Recques-sur-Hem

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Recques-sur-Hem
la mairie
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Blason de Recques-sur-Hem
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Ardres
Intercommunalité Communauté de communes de la Région d'Audruicq
Maire
Mandat
Gérard Louguet
2014-2020
Code postal 62890
Code commune 62699
Démographie
Population
municipale
581 hab. (2011)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 50′ 09″ N 2° 05′ 24″ E / 50.8358333333, 2.0950° 50′ 09″ Nord 2° 05′ 24″ Est / 50.8358333333, 2.09  
Altitude Min. 3 m – Max. 46 m
Superficie 5,41 km2
Localisation

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Liens
Site web recques-sur-hem.fr

Recques-sur-Hem est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale.

Le territoire, petit en surface (environ 5 km2), est coupé du nord-est au sud-ouest par la ligne TGV de l'Eurostar, reliant Londres via la gare de Calais-Fréthun et Lille. La gare la plus proche est celle d’Audruicq, à 6,6 km, mais sur une ligne TER. L’autoroute A26 est à 2,5 km. Saint-Omer est à 19 km par la route, Calais à 27 km, Tournehem-sur-la-Hem à 4,8 km.

Topographie, hydrographie et géologie[modifier | modifier le code]

Les pentes douces du relief, dont l'altitude varie de 3 à 46 mètres, sont les dernières pentes de l'Artois, au nord, avant les Flandres.

La Hem coule dans la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Recques-sur-Hem
Zutkerque Polincove
Recques-sur-Hem Muncq-Nieurlet
Zouafques Nordausques

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il y a deux Recques en Pas-de-Calais, Recques-sur-Course et Recques-sur-Hem. Le 14 juillet 1918, afin d'éviter la confusion avec Recques-sur-Course, la commune change le nom en Recques-sur-Hem.

Une étude comparative sourcée du toponyme Recques mentionne la liste suivante pour Recques-sur-Hem : Reka en 857; Recca en 877; Reclca (lire Recca) en 1084; Reche en 1145; Recha en 1174; Rec en 1271; Rech en 1300; Rek en 1322; Reck en 1333; Recques en 1789, tout en mentionnant que le nom Reka de 857 pourrait concerner Recques-sur Course. Selon la même étude, un ancien nom pour une branche de la rivière Hem est Le Recque, vers 1148 mentionné ainsi : Aqua que appellatur Reche[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Champ Maniez à Recques-sur-Hem est un site du premier âge du Fer[2].

Recques existait avant le IXe siècle siècle. C'était en 987 une des douze pairies de Guînes[3]. Hugues de Recques, vicomte en 1145, est en 1160 un des principaux seigneurs du comté de Guînes.

Dalle funéraire de Jacques Delattre, seigneur de Nœufrue, dans l'église Saint-Wandrille

Recques a possédé trois châteaux : le Château de Cocove est mentionnée dès 1084 (Cukehova)[4], Vrolant dès 1262 et Neufrue (Le Neuve Rue) dès 1473[5],[6].

Cuchove étant un fief du château de Tournehem, la cour féodale pour Recques était au château de Vrolant. Pendant la Guerre de Cent Ans, ce château, selon les Chroniques de Froissart « une forte maison séant sur la rivière, que l'on dit Frolant », est pris en 1380 par les troupes anglaises[7].

Le troisième château, Le Neuve Rue, fondé ver 1473, tombait sous Vrolant et appartenait à la famille Delattre. Des trois châteaux médiévaux il ne reste pas grand-chose. Le château actuel de Cocove est une construction du XVIIe siècle. Le château de Vrolant fut détruit en 1595. Les descendants Delattre ont au XIXe siècle intégré le domaine de Neuve Rue dans la distillerie-sucrerie Delattre.

Vrolant a toujours dépendu de la paroisse de Recques. Recques était déjà au IXe siècle titulaire d'un autel, puis une église fut construite en 1361. En 1637, pendant la Guerre de Trente Ans, les troupes françaises prenaient revanche sur les troupes espagnoles, en ravageant plusieurs villages autour d'Audruicq. À Recques, plusieurs maisons et l'église furent détruites[8]. Peu après, l'actuelle église Saint-Wandrille fut construite sur l'emplacement de l'église détruite. La voûte date de 1661. Elle est l'une des plus vieille églises de la communauté de communes de la Région d'Audruicq CCRA[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Recques-sur-Hem dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Christian Pette    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 581 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
410 407 427 506 524 528 459 452 421
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
445 450 416 375 342 358 368 381 420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
409 412 402 384 393 373 402 351 366
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
380 359 325 355 409 504 584 607 581
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,6 %, 15 à 29 ans = 15,8 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 12,8 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 24,8 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 23,4 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 15,8 %).
Pyramide des âges à Recques-sur-Hem en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,3 
3,9 
75 à 89 ans
5,3 
8,6 
60 à 74 ans
10,2 
18,7 
45 à 59 ans
22,1 
25,0 
30 à 44 ans
23,4 
15,8 
15 à 29 ans
13,9 
27,6 
0 à 14 ans
24,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’or aux deux bandes ondées d’azur, au château essoré d’argent de deux tours couvertes girouettées du même, maçonné de sable, brochant sur le tout.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Wandrille, (re)construite après les guerres de religion. La voûte date de 1661, la nef de 1688, le clocher est ajouté en 1881. Les vitraux, le maître-autel et les retables datent du XIXe siècle. L'église est décorée avec des statues et des bannières de procession.
  • La chapelle Notre-Dame-des-Bois, lieu de pèlerinage. Le jour de pèlerinage annuel est le 15 août.
Selon la légende, une statue en marbre de la Vierge à l'Enfant dans un tronc d'arbre était objet de culte depuis des siècles. Pour cette statue, une chapelle a été construite sur le territoire de la commune de Muncq-Nieurlet. La chapelle est détruite à la Révolution, mais la statue a été sauvée[14]. En 1851, une nouvelle chapelle en béton a été construite, cette-fois-ci sur le territoire de la commune de Recques. En 1862-83, la chapelle a été agrandie depuis, mais, bâtiment trop lourd, elle se défonce et elle a dû être renforcée. La statue de marbre est gardée sur un endroit secret. Dans la chapelle est exposée une statue remplaçante, sculptée en bois par un artiste local.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (nl) Archief Kennemerland, 2012.
  2. G.Blanquaert, « Le site du premier âge du Fer du "Champ Maniez" à Recques-sur-Hem (Pas-de-Calais) », dans Bulletin de la Société préhistorique française, Volume 89, 1992, pages 459-460.
  3. J. F. Henry, Essai historique, topographique et statistique sur l'arrondissement communal de Boulogne-sur-Mer, 1810, page 274
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes, dialectales, Volume 2, page 820
  5. Jacques Thiébaut, Le Guide des châteaux de France: Pas-de-Calais, 1986 Page 171
  6. (nl) Jozef van Overstraeten, De Nederlanden in Frankrijk: Beknopte encyclopedie, 1969, page 455
  7. Les chroniques de Froissart, Livre II, chapitre LXVà lire en ligne.
  8. Pierre-Jean-Marie Collet, Notice historique sur l'état de Calaisie, de l'Ardrésis et des pays de Brevenarde et de Langle, 1833, page 268.
  9. Christian Defebvre, Les églises témoins de l'Histoire de la Région d'Audruicq Oye=Plage, brochure de la CCRA, 2012
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Recques-sur-Hem en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  14. Notice sur les lieux et chapelles de la Vierge et le culte marial en Ardrésis 1954