Grigny (Pas-de-Calais)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Grigny.
Grigny
L'église Sainte-Gertrude.
L'église Sainte-Gertrude.
Blason de Grigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Canton Parcq
Intercommunalité Communauté de communes des Sept Vallées
Maire
Mandat
Francis Maniez
2014-2020
Code postal 62140
Code commune 62388
Démographie
Gentilé Grignois
Population
municipale
298 hab. (2012)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 08″ N 2° 04′ 02″ E / 50.3855555556, 2.0672222222250° 23′ 08″ Nord 2° 04′ 02″ Est / 50.3855555556, 2.06722222222  
Altitude Min. 25 m – Max. 85 m
Superficie 2,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Grigny

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Grigny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grigny

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grigny

Grigny est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Grignois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Grigny est un petit village picard de l'Artois, située sur la petite rivière de Ternoise, à un tiers Nord-Est d'Hesdin et à 34 km au Sud-Est de Berck et à 29 km du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale.

La commune, située à 30 m. d'altitude s'étend sur 2,1 km², a pour coordonnées géographiques 50° 23' 6 Nord, 2° 4' 0 Est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grigny
Huby-Saint-Leu
Grigny
Marconne Le Parcq

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Le nom de la commune viendrait de Grinnius, nom d'homme[1], et a évolué comme suit :
-1079 : GRYNNI (cartulaire d'Auchy)
-1112 : GRINNI
-1123 : GREGNI
-1144 : GREIGNI (petit cartulaire de Dommartin)
-1164 : GRENGI (cartulaire de Saint-Georges)
-XIIe siècle : GRENI
-XIIe siècle : GRENNI
-1221 : GRINGNI (cartulaire d'Auchy)
-1228 : GRINGI
-1285 : GRIGNI (titres et comptes d'Artois)
-1294 : GRENII (charte d'Artois)
-1298 : GREIGNY (cartulaire d'Artois)
-1316 : GRIGNIACUM
-1321 : GRENHI
-1330 : GREGNY (charte d'Artois)
-1526 : GRINGNY (hôpital Saint-Jean de Saint-Omer)
-1559 : GRINY (cartulaire de Thérouanne)
-1725 : GRINIY (évêché de Boulogne)
-XVIIIe siècle : GRIGNY (Carte de Cassini)

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
La famille de Grigny

La Famille de Grigny habitait Grigny, avant d'arriver à Denier[Où ?][Quand ?], certains ont fait souche au sud de la Bourgogne, à Autun et Celle-en-Morvan[Où ?] (Nièvre).

Ce fut une famille de haute origine, les armes de la famille étaient comme suit : "d'Or, à trois Doloires de Sable, les 2 en chef adossées [2], on retrouve des affiliations avec la dynastie Capétienne, Charlemagne (lignée carolingienne) et Guillaume le Conquérant, remontant ainsi jusqu'aux Vikings, souvent mariée avec les plus grandes familles de la région.

Cette longue lignée débute par Alphonse de Grigny né en 954 à Grigny et décédé en 1017.

Son fils Alexandre de Grigny, né en 982 à Grigny et décédé au même lieu en 1034. Sieur de Grigny il fut le père de François Ier de Grigny (1021 à Grigny - 1069) .

Naîtra en 1051 à Grigny Jehan de Grigny Sieur de ce village (décédé en 1098).

Gilles de Grigny, écuyer et sieur de Grigny suivra en 1078, né à Grigny, décédé en 1136 , puis Hugues II né à Grigny en 1107, décédé en 1159, sera écuyer, seigneur et châtelain de Grigny

François Ier, né à Grigny en 1147 sera écuyer seigneur de Grigny et de Wamin et chevalier croisé en 1188, il perdit la vie lors de la Troisième croisade en Palestine en 1191. Son fils François II naîtra à Grigny en 1187 et décédé en 1252 sera écuyer seigneur et châtelain de Grigny de Wamin.

Son successeur est Wauthier de Grigny né en 1212 à Grigny, décédé en 1268, se poursuit par Wallerand, écuyer, seigneur et châtelain de Grigny, né en 1235 à Grigny. En 1268, il devient Chevalier croisé et décède en 1289.

Auguste sieur de Grigny (1261 à Grigny - 1310), écuyer, lui succède, puis Gauthier, écuyer sieur de Grigny (1291 - 1350), et Hector (1328 à Grigny - 1376 à Grigny), seigneur de Grigny. Hector de Crécy fut écuyer puis chevalier en 1346. Il participa à la Bataille de Crécy, sous les couleurs de Jean I{er}} de Luxembourg le 26 août 1346.

Leurs descendants furent Charles Ier de Grigny (1358-1405) écuyer seigneur de la Loge et de Grigny, Chevalier en 1392, Philippe de Grigny (1389-1449) écuyer sieur de Grigny, homme d'armes au service des Sires de Créquy. Philippe participa bravement à la Bataille d'Azincourt (25 octobre 1415) avec ses frères : Jehan et Guillaume de Grigny, Charles II de Grigny (1425 Grigny-1482).

Le fils de Philippe, Guillaume seigneur de Grigny (1382-1445) était gentilhomme à la Cour de Charles le Téméraire[3],[Note 1].

Ensuite les de Grigny quitteront le village de Grigny et abandonneront leur préfixe de et deviendront les Grigny qui partiront vers Berlencourt, Denier , le Bassin Lensois et d'autres communes de France...

Château

C’est sans doute au XIIe siècle que le seigneur de Grigny fit bâtir, sur la berge de la Ternoise, son château. Une partie des salles fut dotée, peut-être dès la fin du XIIe siècle ou au siècle suivant, d’un pavage de carreaux de terre cuite rouge vernissée. La plupart d’entre eux était monochrome, de couleur brune. D’autres, recouverts d’engobe blanche étaient d’aspect jaunâtre ou vert, si la glaçure au plomb avait incorporé de l’oxyde de cuivre. Certains enfin avaient reçu un motif estampé. Les sujets se réfèrent au goût de la chevalerie et à l’imaginaire médiéval, tel qu’il peut apparaître dans la sculpture ou dans les enluminures. Ce château de Grigny est contemporain et voisin de l'ancienne ville d'Hesdin et de son célèbre parc (aujourd'hui communes de Vieil-Hesdin et Le Parcq) qui ont joué un rôle assez considérable en Artois du XIIe au XVIe.

L'exposition « Dans les poubelles de l'Histoire » de 2012

Grâce à un partenariat avec le Musée de France d'Opale Sud, les visiteurs du Centre historique médiéval d'Azincourt découvrent des pièces d'archéologie prêtées jusqu'à la fin de l'année 2012. « Dans les poubelles de l'Histoire », c'est le titre de cette exposition précise Christophe Gilliot le directeur du Centre, présente des objets du quotidien « fabriqués, utilisés et découverts à Grigny », lors de fouilles dans la fin des années 90. « Jusqu'ici, on avait des belles pièces du XIIIe au XVe siècle mais elles venaient de toute la France et d'Europe. Là, les descendants des personnes qui ont utilisé ces objets vont pouvoir les voir. » Serrures, cruches, épingles, c'est l'ancienne présence d'un château à Grigny, « représenté sur la tapisserie de Bayeux » qui avait orienté les archéologues sur le site.

Et plus précisément vers la Ternoise, sondée par des plongeurs de Berck, « les rivières ont toujours été une solution de facilité pour l'homme souhaitant se débarrasser de ses déchets », détaille un panneau explicatif de l'exposition. À Grigny, la rivière baigne le rempart du château du seigneur local. L'épais dépotoir qui s'y constitue dès le XIIIe siècle reflète les multiples aspects de la vie quotidienne de ses occupants, dans un contexte rural que la proximité de la propriété de Robert d'Artois, puis du grand parc de plaisir des ducs de Bourgogne va quelque peu bouleverser. Le plus éclatant témoignage de ce noble - mais turbulent- voisinage est la découverte du calice de la paroisse jeté dans les eaux en 1448, sans doute par des invités quelque peu éméchés de Monseigneur (...) Outre les objets de la vie quotidienne, les très nombreux vestiges de destructions violentes (pierres, tuiles) et les pièces d'armement (flèches, carreaux d'arbalète, boulets de canon) rappellent la fréquence des conflits qui ont dévasté la région. » Christophe Gilliot[Qui ?] considère ce partenariat avec le Musée de Berck, comme « un honneur et une reconnaissance de la qualité de notre travail de la part de son conservateur Georges Dilly[4] ».

C'est également sur le site que s'organise, en 1639, le campement de l'état-major de Charles de la Meilleraye[Note 2]. Il s'empare d'Hesdin en 1639 puis, ayant fait sa jonction avec Maillé-Brezé après la chute de Lens (1641), il ravagea les faubourgs de Lille et mit le siège devant Bapaume.

La terre de Grigny fut érigée en Marquisat, le 27 juillet 1690.

Révolution et temps modernes

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Grigny dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1997 Michel Fiquet    
1997 décembre 2007[5] Francis Fiquet   Décédé en fonction
2007 2008 Jean-Pierre Weirre   Maire par intérim
2008 2014[6] Marcel Deledique    
2014[7],[8] en cours
(au 16 janvier 2015)
Francis Maniez    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 108 228 308 425 469 473 451 465
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
428 413 396 400 400 375 403 400 377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
386 404 382 404 411 345 344 303 304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
369 383 399 375 361 329 299 299 298
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 13,5 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 26,5 %, plus de 60 ans = 25,1 %) ;
  • 48,2 % de femmes (0 à 14 ans = 11,8 %, 15 à 29 ans = 15,3 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 34 %, plus de 60 ans = 23 %).
Pyramide des âges à Grigny en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
0,7 
7,7 
75 à 89 ans
4,2 
16,8 
60 à 74 ans
18,1 
26,5 
45 à 59 ans
34,0 
18,1 
30 à 44 ans
16,0 
16,8 
15 à 29 ans
15,3 
13,5 
0 à 14 ans
11,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de gueules à la bande d’argent chargée de trois flanchis du champ posés à plomb

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
  • L'église Sainte-Gertrude.
  • Le monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'ensemble de cette généalogie n'est pas retranscrite dans son intégralité ; pour s'en rendre compte il est possible de la consulter sur le site Geneanet[réf. incomplète]
  2. Charles de la Meilleraye, grand maître de l'artillerie de France, est lieutenant général des armées du roi en 1635. En 1636, le cardinal de Richelieu le dépêche à Port-Louis pour rendre la citadelle de la ville, lors du siège d'Hesdin.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, par le comte de Loisne, 1907)
  2. Voir les deux sceaux connus de Pierre de Grigny de 1328 qui sont aux Archives départementales du Pas-de-Calais, et qui comportent ce blason.
  3. B.M.S. du Grand Berlencourt[réf. incomplète]
  4. La Voix du Nord édition du 29 mai 2012[réf. incomplète]
  5. « D'Ablain-Saint-Nazaire à Zutkerque : les maires du Pas-de-Calais jusqu'en mars 2014 », sur http://echo62.com,‎ 15 novembre 2013 (consulté le 16 janvier 2015)
  6. Camille Gaubert, « Le maire de Grigny a « rééquilibré le budget et amélioré le camping » : Le maire de Grigny, Marcel Deldique, ne souhaite pas lever le voile sur sa candidature aux municipales avant janvier 2014. Le retraité, qui siège au conseil depuis 2001, devient premier magistrat en 2008. Avant de lancer des travaux de rénovation, le maire a dû rééquilibrer le budget. », La Voix du Nord,‎ 22 août 2013 (lire en ligne).
  7. « Canton du Parcq - Des nouveaux maires élus à Grigny, Incourt et Maisoncelle », La Voix du Nord,‎ 4 avril 2014 (lire en ligne).
  8. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais,‎ 3 juillet 2014 (consulté le 16 janvier 2015).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012
  11. « Évolution et structure de la population à Grigny en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)