Maurice Fombeure

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Maurice Alphonse Jacques Fombeure, né à Jardres (Vienne) le 23 septembre 1906 et mort à La Verrière (Yvelines) le 1er janvier 1981, est un écrivain et poète français.

Issu d'une famille d'agriculteurs du Poitou, sa mère meurt a sa naissance[1], il va alors passer son enfance à Bonneuil-Matours (Vienne) chez ses grands-parents et en compagnie de son père[1]. Il fait ses études au collège puis, en 1922, entre à l'École normale de Poitiers[1]. Il rencontre bientôt deux poètes qu'il admire : Max Jacob et André Salmon, Poursuivant ses études à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, il publie son premier recueil en 1930[1], année de son mariage. Il est ensuite professeur de lettres à Mirecourt, à Arras, à Saint-Germain-en-Laye puis à Paris au collège Lavoisier[1], mais reste toujours très attaché à sa région natale dont s'inspire sa poésie[1]. Très actif dans les milieux littéraires de la capitale, il obtient le Grand Prix de poésie de la Ville de Paris en 1958. Malade, il cesse d'écrire à partir de 1966[1].

Paul Claudel dira de lui : « il faut lire Maurice Fombeure, c'est quelqu'un qui parle français, un certain français, un certain vers français, clair et gai comme du vin blanc, et aussi adroit et prompt dans son empressement dactylique que le meilleur Verlaine, la veine de Villon et de Charles d'Orléans.[1] »

Un musée lui est consacré à Bonneuil-Matours[2] [3]. On y retrouve des originaux de ses œuvres ainsi que de nombreux effets personnels de l'écrivain. Un collège porte son nom à Ménigoute (Vienne)[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Et s'il pleut cette nuit (A dos d'oiseau)
  • La Rivière aux oies (Les éditions Rieder, 1932), réédition fac-similé augmentée d'une préface de Jacques Fombeure 1981,
  • Images de la nuit (Sagesse, 1935)
  • Soldat (Gallimard, 1935)
  • Les Moulins de la parole (La Hune, 1936)
  • Bruits de la terre (Debresse, 1937)
  • Maléfices des fontaines (Feuillets de l'Îlot, 1939)
  • À pas de souris (Carnets de l'oiseau-mouche, 1939)
  • Chansons du sommeil léger (Debresse, 1941)
  • D'amour et d'aventure (Debresse, 1942)
  • Greniers des saisons (Seghers, 1942)
  • Chansons de la grande hune (Les Amis de Rochefort, 1942)
  • À dos d'oiseau (Gallimard, 1942. Réédité en 1971)
  • Arentelles (Gallimard, 1943)
  • Manille coinchée (La Fenêtre Ouverte, 1943)
  • Ceux des Pays d'Ouest : Poitou - Aunis - Saintonge - Angoumois. Types et coutumes, 1943)
  • Aux créneaux de la pluie (Gallimard, 1946)
  • Orion le tueur, avec Jean-Pierre Grenier (Bordas, 1946), Théâtre Agnès Capri
  • Sortilèges vus de près (Denoël, 1947)
  • J'apprivoise par jeu (R. Cayla, 1947)
  • Les godillots sont lourds : récit : Souvenirs de la « drôle de guerre », de septembre 1939 à juillet 1940, Gallimard, 1948
  • Poussière du silence (Seghers, 1950)
  • Les Étoiles brûlées (Gallimard, 1950)
  • Nicolas Eekman, Introduction à l'Album II (Paris, 1950)
  • Dès potron-minet (Seghers, 1952)
  • Le Vin de la Haumuche (éditions Bellenand, Paris 1952)
  • Pendant que vous dormez (Gallimard, 1953)
  • Une forêt de charme (Gallimard, 1955)
  • Sous les tambours du ciel (Gallimard, 1959)
  • Paris m'a souri avec le photographe Ervin Marton (Alpina, 1959)
  • Silences sur le toit (Éditions Saint-Michel, 1960)
  • Quel est ce cœur ? (Gallimard, 1963)
  • À chat petit (Gallimard, 1967)
  • Les Étoiles brûlées et Quel est ce cœur ? (Gallimard, 1983)
  • Le Vin de la Haumuche (UPCP, 1989)
  • J'ai mal à mon village (Le Temps qu'il fait, 1993)

Publication[modifier | modifier le code]

  • Maurice Fombeure, Paris m'a souri, avec les photos d'Ervin Marton, édition Alpina, 1959
  • Maurice Fombeure, éditions Seghers, Collection Poètes d'aujourd'hui, 1957
  • Bibliographie des éditions des oeuvres de M. Fombeure / établie et annotée par Philippe Pineau, édition Musée Sainte-Croix, 1984

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Robert Sabatier, Histoire de la poésie française du XXè siècle : Volume 3, Albin Michel,‎ 1988, 795 p. (lire en ligne), p. 203 à 205.
  2. Les visites du musée sont gratuites, sur rendez-vous auprès de l'association Animation et patrimoine
  3. Le musée sur le site tourisme-vienne.com
  4. Le collège sur le site de l'académie de Poitiers