, sur l’une d’elle on pouvait d’ailleurs lire « Millia Passum XXXI » = 31 miles romains, soit 48 kilomètres, c’est la distance qui sépare Arras et Vienne, mais elles ont été transférées et scellées dans l’entrée de la cour d’honneur en 1939 au château-musée de Tournon-sur-Rhône, elles ne peuvent donc plus être déplacées. Une voie principale a donc toujours traversé le village, situé sur une voie importante entre Lyon et Languedoc, la voie romaine, puis une route royale et une rue impériale.
[modifier] Monuments et lieux d'intérêt
[modifier] Le château d’Arras
[modifier] Description
Il s’est organisé autour d’un haut-donjon circulaire très bien conservé, il occupe le sommet d’un piton rocheux dominant le Rhône et le débouché de la vallée de l’Auzon. Aujourd’hui seuls quelques pans de murs témoignent de la présence du château et de l’enceinte du donjon. Le donjon présente l'aspect d'une tour sarrasine haute de 20 mètres environ et de 6.1 mètres de diamètre. Les murs en moellons granitiques sont épais de 180 centimètres au premier niveau. Le donjon pourrait dater du premier tiers du XIIIe siècle. La tour du donjon porte le doux nom de « soubise » ou encore « tour blanche », à ses côtés était érigée une tour brune et carrée ou tour « Joviac » dont seul un pan de mur subsiste. Les deux tours marquent la présence d’une co-seigneurie. Partie intégrante du système de défense de la ville il gardait l’entrée de la vallée. Il serait possible que le site ait déjà joué ce rôle durant la Rome antique et que les Romains se seraient servis d’Arras comme aerarium (lieu de sauvegarde du trésor militaire). La possession de la tour et du château conférait aux propriétaires un droit de péage. La Révolution abolissant tous les péages ôta tout intérêt à l’édifice et accéléra son érosion. L’église du village, dédié à Saint-Maurice, est établie plus au nord et ne semble donc pas avoir fait partie du bourg initial.
[modifier] Légende du cavalier noir
Chaque nuit, un cavalier noir sur un cheval noir apparaît près de la tour ; ce serait le fantôme du capitaine huguenot Clavel, qui aurait trouvé refuge dans le château encore debout en l’an 1585. Il aurait tellement commis de crimes et de pillages dans la région qu’il aurait été condamné après sa mort à reparaître éternellement sur le lieu de ses forfaits.
[modifier] L’église d'Arras-sur-Rhône
L'église fut fondée par le père De Pons d’Eyras. En 987, elle est remise avec la paroisse à l’Abbaye de Saint-Bernard de Romans et plus tard au prieur de l’Ile de Saint-Vallier puis aux chanoines de Saint-Ruff (diocèse de Vienne) et aux archiprêtres de Saint-Félicien. Avant la Révolution, jusqu’en 1790 l’église et la maison prieurale d’Arras formaient un ensemble avec des terrains attenants : 6 400 m² de vigne, 1,7 hectare de terre et 70 ares avec des rochers affleurants.
En 1833, le clocher fut reconstruit avec les pierres de la carrière de Guerrys, située à un kilomètre de l’édifice, sur la vieille côte d’Ozon ; auxquelles des molasses de Crussol furent ajoutées. S’en suivirent de nombreuses phases de réfections : en 1839 le toit est une première fois rétabli, puis une seconde fois en 1900, avec la repose de la charpente, et enfin une troisième fois en 1988. Lors des années 1992 et 1993, c’est au tour de l’intérieur d’être mis sur le devant de la scène avec une rénovation des carrelages, des plafonds et des peintures. Les murs de l’ancien cimetière furent détruits pour aménager la place en 1959-1960. Le saint patron de la paroisse est Saint-Clair. Un mûrier remarquable est planté à côté de l’église.
[modifier] Le moulin à eau
Il utilisait la force hydraulique pour moudre le grain. Il a été installé en 1877 et a été fonctionnel jusqu’en 1943. Jusqu’alors le commerce de la farine était fructueux, le pain étant l’aliment de base de la population. Un barrage en pierre a été construit sur l’Ozon pour retenir l’eau (lieu dit : la levée), de plus un canal de 200 mètres amène la ressource jusqu’à la roue construite en fer mesurant 6 m de diamètre où la chute d’eau permet d’entraîner tout un système d’engrenages. Un système de vannes permet de réguler le débit. En 1935, la meule fut remplacée par des machines à cylindre et un moteur diesel fut également installé, afin d’assurer la production même en période d’étiage. Après la seconde guerre mondiale, la culture du blé diminue et de nouveaux moulins (beaucoup plus modernes) apparaissèrent.
[modifier] Le chemin de fer
La ligne Paris-Lyon-Marseille a été construite entre 1848 et 1853. 10 hectares de terrain ont dû être obtenus par expropriation d’agriculteurs, en effet ces zones submersibles jouaient un grand rôle dans le fauchage et le pâturage. La terre utilisée pour faire les talus provient de la commune, d’un lieu-dit que l’on nomme maintenant « chambre d’emprunt » où se situe la maison des associations. L'année 1879 voit l’installation de deux gares ferroviaire, à Vion et Sarras. Ce n’est qu’en 1897 que celle d’Arras ouvre ses portes de pair avec la création des voies de communication envers Sécheras et Ozon, afin d’assurer une affluence suffisante à la gare. En termes de toponymie, on retrouve le café de la halte, situé à la place de cette ancienne gare ; on y trouve d’ailleurs l’inscription « ici on loge à pieds ou à cheval », ce qui témoigne de l’emplacement d‘un ancien relai-poste. Durant l'apogée de la gare, 5 à 7 tonnes de fruits étaient acheminés par voie ferroviaire jusqu’à Paris. En 1974 la gare est détruite suite aux travaux de construction du barrage. En 1978, la voie est électrifiée afin de désencombrer la rive gauche. Le pont sur la rivière fut construit en 1876.
[modifier] Le marché aux fruits
Le marché aux fruits était situé sur la place (route du barrage), le dernier marché eut lieu en 1968.
[modifier] Autres centres d'intérêt
- Le puits communaux assurant l’alimentation en eau potable des habitants ;
- Les chalets ou terrasses viticoles sont visibles dans la vallée de l’Ozon ;
- Les croix dans le village et une chaire en noyer sculpté ;
- Les gorges de l’Ozon offrent un climat méridional, ce qui explique la présence d’une végétation de type méditerranéenne avec des cactées, des genévriers, des figuiers de barbaries mais aussi des cigales et des scorpions. Deux sentiers de randonnée y serpentent ;
- Le musée rassemble des anciens ustensiles témoins des techniques agricoles et viticoles d’avant mais aussi des vieux meubles et objets ménagers ;
- La route nationale 86 : en 1921 les empierrements et les terrassements furent réalisés à l’aide de tombereaux et de chevaux. En 1826, le pont est construit en même temps que celui du Pizon, situé 2 kilomètres au sud. Le pont sur l’Ozon date de 1836 ;
- Le Pont vieux : il fut construit avant 1348 afin d’éviter l’usage du passage à gué situé au bout de l’impasse de l’ancienne voie romaine et rénové en 1779 ;
- Le barrage : le projet du milieu des années 1960, en effet le 26 juin de cette année a lieu la première réunion d’information en préfecture pour le conseil municipal. La construction du barrage a duré 3 ans entre 1969 (fin de l’enquête publique) et 1971 (date de la mise en eau en octobre), pour ce faire 65 à 67 ha de terrain ont dû être expropriés et on a vu disparaître l’île Jamet, d'une étendue de 12,58 hectares. L’ouvrage a été construit sur une strate argileuse (dite « terre bleue ») afin de pouvoir faire face aux crues millénaires du Rhône et supporter des débits allant jusqu’à 7 500 m3/s. En effet la plus grande crue connue eu lieu en 1856, on observa alors des débits de 6 100 m3/s. La plus grande crue observée date de 1957, avec des débits avoisinants les 5 300 m3/s. Le barrage est long de 152 mètres et comporte 6 passes de 22 mètres de long et de 12.8 mètres de haut. Quatre vannes équipées de volets déversoirs permettant chacun l’évacuation de 1 800 m3 d’eau par seconde. La retenue d’eau engendrée s’étend sur 20 kilomètres environ et peut stocker 3 240 000 m3. Il produit en moyenne 700 millions de kWh chaque année.
- La centrale hydroélectrique de Gervans est équipée de 4 groupes turboalternateurs de 30 000 KVA, elle utilise l’eau qui après la chute du barrage passe par le canal de dérivation, on parle ainsi de centrale « au fil de l’eau ».
- L’écluse : le canal d’amenée est long de 3,5 kilomètres et le sas d’amenée large de 12 mètres et long de 195 mètres. La hauteur de chute varie entre 9,8 et 11,55 mètres, suivant l’étiage du Rhône. Le tonnage total passé à l’écluse est de 1 791 788 tonnes. La répartition des navires par tonne est la suivantes :
- navires de commerce = 3 372 ;
- navires de plaisance = 1 707 ;
- navires de voyageurs = 341 ;
- navires de servitude = 126 ;
soit un total de 5 546 navires, lors de l'année 1998. Afin d’assurer la protection contre les crues les turbines peuvent tourner rapidement sans chercher à produire de l’électricité. Une maîtrise d’œuvre parfaite de l’ouvrage permet également de la faire fonctionner correctement en période d’étiage : le niveau de la retenue peut être baissé volontairement afin de faire tourner les turbines plus vite et de produire plus d’énergie à un moment donné, pour être ensuite remonté durant les périodes creuses.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | mars 2008 | Jean-Paul Guironnet | ||
| mars 2008 | Brigitte Royer[1] | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Évolution démographique
En 2009, Arras-sur-Rhône compte 525 habitants (soit une augmentation de 26 % par rapport à 1999). La commune occupait le 15 983e rang au niveau national, alors qu'elle était au 17 272e en 1999, et le 149e au niveau départemental sur 339 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Arras-sur-Rhône depuis 1793.
Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[2], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu par roulement tous les cinq ans[3]. Pour Arras-sur-Rhône, le premier recensement a été fait en 2004 [4], les suivants étant en 2009, 2014, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1e janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Arras-sur-Rhône, est une évaluation intermédiaire.
Le maximum de la population a été atteint en 1876 avec 685 habitants.

[modifier] Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (26,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,7 % au niveau national et 49,1 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,5 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 14 %) ;
- 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 27,3 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 23,1 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 16,5 %).
[modifier] Lieux et monuments
- Vestiges du château d'Arras qui à l'époque féodale fut partagée en deux coseigneuries. Le château est organisé autour d'un donjon circulaire au sommet d'un piton rocheux dominant le Rhône. Aujourd'hui il ne reste que quelques pans de murs de l'enceinte, mais le donjon reste très bien conservé. Ce dernier, appelé aussi « Tour Blanche » ou « Tour de Soubise », mesure 28 mètres de haut pour 6 mètres de diamètre. Il est construit en moellons de granite et pourrait dater du XIIIe siècle. À ses côtés les quelques pans de murs de la seconde tour, la tour brune dite « de Joviac », témoignent de l'existence de l'autre seigneurie. Ces deux tours marquent la présence de cette coseigneurerie. Le château est propriété de la commune et a été inscrit monument historique le 31 mai 1927.
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
- INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009.
- Calendrier des recensements des communes du département de l'Ardèche sur www.insee.fr, Insee. Consulté le 3 février 2012.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 3 février 2012
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 3 février 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur Insee. Consulté le 3 février 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2012 sur Insee. Consulté le 3 février 2012.
- Évolution et structure de la population à Arras-sur-Rhône en 2008 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 février 2012.
- Résultats du recensement de la population de l'Ardèche en 2008 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 février 2012.