Audenarde

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Audenarde
(nl) Oudenaarde
Vue aérienne de la ville
Vue aérienne de la ville
Blason de Audenarde
Héraldique
Drapeau de Audenarde
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Orientale
Arrondissement Audenarde
Bourgmestre Marnic De Meulemeester (OpenVLD) (2001-18)
Majorité OpenVLD, CD&V (2013-18)
Sièges
OpenVLD
CD&V
N-VA
Groen
Sp.a
31 (2013-18)
14
8
4
3
2
Section Code postal
Audenarde
Bevere
Edelare
Eine
Ename
Heurne
Leupegem
Mater
Melden
Mullem
Nederename
Volkegem
Welden
9700
9700
9700
9700
9700
9700
9700
9700
9700
9700
9700
9700
9700
Code INS 45035
Zone téléphonique 055
Démographie
Gentilé Audenardais(se)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
30 318 ()
49,44 %
50,56 %
445 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
18,94 %
61,71 %
19,35 %
Étrangers 1,97 % ()
Taux de chômage 5,22 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 14 816 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 50′ N 3° 36′ E / 50.83, 3.6 ()50° 50′ Nord 3° 36′ Est / 50.83, 3.6 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
68,06 km2 (2005)
67,73 %
2,98 %
25,91 %
3,37 %
Localisation
alt=Situation de la ville au sein dela province de Flandre orientale. Anciennement AUDENARDE /AUDENAERDE .
Situation de la ville au sein de
la province de Flandre orientale.

Anciennement AUDENARDE /AUDENAERDE .

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Audenarde

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Audenarde
Liens
Site officiel www.oudenaarde.be

Audenarde (Oudenaarde en néerlandais) est une ville néerlandophone de Belgique, située en province de Flandre-Orientale.

La ville est située au sud de Gand, sur les rives de l’Escaut. D’une population d’environ 28 000 habitants, c’est depuis des siècles une petite cité industrielle (textile, brasseries), célèbre autrefois pour ses tapisseries, et appelée la perle des Ardennes flamandes. La sainte patronne d’Audenarde est sainte Walburge. Parmi ses nombreux monuments, Audenarde possède notamment un bel hôtel de ville du début du XVIe siècle, de style gothique flamboyant, construit par l’architecte bruxellois Hendrik van Pede. La ville est mondialement connue pour ses Verdures, les tapisseries d’Audenarde. Le site web de la ville offre une présentation des techniques de restauration. Cette activité joua un grand rôle dans l’histoire de la ville.

Nom Superficie
(km²)
Population
2001
Densité de population
(hab./km²)
Oudenaarde 2,22 5.338 2405
Eine 8,90 4.489 504
Ename 2,09 3.037 1453
Bevere 6,54 2.950 451
Nederename 2,75 2.415 878
Mater 13,18 2.077 158
Edelare 1,91 2.054 1075
Leupegem 2,15 2.001 931
Welden 6,64 1.186 179
Volkegem 2,89 1.001 346
Heurne 3,67 955 260
Melden 10,26 875 85
Mullem 3,23 555 172


En 2004, Audenarde a reçu le prix de l’Europe du Conseil de l’Europe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fleuve l'Escaut

D’Eenaeme à Audenarde[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920 on mit au jour à Eenaeme, un faubourg d’Audenarde, les vestiges archéologiques de fortifications érigées sur la rive droite de l’Escaut par l’empereur germanique Otton Ier, et qui, de même qu’à Anvers, faisaient un rempart contre la France. Eenaeme fut rasée en 1054 et annexée à la Flandre : ce fut une chance pour le village voisin d’Audenarde, qui profita exclusivement du développement économique par la suite. À l’emplacement d’Eenaeme, afin de pacifier la région, du temps de Baudouin V, on érigea un cloître (abbaye d'Eename) jouxtant le portus d'Audenarde. Les ruines des fortifications, de la ville et du cloître s’avèrent du plus haut intérêt d’après les découvertes faites depuis. D’étonnantes découvertes ont aussi été faites à l’occasion de travaux de restauration de l’église voisine, notamment la loge princière d’où l’empereur assistait à la messe.

En 1030 le comte Baudouin IV de Flandre, proclama en cette ville la trêve de Dieu et fit forger une clef. La ville vit ses fortifications démantelées après la défaite de Bouvines en 1214, fut prise par les Gantois en 1383 puis conquise par Alexandre Farnèse en 1582.

Un enjeu entre la France et l’Autriche[modifier | modifier le code]

Audenarde reçut la visite de l’empereur Charles Quint, qui y fit un enfant à une fille de tisserand, Johanna van der Gheynst, donnant naissance à la future Marguerite de Parme, princesse des Pays-Bas espagnols, demi-sœur de Philippe II. Les Français convoitaient Audenarde et s’en emparèrent en 1658 (Vauban[1]), 1667 et 1745. La ville est défendue victorieusement par Vauban en 1674[2].

La fontaine devant l’Hôtel de ville est un vestige de l’occupation française (1667-1708) ; celle-ci avait été construite en hommage à Louis XIV, et pour permettre aux soldats d’abreuver les chevaux. Cette fontaine fonctionne toujours.

Au cours de la guerre de Succession d'Espagne, le 11 juillet 1708, les armées françaises du duc de Vendôme y furent battues par les armées impériales et anglaises du Prince Eugène, du maréchal Henri de Nassau et du duc de Marlborough.

Sous gouvernement de l’Autriche à la fin du XVIIIe siècle, Audenarde fut bombardée depuis les hauteurs de l’Edelareberg. Le peuple était convaincu qu’on pouvait fuir depuis la place du Grand Marché par le fort Edelare, qui se ramifie en boyaux sous l’Edelareberg, avec plusieurs sorties autour du parc Liedts ; c’était certainement faux, et les nombreux boyaux situés aussi bien sous le parc municipal que sous l’Edelareberg, qu’on avait creusées comme des muches en temps de guerre, ne sont plus habitées aujourd’hui que par des nids de chauves-souris.

Monuments et curiosités[modifier | modifier le code]

La collégiale Sainte-Walburge.
L’hôtel de ville de style gothique flamboyant (1525-1536).
L’église Notre-Dame de Pamele


La ville, édifiée autour de l’Escaut, est réunie par quatre ponts, dont un pont-levis près du centre-ville, une passerelle pour piétons et cyclistes, et le pont de l’Ohio, construit aux frais de l’État de l’Ohio en remplacement d’un ancien pont détruit au cours de la Première Guerre mondiale. De chaque côté de ce pont se trouve la statue d’un bison. Parmi les autres souvenirs de guerres se trouve un mémorial des soldats d’infanterie américains qui franchirent l’Escaut à hauteur d’Audenarde au cours de la Première Guerre mondiale, ainsi que le monument de Tacambaro sur la place de même nom, qui commémore la dizaine d’Audenardais qui, pendant la guerre d’indépendance du Mexique, forcèrent un barrage pour aider une infirme à rejoindre Mexico.

Récemment, une fontaine du temps de Napoléon a été à nouveau déplacée, après presque trente ans, sur la place Gentiel Antheunis, près du centre culturel.

Les plus grosses attractions d’Audenarde sont l’hôtel de ville et la collégiale Sainte-Walburge, qui sont tous les deux sur la place du marché. Tout près du grand marché s'est tenu de tout temps un petit marché, derrière la Maison de Parme (l’hôtel de Marguerite de Parme resté intact), et le passage béant entre les deux places apparut longtemps comme une aberration aux yeux des habitants. Par dérision ils l’appellent la trouée des marchés, bien qu’elle ait été depuis rétrécie par la construction du musée du cyclisme.

En face de la collégiale Sainte-Walburge se trouve également la bibliothèque municipale, appelée par les habitants la halle aux viandes parce que les bouchers s’y rassemblaient naguère. C’est un bâtiment de style classique qui date du XVIIIe siècle.

Le plus vieux bâtiment d’Audenarde est la halle aux vins qui date du IXe siècle ; il est attenant à l’Hôtel de Parme. Il y a également le château Liedts, l'abbaye de Maagdendale et l’ancienne gare d’Audenarde, qui se trouve en fait sur la commune de Bevere, et qui date de la Belle Époque.

Un plan-relief de la ville d'Audenarde et environs a été établi en 1747 par l'ingénieur Nicolas de Nézot. Il est conservé et exposé au sous-sol du Musée des Beaux-Arts de la ville de Lille. Il est composé de 12 tables en bois pour un total de 5,4 × 4,1 m à une échelle de 1/600°.

Le béguinage[modifier | modifier le code]

Béguinage d'Audenarde

À l'origine, les béguines d’Audenarde s'étaient établies à l'arrière de la collégiale Sainte-Walburge. Le béguinage actuel a accueilli ses premières occupantes en 1449. Le porche d'accès est surmonté d'une statue de saint Roch, patron des pestiférés.

Quelques petites maisons blanchies à la chaux du XVIIe, ont été conservées, mais la plupart ont été reconstruites au XIXe siècle.

Les béguines n'étaient pas des religieuses et ne prononçaient pas de vœux définitifs, mais elles devaient être célibataires et faire vœu de chasteté. Elles pouvaient cependant disposer d'un patrimoine personnel.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • L’hôtel de ville héberge le Musée de la tapisserie, une collection d’œuvres audenardaises et européennes, et une collection appartenant à la ville. Au XVe siècle, la tapisserie de haute lisse vint remplacer à Audenarde l’industrie du drap en déclin. La ville devait en devenir, au XVIe siècle et au XVIIe siècle, un centre important. Elle était spécialisée dans l’exécution de « verdures », pièces dans lesquelles la végétation représentait l’élément essentiel de la composition.
  • Musée consacré au Tour des Flandres et au cyclisme en général.
  • L’ancienne gare sert de hall d’exposition pour les jeunes artistes ou le folklore.
  • Les archives municipales se trouvent dans l’abbaye de Maagdendale.
  • Musée provincial d’Eenaeme, près de l’église Saint-Laurent.

Événements[modifier | modifier le code]

  • La fête de la bière Adriaan Brouwer (dernier weekend de juin)
  • Les Fêtes du Parc, un festival annuel de musique pop qui a lieu chaque été (depuis 1996)
  • La foire agricole (le dernier jeudi de février)
  • Tous les dix ans se tient un grand festival d’horticulture au cours duquel le marché, qui compte parmi les plus grands de Flandre, est totalement recouvert de fleurs. La dernière session s’est tenue en 2010.

Gastronomie et sport[modifier | modifier le code]

Audenarde est réputée pour sa bière et pour le Tour de Flandre. Les bières brassées localement sont l'Ename bier, la Felix, la Liefmans et la Roman. Bien que les brasseries aient été rachetées par des groupes industriels, on continue à brasser la bière à Audenarde.

Le Tour des Flandres part d’Audenarde chaque année, parce que la plupart des spectateurs peuvent monter sur les monticules. L’hiver on installe souvent une piste de patinage sur la place du petit marché.

Leur club de foot a été promu le 3 juin 2012 en Division 2 grâce à leur victoire aux tirs au but à La Louvière-Centre (5-4) au tour final de D3

Juridiction et police[modifier | modifier le code]

Au plan judiciaire et carcéral, Audenarde forme une entité autonome ; la ville possède un tribunal et une prison, et le Parquet d’Audenarde est une des juridictions officielles.


Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Audenarde est jumelée avec[3]:

Dialecte[modifier | modifier le code]

Le parler d’Audenarde est un flamand du Sud-Ouest typique, mâtiné de nombreux mots français et de quelques mots ouest-flamands.

Les fréquents diminutifs au pluriel en -ies sont caractéristiques d’Audenarde, comme par exemple bientsjies (au lieu de beentjes), kiekskies (au lieu de kippetjes), potsies (potjes), etc.

Politique[modifier | modifier le code]

Les anciens bourgmestres furent Edouard Liefmans-Bonné (libéral), Henri Liefmans (libéral) (1844-1850), Victor Liefmans (libéral), Paul Raepsaet (1890-), Robert Doutreligne (parti catholique) (1918-1921), Léon Thienpont, Lieven Santens (CVP) (-2000), Marnic De Meulemeester (VLD) (2001-)

Ils sont nés à Audenarde[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 166
  2. Barros et alii, p 167
  3. Oudenaarde en Zustersteden