Nielles-lès-Ardres

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Nielles-lès-Ardres
La mairie
La mairie
Blason de Nielles-lès-Ardres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Ardres
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Pays
Maire
Mandat
André Condette
2014-2020
Code postal 62610
Code commune 62614
Démographie
Population
municipale
521 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 50′ 33″ N 2° 01′ 02″ E / 50.8425, 2.0172222222250° 50′ 33″ Nord 2° 01′ 02″ Est / 50.8425, 2.01722222222  
Altitude Min. 1 m – Max. 29 m
Superficie 4,48 km2
Localisation

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Nielles-lès-Ardres

Nielles-lès-Ardres est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nielles-lès-Ardres est située à 14,7 km à l'ouest de la forêt d'Éperlecques, à 28,9 km de Calais et à 24,4 km de Saint Omer

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Nielles-lès-Ardres
Nortkerque Zutkerque
Ardres Nielles-lès-Ardres
Autingues Louches

Toponymie[modifier | modifier le code]

Niel-bij-Aarde en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Nielles-lès-Ardres est raconté dans la notice historique sur la commune de Nielles-lès-Ardres de René Ringot.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Nielles-lès-Ardres dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1977 Emmanuel de la Gorgue de Rosny    
1977 1989 André Calais   Retraité
juin 1989 mars 2001 Philippe Cailleret   Agriculteur
mars 2001 Mars 2014 Jacques Hénard   Retraité
mars 2014 en cours André Condette   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 521 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374 399 404 448 396 450 406 422 420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 352 349 325 354 334 353 383 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
328 348 354 331 318 325 321 404 360
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
293 261 282 344 383 444 455 469 515
2011 - - - - - - - -
521 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,5 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 24,9 %, plus de 60 ans = 17 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 17,6 %).
Pyramide des âges à Nielles-lès-Ardres en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
5,3 
75 à 89 ans
5,6 
11,7 
60 à 74 ans
11,6 
24,9 
45 à 59 ans
21,6 
18,9 
30 à 44 ans
22,4 
14,7 
15 à 29 ans
16,0 
24,5 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : d’or au lion de vair, armé et lampassé de gueules

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église côté sud.

L’église fut édifiée, aux environs de 1160, en contrebas de la Montoire par Jacques de Guînes. Elle remplace la Vainquerque et son cimetière, situé plus au centre du village, son emplacement est aujourd’hui principalement occupé par des terres agricoles en bordure de la rue de Méraville.

L’église Saint-Pierre était à l'origine de plan et de style Roman. Comme toute église, elle est censée être orientée à l'Est, mais regarde en réalité le nord-est, puisqu’elle fut orientée le jour de la Saint-Pierre, l’équinoxe étant tout proche, l’erreur était inévitable. Elle est bâtie de pierres blanches, extraites des carrières de craie du Mont de Guémy, aussi appelé Mont Saint-Louis. Le sol se situait à l’origine deux marches en contrebas de l'actuel, il existe toujours car il fut retrouvé lors des travaux de l’installation actuelle du baptistère, il est composé de dalles rouges, type tomettes. L’église comprenait une nef centrale, deux collatéraux, un transept ainsi qu'un chœur à chevet plat. Aujourd’hui, le transept a disparu, et la voûte romane de bois bleu serti d’étoiles du chœur ainsi que son chevet orné de fresques sont cachés par une voûte néo-gothique de plâtre, érigée au XIXe siècle. La façade ne comprend plus qu’un oculus. Une seule grande toiture fut construite à moindre frais pour protéger l’ensemble du bâtiment. L’église se situe au milieu de son cimetière. Elle fut restaurée en 1956 sous l’impulsion de M. l’abbé Guerlet successeur de M. l’abbé Devulder en 1953. Elle est inscrite aux monuments historiques le 15 janvier 1929.

Les fonts baptismaux :

Les magnifiques fonts baptismaux du XIIe siècle à cuve carrée sont en pierres bleues de Tournai. Plusieurs reliefs ornent les côtés. Les quatre coins ont été tronqués. Ce baptistère est classé depuis le 1er février 1911.

Les peintures murales du chœur :

Ce sont des représentations de la vie de saint Pierre, saint patron de la paroisse. Elles ne sont pas visibles car cachées par la voûte néo-gothique de plâtre construite au XIXe siècle juste au-dessous de l’ancienne voûte romane toujours existante. L’une à droite, assez visible représente le saint patron de la paroisse aux liens et délivré par l’Ange. Celle de gauche est trop peu visible pour être identifiée. En dessous, une troisième est cachée par le chevet à trois pans néo-gothique, mais on semble apercevoir Jésus marchant sur les eaux du lac de Tibériade. Sur les planches de l’ancienne voûte sont dessinées des étoiles, toute la voûte était d’une couleur bleue avec ces étoiles peintes dessus.

Le Christ au tombeau :

Un Christ au tombeau de pur style roman a été retrouvé par hasard dans la muraille du chœur lors des travaux de 1956.

Le clocher :

La tour du clocher fut refaite en bois au XVIIe siècle, l’ancien clocher de pierre étant jugé trop lourd. L’église fut dotée de deux cloches de bronze en 1494, par chance, l'une d'entre elle n'a pas fait les frais de la Révolution française, elle est baptisée Jacqueline, jamais refondue, classée monument historique à titre d’objet le 1er février 1911.

Le Chœur :

D’extérieur, le chœur est inspiré par le début du gothique : ouvertures des vitraux en arc brisé. Des contreforts sont accolés tout autour des murs. On peut distinguer également, juste après la sacristie, l’emplacement d’une porte que l’on appellera porte des seigneurs, juste au pied de cette porte, à l’extérieur, on peut voir le caveau d’attente, et sous ce caveau se trouve probablement l’entrée d’un souterrain qui conduit à la forteresse de la Montoire.

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L'orgue[modifier | modifier le code]

l'orgue dans son état actuel

L'église possède un orgue historique construit à l'origine par Guillaume Van Belle de Ypres pour l'église Sainte Aldegonde à Saint-Omer en 1686. Il s'agit alors d'un orgue à un clavier, onze jeux et quatre accessoires. En 1696, le successeur de Van Belle, Jacques Van Eynde, ajoute un positif de balustrade à l'instrument (il n'y a pas d'espace entre le grand-corps et le petit buffet, la console étant placée à l'arrière de l'orgue). Pendant la période révolutionnaire, le mobilier de l'église Sainte Aldegonde de Saint-Omer est vendu et le bâtiment démoli. L'orgue et sa tribune, vendus à l'église de Nielles, sont remontés mais sans la partie instrumentale du positif par Jean-François II Guilmant en 1795.

Fortement modifié au cours du XIXe siècle par Salomon Van Bever de Laeken, le plan sonore du Grand-Orgue a été restauré en 2005 par Pierre Decourcelle de Mont-Saint-Aubert dans le style flamand originel. Le Positif vient d'être restitué en 2012 par Bertrand Cattiaux sous l'égide de l'harmoniste Jean-Marie Tricoteaux.

L'orgue se distingue par la splendeur de son buffet de style flamand dont la richesse des sculptures est due à un artiste inconnu pour le grand-corps et au célèbre Jean Piette de Saint-Omer pour le positif, ainsi que par le caractère de l'harmonisation (typiquement flamand), le tempérament mésotonique (à 8 tierces pures) et le clavier à octave grave courte.Il est classé au titre objet par les monuments historiques, pour le buffet le 1er février1911[6] et pour l’instrument le 11 décembre 1995[7].

Composition du Grand Orgue (Ut1-Ut5 avec octave courte: 45 notes):

  • Holpijp 8'
  • Venture (Prestant 4')
  • Fluit 4'
  • Nasard 2'2/3
  • Doubelette 2'
  • Sesquialtera II rgs
  • Fourniture III rgs
  • Cymbal II rgs
  • Cornette (D#3) V rgs (dessus)
  • Voix Humaine 8'
  • Trompette 8' (coupée en basses et dessus entre D3 et D#3)
  • Grelot
  • Trommel (tambour)
  • Nachtegale (rossignol)
  • Tremblant

Composition du positif (Ut1-Ut5 avec octave courte, 45 notes)

  • Holpijp 8'
  • Fluit 4'
  • Doubelette 2'
  • Petit Nasard 1 1/3'
  • Tierce 1 3/5'
  • Super Octave 1'
  • Cymbal II rgs
  • Cornette II rgs (C#3)

Accouplement à tiroir

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]