Ervillers

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Ervillers
Le centre de la commune.
Le centre de la commune.
Blason de Ervillers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Croisilles
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Artois
Maire
Mandat
Philippe Lefort
2014-2020
Code postal 62121
Code commune 62306
Démographie
Population
municipale
394 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 09′ 42″ N 2° 49′ 28″ E / 50.1616666667, 2.82444444444 ()50° 09′ 42″ Nord 2° 49′ 28″ Est / 50.1616666667, 2.82444444444 ()  
Altitude Min. 77 m – Max. 115 m
Superficie 7,13 km2
Localisation

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Ervillers est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ervillers
Hamelincourt Boyelles Saint-Léger
Courcelles-le-Comte Ervillers
Gomiécourt Béhagnies Mory

Toponymie[modifier | modifier le code]

Iriviler (1119), Hirvileir (1135), Hirviler (1139), Ierviler (1154)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

On a trouvé fréquemment des fossiles à Ervillers, notamment des dents d'éléphant, mais aussi des objets romains, des monnaies, des vases, des squelettes, et des restes de construction. Ces éléments témoignent qu'Ervillers était déjà habité à l'époque romaine, en particulier au lieudit "Capieau". La paroisse existait déjà au XIIe siècle.
La seigneurie vicomtière d'Ervillers a appartenu aux familles La Viéville, Lalaing, d'Egmont, Luxembourg, et Diesbach Belleroche.
Le 28 août 1654 Ervillers eut la visite de Louis XIV et de la Reine-mère qui y prirent une collation alors qu'ils se rendaient de Péronne à Arras dont le siège avait été levé. Leurs majestés y avaient été rejointes par le Maréchal de Turenne.
Ervillers compte aussi plusieurs souterrains refuges. C'était probablement d'anciennes carrières qui ont été transformées en "muches". L'un de ces souterrains se situait à environ 20 mètres sous terre et comptait 9 chambres, un couloir, une étable, et une bergerie. Des puits assuraient l'aération et permettaient l'alimentation en eau.
En décembre 1870 les Prussiens pillèrent le village. Ervillers fut aussi le théâtre d'opérations lors de la Bataille de Bapaume (1871) durant la guerre franco-prussienne de 1870-71.

Texte tiré des registres paroissiaux concernant la bénédiction d'une croix et de fragments de la Sainte Croix (année 1738)

François de Baglion Delasalle par la grâce de Dieu et du Saint-Siège apostolique évêque d'Arras nous avons « commis » commettons le sieur Docminy curé de Saint-Étienne de la ville d'Arras pour faire la cérémonie de la bénédiction d'une croix à Ervillers suivant le rite ordinaire de l'église dans laquelle il posera reliquaire de cristal contenant du bois de la rouge croix dont il enverra acte au secrétariat de notre évêché donné d'Arras sous notre seing, le second en nos armes, et le contreseing de notre secrétaire le 5 mai 1738. Étois signé François évêque d'Arras, plus bas par Mgr Fleus Secrétaire avec paraphe.

L'an de Notre-Seigneur 1738 le 18 mai nous prêtre-curé de la paroisse de Saint-Étienne de cette ville d'Arras en vertu de la commission de l'autre part, nous nous sommes transporté au village d’Ervillers, où étant maître Jean-Baptiste Thibault prêtre curé dudit lieu nous a présenté une petite boëte de bois quarré, que nous avons ouvert et dans laquelle nous avons trouvé une petite croix de cristal ornée à l'entour de filigrane d'argent doré, liée de fil de soie rouge à laquelle était pendant le sceau de Mgr François de Baglion Delasalle évêque d'Arras [de 1725 à 1752] et dans ladite boîte nous avons trouvé pareillement les lettres authentiques par lesquelles il nous a confié que dans la petite croix de cristal de ci-dessus y étaient enfermé des particules du bois de la très Sainte-Croix de messire Notre Seigneur Jésus. Adressé du feu sieur Bernard Mullet prêtre du diocèse d'Arras et chanoine de saint Amé de Douai, donné au dit sieur Thibault par le sieur Jean-Baptiste Mullet frère du précédent, lesdites lettres datées de Rome hors la porte de Saint-Jean le 17 septembre 1715 signé Valérien évêque de Ferentin avec le sceau dudit seigneur évêque et de plus bas du l'approbation de Mgr évêque d'Arras et la permission d'exposer ladite relique à la vénération des fidèles en date du 11 février 1732 scellé du sceau et du seing de Mgr évêque que nous avons trouvé sains et envers et sur le champ ledit messire Jean-Baptiste Thibaut nous a présenté une grande croix de bois orné en différents endroits d'argent que nous avons béni et nous a requis de placer ladite croix de cristal ci-dessus avec les particules du bois de la très Sainte-Croix de messire J.-C. y enfermées dans la boîte grande croix de bois nous en vertu de la commission de l'autre part avons placé la susdite petite croix de cristal décemment dans le milieu de la grande croix fermée de côté et d'autre part des « brissaux » à ne pouvoir ouvrir que par main d'ouvriers et avons placé les lettres authentiques au côté droit de ladite croix de bois au-dessus des bras en présence de Me Nicolas Dupuis de serviteur dudit Ervillers, de M. François Joseph de la charité de Grévillers et plus leurs paroissiens dudit lieu qui ont signé avec nous ce présent acte les jour, mois et an susdit était signé M. Dupuis serviteur d’Ervillers, Thibaut curé d’Ervillers de la charité de « Groville ou Grévillers » le baron Laurent Proyant, Jean-Philippe Leleu, Pierre Ignace [Vemg ?], François Gay, Clément Delaine, Charles Robert Magnier, et Docminy curé de Saint-Étienne d'Arras avec paraphe. Nous prêtre curé de la paroisse de Saint-Étienne d'Arras certifions les extraits ci-dessus conformes aux originaux que nous remettrons au secrétaire de l'évêché d'Arras.

Fait au dit Ervillers le 18 mai 1738, Docminy curé de Saint-Étienne d'Arras[2].

Les BMS d'Ervillers débutent en 1737

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ervillers dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 juin 2008 Jean-Louis Lebrun DVD  
octobre 2008 en cours Philippe Lefort DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 394 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
602 475 508 655 751 696 768 764 784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
802 836 828 838 810 818 774 822 827
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
819 716 711 425 486 449 444 404 427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
402 398 386 390 434 449 407 383 397
2011 - - - - - - - -
394 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 27,7 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 15,8 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 17,7 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 25,4 %).
Pyramide des âges à Ervillers en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,5 
9,0 
75 à 89 ans
11,0 
9,6 
60 à 74 ans
13,9 
27,7 
45 à 59 ans
22,0 
21,8 
30 à 44 ans
17,7 
16,0 
15 à 29 ans
19,1 
16,0 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes du village se blasonnent ainsi :

d’or à la fasce d’azur de trois chiens braques assis d’argent, accompagnée de six fermaux cousus du même, ordonnés trois en chef et trois en pointe

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

Dédiée à st-Martin, l'ancienne église datant du XVIe siècle comportait trois nefs et était flanquée de quatre tourelles aux angles. Le clocher était une tour carrée fortifiée de quatre piliers et surmontée d'une flêche en bois avec quatre clochetons. Autour du monument à l'extérieur figuraient les armoiries des vicomtes d'Ervillers : Lalaing, Egmont et Diesbach. Sur le porche figurait les armoiries d'un chevalier de la Toison d'Or. Détruite en 1917, elle a été reconstruite après la Première Guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les seigneurs vicomtes d'Ervillers

- En 1569 la seigneurie appartenait pour une partie à Philippe, comte de Lalaing, grand bailli de Hainaut. Une autre partie appartenait à la famille de Gomiécourt qui la conserva au moins jusqu'en 1748.

- Marguerite de Lalaing (1574-1650) (fille de Philippe), comtesse de Lalaing, vicomtesse d'Ervillers, baronne d'Escornaix, épousa François, comte de Berlaymont, gouverneur du Luxembourg.

- Marguerite (1594-1654), comtesse de Berlaymont (fille de François et Marguerite), vicomtesse d'Ervillers, comtesse de Berlaymont et baronne d'Escornaix, épousa 1°) Antoine de Lalaing (1588-1614), comte d'Hooschstrate, et 2°) Louis, comte d'Egmont (1600-1654), prince de Gavre.

- 1701 : le Prince d'Egmont, vicomte d'Ervillers.

- 1757/1770 : Prince d'Egmont-Pignatelli, vicomte d’Ervillers.

- 1757 : Marie Thérèse Dominique, comtesse de Diesbach Belleroche, née de Mullet de La Lague, vicomtesse d'Ervillers (par acquisition d'une partie vers 1757 puis d'une autre par son mari Romain de Diesbach en 1772), née et baptisée à Arras le 31 mars 1713, décédée au château de La Poya à Fribourg et inhumée dans le caveau Diesbach de Givisiez le 24 juillet 1798, dame de Wanquetin, Achiet le Châtelain (Achiet-le-Petit), Achiet-le-Village (Achiet-le-Grand), Ervillers, etc. Elle épousa, à Arras par contrat du 3 décembre 1746 et religieusement à Achiet le Châtelain dit le Petit le 6 décembre 1746, François Joseph Romain, 1er comte et 3ème baron de Diesbach Belleroche, né à Fribourg le 30 mars 1716, décédé au château d’Achiet le Châtelain le 9 août 1786 et inhumé dans l’église, seigneur de Cournillens et La Cour de Cugy, propriétaire du château de La Poya à Fribourg (1753), enseigne au régiment de Diesbach au service de France (1731), sous-lieutenant (1732), capitaine au régiment de Besenval (1734) puis au régiment de Diesbach (1738), major au régiment de Diesbach (1743), bourgeois de Fribourg (1749), lieutenant-colonel (1747), colonel au Régiment de Diesbach (1757), brigadier (15 août 1758), maréchal de camp (20 février 1761), gouverneur de Cassel (1762), colonel propriétaire du régiment de Diesbach (1764), lieutenant général des armées du Roy (1er mars 1780), chevalier (30 mars 1746), commandeur (1er janvier 1763) puis grand-croix (25 août 1779) de l’Ordre de St-Louis.

- 1770 : François-Joseph Briois, premier président du Conseil d'Artois achète la plus grande partie de la seigneurie vicomtière d'Ervillers au prince d'Egmont-Pignatelli le 27 janvier 1770 puis la revend en 1772 à Romain de Diesbach Belleroche (ci-dessus).

- 1798 : François Philippe Ladislas, 2e comte et 4e baron de Diesbach Belleroche, vicomte d'Ervillers, né à Arras le 5 octobre 1747, décédé à St-Germain-en-Laye le 10 mars 1822 et y inhumé, seigneur d'Achiet, Wanquetin, La Cour de Cugy, propriétaire du château de La Poya (1786) etc, fut sous-lieutenant au régiment de Diesbach (1764), bourgeois de Fribourg (1769), second-lieutenant (1770), des CC de Fribourg (1771-1798), aide-major (1778), major (1780), chevalier de St-Louis (1783), lieutenant-colonel (1783), colonel, colonel-propriétaire du régiment de Diesbach (1785-1792), otage-prisonnier au château de Chillon (1798), député au Grand-Conseil de Fribourg (1814-1817), puis lieutenant-général en France (1816).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  2. « Registres paroissiaux d'Ervillers, 1737-1789, 5 Mi R 306/1 (vues en ligne 10-11/373) », sur Archives départementales du Pas-de-Calais (consulté le 31 mars 2013)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Évolution et structure de la population à Ervillers en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)