Orville (Pas-de-Calais)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Orville.
Orville
La mairie-école.
La mairie-école.
Blason de Orville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Pas-en-Artois
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Sources
Maire
Mandat
Freddy Leroy
2014-2020
Code postal 62760
Code commune 62640
Démographie
Gentilé Orvillois
Population
municipale
398 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 08′ 04″ N 2° 24′ 45″ E / 50.1344444444, 2.4125 ()50° 08′ 04″ Nord 2° 24′ 45″ Est / 50.1344444444, 2.4125 ()  
Altitude Min. 64 m – Max. 148 m
Superficie 11,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Orville

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Orville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Orville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Orville

Orville est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Orvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entrée de la commune vue d'Amplier.
Communes limitrophes de Orville
Halloy Pommera Famechon
Amplier Orville Thièvres
Terramesnil Beauquesne Sarton

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement Andriaca villa (cité en 769) était une résidence royale dépendant des comtes de Saint Pol, des seigneurs d'Aubigny, des Crequis et des Brandts de Marconne. Au Ve siècle, elle devint une des sept châtellenies.

Avant de surprendre Amiens en 1597, l'armée espagnole s'était rassemblée à Orville.

Au début du XXe siècle, le village d'Orville abritait plus de mille habitants, parmi eux de nombreux Belges qui avaient été attirés par la présence dans le sous-sol de mines de phosphate. La découverte des poches de phosphate orvillois aurait pu être comparée à l'époque, toute proportion gardée, à la ruée vers l'or de l'Amérique du Far West. D'une part, le sable phosphaté qui était extrait des poches en forme d'entonnoir était d'une couleur jaune assombrie identique à celle du sable aurifère ; d'autre part, son rapport était aussi très intéressant : la tonne de minerai était vendue 70 F. de l'époque alors que le coût de revient de son extraction était de 10 F. à 15 F.. La population d'Orville est passée en quatre ans de 461  habitants à 1 503. Celle d'Amplier, la commune voisine, est passée pendant la même période de 340 à 724 habitants. On comptait jusqu'à 30 carrières d'extraction de ce sable phosphaté à Orville dans lesquelles travaillaient plus de 500 ouvriers belges. Ces mines de phosphate qui avaient été découvertes en 1887 ont été exploitées jusqu'au début du XXe siècle, au moment où les relations commerciales avec le Maroc et la Tunisie ont favorisé les importations de phosphate à un prix bien inférieur à celui de l'extraction locale et avec un minerai beaucoup plus riche. Le nom actuel de ce site est « les buttes d'Orville ». Il est actuellement occupé par un parcours de ball-trap de renommée internationale.

Il existait également à Orville des sablières qui étaient encore exploitées en 1970 d'une façon tout à fait artisanale ; les veines de sable n'étaient pas suffisamment importantes pour rentabiliser une exploitation industrielle. Ce sable d'une excellente qualité était remonté du fond de la carrière à la pelle par paliers successifs. Les ouvriers devaient, suivant la profondeur de la veine, manier plusieurs fois le même mètre cube pour le remonter à la surface où il était chargé dans des wagonnets ou des remorques agricoles.

Les belles maisons en pierre que l'on peut voir en traversant la commune témoignent de la richesse de ce passé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Orville dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 en cours Yves Debureaux    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 398 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
688 806 826 772 820 830 779 778 713
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
623 652 654 600 547 490 461 1 503 1 007
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 700 571 482 431 394 380 415 400
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
411 409 318 277 325 325 330 330 394
2011 - - - - - - - -
398 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'histogramme de la population met particulièrement bien en évidence l'impact de la découverte et de l'extraction des phosphates locaux.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 15,2 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 23,5 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 21,6 %).
Pyramide des âges à Orville en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,6 
6,7 
75 à 89 ans
9,0 
8,5 
60 à 74 ans
12,0 
21,3 
45 à 59 ans
16,9 
25,0 
30 à 44 ans
22,9 
16,5 
15 à 29 ans
15,1 
22,0 
0 à 14 ans
23,5 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

de gueules au créquier arraché d’or vêtu d’argent

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ferme de Caumesnil 1763 ;
  • Pigeonniers carré à colombages ;
  • Moulin à eau sur l'Authie ;
  • Ferme 1830 ;
  • église Saint-Martin du XIXe siècle, fondations et pan de muraille romans, souterrains- refuges ;
  • Maisons du XVIIIe siècle ;
  • Petits pigeonniers dont un de 1829 ;
  • Monument aux morts ;
  • Faubourg Saint-Antoine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean d'Orville (Orronville) dit Cabaret, chroniqueur du XIVe siècle, auteur de La chronique du bon duc Loys de Bourbon  ; écrite en 1429, publiée en 1876 pour la Société de l'Histoire de France, par A.-M. Chazaud (Sujet : Louis II de Clermont, (1337-1410 ; duc de Bourbon) Lire en ligne

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]