Longwy

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Longwy
Porte de France
Porte de France
Blason de Longwy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Longwy
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'agglomération de Longwy
Maire
Mandat
Jean-Marc Fournel
2014-2020
Code postal 54400
Code commune 54323
Démographie
Gentilé Longovicien(ne)s
Population
municipale
14 364 hab. (2011)
Densité 2 690 hab./km2
Population
aire urbaine
40 582 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 12″ N 5° 45′ 38″ E / 49.52, 5.76055555556 ()49° 31′ 12″ Nord 5° 45′ 38″ Est / 49.52, 5.76055555556 ()  
Altitude Min. 250 m – Max. 396 m
Superficie 5,34 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-longwy.fr

Longwy est une ville du Nord-Est de la France, du département de Meurthe-et-Moselle et de la région Lorraine. Elle est arrosée par la Chiers, un affluent de la Meuse.

Le g de Longwy est muet : [lɔ̃wi][1]. Longwy se nomme en allemand Langich et en luxembourgeois Lonkech, mais Allemands et Luxembourgeois, surtout ceux qui habitent près de la frontière, utilisent couramment les deux noms. Ce nom germanique est ignoré par la plupart des habitants français de la commune.

Longwy est célèbre pour ses productions de faïences d'art (les émaux de Longwy) et de terres de pipe glaçurées telle la célèbre soupière de la Légion d'Honneur (c. 1810). La belle coutellerie, née au XIXe siècle, est une autre de ses spécialités.

Fondée en 1880, la Société des Aciéries de Longwy fut l’une des premières grandes entreprises sidérurgiques installées dans le bassin lorrain. Longwy fut jusqu’au début des années 1980 l’un des plus importants bassins industriels de France, concentrant l’essentiel de la production nationale de fonte et d’acier.

Ses habitants sont appelés les Longoviciens. Longwy fait partie de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement qui regroupe une population de 120 000 habitants et dont elle est la principale ville.

Membre du Réseau des sites majeurs de Vauban et classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO pour la « ville neuve », quartier fortifié sur les hauteurs de la ville (le terme de « ville neuve » n’étant pas réellement utilisé sur place, les Longoviciens parlant plutôt de « remparts » ou de la « place Darche » pour la place d’armes du centre de Longwy-Haut).

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située dans le Nord du département de Meurthe-et-Moselle, dans le Pays-Haut et jouxte le tripoint des frontières avec la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg. Elle est installée sur une des nombreuses cuestas qui forment la Lorraine et est bordée par la Chiers.

Géologie[modifier | modifier le code]

La formation géologique des marnes de Longwy tire son nom de la ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Du latin longus + vicus : « village allongé »[2].
  • Anciens noms[3]: Loncwich et Longwich[2] en 633, Longvic (1276), Lonwic (1290), Lonwis (1323), Loncvil (1535), Longuy (1573), Longouy (1681), Lonwic (1756), Longwi Haut et Bas (1793).
  • Longkech[4] et Lonkech en francique luxembourgeois, Langich[5] et Langwich en allemand.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de population sont l'existence d’un camp romain sur la hauteur du Titelberg, puis d’un château fort, Loncastre, centre d’un comté au VIIe siècle.

Au IXe siècle, un bourg fortifié se développa, puis au XIIe siècle apparut la ville basse, dite Neuveville.

Longwy a successivement appartenu au duché de Lorraine issu de la division de la Lotharingie puis fut vendue au comte de Bar en 1292.

Longwy fera ensuite partie du Barrois non mouvant jusqu’en 1368 où elle fut cédée, en paiement d’une dette, au duc de Luxembourg, avant d’être restituée au duc de Bar en 1378.

En 1480, à la mort de René Ier d'Anjou duc de Bar et veuf d’Isabelle de Lorraine, Longwy est réunie comme l’ensemble du duché de Bar au duché de Lorraine sous le sceptre du petit-fils du défunt, René II de Lorraine.

Attaquée en 1648 par les Français, Longwy est occupée jusqu’en 1660 avant d’être rendue pour la dernière fois au duc de Lorraine Charles IV.

Attaquée une nouvelle fois en 1670, la ville de Longwy devient française, cette annexion au royaume de France est rendue définitive par le traité de Nimègue conclu le 19 août 1678.

Siège d’un présidial (XVIIe siècle), puis d’un bailliage (XVIIe et XVIIIe siècles) et d’un évêché (fin XVIIIe siècle).

Estampe du siège de Longwy en 1792, Bibliothèque nationale de France.

À la suite de cette annexion, la ville fut fortifiée sur ordre de Louis XIV par Vauban qui y construit une ville neuve. Sous la Révolution, la ville est prise par le duc de Brunswick le 23 août 1792, ou plutôt se rend sous la pression de la population qui craint un bombardement[6]. Après la bataille de Valmy, la ville est évacuée par l’armée prussienne en bon ordre le 22 octobre[7].

Elle fut chef-lieu de district du département de la Moselle de 1790 à 1795.

Ses habitants se retrouvent chaque année dans les remparts pour se battre, une tradition issue du milieu agricole qui a toujours lieu à ce jour.

Elle est à nouveau assiégée en juillet 1815 par les troupes du prince de Hesse-Hombourg.

La ville se dote d'un réseau de tramway en 1901. Le service, interrompu par la destructions de la Première Guerre mondiale, fut repris jusqu'en 1936, date où l'exploitation fut transférée à une exploitation par autobus.

Après la Première Guerre mondiale, la ville fut décorée de la Croix de Guerre avec Palme et de la Légion d’honneur le 20 septembre 1919 :

« Sentinelle avancée à quelques kilomètres de la frontière, a eu l’honneur de jouer un rôle important aux grandes heures de l’histoire. A fait preuve, en résistant à l’envahisseur de 1914, du même héroïsme que pendant les trois sièges de 1792, 1815 et 1870. N’a succombé que sous l’effet d’un lourd bombardement, dont elle a vivement souffert, après avoir retenu devant elle d’importantes forces ennemies. A subi fièrement, pendant plus de quatre ans le joug de l’ennemi, exaspéré par sa belle résistance. »

La commune est le théâtre de combats du 10 au 13 mai 1940 entre Alliés franco-britanniques et Allemands pendant la bataille de France.

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

À partir des dernières années du XIXe siècle, Longwy est fortement marquée par l’implantation des usines sidérurgiques, qui emploieront la très grande majorité de la population active pendant près d’un siècle. En 1905, une importante grève marque ce milieu ; cette grève est réprimée par l'armée.

Le démantèlement de la sidérurgie longovicienne, jugée non-compétitive, sera amorcé par les gouvernements Barre à la fin des années 1970, et finalisé par les gouvernements socialistes du début des années 1980, l’annonce des plans de fermeture donnant alors lieu à de très violentes émeutes dans la ville (1979 et 1984 notamment)[8].

  • Après plusieurs appartenances juridiques, certaines usines de Longwy passent sous le contrôle d’Usinor (entre 1966 et 1980), puis d’Unimétal (à compter de 1985). La présentation qui suit est un extrait des données collectées à ce jour. La forge du Hollé, construite à Longwy-Bas (hameau de Senelle) date de la fin du XVe siècle ; elle dispose d’un haut-fourneau au début du XVIe siècle, mais son activité s’arrête vers 1563. En 1846/47, le baron d’Huart construit un haut-fourneau au bois sur l’emplacement du Moulin de Senelle (il fonctionnera jusqu’aux environs de 1914). Dans les années 1880, avec la construction de la Société Métallurgique de Senelle-Maubeuge, l’usine s’agrandit de l’autre côté de la voie ferrée et s’étend peu à peu dans toute la vallée. Elle compte alors trois hauts-fourneaux. À la veille de la Première Guerre mondiale, l’usine possède jusqu’à cinq hauts-fourneaux, dont trois modernes, mis à feu entre 1910 et 1912. Arrêtée pendant la Grande Guerre, l’activité de l’usine reprend ensuite ; le haut-fourneau 4 est remis en marche dès le 16 mai 1919 en présence de Louis Loucheur, ministre de l'Armement et des fabrications de guerre et d'Albert Lebrun, ministre du Blocus et des Régions libérées. En 1932, l’usine à fonte comprend quatre hauts-fourneaux, disposés en ligne, et desservis par monte-charge inclinés ; un cinquième haut-fourneau est alors en construction. En 1953, au moment où les Aciéries de Longwy fusionnent avec Senelle-Maubeuge pour former Lorraine-Escaut, on décide de privilégier le haut-fourneau en construction à Senelle (qui portera en 1960 le no 5 à Senelle). Ainsi, en août 1960, six hauts-fourneaux sont en état de marche (no 1 à 6) ; ils sont équipés de douze appareils Cowper à vannage automatique pour le chauffage du vent. L’ensemble a une capacité de production mensuelle de 80 000 tonnes de fonte Thomas. Le HF1 est mis à l’arrêt en 1963, les HF3 et 4 en 1977. L’année 1987 marque la fin des hauts-fourneaux de Senelle
  • C’est en 1881 que la société Ougrée-Marihey fonde la Société des Hauts-Fourneaux de la Chiers, qui exploite, dès 1883, deux hauts-fourneaux à Longwy-Bas et Gouraincourt; ils sont remplacés en 1911 par des installations plus modernes, et complétés par trois nouveaux hauts-fourneaux entre 1920 et 1930 (les 3-4-5). En 1955, l’usine dispose donc de cinq hauts-fourneaux. Dans la seconde moitié des années 1960, ces cinq hauts-fourneaux sont répartis en deux secteurs : les hauts-fourneaux 1, 2 et 3 à Longwy-Bas et les hauts-fourneaux 4 et 5 à Gouraincourt ; quatre de ces hauts-fourneaux sont en service, le no 3 est en cours de réfection ; le chargement se fait à l’aide de bennes Staehler transportées par des ponts à commande automatique et la production mensuelle avoisine les 60 à 65 000 tonnes de fonte. Le 3 août 1979, les hauts-fourneaux 4 et 5 de Gouraincourt sont arrêtés. Aujourd'hui, l'ancien château de direction abrite la manufacture d'émaux de Longwy Saint-Jean l'Aigle et ses ateliers d'art, son musée technologique, une bibliothèque de sept cents volumes techniques, un centre de formation aux métiers de la céramique.
  • Un haut-fourneau est érigé en 1848 à Longwy-Bas par Monsieur Limbourg, d’où son nom de Fourneau-Limbourg. Il sera reconstruit, puis exploité, ainsi que deux autres appareils, par la Maison de Saintignon jusqu’à la première guerre mondiale, après laquelle l’usine n’est pas reconstruite. La Société des Hauts-Fourneaux de Longwy et de la Sauvage, dirigée par M. de Saintignon possède également des hauts-fourneaux à Gouraincourt, dont un sera repris par la Chiers en 1921.

La fin de la sidérurgie[modifier | modifier le code]

À partir de 1978, les hauts-fourneaux sont éteints les uns après les autres et des manifestations ont lieu comme « Les flammes de l'Espoir » où des enfants de Longwy manifestaient avec des flammes en cartons. Le 3 août 1979, des rouleaux de feuillards bloquent tout le centre de Longwy et des radios clandestines font leur apparitions comme « Lorraine cœur d'acier ». Les plus importantes manifestations sont :

  • 19 décembre 1978, grand rassemblement intersyndical réunissant plus de trente mille personnes à Longwy, marquant le début des évènements sociaux de 78–79 ;
  • 5 février 1979, JT d'Antenne 2 en direct de Longwy ;
  • 20 février 1979, occupation du relais TV du Bois de Châ ;
  • 23 février 1979, occupation de la tour Eiffel ;
  • 23 mars 1979, manifestation à Paris, République-Opéra avec le soutien de tous les syndicats et des mouvements de gauche, « dégénérée » par les affrontements avec les forces de l'ordre dus en partie à l'action des mouvements autonomes ;
  • 9 juillet 1979, blocage du tour de France lors de l'étape de Tellancourt ;
  • 11 août 1979, vol de la coupe de France dans les locaux du FC Nantes.

Depuis ces évènements, l'agglomération de Longwy fait tout pour que Longwy et ses alentours ne soient pas des cités-dortoirs :

  • 12 novembre 1985, création du Pôle Européen de Développement ;
  • 2001, création d'un complexe cinématographique de 7 salles, 1330 places à Longwy-bas (le cinéma devait être installé sur le site des Maragolles sur le terrain de Lexy et être composé de 12 salles) ;
  • 2003, création d'un centre commercial avec un hypermarché et 80 boutiques ;
  • 2008 - 2010, création d'un parc commercial d'une vingtaine de magasins.

Faïences et émaux[modifier | modifier le code]

La faïencerie historique des Faïences et Émaux de Longwy fondée en 1798 crée encore de nos jours des collections traditionnelles ou contemporaines qui font appel à la créativité d’artistes et de designers de renommée nationale ou internationale.

Assiette en émail de Longwy (1962)

Population[modifier | modifier le code]

Vue depuis le belvédère de Longwy.

Ville industrielle, Longwy se développa rapidement en même temps que les industries de Lorraine. La Société des aciéries de Longwy fut fondée en 1880 par MM. Jean-Joseph Labbé, baron Oscar d’Adelswärd, comte Fernand de Saintignon (maître de forges de la Société des Hauts-Fourneaux de Longwy et La Sauvage), Gustave Raty, d’Huart Frères, Robert de Wendel.

La ville est divisée en trois sections :

Longwy-Haut : ancienne ville fortifiée, qui a été retenue en mars 2006 par le « réseau des sites majeurs de Vauban » pour faire partie de sa candidature à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, classement définitivement acquis en 2008. Les hauts remparts qui depuis le XVIIe siècle protégeaient le quartier historique selon un plan en forme d’étoile ne ceinturent plus aujourd’hui entièrement le centre de la ville haute, plusieurs portions ayant été détruites par des bombardements lors de la Première Guerre mondiale. Les destructions furent si importantes que la cité militaire fut déclassé en 1923. L’une des deux principales portes fortifiées existe toujours, au sud (porte de France), et fait figure aujourd’hui de symbole de la ville et de promenade piétonnière, pont-levis et pont à arcades permettant de franchir les fossés de Vauban. Il ne subsiste rien en revanche de la porte de Bourgogne, au nord, sinon le nom d’un quartier.

Longwy-Bas : centre administratif, lieu avorté d’un projet de ville thermale au début du XXe siècle, les eaux du sous-sol étant riches en fer. Ce projet est encore aujourd’hui parfois évoqué, ainsi que la construction afférente d’un golf (ouverture septembre 2011). Véritable centre de la ville jusqu’aux années 1980, Longwy-Bas, sise au fond de la vallée comme les usines sidérurgiques, a totalement périclité avec la disparition de celles-ci. Les gigantesques installations industrielles ayant été détruites vers 1990, il n’en reste plus actuellement que quelques rares bâtiments administratifs à l’abandon ainsi que le cœur d’un haut-fourneau, couché au milieu de la plaine arborée qui occupe désormais le centre de la cité.

Longwy-Gouraincourt : cité dite de Gouraincourt, construite pour loger le personnel des usines sidérurgiques en développement, constituée d’une cité ouvrière construite de 1882 à 1893 ; agrandie en 1900, 1905, 1907, 1910, 1913, 1929, 1930, 1932, de logements de contremaîtres édifiés entre 1863 et 1880, en 1914, 1923 et d’un logement patronal daté de 1896 situé dans un parc avec écurie et colombier ; hôpital édifié en 1896, école primaire en 1892, garderie d’enfants en 1928, école technique en 1930 ; salle des fêtes construite entre 1900 et 1908 ; propriété intégrale de la société Usinor jusqu’en 1976, la cité se privatise progressivement par rachat des logements par leurs occupants actuels. Après la fin de la sidérurgie, plusieurs rues situées à proximité immédiate des sites industriels ont été totalement rasées, de même que les usines elles-mêmes. En 1909 il y avait huit maisons d’ingénieurs et deux cents logements ouvriers, en 1973 neuf cents logements au total ; deux mille habitants en 1909, trois mille cent en 1911.

L’agglomération de Longwy s’est étendue progressivement et rejoint aujourd’hui les agglomérations à la fois de la Belgique (Aubange) et du Luxembourg (Pétange, Differdange), dont les frontières sont très proches. Mais, depuis les années 1970, la restructuration industrielle du bassin lorrain a fortement touché Longwy. En une trentaine d’années, la ville est passée de plus de vingt-trois mille habitants à moins de quinze mille, et son agglomération de plus de cinquante mille à quarante mille à peine. L’agglomération transfrontalière qui regroupe vingt-trois communes de Lorraine, de Belgique et du Grand-Duché rassemble quant à elle environ cent vingt mille habitants. On estime généralement que plus de la moitié de la population active de la région de Longwy travaille au Luxembourg. La partie française de l’agglomération tendrait à devenir la banlieue-dortoir des communes luxembourgeoises, la première proposant des logements moins chers, les secondes des emplois plus nombreux et mieux payés.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 364 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
2 328 2 212 2 118 2 548 2 358 2 430 2 530 3 353 3 213
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
4 225 5 064 6 811 6 978 7 788 9 235 9 911 11 144 9 033
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
12 101 14 811 14 131 12 150 16 578 21 929 21 076 20 131 17 338
1990 1999 2006 2011 - - - - -
15 439 14 521 14 317 14 364 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Longoviciens célèbres[modifier | modifier le code]

Longwy a également vu naître le peintre luxembourgeois Jean-Baptiste Fresez (1800-1867) La commune voisine de Réhon a vu naître Alfred Mézières (1826-1915) et Jean-Marc Reiser (1941-1983). Séverine Ferrer a vécu à Longwy

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Longwy, dont la population vote depuis plusieurs décennies à gauche, tant aux municipales que pour les élections nationales, a cependant donné la mairie à une liste UMP lors des élections de 2008, et ce à la faveur d’une triangulaire, deux listes se réclamant du Parti socialiste réunissant près de 60 % des voix, mais n'ayant pas réussi à s'entendre pour fusionner entre les deux tours. Cette situation dura jusqu'en 2014 ou l'ancien maire PS repris la mairie au maire sortant.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1924 1929 Pierre Amidieu du Clos FR Député
1935 1939 Pierre Amidieu du Clos FR Député
octobre 1947 septembre 1954 Édouard Legras    
octobre 1954 mars 1971 Léon Bassompierre    
mars 1971 mars 1977 André Wille    
mars 1977 mars 1989 Jules Jean PCF Conseiller général (1976-1994)
mars 1989 mars 2006 Jean-Paul Durieux PS Député
mars 2006 mars 2008 Jean-Marc Fournel PS  
mars 2008 avril 2014 Édouard Jacque UDI (PR) Conseiller régional
avril 2014 2020 Jean-Marc Fournel PS - Les données manquantes sont à compléter.

Media Local[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

Radio Aria FM 99.6

Événements annuels[modifier | modifier le code]

  • La Foire de Pâques

Chaque année, la foire de Pâques est le plus grand rassemblement de forains du bassin de Longwy. Elle s'étale sur deux semaines et l'ouverture a toujours lieu la veille de Pâques.

  • Le Carnaval Vénitien de Longwy

Depuis 2008, un carnaval Vénitien a lieu entre la Place Darche et Les fortifications de Vauban / Porte de France. Étalé sur deux jours, il est accompagné d'un feu d'artifice, d'ateliers pour créer ses costumes et de marchands Italiens.

  • Longwy la Nuit (anciennement Les Nuits de Longwy)

Un festival a lieu tous les ans sur Longwy avec des concerts gratuits pendant une semaine, l'endroit du concert changeant chaque soir (Place Darche, Remparts de Vauban, Porte de France, etc.), quelques grands chanteurs sont venus comme Mickey 3D ou Lussi (Nouvelle Star 2010) en juillet 2010. Le festival acquiert une notoriété de plus en plus importante.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fortification de Longwy.
Article détaillé : Ville neuve de Longwy.

Construites de 1679 à 1690, la première pierre étant posée en 1680, sous l’angle du bastion 1, dit du Faubourg. Porte de France construite en 1683, date portée (date apocryphe). Ouvrages isolés (lunettes de Bourgogne, de France et du Précipice) ajoutés entre 1730 et 1751, d’après observations des plans. Pont dormant de la porte de France reconstruit en 1760 (date portée). Perfectionnement du système défensif à partir de 1789, inachevé au moment du siège de 1792, avec construction d’un cavalier dans l’ouvrage à corne. Redoute construite sur le site de l’ancien château entre 1789 et 1792 pour commander la vallée de la Moulaine et les plateaux de Mexy et de Pulventeux. Prolongement du passage de la porte de France en 1822 (date portée par l’intrados de la voûte). Travaux de renforcement, en arrière de la demi-lune 7 et de la première porte de France, effectués en 1827 (datation par source et date portée par la tablette de la contrescarpe de la demi-lune). Restauration de la porte de France en 1859 (date portée). Escalier installé dans la gorge de la demi-lune 7 après 1870-1871. Casemate de la porte de France construite en 1883. Redoute du vieux château améliorée en 1884. Une autre redoute, dite de Romain ou du bel arbre, étant construite la même année sur le vieux chemin de Romain. Destruction en 1827 de la lunette 32, dite de Bourgogne et en 1914 de la porte de Bourgogne avec éboulement des courtines l’entourant. Percement d’une route dans le bastion 1, dit du bourg, entre 1920 et 1926, prolongée vers le nord en 1930. Destruction et comblement de toutes les parties non classées entre 1921 et 1926 puis en 1953-1954 pour permettre l’accroissement de la ville (enceinte entre bastion 3 conservé partiellement et bastion 6 conservé en totalité). Destruction de l’ouvrage à corne et de la lunette 35, dite du fort de Bitche, en 1958.Hôtel du gouverneur presque totalement détruit en 1871, pendant la guerre de 1870, puis converti en magasin à fourrage ; hôpital de siège construit entre les bastions 4 et 7 après 1870, 1871 ; casernes et pavillons militaires détruits pendant la guerre 1914, 1918, à l’exception de la caserne Ordener et de la partie est du pavillon t, actuellement occupé par les P.T.T., qui abritait alors l’armurerie, l'intendance et le casernement des B.O.A. ; marques de tâcheron ; à l’intérieur de la place forte, il y avait neuf casernes et sept pavillons abritant cinq mille hommes et huit cents chevaux, sept corps de garde, deux magasins à fourrage, un magasin à palissade, un arsenal, l’hôtel du gouverneur et cinq puits dont le puits de la place d’armes.

  • Puits
    Puits de Siège.
    de l’ancienne place d’armes construit à la fin du XVIIe siècle en même temps que la place forte, doté à l’origine d’un système à cage d’écureuil remplacé en 1857 par une pompe à vapeur, puis en 1872 par un système à piston plongeant. Abandonné en 1908-1909, au moment de l’adduction d’eau, a remarquablement résisté aux bombardements de 1914 et reste le seul existant des cinq puits de la place.
  • Château Fort,
    Tour de la Chapelle.
    probablement du XIe siècle, passé à la fin du XIIe siècle des terres du comte de Bar dans celles du duc de Lorraine, à nouveau passé dans les possessions barroises en 1292 (où il restera jusqu’à sa destruction) et constituant la place forte la plus septentrionale des terres du duc de Bar. Pris par les Français en 1646 et rasé par Louis XIV en 1672, en même temps que la fortification de la ville, pour permettre la future construction de la place forte de Longwy. Seuls subsistent des souterrains les vestiges d’une tour reconstruite probablement au XVe siècle (peut-être la tour de Malcouvert ou Maucouvert citée dans les textes du XVIe siècle) située à l’extrémité nord, on construisit en plein milieu au XVIIIe siècle une redoute devenue lieu de promenade.
  • Château de Pulventeux. Château non documenté construit sur la terre de Pulventeux, propriété de hauts fonctionnaires de Longwy et de la région depuis la fin du XVIIe siècle (prévôt, lieutenant général civil et criminel du bailliage de Longwy, subdélégué de l’intendant de Metz, gouverneur de Longwy, notaire, etc.), sans doute transformé après 1761, date de rachat par Eugène de Béthisy, gouverneur de Longwy, vendu avec le domaine à la ville de Longwy en 1960 pour y construire des lotissements puis détruit. Deux corbeilles de fleurs sculptées, provenant du château, ornent le portail d’entrée du château de la Martinière à Gorcy (Meurthe-et-Moselle)
  • Château Perbal. Château construit au XIXe siècle pour un marchand de bois de Charency-Vezin, devenu par héritage propriété de M. Nicoux, administrateur des aciéries de Micheville. Incendié lors du bombardement de la ville en 1914, a été reconstruit après la guerre puis détruit par un nouvel incendie en 1959, laissant la place à de nouvelles extensions de l’usine de Senelle-Maubeuge.
  • Château de Monplaisir. Passé entre les mains de plusieurs propriétaires au XVIIIe siècle, le château avec son vaste parc a été racheté en 1821 par Constant Margaine, percepteur à Longwy. C’est dans la partie nord du parc que sera installé en 1861 l’asile dit Margaine, dû aux libéralités de la veuve de celui-ci.
  • Château d’Industriel dit Château de Senelle. Château construit vers 1880 pour le baron Hippolyte d’Huart, cofondateur, en 1883, de la société métallurgique de Senelle-Maubeuge avec le baron Fernand d’Huart, détruit après la guerre de 1914-1918.
  • Château d’industriel dit Château Saintignon. Château construit dans le quatrième quart du XIXe siècle pour le comte Fernand de Saintignon (1846-1921), maître de forges et instigateur de la société thermale des Récollets en 1909, actuellement commissariat de police.
  • Château de Banquier dit Château Thomas. Château de style néo Renaissance construit de 1905 à 1908 pour le banquier Émile Thomas (1839, 1916), à proximité de la banque familiale fondée avant 1869, transformé en collège et lycée privés des récollets depuis 1967.
  • Château de La Faïencerie XVIIe. Château de la faïencerie détruit par incendie en 1981.
  • Monument commémoratif dit monument aux Défenseurs de la Place de Longwy. Monument aux défenseurs de la place de Longwy inauguré le 21 août 1932, érigé en souvenir des sièges de 1792, 1815, 1870 et 1914 grâce à une souscription publique et aux dons de la population régionale, des sociétés industrielles, des États belge et luxembourgeois.
  • Monument commémoratif dit monument aux Défenseurs de Longwy. Monument aux défenseurs de la ville de Longwy en 1870, érigé par souscription publique en 1878, 1879.
  • Monument commémoratif dit monument aux Défenseurs de Longwy. Monument aux défenseurs des trois sièges de Longwy (1792, 1815, 1870).
  • Monument commémoratif dit monument aux Déportés de la guerre 1914-1918,
    Monument commémoratif août 1914.
    monument franco-belge élevé en 1925, date portée, en souvenir des déportés français et belges morts dans les camps de travail allemands de Longwy pendant la guerre 1914-1918.
  • Monument commémoratif dit monument à Jeanne d’Arc. Monument commémoratif à Jeanne d’Arc élevé en 1900 (date portée), transféré vers 1925 à proximité du collège d’Hulst, entre la rue Alfred Mézières et la place du Général Leclerc, à nouveau transféré après 1960 à son emplacement actuel.
  • Ancien Hôtel de ville
    Ancienne Mairie de Longwy.
    construit de 1731 (date portée par le cartouche placé au-dessus de la porte d’entrée) à 1746. Gros-œuvre terminé en 1737, les grilles en fer forgé des trois grandes baies du premier niveau, fournies en 1746 marquant l’achèvement de la construction. Endommagé lors des sièges de 1815 et 1870, l’édifice fut détruit pendant le bombardement d’août 1914, seules les façades et les voûtes du rez-de-chaussée étant épargnées, et entièrement restauré de 1927 à 1930, les armoiries de la ville de Longwy décorant le fronton ayant été mises en place à cette époque pour remplacer les armes de France détruites à la Révolution, les grilles étant refaites dans le style des anciennes, la charpente refaite en béton. Resté hôtel de ville pour Longwy-haut et Longwy-bas jusqu’en 1914, le bâtiment n’est plus qu’une annexe de l’hôtel de ville de Longwy-Bas, le chef-lieu communal ayant été transformé à Longwy-Bas en 1925.
  • Ancienne brasserie des Religieuses. Brasserie construite en 1743, prend le vocable de Brasserie des Religieuses par référence à un couvent de la congrégation Notre-Dame situé à proximité. Reconstruction des bâtiments dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du premier quart du XXe siècle. Désaffectée entre 1930 et 1945, puis reconvertie en magasin de commerce et maison.
  • Thermes. Établissement thermal construit peu avant 1915, cédé à la chambre de la métallurgie après la fermeture de la station thermale au lendemain de la mort du comte Fernand de Saintignon, promoteur de l’entreprise, en 1921. Augmenté après 1925 d’un avant-corps à colonnade, sans doute par souci de symétrie avec les deux ailes en retour d’équerre de l’hôtel de ville.
  • Établissement de bienfaisance Saint-Gabriel dit asile Margaine ou maison de l’Ange Gabriel. Établissement de bienfaisance, dit maison de l’ange Gabriel ou asile Margaine, fondé en 1861 par Mme Constant Margaine, bienfaitrice de la ville, et installé dans une maison qui avait été construite dans le parc de son château de Monplaisir. Ayant fait don en 1862 de la totalité de sa propriété au bureau de bienfaisance de la ville, une chapelle dédiée à l’ange Gabriel est construite de 1866 à 1868 sur les plans de l’abbé Lorrain, curé de Longwy, conformément au testament de la bienfaitrice, destinée à l’usage des religieuses de saint Vincent de Paul chargées de s’occuper de l’établissement. Endommagée en 1871 puis en août 1914, seuls les murs de gros-œuvre ayant été préservés, la chapelle est rétablie dans son état primitif après l’armistice de 1918, tandis que le bâtiment de l’asile était reconstruit en 1928, par la coopérative de reconstruction de Longwy, grâce aux dommages de guerre, avant de cesser de fonctionner en 1939.
  • Tombes allemandes (1870), françaises et alliées (1914/18), françaises (1940).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église de la-Sainte-Trinité.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Mont-Carmel dite chapelle Margaine, ancienne église paroissiale de la Trinité, construite dans la ville basse par autorisation du 23 mai 1529 du duc Antoine de Lorraine et de Bar ; en très mauvais état au lendemain des guerres du XVIIe siècle, est rétablie en 1688, 1689, et agrandie de la travée droite du chœur, l’édifice remanié étant bénit le 29 mai 1689 par le curé de Longwy, Jean de Mussey, est demeure le lieu de culte de Longwy bas jusqu’en 1855, 1856, la nef étant détruite en 1857 pour permettre l’établissement de la route de Longwy bas à Longlaville (l’actuelle rue du général Pershing) ; les vestiges, donnés à madame Margaine, bienfaitrice de la ville, grâce aux dons de laquelle la nouvelle église de la Sainte-Trinité fut construite, furent transformés aux frais de celle-ci en 1858, date portée, en chapelle privée dédiée à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, un caveau étant aménagé en sous-sol pour y inhumer les membres de sa famille ; édifice restauré fin XIXe siècle puis en 1932.
  • Église Paroissiale de la-Sainte-Trinité. Église construite en 1855-1856 aux frais de madame Margaine, sur un terrain acquis par ses soins. Allongée du côté du chœur en 1923-1924 financés en partie par des collectes auprès des paroissiens, en partie par un emprunt. Elle a remplacé l’ancienne chapelle de la Sainte-Trinité, située de l’autre côté de la rue, presque en face, celle-ci étant devenue trop petite*
  • Église paroissiale Saint-Dagobert, 652 fondation de l’église paroissiale de Longwy au Mont-Saint-Martin par le duc Martin VIIe siècle, existence d’une chapelle à côté du donjon du Vieux- château. Dévastation de Longwy et de l’église en 1633 par les Suédois en 1634 par la peste en 1635 par les Polonais et en 1636 par les Français. L’église reste abandonnée jusqu’en 1650 et Longwy ne compte plus que cinquante habitants entre 1654 et 1655 restauration de l’église, 1670 siège par les Français et dévastation de Longwy et de son église, 1680 restauration de l’église construite à l’intérieur de la place forte, aux frais du roi de France Louis XIV, à partir de 1683 (date de la pose et de la bénédiction de la première pierre), 1685 démolition du Vieux-château sur ordre royal. Réparée en 1718 (date portée par un cartouche placé au-dessus du cadran lunaire). La tour menaçant ruine est réparée en 1734, puis en 1757, tandis que des contreforts sont mis en place pour soutenir le cul-de-four du chœur. 1792 siège par les Prussiens et les Autrichiens, Convertie en magasin militaire au moment de la Révolution, les escaliers du perron étant supprimés en 1793 pour y faire entrer les voitures, 1793 dévastation de l’intérieur et considérée en très mauvais état, elle est rétablie à partir de 1812. À nouveau très endommagée en juillet et août 1815 pendant le siège de Longwy (notamment la tour à trois étages servant d’observatoire aux défenseurs de la place pour suivre les mouvements de l’ennemi), bombardement de l’église 3 000 projectiles elle est rétablie et réaménagée de 1819 à 1822. Façade réparée en 1838. Église agrandie et transformée en 1866-1867, consistant à transformer la nef à vaisseau unique plafonné en nef-halle voûtée en berceau, par l’adjonction de deux rangées de piliers cylindriques, à transformer l’ancien chœur semi-circulaire en chœur polygonal voûté d’ogives avec déambulatoire, à modifier la forme des fenêtres. L’édifice ainsi transformé est consacré le 10 septembre 1867. Portail et façade en partie restaurés en 1869. Bombardée par les Prussiens le 17 janvier 1871, elle est rétablie en 1871-1872 (la tour en partie effondrée, ne comportant plus désormais que deux étages). À nouveau restaurée en 1891-1892, l’église, bombardée en août 1914 est presque entièrement détruite et restaurée en 1920 et 1926 (le classement de l’édifice au titre des monuments historiques étant intervenu le 19 mars 1921). Les travaux furent financés par les fonds de la coopérative de reconstruction des églises du diocèse de Nancy, l’église reconstruite étant inaugurée le 8 août 1926, et le maître-autel consacré à cette occasion par Monseigneur de La Celle, évêque de Nancy. 1940 quelques dégâts par obus. Cadran lunaire.
  • Église Paroissiale Saint-Jules à Gouraincourt. Église de style néo-roman construite de 1911 à 1913, aux frais de la commune, de la société des Aciéries de Longwy et des hauts fourneaux de la Chiers, la première pierre ayant été posée en juin 1911 et l’édifice bénit en 1913.
  • Chapelle Saint-Louis, annexe de l’église de Longwy-bas, élevée en 1909-1910 dans le quartier populeux de Saint-Louis, sur un terrain offert par le baron Fernand d’Huart, grâce aux libéralités des paroissiens de Longwy-Bas. Édifice modifié par la suite dans son volume originel. Détruite au mois d'août 2009.
  • Couvent de récollets. Autorisés à s’installer à Longwy en 1638, les récollets s’établissent à l’extrémité nord de la ville basse, au pied de la côté des vignes ; bâtiments aménagés ou reconstruits dans la seconde moitié du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans, Henri de Mussey étant gardien du couvent (1664, 1673) ; reconstruits dans le courant du XVIIIe siècle, l’église étant sans doute détruite à l’époque de la Révolution, actuellement école.
  • Couvent de Carmes (détruit), premier couvent de carmes établi dès 1501 dans la ville haute, avec l’autorisation du duc de Lorraine, totalement ruiné en 1636, lors de l’entrée des impériaux à Longwy, abandonné dans les années 1655-1660 au profit d’un nouveau couvent proche de la ville basse.
  • Couvent de Carmes. Leur couvent de la ville haute ayant été considérablement endommagé en 1636 et se trouvant trop éloignés de la ville, les carmes décident de se rapprocher de la ville basse et acceptent en 1661 la donation qui leur est faite par Martin Béguinet, marchand à Longwy, d'une chapelle et d’un logement y attenant, qu’il avait fait construire en 1655, au pied de la côté de Mexy, au-delà de la Chiers, proche du pont de l'hôpital, la chapelle ayant été bénite en 1657, et Louis XIV autorisant cet établissement en 1674. En 1678, ils passent convention avec les habitants de la ville pour la translation dans un pâquis que ceux-ci leur avaient donné en 1673 pour agrandir leur couvent et s'y installent peu après, l’emplacement étant plus convenable que celui où le couvent était placé. Chapelle consacrée en 1690, par le suffragant de Trèves Jean-Pierre Verhorst. Bâtiments vendus en 1798 et rachetés par Charles Régnier, Androuet, Jean-Baptiste Clauteaux et François Jacques Chevallier qui y installent dès 1798-1799, une faïencerie, vendue en 1816 à Jean Antoine de Nothomb, colonel d’un régiment de cuirassiers au service de l’Autriche, allié aux Boch, propriétaires des faïenceries d’Audun-le-Tiche, Septfontaines-les-Luxembourg et Mettlach. Passée par mariage en 1835 dans la famille d’Huart qui remanie et agrandit les bâtiments et construit un château, de l’autre côté de la route. Nouvelles adjonctions en 1931 (date portée). Bâtiments de la faïencerie rachetés par la société sidérurgique Lorraine Escaut pour s’agrandir et destruction progressive entre 1959 et 1976, l’ancienne chapelle étant détruite en 1971, le portail démonté et offert à la ville de Longwy par le baron Fernand d’Huart, remonté en 1973 dans la ville haute, à l’entrée sud, rue Mercy, adossé à un mur de casemate du bastion 1. Le Château de la faïencerie, occupé par la manufacture Saint-Jean l'Aigle en 1981, est détruit par un incendie la même année. Ne subsistent actuellement qu’une salle de four et une cheminée d’usine, construites entre 1920 et 1930 (aujourd'hui détruits).
  • Couvent de Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame (détruit), premier couvent des religieuses de la congrégation Notre-Dame fondé en 1628, par Pierre de La Mouillye, receveur de Longwy, et établi à la ville haute, dans une maison appartenant à celui-ci, située dans l’enceinte du château. Il a été transféré dans la ville basse à la suite de la destruction de la fortification ancienne, en 1672, pour faire place aux fortifications ordonnées par Louis XIV pour la défense de la nouvelle ville qui allait être construite sur les plans de Vauban à partir de 1679.
  • Couvent de Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame-de-la-Miséricorde, deuxième couvent des religieuses de la congrégation Notre-Dame transféré en 1683 ou 1684 dans la ville basse à la suite de la destruction du château et de ses fortifications en 1672 et installé dans une maison qu’elles firent aussitôt construire à côté de la chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde qui leur avait été concédée. Bâtiments reconstruits ou transformés à plusieurs reprises dans le courant du XVIIIe siècle, si l’on en croit les inscriptions formant les chronogrammes remployés dans la façade nord-est du bâtiment et le mur de clôture de la rue des Religieuses (portant le premier la date 1724, le second la date 1787) et une requête des religieuses en 1734 signalant la nécessité de rétablir tout à neuf leur bâtiment. De l’ensemble des bâtiments ne subsiste plus aujourd’hui qu’un seul corps. Actuellement maison.
  • Église neo-apostolique rue de Metz.

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée municipal, dans une ancienne boulangerie militaire (s-|XVIII) : collection d’émaux et de faïences de Longwy ; collection de fers à repasser : 3 330 pièces ; salle Paul Klein.
  • Museum privé et bibliothèque technologique de la Faïencerie Saint-Jean l'Aigle : collection de céramiques du XVII au XXIe siècle : poterie commune, terre à feu, terre de pipe, faïence stannifère, majoliques, barbotines, grès, parian, terre de lorraine, porcelaines naturelles et artificielles. Œuvres de Carrière, Clodion, Collinot, Cyfflé, Deck, Gaidan, Mougin, Schuller, Toselli, etc. Galerie contemporaine : pièces uniques de Jacques G. Peiffer (céramiques, bronze, acier inoxydable), coutellerie de collection de la forge de Fer*Roy.
  • Musée sidérurgique, arts, histoire et terroir, dans une ancienne ferme « la Grange aux Arts ».

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Longwy possède une piscine olympique, fait rare pour une ville de cette taille. Surdimensionnée (car construite du temps où les usines généraient d'importants revenus et une population plus nombreuse), elle fait l’objet depuis le changement de majorité municipale d’une campagne de rénovations et de publicité afin de mieux l'utiliser.
  • Water-polo : Porté par une nouvelle appellation depuis septembre 2010, le Grand Longwy Water-Polo permet aux amateurs de ce sport olympique de le pratiquer dans des conditions idéales. Pour les plus jeunes, cela se traduit par un véritable travail de formation via de larges créneaux d’entraînement et à travers divers formats de compétitions (masculines, féminines, voire mixtes selon les catégories d’âges). Pour les séniors (plus de quinze ans), c’est l’opportunité d’évoluer en championnat de Nationale 3 pour les longoviciens, et, à compter de la saison 2011-2012, en championnat de Nationale 2 pour les longoviciennes. http://www.glwp.fr
  • Le Paris-Longwy est un rendez-vous cyclo-touriste qui existe depuis une vingtaine d’années.

C’est une randonnée cyclotouriste d’environ trois cents kilomètres qui relie une ville proche de la capitale (Paris fut le point de départ au début, puis aux 19-20-21 et 22e éditions) à la ville de Longwy. Le déroulement de la randonnée est simple. Petit déjeuner le matin vers h 30 - h, puis départ à h (ou h selon les éditions) Une halte ravitaillement est prévue tous les 50 km. Vers 10 h 30-11 h il y a une halte pour bien manger. L’arrivée sur la place Darche est aux alentours de 19 h. Cette randonnée est ouverte à tous cyclistes ayant suivi un bon entraînement, car il faut quand même faire plus de 300 km à vélo.

  • L’équipe de basket BC Longwy-Rehon a évolué à un bon niveau. En 2010, elle était la doyenne des clubs de Nationale 1 ; ce qui la plaçait dans les 50 meilleures équipes de France. Ce club évolue dans la salle des sports Léon Bassompierre à Longwy-Bas. Quelque 170 licenciés de tous âges portent les couleurs « Coq de Roche » de la ville de Longwy.
  • La Plaine des Jeux est une infrastructure arborée et libre d'accès permettant à tous de s'adonner aux ballades, football, rugby, athlétisme. Elle comporte également une aire de jeux et un circuit pour voitures télé-commandées. Les terrains de tennis sont, eux, réservés aux membres du club.
  • Le MRC Longwy, club d'autos radio-commandées, organise tout les ans un challenge hivernal dans la salle du Cosec à Longwy-haut ainsi que le Grand-Prix des 3 Frontières, course internationale regroupant tout les meilleurs pilotes mondiaux, qui a lieu une fois par ans au mois de décembre dans la salle Léon Bassompierre. Le club compte parmi ses membres certains des meilleurs pilotes mondiaux.

Agglomération[modifier | modifier le code]

L’agglomération de Longwy s’est organisée en une communauté de communes, qui a succédé à un ancien district, associant 18 communes : Chenières, Cons-la-Grandville, Cosnes-et-Romain, Cutry, Gorcy, Haucourt-Moulaine, Herserange, Hussigny-Godbrange, Laix, Lexy, Longlaville, Longwy, Mexy, Mont-Saint-Martin, Morfontaine, Réhon, Saulnes et Ugny

Le canton de Longwy est composé de la commune de Longwy seule.

Longwy fait partie de l'Agglomération transfrontalière du pôle européen de développement.

Économie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Retour à Longwy (Roger Viry-Babel, 13 min, France 3, 1993)
  • La femme de Gilles, 2003, de Fréderic Fonteyne
  • Les Rivières pourpres 2 - Les anges de l’apocalypse (Olivier Dahan, 2004)
  • Le cri, 2006, France 2

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Les paroles de la chanson Longue vie, Longwy ont été adaptées de la chanson de Félix Leclerc Le train du nord par Michel Corringe sur son album Aldébaran.
  • Lorraine cœur d'acier est une radio qui fut fondée en 1979 pour lutter contre les fermetures d’usines dans le milieu sidérurgique. De 2007 à 2009, un groupe punk rock de Longwy avait repris ce nom en hommage.
  • La chanson de Renaud Où c’est qu’j’ai mis mon flingue évoque les émeutes de Longwy à l’occasion de la fermeture des usines : « à Longwy comme à Saint-Lazare, plus de slogan face aux flicards mais des fusils, des pavés, des grenades » (il prononce d'ailleurs « Lougouy »…)
  • Lors de la fermeture des usines sidérurgiques, le chanteur Bernard Lavilliers est venu apporter son soutien aux ouvriers à l’occasion d’un concert. Renaud a également apporté son soutien aux ouvriers à l'occasion d'un concert dans les locaux d'une usine de sidérurgie[réf. nécessaire]. Le chanteur Johnny Hallyday a été pacifiquement « enlevé » pour une visite guidée de l'aciérie de l'usine de la Chiers la nuit du 7 au 8 mars 1979, il a déclaré à cette occasion : « c’est l’enfer ici »[12]. Enfin, la Coupe de France a été volée la nuit du 8 au 9 août 1979 par une « délégation » de syndicalistes de la CFDT dans les locaux du FC Nantes afin d’attirer l’attention des médias sur le sort des ouvriers.
  • Dans ses Mémoires d'outre-tombe, François-René de Chateaubriand relate son passage par la ville de Longwy pendant la période révolutionnaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994, p. 104.
  2. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France (1990)
  3. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  4. Zesummegestallt vum Henri Leyder - Lëtzebuerger Marienkalender 1997 - iwwerschaft 3/2011.
  5. J. Perthes - Geographischer Anzeiger (1915)
  6. Jean Delmas (historien) (directeur), De 1715 à 1870, Presses universitaires de France, Paris, 1992, in André Corvisier (directeur), Histoire militaire de la France, ISBN 2-13-043872-5, p 263-264
  7. Jean Delmas, op. cit., p 264
  8. 1979 : La « république populaire de Longwy » dans Alternative libertaire de mars 2009
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. À ne pas confondre avec l'illustre famille comtale belge d'Oultremont.
  12. http://www.republicain-lorrain.fr/meurthe-et-moselle/2012/05/23/le-jour-ou-johnny-a-ete-enleve

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Boucon, Longwy: sentier découverte de la place-forte de Vauban, Patrimoine du pays de Longwy, 2000.
  • Jean Boucon, La route du fer, Patrimoine du pays de Longwy, 2001.
  • Jean Boucon, Sur les pas de Vauban en Lorraine et au-delà des frontières, Serpenoise, 2007.
  • Olivier Cortesi, La grande histoire de Longwy, Cœur d’Occident éditions, 2008.
  • Olivier Cortesi, La grande histoire de Longwy, Tome 2, Cœur d'Occident éditions, 2009.
  • Olivier Cortesi, La grande histoire du Pays de Longwy, Tome 3, Cœur d'Occident éditions, 2011.
  • Georges Gay, Le dernier siège de Longwy : 1914, Cœur d’Occident éditions (éditions Olivier Cortesi).
  • Louis Hublau, Voyage Au Bout de Longwy, Serpenoise éditions, 2002.
  • Louis Hublau, Le Géant Terrassé, Fensch Vallée éditions, 1999.
  • Louis Hublau, Fontaines et Lavoirs en Pays-Haut, Office du Tourisme de Longwy éditions, 2006.
  • Louis Hublau, Diaporama Vieux Château de Longwy, Vieux Longwy-Haut, 2010.
  • Louis Hublau, Diaporama la fin de la sidérurgie 1978 à 2010, L'Hiver des Hommes du Fer, 2011.
  • Louis Hublau, "Diaporama la Place Forte de Longwy", 2012.
  • Louis Hublau, Diaporama les quatre sièges de Longwy et Longwy, saillant avancé de 1939-45, 2012.
  • Lucien Gastaldello, Longwy La Ville, Paroles de Lorrains, 2009.
  • Lucien Gastaldello, Plus haut, plus loin, plus fort, tout le sport à Longwy, Paroles de Lorrains, 2011.
  • Jacques G. Peiffer, Longwy, Des émaux et des oiseaux, Éditions Serpenoise, Metz, 2010
  • Jacques G. Peiffer, Bleu Longwy, Images des Orients, Écrits d’Occident, Coédition Musée Saint-Jean l’Aigle / G. Klopp, Luxembourg, 2003
  • Jacques G. Peiffer, Céramiques de Longwy du XIXe siècle, étude Binoche, Paris, 1999, Catalogue de la vente Warin, Hôtel Drouot, Paris, 23 avril 1999
  • Jacques G. Peiffer, Longwy, Faïence et Émaux, le Livre d’Or du Bicentenaire, Éditions Serpenoise, Metz, 1998
  • Jacques G. Peiffer, Émaux, d’Istanbul à Longwy, L'Europe de la Faïence, G.K, Metz/Paris, 1996,
  • Jacques G. Peiffer, La faïencerie de Longwy : Essai analytique, s. e, Longwy, 1977

Liens externes[modifier | modifier le code]