Fleurbaix

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Fleurbaix
Église Notre-Dame du Joyel, à Fleurbaix
Église Notre-Dame du Joyel, à Fleurbaix
Blason de Fleurbaix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Laventie
Intercommunalité Communauté de communes Flandre Lys
Maire
Mandat
Joseph Catteau
2014-2020
Code postal 62840
Code commune 62338
Démographie
Gentilé Fleurbaisiens
Population
municipale
2 635 hab. (2011)
Densité 205 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 39′ 11″ N 2° 50′ 01″ E / 50.6530555556, 2.8336111111150° 39′ 11″ Nord 2° 50′ 01″ Est / 50.6530555556, 2.83361111111  
Altitude Min. 16 m – Max. 20 m
Superficie 12,86 km2
Localisation

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Site web fleurbaix.com

Fleurbaix est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Fleurbaix est située en Flandre française.

Ses habitants sont appelés les Fleurbaisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est située sur la rivière la Becque du Biez à 20 kilomètres environ à l'ouest de Lille.

Véritable enclave dans le département du Nord, la commune est entourée de sept villes : cinq du département du Nord (Erquinghem-Lys, Bois-Grenier, Le Maisnil, Fromelles et Aubers) et deux du Pas-de-Calais (Sailly-sur-la-Lys et Laventie).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Fleurbaix
Sailly-sur-la-Lys Erquinghem-Lys Bois-Grenier
Fleurbaix Le Maisnil
Laventie Aubers Fromelles

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le nom provient de flora «sol plat» et du flamand beke/beek "ruisseau".
  • Florbaiz (1102), Vloerbeek en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La vallée de la Lys a probablement connu un occupation préhistorique active.

Fleurbaix a fait partie d'une région appartenant à l'origine aux 17 provinces des Pays Bas espagnols, dite pays de Lalloeu, regroupant 4 communes: La Ventie (Laventie), Sailly (Sailly-sur-la-Lys) et La Gorgue, outre Fleurbaix.
C'est une région huguenote d'où partirent des habitants pour s'installer aux Amériques, en Afrique du sud, en Allemagne,en Hollande,en Angleterre... Le Pays de Lalloeu était rattaché au Comté de Flandre et au Pays d'Artois[2],[3].

Elle a été touchée par de nombreuses guerres et invasions.

Première Guerre mondiale : La commune a été - comme celle de Laventie et beaucoup d'autres dans cette région - particulièrement marquée par les violents combats du front-Ouest. Le village est longtemps resté aux mains des Britanniques avant de tomber aux mains des soldats allemands (qui le 9 avril 1918 en ont repoussé le 12e Suffolks) avant d'être libéré en septembre 1918.

Les séquelles de 4 ans de guerre ont nécessité - après l'armistice - un long travail de déminage puis de reconstruction.

Le déminage s'est fait sous l'autorité des Anglais à partir de 1919 alors que les habitants commençaient à rentrer dans le village dévasté, et qu'une pandémie de grippe espagnole faisait de nombreux morts dans le monde (plus de morts que 4 ans de guerre). La commune a été classée en zone rouge, ce qui signifie que l'agriculture y a été interdite avant récupération des obus et des cadavres éparpillés aux alentours. La restauration des sols agricoles dans les années 1920 a été l'occasion d'un premier recul des herbages et des zones humides au profit d'une simplification des paysages.

De cette époque, il reste plusieurs lieux de mémoire ;

  • Le cimetière militaire de la rue David (Rue David Military Cemetery) qui abrite environ 900 corps (britanniques et australiens essentiellement). Il est situé rue David, au lieu-dit le Petit Pont. Ce cimetière a été créé par le 2e Royal Scots Fusiliers en décembre 1914 et fermé en décembre 1917. On y a ensuite ramené les restes de soldats venant de petits cimetières des environs, par exemple tués dans les batailles d'Aubers ou de Fromelles, dont ceux du 1st Middlesex d'octobre 1914, et ceux des 5e Australian et 61e (South Midland) divisions de juillet 1916).
  • cimetière de la rue du bois. Rue du Bois (Military Cemetery) qui abrite 832 corps, créé en novembre 1914 et fermé en décembre 1916 pour être rouvert en janvier et octobre 1918. On y a ramené après la guerre les restes d'autres cimetières militaires des environs.
  • cimetière de la rue Pétillon (Rue Pétillon Military Cemetery), créé en décembre 1914 et fermé en septembre 1918, qui abrite 1 486 corps, à environ 3 kilomètres au sud de la commune, au sud de la route Petillon - La Boutillerie[4] .
  • Le Trou Aid Post Cemetery, qui abrite 351 corps, rue Pétillon, au lieu-dit le Trou. Il a été créé en octobre 1914 et utilisé jusqu'en juillet 1915. On y a compté 123 tombes à la fin de la guerre, mais on y a ensuite ramené les restes de soldats retrouvés aux alentours (les dépouilles d'environ 350 personnes y reposent aujourd'hui, essentiellement des dépouilles de soldats tués lors des batailles de Le Maisnil (21 octobre 1914), la bataille du pont d'Aubers (9 mai 1915), la bataille de Loos (25 septembre 1915) et durant l'attaque de Fromelles (19-20 juillet 1916).
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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Fleurbaix dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Bernard Gombert    
    Maurice Huchette    
1977 mars 2001 Louis Courdent    
mars 2001 mars 2008 Brigitte Bout UMP Sénatrice (2004-2011)
mars 2008 mars 2014 Michel Dupont    
mars 2014 en cours Joseph Catteau    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 635 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 021 2 896 2 938 2 915 3 172 3 140 3 041 3 056 2 963
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 893 3 056 3 002 2 795 2 779 2 656 2 554 2 525 2 409
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 314 2 305 2 261 1 250 1 317 1 460 1 481 1 490 1 474
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 437 1 457 1 647 1 993 2 221 2 480 2 674 2 635 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

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Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 26 %, plus de 60 ans = 17,8 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 24,6 %, plus de 60 ans = 18,8 %).
Pyramide des âges à Fleurbaix en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
5,4 
75 à 89 ans
5,8 
12,3 
60 à 74 ans
12,6 
26,0 
45 à 59 ans
24,6 
18,6 
30 à 44 ans
20,1 
17,2 
15 à 29 ans
16,1 
20,4 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

écartelé au 1) d’or à la croix ancrée de gueules, au 2) d’argent au cerisier terrassé de sinople, fruité de gueules au 3) d’argent fretté de quatorze pièces et sable, au quatrième d’azur au joyel d’argent

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame du Joyel

Sports[modifier | modifier le code]

Le Stade Maurice Huchette (capacité maximale : 1000 spectateurs debout; main courante) est le principal équipement sportif de la Commune qui compte également un bicross de standing national (qui a accueilli dans les années 90 des compétitions européennes de jeunes), trois courts de tennis publics et une salle des sports (depuis 1991).

L'équipe de l'US Fleurbaix (jaune et noir) évolue à domicile au Stade Maurice Huchette. Le site Internet du club est : http://www.usfleurbaix.fr/.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]