Thélus

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne une commune française du Pas-de-Calais. Pour l'opérateur canadien de télécommunicatios, voir TELUS.
Thélus
Le centre de la commune.
Le centre de la commune.
Blason de Thélus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Vimy
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Bernard Milleville
2014-2020
Code postal 62580
Code commune 62810
Démographie
Population
municipale
1 234 hab. (2011)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 21′ 20″ N 2° 48′ 05″ E / 50.3555555556, 2.80138888889 ()50° 21′ 20″ Nord 2° 48′ 05″ Est / 50.3555555556, 2.80138888889 ()  
Altitude Min. 88 m – Max. 143 m
Superficie 8,99 km2
Localisation

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Thélus
Liens
Site web commune-thelus.fr

Thélus est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Thélus dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thélus
Neuville-Saint-Vaast Vimy Farbus
Thélus
Roclincourt Bailleul-Sir-Berthoult

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Eugène Deligne    
  1988 André Fremaux    
1988 juin 1995 Pierre Barras    
1995 en cours Bernard Milleville DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 234 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526 563 632 677 775 814 835 865 865
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
828 844 886 866 819 781 771 781 811
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
773 827 835 395 593 633 612 634 664
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
659 703 853 887 998 1 022 1 189 1 234 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 24,8 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21,2 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 16,3 %).
Pyramide des âges à Thélus en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
4,0 
75 à 89 ans
5,1 
10,5 
60 à 74 ans
11,0 
22,6 
45 à 59 ans
21,5 
24,8 
30 à 44 ans
24,3 
18,4 
15 à 29 ans
16,7 
19,7 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Thélus.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’or à la croix ancrée de gueules chargée d’une branche écotée d’argent posée en fasce et d’une crosse contournée du même posée en pal et brochant sur la branche.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au cœur de la bataille d'Arras, par les Britanniques et de la bataille de la crête de Vimy par les Canadiens, la commune de Thélus compte pas moins cinq cimetières militaires alliés. Plus de 1 200 soldats venus, pour la majorité, de l'autre rive de l'Atlantique, reposent sur la commune. Deux de ces cimetières (Zivi et Lichfield) sont appelés cratères.
À l'entrée du village est implanté le monument commémoratif des artilleurs canadiens, qui a la particularité d'avoir été érigé avant la fin du conflit. Il fut inauguré par le général Byng en avril 1918, route nationale 25 (devenue depuis route nationale 17), cette dernière ayant été baptisée « rue des artilleurs canadiens » le 7 avril 2007 en présence de :

  • Son excellence Claude Laverdure, Ambassadeur du Canada en France,
  • M. Gregory Thomson, Ministre des Anciens Combattants du Canada,
  • M. Peter Van Loan, Ministre de la réforme démocratique du Canada,
  • M. le Général Leslie.

À l'extrémité est du village (cote 135), un autre monument militaire, aux dimensions moins imposantes, a lui la particularité d'avoir été dressé par les soldats canadiens à Noël 1917, en pleine guerre.

Pendant le conflit, les bombardements furent intenses et une légende locale affirme qu’il serait tombé un obus au centimètre carré. L’état major canadien quant à lui estimait à 500 000 le nombre d’obus de tous calibre tirés lors des 8 jours que dura la préparation d’artillerie de la bataille de la crête de Vimy, 200 000 en feu roulant lors de l’attaque du 9 avril 1917 et ensuite 500 000 autres durant les jours suivants. On comprend donc aisément qu'absolument rien de ce que fut le village avant 1914 ne subsiste aujourd'hui. Pour l'anecdote, on note qu'une station du télégraphe Chappe, par laquelle fut annoncée le 18 juin 1815, la défaite de Waterloo, fut rasée lors de ces bombardements.

Le village de Thélus fut cité à l'ordre de l'armée en 1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saint Ranulphe : il n’apparaît pas sur les listes habituelles de saints. Cependant, on le trouve dans le dictionnaire des dix mille saints des Actes des saints (Acta sanctorum) écrits par les jésuites bollandistes (au nom de Bollandus qui entreprit avec d’autres jésuites d’écrire la vie de tous les saints au XVIIIe siècle).
Selon la documentation trouvée en l'église de Farbus, saint Ranulphe était censier, père de saint Hadulphe, l'un des premiers évêques d'Arras.
Toujours selon la légende, le saint homme traversait souvent le village de Farbus pour se rendre à Vimy. Un jour, accablé par la chaleur, il demanda à boire un peu d'eau à une habitante qui le lui refusa. Poursuivant son chemin, il planta son bâton à mi-parcours entre les deux villages ; une source se mit à sourdre, lui permettant de se désaltérer, tandis que le bâton se garnissait de feuilles et devenait un jeune arbre. Celui-ci couvre toujours de son ombre la source qui ne se tarit jamais.
Saint Ranulphe serait mort martyr vers 700 et d’abord enterré en l’église de Thélus ; son corps fut exhumé et transféré dans l’église de l’abbaye Saint-Vaast d’Arras en 1188 en présence de l’ancien abbé de Clairvaux, Henri devenu cardinal et légat (envoyé spécial) du pape ainsi qu'une inscription en latin nous l’apprenait. On ignore la cause et les circonstances de son martyre, et on ne peut avoir une idée de sa date que parce que son fils Hadulphe devint évêque d’Arras et de Cambrai. Son fils est mort vers 728. On le fête le 27 mai qui serait la date de découverte de ses ossements.

De fin septembre 1916 au 7 octobre, date où il fut blessé, le caporal Adolf Hitler, alors messager au 16e RI bavarois, était présent sur le territoire de la commune (PC de Farbus). Cette présence explique sa volonté, de passage en France en 1940, de visiter le mémorial canadien de Vimy[5]. Cette blessure lui valut l'attribution de la croix de fer, remise par un officier juif.

À cette même époque, dans les airs au-dessus de Thélus passait très régulièrement un pilote de chasse mondialement célèbre, Manfred von Richthofen, l’as des as de l’armée allemande (80 victoires homologuées) et plus connu sous le pseudonyme de " Baron Rouge". Durant le premier semestre 1917 il était basé à Douai (Vitry, 11eme escadrille de chasse). C'est là qu'il eut l'idée de peindre son appareil en rouge, en réponse aux ordres d'utiliser les couleurs dites "camouflages". Dans cette même escadrille servait aussi un pilote au comportement moins chevaleresque, appelé lui aussi à connaitre, hélas, la célébrité, Hermann Goering. On rapporte qu’en particulier le 01/02/1917 vers 16h00 Le baron rouge abattit sa 19eme victime, un BE2D britannique au sud ouest du village. (source: http://membres.multimania.fr/asduciel/baron.htm)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]