Éterpigny (Pas-de-Calais)

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Éterpigny
La place Michel de Warenghien.
La place Michel de Warenghien.
Blason de Éterpigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Vitry-en-Artois
Intercommunalité Communauté de communes Osartis Marquion
Maire
Mandat
Régis Baes
2014-2020
Code postal 62156
Code commune 62319
Démographie
Gentilé Sterpiniens
Population
municipale
238 hab. (2011)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 15′ 31″ N 2° 58′ 50″ E / 50.2586111111, 2.98055555556 ()50° 15′ 31″ Nord 2° 58′ 50″ Est / 50.2586111111, 2.98055555556 ()  
Altitude Min. 41 m – Max. 67 m
Superficie 3,49 km2
Localisation

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Éterpigny

Éterpigny est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Sterpiniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Éterpigny
Sailly-en-Ostrevent Étaing
Rémy Éterpigny
Haucourt Dury

Toponymie[modifier | modifier le code]

Eterpigny, anciennement Estrepignies ou Estraypagny, situé au point de jonction de la Sensée et du Lugy, tire son nom du voisinage de la chaussée qui rejoignait la voie de Cambrai à Tournai et se dirigeait sur Vitry. Le village est mentionné dans les titres de St Vaast, à la date de 1045 et 1136.

Histoire[modifier | modifier le code]

Eterpigny était anciennement divisé en trois seigneuries  : (i) celle d'Artois, sur laquelle St Vaast avait des prétentions, appartenait à la famille de Coupigny ; (ii) la seigneurie du péage, avec le manoir féodal, relevait du château d'Arras et fut le patrimoine des seigneurs de Rémy jusqu'en 1668 ; (iii) le fief de Ligny, qui relevait du cambraisis. En 1789, le château du Péage appartient à Théodore-François de Cornouailles, qui l'a probablement fait reconstruire peu de temps avant la révolution, comme en témoigne la date "1786" figurant sur le pigeonnier en brique, rare vestige d'avant la première guerre mondiale. En 1803, le château est acquis par Jacques Vaillant, ancien membre du Conseil d'Artois, député du Tiers en 1789 et membre de l'Assemblée Constituante puis du Conseil des Anciens. Jacques Vaillant devient le premier président du Conseil Général du Pas-de-Calais en 1800. Maire d'Arras (nommé) de 1804 à sa mort en 1813, il reçoit le titre de baron d'Empire. Son gendre Pierre-Mathias Wartelle (1773-1856) lui succède à la mairie d'Arras (jusqu'en 1815) ainsi qu'au château d'Eterpigny et devient lui-même baron d'Empire par réversion du titre de son beau-père. Il prend le nom de Wartelle d'Herlincourt (du nom de l'ancien domaine de sa famille dans le canton de Saint-Pol, confisqué sous la Révolution) et est député du Pas-de-Calais de 1816 à 1824. Eterpigny connaît son apogée de la monarchie de juillet à la première guerre mondiale, grâce à un haras de chevaux boulonnais créé par Léon Wartelle d'Herlincourt (fils du précédent). Élu député bonapartiste en 1846 et président de la Société d'Agriculture du Pas-de-Calais, lui et ses descendants font d'Eterpigny l'élevage de boulonnais le plus connu en France au début du XXe siècle (cf. Les races chevalines françaises & anglaises - Comte de Comminges - 1913). Un bâtiment d'écuries de plus de 100m de long en témoigne encore aujourd'hui. Eterpigny souffre particulièrement de la première guerre mondiale et est occupé par les Allemands de 1914 à 1918. Arras, située à 15 km à l'ouest, est reconquise et tenue par les Anglais à compter de la bataille de la Marne en 1914, de sorte que la ligne de front et de bombardements se situe pendant quatre ans à quelques kilomètres d'Eterpigny. Le haras est vidé sur ordre du Kronprinz (fils aîné du Kaiser Guillaume II) et le château incendié par les Allemands en 1917. Ce qui reste du village est presque entièrement détruit pendant l'offensive anglo-canadienne de mars-avril 1918. Le haras de boulonnais ne se relève pas de la première guerre mondiale mais le château est reconstruit par l'architecte Maurice Boutterin de 1923 à 1926 sous la houlette de Léon Wartelle d'Herlincourt (petit-fils du précédent) maire d'Eterpigny pendant et après la guerre. Le château, aujourd'hui propriété de la famille Warenghien, est régulièrement ouvert à la visite lors des journées du patrimoine.

Le village est également reconstruit, selon un plan substantiellement modifié par rapport à celui d'avant-guerre. De 1940 à 1944, le château est de nouveau occupé et sert de logement à des aviateurs allemands affectés à la base aérienne de Vitry-en-Artois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Éterpigny dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 François Dépret    
mars 2008 en cours Régis Baes UMP Retraité agricole

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 238 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
264 272 296 337 380 358 325 296 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 317 324 326 303 277 260 270 247
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
257 233 180 100 130 116 108 119 128
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
123 119 123 158 202 167 213 219 238
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 27,6 %, 45 à 59 ans = 26,7 %, plus de 60 ans = 14,3 %) ;
  • 52,1 % de femmes (0 à 14 ans = 26,3 %, 15 à 29 ans = 13,2 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 22,8 %, plus de 60 ans = 14 %).
Pyramide des âges à Éterpigny en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
3,8 
75 à 89 ans
3,5 
10,5 
60 à 74 ans
10,5 
26,7 
45 à 59 ans
22,8 
27,6 
30 à 44 ans
23,7 
12,4 
15 à 29 ans
13,2 
19,0 
0 à 14 ans
26,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : d’argent à l’arbre arraché de sinople, au chef du même.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin.
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]