Uhlan

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Uhlans polonais (entre 1805 et 1813) par Janvier Suchodolski (1797-1875).

Un uhlan est un cavalier armé d’une lance dans les armées slaves et germaniques, similaire au lancier des armées françaises.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot uhlan vient, via le polonais et l'allemand, du turc « oǧlan  » qui signifie « jeune homme »[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Uhlans polonais dans l'armée autrichienne et dans l'armée prussienne[modifier | modifier le code]

Les premiers régiments de uhlans ont été créés au XVIIIe siècle. Les uhlans étaient à l'origine des cavaliers légers polonais ou lituaniens armés de lances, d'épées et de carabines. Il faut noter qu'à un moment donné, la Pologne et la Lituanie ne formaient qu'un seul pays. Des corps de uhlans furent incorporés dans les années 1780 dans l'armée de l'Empire d'Autriche puis dans les armées de Prusse par le commandant von Hotze (officier instructeur mercenaire qui fut successivement au service de ces deux nations), la Pologne étant, à l'époque, occupée et partagée entre ces grandes puissances.

Uhlans polonais et Empire napoléonien[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, de nombreux régiments de uhlans sont mis sur pied et placés au service de l'armée de Napoléon Ier, protecteur et allié du duché de Varsovie (appellation de la Pologne à nouveau indépendante). Recrutés en Rhénanie et notamment dans le Grand-duché de Berg, ils sont aussi appelés dans l'armée impériale lanciers polonais (car ils portent tous le même uniforme vert) et se couvrent de gloire notamment à la bataille d'Albuera (1811) durant la guerre d'Espagne.

Après le Traité de Paris (1815), la Pologne sera à nouveau partagée entre les grandes puissances voisines et la tradition des uhlans perdurera dans l'armée prussienne.

Uhlans prussiens ou allemands[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, l'armée allemande alignait 26 régiments de uhlans : 3 régiments de la Garde, 21 régiments de ligne (16 prussiens, 2 wurtembergeois et 3 saxons) ainsi que 2 régiments de l'armée bavaroise autonome. Après avoir servi comme cavalerie aux tout premiers mois de la guerre, les régiments de uhlans ont servi comme fantassins dans les tranchées ou ont été transférés sur le front Est où les conditions plus primitives permettaient à la cavalerie de jouer un rôle décisif. Les 26 régiments de uhlans allemands ont été dissous en 1918-1919.

Uhlans polonais, dans la Pologne indépendante (à partir de 1918)[modifier | modifier le code]

Des régiments de uhlans sont reformés lorsque la Pologne accède à nouveau à l'indépendance en 1918, et ils s'illustreront lors de la guerre soviéto-polonaise (1919-1920). Il y aura des ulhans polonais jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les polonais à Somo-Sierra en 1808 en Espagne Réfutations et rectifications relatives à l'attaque ... Par Jędrzej Niegolewski, Adolphe Thiers 1854
  • Rolin Vincent, La bataille de Somosierra, le 30 novembre 1808, La revue Napoléon no.36 La capitulation de Madrid, novembre 2008.

Liens internet[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]