Pihen-lès-Guînes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pihen-lès-Guînes
La mairie.
La mairie.
Blason de Pihen-lès-Guînes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Calais
Canton Guînes
Intercommunalité Communauté de communes du Sud-Ouest du Calaisis
Maire
Mandat
Jean-Luc Marot
2008-2014
Code postal 62340
Code commune 62657
Démographie
Gentilé Pihenois
Population
municipale
473 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 52′ 20″ N 1° 47′ 15″ E / 50.8722222222, 1.7875 ()50° 52′ 20″ Nord 1° 47′ 15″ Est / 50.8722222222, 1.7875 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 121 m
Superficie 9,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Pihen-lès-Guînes

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Pihen-lès-Guînes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pihen-lès-Guînes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pihen-lès-Guînes
Liens
Site web pihen-les-guines.fr

Pihen-lès-Guînes est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Pihenois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée de la commune.
Communes limitrophes de Pihen-lès-Guînes
Bonningues-lès-Calais Saint-Tricat
Saint-Inglevert Pihen-lès-Guînes Hames-Boucres
Landrethun-le-Nord Caffiers

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Pihen apparaît pour la première fois dans la charte de fondation de l'abbaye d'Andres en 1084, sous la forme Pithem, du germanique pit (puits) + heim (habitation, village), devenu PIHEN par amuissement du T. On écrit -HEN dans le Calaisis et le Boulonnais, -HEM ailleurs. Pihem (près de Wizernes) est le même mot que Pihen, ce qui entraîna de nombreuses erreurs dans l'acheminement du courrier et amena la commune à modifier son nom en Pihen-lès-Guînes en 1923.

Il n'est pas douteux que le village soit très ancien. On aurait retrouvé des sépultures remontant à l'époque du haut Moyen Âge, notamment des sépultures en forme de sarcophages et des squelettes reposant directement sur la craie. Des tuiles très épaisses, façonnées à la main, ont été à plusieurs reprises remontées à la surface d'un champ par le soc d'une charrue. Témoins de temps beaucoup plus reculés, des défenses de mammouth et un crâne de rhinocéros furent mis au jour lors de la construction de la route départementale.

À noter "l'étoile itinéraire" que constitue le centre du village où viennent aboutir 7 chemins, dont plusieurs remontent au Moyen Âge. La commune est traversée de part en part sur un axe est-ouest par une voie antique que l'on considère comme romaine, branche dérivée, à Guînes, de la Leulène (ou chemin de Leulingue) qui va en droite ligne de Thérouanne à Sangatte. Cette branche dérivée de voie romaine relie Guînes à Wissant qui était un port d'embarquement vers l'Angleterre très fréquenté au Moyen Âge. Ce chemin est une portion de la Via Francigena, chemin de pèlerinage qui reliait Canterbury (ou Cantorbéry) à Rome dont Sigéric, archevêque de Canterbury de 989 à 994 fait la plus ancienne description en 990 lors de son retour de Rome. Cet itinéraire, en 80 étapes d'environ 20 km, est connu par un manuscrit. C'est sur la base de cet itinéraire, plus anciennement attesté même que celui de Compostelle, qu'a été balisé l'itinéraire actuel.

Au Moyen Âge, Pihen fit partie du Comté de Guînes, puis demeura aux Anglais de 1347 à 1558, comme toutes les paroisses du Calaisis. Après la libération par François, deuxième duc de Guise, en 1558, Pihen fait partie du "pays reconquis" : après le départ des colons anglais établis depuis la capitulation de Calais en 1347 et l'expulsion des propriétaires français, il faut répartir les terres entre leurs nouveaux propriétaires. En 1560 on compte onze propriétaires sur une surface de 1307 mesures environ pour quinze propriétaires en 1585 se partageant environ 2000 mesures (actuellement 925 hectares).

Les tribulations de Pihen n'étaient pas terminées pour autant. À cette époque, les rois de France et d'Espagne étant en guerre, le territoire de Pihen était dans la zone des combats, les Espagnols venant de la Flandre voisine qui était alors en leur possession. Un jour on était aux Français et le lendemain on pouvait se retrouver Espagnol. Ce qui fut le cas de 1596 à 1598. L'ancienne église, du XIIIe siècle, en fit les frais puisqu'elle fut incendiée à cette époque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Pihen-lès-Guînes dans son canton et son arrondissement
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1983 Jean-Charles Level    
1983 1995 Pascal Potterie    
1995 2001 Thierry Calais    
mars 2001 2008 Christian Drincqbier    
mars 2008 en cours Jean-Luc Marot    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 473 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381 387 417 476 512 512 502 485 488
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
463 423 455 431 420 402 486 474 514
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
543 488 555 534 403 366 391 358 365
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
367 349 309 357 413 394 477 489 473
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique

>

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 26,2 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 23 %, 45 à 59 ans = 22,3 %, plus de 60 ans = 11,7 %) ;
  • 47,6 % de femmes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 15,9 %).
Pyramide des âges à Pihen-lès-Guînes en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
3,9 
75 à 89 ans
8,2 
7,8 
60 à 74 ans
7,7 
22,3 
45 à 59 ans
22,7 
23,0 
30 à 44 ans
22,3 
16,8 
15 à 29 ans
18,5 
26,2 
0 à 14 ans
20,6 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Pihen-lès-Guînes.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : de gueules à l’aigle d’argent, surmontée d’une couronne de baron du même.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
  • L'église Notre-Dame de l'Annonciation

L'église était anciennement placée sous le vocable de la Nativité de la Sainte Vierge.

De l'édifice du XIIIe siècle ne subsiste plus que le chœur. De forme polygonale à trois pans, il est éclairé par des fenêtres à lancette. Ses voûtes à nervures sont supportées par des colonnes dont le fût très mince est accolé aux angles de la construction et surmontés de chapiteaux qui forment crochets. Les murs sont en craie taillée, sur les angles du chevet s'appliquent des contreforts peu saillants dont la base se perd dans les sous-bassements de l'église.

D'après les notes de l'abbé Haigneré (historiographe du Pas-de-Calais du XIXe siècle), une tour se trouvant entre le chœur et la nef présentait des arcades romanes dans sa partie basse. Cette tour n'existe plus. La nef a été reconstruite vers le milieu du XIXe siècle. Un clocher qui fait porche la précède. Celui-ci abrite deux cloches qui portent des inscriptions relatives à leur baptême.

Grosse cloche : Eugénie, 1836, bénite par Mr Lattaignant, curé de Pihen. Parrain : Roger, baron de Colbert de Castel Hill. Marraine : Eugénie Podevin, née Devin des Ervilles. Mr Adolphe Podevin-Carpentier étant maire de Pihen.

Petite cloche : Augustine-Georgina, 1888, bénite par Mr Gallais, curé doyen de Guînes. Parrain : M. Georges Van Robais. Marraine : Augustine Mollien Devin des Ervilles. Mr Eugène Rémy étant curé et M. Férréol, maire.

La croix de fer surmontant le clocher est cantonnée par des spirales donnant la date de 1826

Les notes de l'abbé Haigneré signalent plusieurs épitaphes anciennes dont celle sur une dalle en pierre bleue de Marquise dans le pavage de la basse église portant le nom de Bernard Cannet, marchand à Boulogne-sur-Mer, décédé le 3 janvier 1709. En 1970, la réfection du dallage du chœur, une pierre tombale très bien conservée a été mise à jour portant le nom d'Adrien le Roy, décédé le 8 septembre 1634.

L'ancien cimetière, qui entourait l'église, compte plusieurs pierres tombales anciennes en pierre grise de Marquise, ainsi celles d'Alexandre-Roger de Colbert de Castel Hill, décédé au château de la Rocherie le 19 juillet 1829 et de François de Reynaud d'Arnaud.

Le nouveau cimetière, transféré depuis assez longtemps, est situé à quelques distances dans l'ancien "Courtil des Rois". La croix du cimetière fut érigée le 27 juin 1875 par Alphonse de Guizelin et sa femme Louise de Montbrun.

  • Le château d'Alenthun
  • Le manoir du Beauregard
  • Le château de la Rocherie
  • Le château de la Quennevacherie
  • L'ancien moulin

Situé sur la hauteur, sur la route de Bonningues-lès-Calais existe toujours une tour ruinée qui autrefois était un moulin à vent.

Ce moulin construit en brique de sable sur fondation de pierre de Landrethun date de 1839. Certaines anciennes cartes postales lui donnent le nom de "moulin Lay" ou "moulin Lay-Tristam". Près de l'entrée tournée vers Calais une niche datée de 1879, encore visible, abritait une statue en bois peint représentant saint Donat (l'iconographie de ce saint le représente avec des cheveux et une barbe semblables à ceux du Christ, les bras à l'horizontale (tendus en avant), la main droite tenant un glaive, pointe en l'air.

Il s'agissait d'un moulin de type "tour", celui-ci a généralement un corps fixe en pierre ou en briques, surmonté d'une toiture pouvant pivoter, seule, sur 360°. Elle supporte les ailes et abrite le rouet et la lanterne. Pour mettre les ailes face au vent, l'arrière du moulin est équipé d'une guivre (queue) descendant jusqu'au sol à la disposition du meunier. Des cartes postales anciennes montrent que les ailes sont de type "flamand" : les ailes sont dissymétriques, chacune d'elles peut atteindre jusqu'à 12 mètres, créant une envergure de 24 ou 25 mètres. Le côté droit est équipé de planches inclinées formant le bord étroit de l'aile, le côté gauche se compose d'un quadrillage de barreaux et de lattes.

  • Cimetière du Commonwealth britannique
Le monument aux morts.
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]