Éperlecques

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Éperlecques
L’église Saint-Léger
L’église Saint-Léger
Blason de Éperlecques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Ardres
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Omer
Maire
Mandat
Laurent Denis
2014-2020
Code postal 62910
Code commune 62297
Démographie
Gentilé Éperlecquois
Population
municipale
3 287 hab. (2011)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 48′ 25″ N 2° 09′ 09″ E / 50.806944, 2.1525 ()50° 48′ 25″ Nord 2° 09′ 09″ Est / 50.806944, 2.1525 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 97 m
Superficie 25,56 km2
Localisation

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Éperlecques
Liens
Site web www.mairie-eperlecques.fr

Éperlecques est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Éperlecquois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue d'Hellebrouck (été 2007)

Situation et site[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale et elle est située à une extrémité du Marais audomarois. Elle se trouve à 10 km de Saint-Omer et 30 km de Calais.

La commune s'étend sur 2 550 ha dont 750 ha de forêt. Elle est composée de huit hameaux. En longueur, elle fait plus de 10 km. La forêt d'Éperlecques occupe une surface totale de 850 ha (avec la partie située en limite sud de Ruminghem) et constitue l'un des grands espaces naturels de l'agglomération.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Éperlecques
Muncq-Nieurlet Ruminghem Holque
Bayenghem-lès-Éperlecques Éperlecques Watten
Mentque-Nortbécourt Houlle

Topographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étend au fond d'un large vallon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par un principal cours d'eau appelé la Liette, ou "petite rivière".

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Nord-Pas-de-Calais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Éperlecques

Les armes d'Éperlecques se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1) et 4) d’azur aux trois barres d’or, au franc-quartier senestre billeté d’or et d’argent, au 2) et 3) d’argent aux trois étoiles d’azur.

Période romaine[modifier | modifier le code]

L’Histoire antique d’Eperlecques est encore relativement méconnue. Le nom est mentionné sous la forme latinisée Spirliacum au XIe siècle, nom typiquement gallo-romain en -acum qui a évolué en -ecques dans les régions néerlandophones et les villages néerlandophones jusque vers Le Touquet-Paris-Plage. le s final s'explique peut-être par les formes au pluriel en -iacas, caractéristique du Nord jusque la Normandie qui ont donné la terminaison -ies. Ce suffixe est précédé d'un nom d'homme mal déterminé, peut-être latin *Spurilius (non attesté), hypocoristique de Spurius[2], porté par un indigène gallo-romain.

Eu-égard au mobilier archéologique retrouvé lors de chantiers ou travaux agricoles, un passé gallo-romain est bien attesté. En effet, des fragments de poteries romaines, des pièces de monnaie, et parfois des sépultures ont été mis au jour à quelques reprises. De plus, et cela pourrait expliquer la présence de vestiges romains, on sait qu’à l’époque Eperlecques était traversée par deux voies romaines, connues de nos jours sous le nom de « Grande Rue » (au Nord du village), et « la Grande Leulène » (extrémité Ouest).

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Le comte Gérard en donna le domaine au monastére de Saint-Vinnocq en 821[3].

En 1071 Robert-le-Frison, comte de Flandres, cède Èperlecques à Eustache, Comte de Boulogne. Le château, pris par les français en 1487, fut repris par les bourguignons en 1489. Le maréchal de Châtillon se rend maître du Château le 30 mai 1638; après deux jours de siège. Le Maréchal de la Meillearaye détruit complètement le château en aout 1639 après s’être emparé d'Hesdin puis, ayant fait sa jonction avec Maillé-Brezé après la chute de Lens (1641), il ravagea les faubourgs de Lille

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Éperlecques dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1925 1936 M. Seigre-Dereudre    
1962 1962 Louis Biecq    
1962 1971 Benjamin Roze    
1971 1983 Roger Decroix SE Agent SNCF
1983 2001 Gilles Cocquempot PS  
2001 2014 Michel Guilbert PS  
2014 en cours Laurent Denis    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 287 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 415 1 390 1 829 1 804 1 837 1 892 1 874 1 887 1 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 971 1 924 1 950 2 052 2 133 2 230 2 233 2 301 2 142
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 156 2 139 2 128 1 994 1 984 2 052 2 058 1 794 1 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 061 2 168 2 276 2 556 2 785 2 885 3 104 3 135 3 287
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 14,8 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 19,1 %).
Pyramide des âges à Éperlecques en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
4,5 
75 à 89 ans
6,3 
10,2 
60 à 74 ans
12,4 
22,9 
45 à 59 ans
22,2 
20,3 
30 à 44 ans
19,0 
20,4 
15 à 29 ans
19,7 
21,5 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Ruine du Moulin d' Éperlecques

Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léger du XVe siècle et sa tour en pierre blanche du XVIe
  • Chapelle Notre-Dame-des-Neiges du XIXe siècle (hameau du Gandspette), chapelle bénite le 19 août 1715[8].
  • 6 petites chapelles :
    • Notre-Dame-des-Trois-Cayelles (avant 1780, dans la forêt)
    • Notre-Dame-de-Lourdes (1907, rue de l'église)
    • Notre-Dame-des-Miracles (1912, rue du mont)
    • Saint-Antoine (dans la forêt)
    • Saint-Pierre (rebâtie en 1837, rue Saint-Pierre)
    • de la Viergette (1957, rue du Pavillon)

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Vivre à Éperlecques[modifier | modifier le code]

Éducation / Culture

  • École maternelle et primaire des Trois Sites (publique répartie sur 3 hameaux).
  • École maternelle et primaire Saint-Joseph (privée).
  • École de musique.
  • Bibliothèque municipale.
  • Centre Aéré en juillet.

Associations, en tout plus de 25 associations.

  • Des clubs sportifs : gym, 3 sociétés des archers, tennis de table, Karaté, basket…)
  • Club de football CAE - Le Cercle Athlétique Eperlecques code fff : 525345, créé en 1971. Plus haut niveau atteint : inter-régional. Le CAE évolue a l'heure actuelle au niveau d'excellence.
  • Le club de Karaté Taï-Jitsu affilié à la Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées (Self-défense de loisirs ou en compétition : des jeunes qualifiés en épreuves régionales pour participer aux Coupe de France en 2007,2008 et 2009).Club Label Solidaire FFKARATE. Site internet : www.ktje.fr.st
  • Du théâtre, des associations de personnes âgées, les anciens combattants, une société de colombophilie.

Commerces

  • Carrefour Market et sa galerie marchande, hameau de Bleu maison ;
  • Café de la Mairie (Diolène et Émilie) étant également le siège du C.A.E ainsi qu'une imprimerie ;
  • Café Le Zodiaque ;
  • Débit de Tabac Guy Roger.

Tourisme

  • Plusieurs terrains de camping: au mont, à l'Archer et le camping du Château du Gandspette (***) qui accueille principalement des touristes étrangers (principalement anglais).

Transports

Festivités et traditions[modifier | modifier le code]

  • L'évènement incontournable d'Éperlecques est sans aucun doute sa brocante qui s'étend sur plusieurs kilomètres. Elle a lieu tous les ans le quatrième dimanche d'octobre. Cette brocante qui a lieu dans le hameau du Gandspette rassemble entre 700 et 800 exposants.
  • La traditionnelle ducasse au mois d'octobre.
  • Course à pied : les foulées eperlecquoises en août (hameau de Bleue-Maison).
  • Course cycliste en mai (hameau du Gandspette) : montée du cluse et descente du Mont par la rue de la mairie.
  • On peut encore assister à quelques combat de coqs dans l'année.
  • Défilé de lampions le 13 juillet au soir de La poste au terrain de football, suivi d'un feu d'artifice et concert de La Renaissance. Le bal du 13 juillet a été supprimé.
  • Il y a également "les Amis du Théâtre" présents à la salle polyvalente et les fameuses Vampes de Régis et Dominique Dourlens.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Delozière, L'Histoire d'Eperlecques, foyer culturel de l'Houtland, réédition de 1994.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978.
  3. Louis Joseph Harbarville, Mémorial historique et archéologique du département du Pas-de-Calais,‎ 1842 (lire en ligne)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Éperlecques en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  8. Perrin, Miracle advenu en la Ville de Lyon en la personne d'un jeune enfant, lequel ayant esté mort vingt-quatre heures est ressuscité par l'intercession de la Sacrée Vièrge. Avec le voeu, prière et oraison faite par son Père et sa Mère, L. Perrin,‎ 1619 « Miracle advenu en la Ville de Lyon en la personne d'un jeune enfant, lequel ayant esté mort vingt-quatre heures est ressuscité par l'intercession de la Sacrée Vièrge. Avec le voeu, prière et oraison faite par son Père et sa Mère », sur Google Books, Bibliothèque municipale de Lyon (Bibliothèque jésuite des Fontaines),‎ 1619