Embry

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Embry
La mairie-école.
La mairie-école.
Blason de Embry
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Fruges
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Fruges et environs
Maire
Mandat
Philippe Deram
2014-2020
Code postal 62990
Code commune 62293
Démographie
Population
municipale
253 hab. (2012)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 29′ 37″ N 1° 58′ 05″ E / 50.4936111111, 1.9680555555650° 29′ 37″ Nord 1° 58′ 05″ Est / 50.4936111111, 1.96805555556  
Altitude Min. 55 m – Max. 177 m
Superficie 11,69 km2
Localisation

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Embry est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Embry
Saint-Michel-sous-Bois Rimboval
Humbert Embry Créquy
Saint-Denœux Boubers-lès-Hesmond

Hesmond

Royon

Lebiez

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Embriaco (826), Embrica (868), Embri (1156), Embry (1793).
  • Embreke en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis longtemps existait à Embry un château-fort à la sortie du village en direction du sud-ouest. Les détenteurs étaient les membres de la famille de Renty (voir Renty) et celui qui s'y installa à grands frais fut Oudart 1er, chevalier de Renty. Baudouin de Renty, père d'Andrieu et de Oudart, a résidé dans ce château froid et austère, humide et sombre, durant les ravages qu'ont causé certaines guerres avant et au début de la Guerre de Cent Ans. Mais celui qui en devint le chatelain fut son fils Oudart. Il y vécut avec son épouse Catherine d'Azincourt et y eurent descendance.

Le village d'Embry était basé le long de la rivière, petit affluent de la Créquoise et l'est resté de nos jours. La culture de jonc sur les rives permettait de couvrir les maisons et les fleurs endémiques de la région, comme certaines orchidées sauvages ou lys d'Artois qui ne se voyaient que dans ce canton.

Le château se composait d'une tour donjon renforcée par des arcs-boutants à la base et des créneaux en chef. À côté, une muraille fermait une basse-cour où deux petits baraquements servaient à abriter les écuries et les communs. Le tout était cerné d'eau courante dans un large fossé. Cette eau venait d'une source qui jaillissait par chance exactement dans le fossé. A la lisière du bois de Créquy, ce château a d'abord été une motte féodale où s'érigeait un donjon de bois. Puis au XIIe siècle a été construit un nouveau donjon pratiquement carré. Au XIIIe siècle, on lui ajouta des angles de pierre en pointes de diamant. Le donjon fut renforcé et l'on ouvrit un peu plus les fenêtres du haut. Les armoiries de la ville ont pris celle de Renty mais portent le chevron de la branche cadette. C'est de cette branche que la plupart des Renty d'aujourd'hui descendent.

De nos jours, l'ancien château a disparu, détruit par les guerres, le temps et les décisions politiques du XVIIe siècle. Il n'en reste qu'un monticule perdu dans les bois où de vagues traces de pierres et le fossé témoignent encore de sa présence par le passé. Par contre, si l'on parle de château à Embry, on vous indiquera un manoir du XIXe siècle construit en brique et tout proche de l'église.

L'église d'Embry est indéniablement d'époque médiévale, tout au moins pour une grande partie. Elle a été ensuite rénovée à la Renaissance par Eustache II de Renty, descendant de Oudart et qui vivait à Embry. Il avait offert une cloche, privilège seigneurial accordé par le roi à un fidèle chevalier, que ce dernier s'empresse d'offrir au clocher de son village pour s'accorder les bontés du pays et une part de la dîme. Une sorte de petite défiscalisation de l'époque. Les seigneurs payaient à l'époque jusqu'à plus de 50 % d'impôts sur leurs différents revenus et devaient en outre dépendre de l'ost, service militaire à vie au bénéfice du roi à chaque fois que ce dernier le réclamerait.

Le village est paisible de nos jours et il fait bon y vivre grâce à toutes ces sources qui ont fait la richesse de l'Artois et maintiennent un climat doux.

Une chocolaterie non loin, à Beussent, fait la fierté du canton.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Embry dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1987 Léon Baillet   Décédé en fonction
1987[2] 2014[3] Francis Verhamme DVD Employé à La Poste
2014[4],[5] en cours
(au 4 janvier 2015)
Philippe Deram   Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 253 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
681 666 725 744 761 785 738 719 654
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
644 630 667 669 659 555 568 601 608
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
591 531 481 423 379 355 394 368 360
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
349 316 288 251 226 203 224 230 253
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 10,8 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 30 %) ;
  • 47,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 12,7 %, 30 à 44 ans = 15,5 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 29,1 %).
Pyramide des âges à Embry en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
0,0 
5,0 
75 à 89 ans
9,1 
24,2 
60 à 74 ans
20,0 
21,7 
45 à 59 ans
21,8 
19,2 
30 à 44 ans
15,5 
10,8 
15 à 29 ans
12,7 
18,3 
0 à 14 ans
20,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’argent au chevron de gueules accompagné de trois doloires du même, deux en chef et un en pointe

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin.
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Oudart 1er de Renty qui fut l'un des chevaliers les plus encensés et les plus critiqués du XIVe siècle durant la Guerre de Cent Ans opposant les Français aux Anglais liés aux Flamands. De nombreux ouvrages le citent dans ces revirements de vassalité envers le roi de France et le parti opposé.

Eustache II de Renty qui fut l'un des constructeurs d'une partie du village dont ces maisons ont malheureusement aujourd'hui disparu.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. « Embry : finalement, Francis Verhamme passera la main : L’annonce de Francis Verhamme de ne pas briguer un nouveau mandat électif, dimanche à l’occasion de la présentation des vœux à la population, a fait l’effet d’une bombe à Embry. En effet, même si on le sentait un peu hésitant, il avait choisi dans un premier temps de repartir à nouveau pour un sixième mandat de maire », La Voix du Nord,‎ 30 janvier 2014 (lire en ligne).
  3. « Le bilan des maires: à Embry, Francis Verhamme s’est efforcé de «maintenir les bâtiments en état» : À 61 ans, Francis Verhamme, retraité de la Poste, termine son cinquième mandat de maire. Il est également président du Syndicat des eaux de l’Embryenne depuis 27 ans et délégué communautaire et au syndicat mixte du centre de traitement et de tri (SMTT) de Beaurainville », La Voix du Nord,‎ 26 novembre 2014 (lire en ligne).
  4. « Embry : Philippe Deram passe un grade et devient maire : Francis Verhamme ne se représentant pas, sa succession a suscité quelques vocations avec l’entrée en force de deux nouveaux et jeunes conseillers. », La Voix du Nord,‎ 10 avril 2014 (lire en ligne).
  5. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ 3 juillet 2014 (consulté le 4 janvier 2015)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  8. « Évolution et structure de la population à Embry en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)