Sallaumines

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Sallaumines
La mairie de Sallaumines
La mairie de Sallaumines
Blason de Sallaumines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Lens-Est
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Christian Pedowski
2014-2020
Code postal 62430
Code commune 62771
Démographie
Gentilé Sallauminois
Population
municipale
9 649 hab. (2011)
Densité 2 526 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 13″ N 2° 51′ 47″ E / 50.4202777778, 2.8630555555650° 25′ 13″ Nord 2° 51′ 47″ Est / 50.4202777778, 2.86305555556  
Altitude Min. 27 m – Max. 54 m
Superficie 3,82 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-sallaumines.fr

Sallaumines est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010. La commune a été de la fin du XIXe siècle jusqu'à la fin des années 1980 un grand centre minier, puisque la Compagnie des mines de Courrières y a ouvert ses fosses nos 4 - 11, 5 - 12 et 13 - 18. Une avaleresse no 5 a même été tentée sans succès.

Ses habitants sont appelés les Sallauminois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sallaumines
Lens Loison-sous-Lens Noyelles-sous-Lens
Sallaumines Fouquières-lès-Lens
Avion Méricourt

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de la catastrophe de Courrières, après attaque de la ville par l'armée allemande en 1914

L'histoire de la région reste marquée par la catastrophe minière dite Catastrophe de Courrières qui fit 1099 morts le 10 mars 1906 sur les territoires de Billy-Montigny, Méricourt et Sallaumines, puis par la Première Guerre mondiale qui a ravagé une grande partie de la région (classée zone rouge lors de la reconstruction).

Exploitation minière[modifier | modifier le code]

La ville de Sallaumines se situe entièrement sur la concession des mines de Courrières. Cette compagnie y a exploitée trois fosses, Fosse 4, Fosse 5 et Fosse 13.

Les travaux du puits n°4 ont commencé en mars 1865 à Sallaumines. La fosse est terminée à la fin de 1867. Le diamètre du puits est de quatre mètres. La houille contient 34 à 40 % de matières volatiles. Le puits n°11 est ajouté à partir de 1898, et est fonctionnel en 1901. La fosse est touchée en 1906 par la Catastrophe de Courrières, dont le souvenir est encore marqué aujourd'hui, notamment par plusieurs odonymes dans les communes concernées (cf. Dix-Mars Page d'aide sur l'homonymie).

Une seconde catastrophe se produit le lundi 19 avril 1948, une explosion a lieu dans le puits 11. Les installations du jour sont endommagées à cause de l'effet de souffle, la cage est coincée dans le chevalement. Cette catastrophe provoque la mort de seize personnes, et en blesse grièvement 33.

Après que l'exploitation du gisement a été concentrée sur la fosse n°3/15 en 1954, la fosse cesse son activité, le puits n°11, profond de 531 mètres, est remblayé et sa machine d'extraction installée au puits n°24 à Estevelles. Les chevalements ont été abattus en 1962, date à laquelle le puits n°4 est remblayé. Le carreau a ensuite servi de parc à bois central pour le Groupe d'Hénin-Liétard jusqu'à l'arrêt du dernier siège du Groupe, en 1990/91, les derniers bâtiments de la fosse sont détruits. Une voie rapide a été aménagée et coupe la fosse en deux parties. En 2011, l'ancien carreau de mine est réhabilité avec la construction de nouveaux logements.

Un premier puits, dit avaleresse n°5, est tout d'abord creusé sur le site, à Sallaumines, mais il est abandonné à la profondeur de 24 mètres. Un second puits, dit fosse n°5, a été ouvert à cinquante mètres du premier, à l'aide d'une tour en tôle que l'on a descendu jusqu'à 35 mètres du sol. On épuise jusqu'à 1 300 mètres cubes d'eau à l'heure, au moyen de trois pompes, dont deux de 55 centimètres et une d'un mètre de diamètre, marchant avec une course de trois mètres. Le diamètre du puits est de 4,50 mètres. Le siège est ouvert à partir du 15 mai 1877. Il porte le nom de Constant Mathieu, directeur de la Compagnie. Le puits n°12 est ajouté en 1905.

Les puits n°5 et 12, respectivement profonds de 676 et 823 mètres, ont été remblayés en décembre 1988. Les principales installations ont été démolies en 1990. Subsistent encore de nos jours, les bains douches et la lampisterie, occupés par les services techniques de la ville de Sallaumines, les magasins de stockage, la salle de paye et le logement de concierge sont encore visibles mais abandonnés et vandalisés. L'ancien site minier est en cours de réhabilitation est intégré à la Zone Industrielle de la Galance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1953 1986 Jules Tell PCF Conseiller général (1966-1988)
1986 mai 2010 Gilbert Rolos PCF Vice-président de la Communaupole
mai 2010 en cours Christian Pedowski PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

Sallumines dans son canton et son arrondissement

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 649 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
125 132 148 183 191 182 186 173 190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189 343 495 540 765 1 339 1 650 2 057 2 767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 497 4 994 8 215 3 565 14 049 14 749 12 488 13 102 14 541
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
15 335 14 768 12 971 12 081 11 036 10 677 10 413 9 649 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,6 %, 15 à 29 ans = 21,8 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 15,6 %) ;
  • 52,3 % de femmes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 18,1 %, plus de 60 ans = 22,9 %).
Pyramide des âges à Sallaumines en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,7 
75 à 89 ans
10,4 
9,7 
60 à 74 ans
11,8 
19,8 
45 à 59 ans
18,1 
18,3 
30 à 44 ans
17,4 
21,8 
15 à 29 ans
20,5 
24,6 
0 à 14 ans
21,1 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sallaumines.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’azur au terril de sable, au puits de mine de gueules, ajouré d’argent, senestré d’une cheminée d’usine du même, le tout brochant sur le terril, surmonté d’une colombe essorante d’argent tenant en son bec un rameau du même.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Max Immelmann : un des as de la chasse allemande pendant la 1re guerre mondiale. Il fut le 1er pilote à recevoir la croix prussienne tant convoitée " pour le mérite" d'où le surnom de la" blaue Max" pour cette prestigieuse décoration qui était de couleur bleue et écrite en français. Immelmann fut tué en combat au-dessus de Sallaumines

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec Trbovlje, ville de Slovénie

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]