Bully-les-Mines
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| Bully-les-Mines | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |||||
| Département | Pas-de-Calais | |||||
| Arrondissement | Lens | |||||
| Canton | Bully-les-Mines | |||||
| Intercommunalité | Communaupole de Lens-Liévin | |||||
| Maire Mandat |
François Lemaire 2008-2014 |
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| Code postal | 62160 | |||||
| Code commune | 62186 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
12 337 hab. (2010) | |||||
| Densité | 1 611 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 38 m — Max. 92 m | |||||
| Superficie | 7,66 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | bullylesmines.fr | |||||
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Bully-les-Mines est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle est chef-lieu de canton dans l'arrondissement de Lens. Elle fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin (Communaupole) qui regroupe 36 communes, soit 250 000 habitants.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est à proximité de A21 et de A26, et près de Lens dans la banlieue de Liévin. Elle est située en Gohelle.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Le nom de Bully a changé au cours des siècles : Bulgi 1135, Bugi 1152, Builli 1157, Bullia 1198, Bully 1270, Boulli 1303, Buylly 1410, Builly-lez-Aix 1486, Builly-lez-Grenay 1511, Builly-en-Gohelle 1569, Bully-en-Gohelle 1709, Bully-Grenay 1750, Bully-en-Gohelle 1782 et enfin Bully-les-Mines en 1925[réf. nécessaire].
Le nom, selon plusieurs sources, serait d’origine gauloise. La terminologie actuelle ‘’les-Mines’’ s’explique par la vigueur de l’activité minière. La gare a gardé le nom de Bully-Grenay ce qui entraîne parfois des confusions.
Bien que la région ait été habitée dès la préhistoire on ne trouve rien à Bully. La plus ancienne découverte est un bracelet celte. Par contre les découvertes gallo-romaines sont nombreuses. Bully appartient au ‘’Pagus Silvinus’’ région administrative des Atrébates, la future Gohelle. En 2006, des fouilles effectuées lors de la construction d'un lottissment ont mis à jour une nécropole gallo-romaine[1].
Au VIe siècle, Bully est rattaché spirituellement à l’évêque de Cambrai-Arras en résidence à Cambrai et civilement à l’Artois primitif, chef-lieu Arras.
Bully, partie intégrante de l’Artois, a subi lui aussi les avatars de sa mère de 862 à 1191, c’est la domination des comtes de Flandre en 1191 a lieu le passage à la France jusqu’en 1384 avec gouvernement direct par la Couronne de 1191 à 1237. De 1384 à 1477 on subit la domination bourguignonne, puis retour bref à la France de 1477 à 1492 après le décès de Charles le Téméraire, puis période espagnole de l’année 1492 au 4 novembre 1659, date de la réunion définitive à la France par le traité des Pyrénées.
Heurs et malheurs de Bully [modifier]
Le voisinage de trois places fortes, Arras, Béthune et Lens, est souvent funeste à Bully qui sert de terrain de combat ou de passage des armées. En 1213 le village est ravagé. En 1303 il est rasé, même les arbres sont abattus. En 1348 un tiers de la population meurt de la peste noire. La peste sévira encore quatre fois le siècle suivant alternant avec des disettes et des guerres.
En 1537 Bully est ravagé par les troupes de Louis XII qui emportent tout et les malheurs continueront jusqu’à la prise de Lens par les Français en 1556-1557. Le receveur ne peut prélever aucun impôt à Bully, tant la population est éprouvée. En 1648 le village supporte la présence des armées pour la bataille de Lens.
De 1709 à 1712 Bully subit les marches et contremarches des armées lors de la guerre de succession d’Espagne. La situation est aggravée par une épidémie qui fit 24 décès. En 1796 un incendie détruit la moitié du village (en souvenir un lieu-dit sera nommé ‘’Chemin brûlé’’).
Quelques propriétaires encaissant des revenus de terres à Bully en 1792 (hors seigneurs et particuliers) :
- la Pauvreté d’Aix-Noulette (bureau de bienfaisance de l’époque)
- la commanderie de l’Ordre de Malte
- les chanoines d’Arras
- le chapitre d’Arras (ou chapelains d’Arras)
- les chapelains de Lens
- les chanoines de Lens
- les chanoines de Béthune
- les religieuses et abbesse de l'abbaye d'Anchin
- la prévôté de Gorre
- l’abbaye de Beaupré
- le curé de Gouy-Servins
- l’hôpital Saint-Jean de Béthune
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 12 337 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 21,9 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 16,9 %) ;
- 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 25,9 %).
Héraldique [modifier]
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Les armes de Bully-les-Mines blasonnent ainsi : chevronné d’argent et de gueules de douze pièces . |
Lieux et monuments [modifier]
Monuments historiques [modifier]
Église Saint-Maclou : tour-Clocher (cad. A. 433), inscription par arrêté du 28 décembre 1984.
Renseignements issus de : Mérimée, base de données du Ministère de la culture
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Paul Vanuxem (1904-1979), général, né à Bully-Grenay.
- Édouard Pignon (1905-1993), peintre, né à Bully-les-Mines.
- César Marcelak (1913-2005), cycliste sur route, polonais puis français, mort à Bully-les-Mines.
- Liliane Berton (1924-2009), artiste lyrique, soprano colorature, née à Bully-les-Mines.
- Henri Trannin, footballeur, né à Bully-les-Mines.
- Albert Eloy, (1927-2008), footballeur, né à Bully-les-Mines.
- André Strappe (1928-2006), footballeur, né à Bully-les-Mines.
- René Dereuddre (1930-2008), footballeur international, né à Bully-les-Mines.
- Jean-Marie Vanlerenberghe (1939), homme politique, né à Bully-les-Mines.
- Yves Devraine (1939-2008), scénographe et muséographe, né à Bully-les-Mines.
Voir aussi [modifier]
- Gare de Bully - Grenay
- Liste des communes du Pas-de-Calais
- Houillères du Nord-Pas-de-Calais
- Compagnie des mines de Grenay
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 107
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Bully-les-Mines en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 10 août 2010
- Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 10 août 2010
