Thérouanne

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Thérouanne
Image illustrative de l'article Thérouanne
Blason de Thérouanne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Aire-sur-la-Lys
Intercommunalité Communauté de communes de la Morinie
Maire
Mandat
Alain Chevalier
2008-2014
Code postal 62129
Code commune 62811
Démographie
Population
municipale
1 087 hab. (2011)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 38′ 17″ N 2° 15′ 22″ E / 50.6381, 2.2561 ()50° 38′ 17″ Nord 2° 15′ 22″ Est / 50.6381, 2.2561 ()  
Altitude Min. 31 m – Max. 116 m
Superficie 8,37 km2
Localisation

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Thérouanne
Liens
Site web communedetherouanne.fr

Thérouanne (en picard Therwane , en néerlandais Terwaan ou Terenburg, en flamand Therenburch) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Thérouanne se situe à 10 kilomètres d'Aire-sur-la-Lys et à 15 kilomètres de Saint-Omer. Les départementales 157, 341 (la Chaussée Brunehaut), 77 et 190 passent à Thérouanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thérouanne
Herbelles Clarques
Delettes Thérouanne Mametz
Enguinegatte

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Thérouanne.
Les cartes et écrits médiévaux placent Taruanna comme centre névralgique intellectuel, religieux, routier, administratif de l'ancienne région des Morins, romanisée, puis christianisée
(Copie d'une carte ancienne, exécutée au XVIIe siècle)

À l'époque gauloise, Thérouanne ou Tervanna (anciennement Civitas Morinum ou Morenum, Morini, Morinum, Morenum, Morian Moriana ou Moriane ou Morinon puis Terroane, Terewane, Thierowane, Teremiane ou encore Théroaanne selon divers documents ou chroniqueurs anciens[1]) était la capitale de la Morinie, pays des Morins (tribu belge)[2].

Remarque  : selon Aimé Courtois, la ville de Saint-Pol a porté - avant sa destruction par les Normands, dans la dernière moitié du IXe siècle, un nom proche (Tarvanna) (qu'elle devait peut-être comme Thérouanne, à des fortifications précoces)[1].

Après la conquête de la Gaule, elle a reçu un peuplement romain.
Ce fut ensuite le siège d'un (évêché de Thérouanne) diocèse important, érigé par saint Achaire. Le plus célèbre de ses évêques est saint Omer. Saint Erkembode, moine bénédictin irlandais, devint évêque de Thérouanne au VIIIe siècle. Au Moyen Âge, Thérouanne a fait partie du comté de Flandre, puis du comté d'Artois lorsqu'il s'en est détaché. La cité fut pillée par les Normands en 880 et 882. Les étudiants de son diocèse faisaient partie de la Nation Picarde aux universités de Paris, Orléans et Bologne.

Par sa position stratégique, Thérouanne a représenté un enjeu militaire important, en particulier pendant les guerres d'Italie. Après un dernier siège, débuté le 11 avril 1553, Thérouanne a été prise le 20 juin 1553, puis rasée dans le courant de l'été 1553 sur l'ordre de Charles Quint, qui y aurait même fait répandre symboliquement du sel.

Par la suite, Thérouanne devient un site abandonné. Le diocèse est supprimé en 1557, entraînant une recomposition de l'administration ecclésiastique.

La population commence à se réinstaller à Thérouanne à la fin du XIXe siècle, créant la « nouvelle Thérouanne ».

Le site de l'ancienne cathédrale a été fouillé à la fin du XIXe siècle par Camille Enlart. Dans les années 1970, une nouvelle campagne de fouilles, dans le chœur de la cathédrale, sous la direction de Roland Delmaire, puis d'Honoré Bernard, met en évidence la succession des lieux de culte (groupe épiscopal mérovingien, cathédrale romano-carolingienne, chœur gothique), ainsi que les vestiges d'établissements thermaux gallo-romains sous-jacents. Sous l'impulsion d'Henri Bernard, le site du chœur de la cathédrale est doté d'une base archéologique qui accueille les équipes de recherche. Plus récemment, un chantier a été lancé dans le quartier canonial par l'École des chartes et l'université de Lille III sous la direction de Ghislaine Noyé.

Les principales découvertes archéologiques concernant Thérouanne sont conservées et exposées dans le petit musée de la commune, mais l'œuvre principale, le « grand Dieu de Thérouanne », se trouve dans la cathédrale de Saint-Omer.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Thérouanne.svg

Les armes de Thérouanne se blasonnent ainsi : de gueules à la fleur de lys d’argent accompagné de trois mitres d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Thérouanne dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Alain Chevalier    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 087 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
430 510 541 570 776 819 935 956 936
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
933 943 924 872 956 957 1 002 1 027 1 040
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 133 1 034 938 910 875 818 816 874 872
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
868 877 886 943 971 1 045 1 053 1 055 1 087
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 20,8 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 24,1 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,4 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 27,5 %).
Pyramide des âges à Thérouanne en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,9 
6,9 
75 à 89 ans
9,7 
16,8 
60 à 74 ans
16,9 
22,1 
45 à 59 ans
20,9 
20,8 
30 à 44 ans
18,6 
18,5 
15 à 29 ans
16,6 
14,5 
0 à 14 ans
16,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Groupe épiscopal du VIIe siècle, édifice carolingien, cathédrale gothique (cad. A. 239, 256, 257) : inscription aux Monuments historiques par arrêté du [7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La ville de Thérouanne, autrefois appelée Moriane, cout. Ridi, note de Brodeau. — Ainsi que Morinon changea en Terroane son nom.... 1634, G. de le Nort. — Morinorum civitas, 1075, cart. sith. p. 192. — Urbs Morinensis, xin e s. chron. Andr. p. 475. — Tarenborch (en flamand), 1440, cart. S. Om. p. 125 v°. — Sint Augustine ini biscop domvan Tarenborch, c'est-à-dire de S'-Augustin en Tévèehé de Thérouanne. — Terewane, Térouane, xn e s. arch. du chap. de S. Om. Mém. des Ant. de la Morinie, t. 6 p. xxiv. — Teremiane, 1241, gr. cart. de S. Bertin, t. ni p. 35. — Thierowane, 1241, arch. du chap. d'Aire, Mém. des Antiq. de la Morinie, t. x, 2e partie, p. 342. — La mtleet cité de Théroaanne, 1507, cout. Bouthors. Etym. Tarwoenne, grande, forte, principale habitation, de tar, ter, theur, grand, fort, principal (Wactherv Theur) et de woenne, wanne, habitation; en allemand whonung, et en flamand wooninge, des verbes wohnen, woenen, woonen, habiter. La forme flamande Tarenborgh, ou le mot borgh, citadelle, est substitué à woenne, vient à l'appui de cette signification. Tar un, chez les Belges comme chez les Gaulois, et Thor, chez les Germains, était le dieu du tonnerre, in Doctrina investigando restituet, Mémoires de la société des antiquaires de la Morinie], Saint Omer, Typ. Fleury-Lemaire, TOME XIH. — K 864-1 869. M DCCG LXIX; Dictionnaire géographique de l'Arrondissement de Saint-Omer avant 1789, par Aimé Courtois (ne à Tournehem, le 26 décembre 1841, enseignant, puis avocat à st omer à partir de 1844). Archives de la Morinie, copie numérique (OCR de qualité médiocre)
  2. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 105,
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Thérouanne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 août 2010)
  7. Bases de données ministère de la Culture