Estrée-Cauchy

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Estrée-Cauchy
La mairie.
La mairie.
Blason de Estrée-Cauchy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Houdain
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Artois
Maire
Mandat
Colette Buirette
2008-2014
Code postal 62690
Code commune 62314
Démographie
Population
municipale
369 hab. (2011)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 55″ N 2° 36′ 37″ E / 50.3986111111, 2.61027777778 ()50° 23′ 55″ Nord 2° 36′ 37″ Est / 50.3986111111, 2.61027777778 ()  
Altitude Max. 171 m
Superficie 3,89 km2
Localisation

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Estrée-Cauchy

Estrée-Cauchy est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Estrée-Cauchy est située dans l’arrondissement de Béthune, appartient au canton de Houdin et se situe à moins de 20 km de Lens, Béthune et Arras. La commune est limitrophe de nombreuses autres communes rurales : Fresnicourt-le-Dolmen, Servins, Camblain-l'Abbé, Cambligneul, Caucourt et Gauchin-le-Gal. La superficie du village est d’un peu moins de 400 hectares. Pour comparaison, la taille moyenne des communes à l’échelle nationale est de 1500 hectares et à l’échelle départementale de 745 hectares.

Estrée-Cauchy est une commune rurale de plus de 300 habitants située au sein du territoire de l’Artois. Plus précisément, le village fait partie de la communauté d’agglomération ArtoisComm, dont le siège est situé à Béthune et qui est présidée par monsieur Alain WACHEUX. La commune est administrée par madame Colette BUIRETTE depuis les élections municipales de 2008.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Estrée-Cauchy
Gauchin-Légal Fresnicourt-le-Dolmen
Caucourt Estrée-Cauchy Servins
Cambligneul Camblain-l'Abbé

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom Estrées est un terme d'ancien français, issu du latin strata (via), qui désignait une « voie couverte de pierres plates », par opposition à rupta (via) > route. Il s'est conservé dans la plupart des langues romanes (cf. l'italien et le roumain strada) et a été emprunté par le germanique (cf. l'anglais street, l'allemand Straße et le néerlandais straat[1]). Le mot estrée a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il demeure dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[2]. Ici, il s'agit de la voie romaine, dite Chaussée Brunehaut, reliant Arras à Thérouanne, appelée aujourd'hui dans ces environs route départementale 341.

L’actuelle route Départementale D341 suit l’ancestrale chaussée Brunehaut. Voie romaine suivant un tracé vraisemblablement néolithique et/ou gaulois, la chaussée Brunehaut relie à l’époque les villes d’Arras et de Thérouanne (grand centre stratégique à l’époque romaine). Cette chaussée, empreinte encore de nos jours de nombreuses légendes, structure encore particulièrement les voies de circulation artésiennes.

Les premières traces archéologiques sont d’origine romaine avec notamment la découverte de plus de 20 000 pièces d’or romaines datant du IIIe siècle apr. J.-C. en 1878. Il convient de noter qu’une occupation néolithique, puis gauloise (tribus gauloise des Atrébates) de la région, est prouvée sans que les traces ne se lisent à Estrée-Cauchy. L’occupation franque de la zone est avérée par la découverte de tombes mérovingiennes. Les guerres de religion opposant notamment France et Espagne aux XVIe et XVIIe siècles ont fait des ravages au sein de la commune, l’église Saint Pierre fut notamment détruite à plusieurs reprises par les Français (l’Artois étant alors espagnol).

Lors de la Révolution, le seigneur Louis Ignace Josef de Baillencourt fut guillotiné. Son château fut par la suite détruit pour laisser place à l’actuelle mairie. En termes d’équipement agricole, il faut se souvenir de la présence de trois moulins à vent dont un était la possession de l’abbaye du Mont-Saint-Eloi au XVIe siècle. Notons également l’importance historique et religieuse de la croix en grès en bordure de la chaussée Brunehaut qui daterait du XVIe également. Le Christ en bronze de celle-ci était avant 1883 en bois.

Historique de l’église Saint Pierre[modifier | modifier le code]

L’existence de l’église est avérée par les témoignages d’habitants lors d’une enquête fiscale au XVIe siècle. Détruite par trois fois en 1537, 1596 et 1640, il ne reste de la construction originelle que le soubassement en grès. Le clocher de l’église avait également une vocation défensive comme en témoigne l’existence ancienne d’une tour de garde et de nombreuses embrasures de tir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Estrée-Cauchy dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Molenda ... ...
mars 2008 en cours Colette Buirette ... ...

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 369 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
330 340 314 362 361 350 361 356 372
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
361 358 359 378 401 400 426 386 385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
396 377 416 407 363 369 373 328 322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
346 276 288 309 320 321 364 386 369
2011 - - - - - - - -
369 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,9 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
  • 47,7 % de femmes (0 à 14 ans = 23,9 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 25 %, 45 à 59 ans = 15,9 %, plus de 60 ans = 19,3 %).
Pyramide des âges à Estrée-Cauchy en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,0 
4,7 
75 à 89 ans
10,2 
12,4 
60 à 74 ans
9,1 
18,7 
45 à 59 ans
15,9 
23,3 
30 à 44 ans
25,0 
15,0 
15 à 29 ans
15,9 
25,9 
0 à 14 ans
23,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’argent fretté de douze pièces de sable, au chef soudé d’or chargé de trois merlettes aussi de sable

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre : détruite à trois reprises lors des guerres de religion, elle ne garde de sa construction d'origine que son soubassement en grès
  • " Esmanuelle" : l'ancienne cloche qui date du XVIIIe siècle est exposée à quelques pas du clocher.
  • Sur le site du château qui appartenait à la famille de Baillencourt, ont été construites la mairie (XIXe) et deux fermes. L'une d'elles comprend un pigeonnier datant de la fin du XVIIe siècle mais a été détruite à la fin des années 1990.
  • La croix de grès, (sur la chaussée Brunehaut) présente les mêmes caractéristiques que celle de Verdrel et date du XVIe siècle.
  • Le monument aux morts.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école à cours multiples : 1 classe de la petite section maternelle au cours préparatoire, 1 classe du CE1 au CM2.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. John Ayto, Dictionary of Word Origins, Arcade Publishing, New York, 1990, 584 pages, pg 506
  2. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, pg 32
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. « Évolution et structure de la population à Estrée-Cauchy en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)