Le Bourget (Seine-Saint-Denis)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Bourget.
Le Bourget
L'hôtel de ville du Bourget
L'hôtel de ville du Bourget
Blason de Le Bourget
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement de Bobigny
Canton Canton du Bourget
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget[Note 1]
Maire
Mandat
Vincent Capo-Canellas (UDI)
2014-2020
Code postal 93350
Code commune 93013
Démographie
Gentilé Bourgetins
Population
municipale
14 978 hab. (2011)
Densité 7 201 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 07″ N 2° 25′ 32″ E / 48.9352777778, 2.42555555556 ()48° 56′ 07″ Nord 2° 25′ 32″ Est / 48.9352777778, 2.42555555556 ()  
Altitude Min. 38 m – Max. 48 m
Superficie 2,08 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Seine Saint-Denis

Voir sur la carte administrative de Seine-Saint-Denis
City locator 14.svg
Le Bourget

Géolocalisation sur la carte : Seine Saint-Denis

Voir sur la carte topographique de Seine-Saint-Denis
City locator 14.svg
Le Bourget

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Bourget

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Bourget
Liens
Site web le-bourget.fr

Le Bourget est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Bourgetins[1].

Petit village avant l'industrialisation, le Bourget a connu quelques batailles pendant la guerre franco-allemande de 1870. Néanmoins, la commune est surtout connue pour accueillir l'aéroport Paris-Le Bourget, qui est ouvert au trafic national et international commercial non régulier et aux avions privés. Ouvert en 1919, il est le premier aéroport civil de Paris et reste le seul jusqu'à la construction de l'aéroport d'Orly. L'histoire de la ville est d'ailleurs fortement liée à l'aéronautique. Le Bourget abrite par ailleurs le musée de l'air et de l'espace et accueille tous les deux ans le salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget.

De même, la municipalité fait partie de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget afin de créer notamment un pôle de développement centré sur l'aéroport Paris-Le Bourget.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue de la commune du Bourget en rouge sur la carte de la « Petite couronne » d'Île-de-France

Le Bourget est une commune de la banlieue nord de Paris. Elle se situe à 7 kilomètres des boulevards des Maréchaux à Paris, et à 10,4 kilomètres au nord-est de la cathédrale Notre-Dame de Paris, centre de la capitale française[2].

La ville se situe également à une dizaine de kilomètres de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle et de sa zone aéroportuaire[3]. Elle se trouve proche de la Plaine Saint-Denis et fait partie de la zone économique de l'aéroport du Bourget.

La commune est située dans le pays de France[4], dans sa partie méridionale, et qui est aujourd'hui fortement urbanisée.

La ville est limitrophe de Dugny, la Courneuve, Drancy et le Blanc-Mesnil[5].

Communes limitrophes de Le Bourget
Dugny Dugny Le Blanc-Mesnil
La Courneuve Le Bourget Le Blanc-Mesnil
La Courneuve Drancy Drancy

Géologie et hydrologie[modifier | modifier le code]

L'ancien étang du Bourget.

À l'époque glaciaire, les berges et les lits de la Marne et de la Seine recouvraient entièrement la ville[6]. Aussi le sol de la commune est-il composé en partie de limons et de marnes.

Avant son industrialisation et l'urbanisation, la ville était quelque peu marécageuse et possédait même un étang[6], encore visible sur quelques anciennes cartes postales[7].

Un ruisseau aujourd'hui busé, la Molette, traversait la ville avant de se jeter dans le Rouillon à Dugny. Il servait de séparation entre Le Blanc-Mesnil et Le Bourget[7],[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Bourget est semblable à celui de Paris. La ville possède donc un climat de type océanique dégradé : l'influence océanique est prépondérante sur celle continentale. De manière générale, les étés sont plutôt frais (18 °C en moyenne), et les hivers sont plutôt doux (°C en moyenne), avec toutefois des pluies de même importance en toute saison (en précipitation) et des pluies plus faibles (647 millimètres) que sur les côtes[9].

La température moyenne annuelle est de 12 °C, le mois le plus le froid est janvier avec + °C. Les mois les plus chauds sont juillet et août avec une moyenne à 19 °C (moyenne journalière).

Nuvola apps kweather.png  Relevés des températures, des précipitations et de l'ensoleillement au Bourget (Seine-Saint-Denis) 1971-2000[10],[11],[Note 2]
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) 0,9 1,3 2,9 5 8,3 11,2 12,9 12,7 10,6 7,7 3,8 1,7 6,6
Températures moyennes (°C) 4 4,5 7,3 9,7 13,7 16,5 18,9 18,8 15,5 11,5 7 5 11,9
Températures maximales moyennes (°C) 6 7,6 10,8 14,4 18,2 21,5 24 23,8 20,9 16 10,1 6,8 15
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 54.3 46.1 53.5 46.5 63.3 57.8 53.6 51.6 53.8 55.5 55.8 55.6 647.3
Moyennes mensuelles d'ensoleillement (h) 55.6 87.5 129.4 172.8 201.4 218.8 239.1 221.1 173.3 125.8 75.2 50.6 1749.5
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Le Bourget 1 749 647 env. 15 env. 19 env. 13
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74


Le Bourget 1981 - 2010 sauf soleil 1991 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,7 1,6 3,9 5,7 9,4 12,2 14,2 13,9 11,1 8,3 4,5 2,3 7,4
Température maximale moyenne (°C) 7 8,2 12 15,3 19,2 22,4 25,1 25 21,1 16,3 10,7 7,4 15,8
Record de froid (°C)
date du record
-18,2
1985
-16,8
1956
-9,6
1971
-3,7
1931
-1,6
1957
0,9
1935
3,5
1929
1,9
1923
0,1
1931
-5,6
1985
-9,5
1921
-15,1
1925
-18,2
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16,1
2003
20,8
1960
24,7
1955
31,9
1949
35
1922
36,9
2011
39,6
1947
40,2
2003
35
1929
29,4
1921
20,3
1955
17,2
1989
40,2
2003
Ensoleillement (h) 62 75,1 125 165,8 193,3 206,9 215,7 206,2 160,2 111,2 65,1 50,8 1 637,3
Précipitations (mm) 49,6 42 50,2 49,8 61,1 55 59,2 49 49,3 64,8 50,9 59,8 640,7
Source : « données climatiques », sur Climat MétéoFrance.com (consulté en décembre 2013)


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La RN2 au Bourget.

Réseaux routiers[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par les routes nationales RN2 et RN17, ainsi que par l'autoroute A1, l'autoroute du Nord, qui est l’autoroute française la plus fréquentée[12]. Le Bourget est également situé à proximité de l'autoroute A86. Les axes majeurs pour se déplacer au Bourget sont l'avenue de la Division Leclerc (RN2) et l'avenue Jean Jaurès (RD30)[13].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Tramway de la ligne CO sur la Route de Flandre (RN 2), avant 1921

La ville est reliée à Paris depuis 1863 par la gare du Bourget, sur la ligne de La Plaine à Hirson et Anor, qui est exploitée par le RER B depuis 1977.

En 1912[14] les TPDS, ancêtres de la RATP, créent la ligne du tramway CO qui relie Bourget à l'opéra à Paris. À partir de 1921, suite a la création de la STCRP, la ligne change de nom et prend l'indice 52. En 1933, elle disparaît, et est remplacée par une ligne d'autobus, qui garde l'indice 52. L'exploitation cessa 3 fois et rétablie 3 fois en 1940[15],[16]. Il devient la ligne 152 de la RATP en 1945.

La ville fut également reliée en 1912 par une ligne de tramway des TPDS qui circulait sur la RN2 jusqu'à la Porte de la Villette, la ligne BV [17].À la création de la STCRP, cette ligne prend l'indice 72. En 1933, cette ligne disparaît.

Elle disposait également d'une gare sur la ligne de Grande Ceinture, dont le trafic de voyageurs fut supprimé en 1939, mais cette dernière reste une ligne majeure pour le fret ferroviaire.

Aujourd'hui le Bourget est en zone 3 de la carte orange. La ville est desservie par les transports ferroviaires avec le RER B et la gare du Bourget et par plusieurs lignes de bus[18]. Elle est traversée par cinq lignes du réseau RATP (les bus 133, 143, 146, 152 et 249), quatre lignes du réseau de bus TRA (les bus 607a, 607b, 609 et 610), une ligne du réseau de bus Autobus du Fort (le 703), une ligne du réseau de bus CIF (le CIF 1), et une ligne du réseau Noctilien (le N42).

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La façade rénovée de la gare du Bourget en 2010.
La gare du Bourget Grande Ceinture.

La commune du Bourget est traversée et desservie par la ligne B du RER mais elle est également parcourue par deux autres voies ferrées, la ligne Paris-Soissons et la ligne de Grande Ceinture[19]. La première ligne est également celle du Transilien K et du TER Picardie. La seconde ligne, en projet, devrait servir à la Tangentielle Nord[20]. Les deux lignes servent également au transport de fret. Le Bourget dispose en effet d'une gare de triage située principalement sur le territoire drancéen[21].

Projets de transports[modifier | modifier le code]

La ville est concernée par trois projets majeurs : la Tangentielle Nord[22], le prolongement de la ligne 7 du métro de Paris[23], et le métro automatique du Grand Paris[24], aujourd'hui connu comme le projet de la ligne rouge du Grand Paris Express. La ligne de la Tangentielle nord, devrait longer la ligne de Grande Ceinture utilisée par les trains de fret et devrait ouvrir à partir de 2014 pour le tronçon central Épinay-sur-Seine RER CLe Bourget RER B. Un prolongement éventuel de la ligne 7 du métro de Paris est envisagé au nord et desservirait le Bourget avec une station à la gare du Bourget et une autre au musée de l'air et de l'espace. De même, la future ligne rouge du Grand Paris Express devrait comprendre plusieurs gares sur le territoire du pôle du Bourget en 2025[25].

Autolib'[modifier | modifier le code]

Une station Autolib' au Bourget.
Article détaillé : Autolib' (Paris).

Le Bourget et Drancy, dans le cadre de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget, font partie des 46 communes d'Île-de-France à se lancer dans le projet Autolib' tout comme cinq autres villes de la Seine-Saint-Denis[26]. Le Bourget possède déjà une première station fonctionnelle qui se situe avenue Kennedy. Trois autres vont être mises en fonction. Tout d'abord une à la gare puis deux autres sur le parking de l’hôtel de ville et sur le parking Élise Deroche[27],[28].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

La tarmac de l'Aéroport de Paris Le Bourget
Article détaillé : Aéroport du Bourget.

L'aéroport de Paris-Le Bourget est situé sur le territoire de la commune. Il est géré par Aéroports de Paris. L'aéroport est ouvert au trafic national et international commercial non régulier, aux avions privés, à l'aviation générale, aux IFR et aux VFR avec certaines restrictions. Il est le premier aéroport d'aviation d'affaires en Europe[29].

Situé à treize kilomètres au nord-est de Paris, il occupe une superficie de 550 hectares, répartis sur quatre communes et deux départements : la Seine-Saint-Denis (Le Bourget et Dugny) et le Val-d'Oise (Bonneuil-en-France et Gonesse)[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

De manière plutôt informelle, la ville du Bourget est divisée en deux quartiers par la RN 2 dénommée avenue de la Division Leclerc au Bourget. Il y a au sud-est le quartier de la Molette, qui est limitrophe de Drancy et du Blanc-Mesnil et qui comprend la gare du Bourget. Quant au quartier du Haut Bourget, il se situe au nord-ouest, il est ainsi limitrophe de Dugny et de La Courneuve ; il comprend l'hôtel de ville et l'aéroport du Bourget[31]. Le Bourget est composé de nombreuses zones industrielles, notamment à proximité de l'aéroport au nord avec le parc des Expositions mais également à divers endroits de la ville : au sud-est, se trouvent les zones industrielles de l'Actipole et Le Vaillant et à l'ouest les zones industrielles de La Bienvenue et Hélène Boucher. Au sud, toute une zone du quartier de la Molette est en plein réaménagement urbain, avec un quartier nouveau qui s'est créé entre 2003 et 2008 et avec la zone d'aménagement concerté (ou ZAC) du Commandant Rolland[13],[32].

Plan du Bourget, quartiers et occupation des sols.
En jaune, zones d'habitation.
En orange, ZAC et quartier nouveau.
En violet, zones industrielles.
En bleu, zones d'équipements collectifs.
En vert, espaces verts et cimetière.

Environnement et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le petit square Little Falls, le nouveau quartier et la ZAC du Commandant Rolland.

Le Bourget dispose de plusieurs espaces verts, le plus important étant le square Charles-de-Gaulle, parc de l'ancienne cristallerie du Bourget. Viennent ensuite les squares Lucien Archambault, Charles Corre et Little Falls[13]. Ce dernier a été baptisé en l'honneur de la ville de Little Falls, avec laquelle la commune du Bourget est jumelée. Aux portes de la commune se trouve le parc Georges-Valbon. Appelé avant 2010 le parc départemental de La Courneuve, c'est un site appartenant au réseau Natura 2000[33].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Occupation des sols au Bourget en 2008
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 91,4 % 192,19
Espace urbain non construit 8,4 % 17,64
Espace rural 0,2 % 0,49
Source : Iaurif[34]

Les 210,32 hectares de la commune sont principalement répartis en 2008 pour l'habitat individuel et l'habitat collectif, qui couvrent respectivement 40,90 ha et 31,96 ha. Ils sont également couverts par les voies de transports (rues, voies ferrées...) avec 44,12 ha, et par les entreprises (incluant bureaux, commerces...) avec 51,98 ha. Les espaces verts couvrent 8,74 ha de la commune soit près de 4,2 % de son territoire. Les équipements sportifs ouverts couvrent eux 6,14 ha et quant aux autres équipements (de loisir et culturel, de santé, d'enseignement...) ils occupent 10,31 ha de la ville[35].

Logements[modifier | modifier le code]

Les différents types de logements, avenue Jean Jaurès.

Le Bourget comptait 6 296 logements en 2008[36], dont 91,9 % en résidences principales. Parmi les Bourgetins étant en résidences principales, 42,1 % des habitants sont propriétaires de leur logement alors que 55,6 % sont locataires, dont 17,7 % locataires d'un logement HLM, 2,3 % de la population est quant à elle logée gratuitement[37].

En 2006, parmi les résidences principales, la part de logements sociaux au Bourget est de 20 % contre 33,2 % pour le département de la Seine-Saint-Denis[38].

En 2008, 26,5 % des logements étaient composés de deux pièces, 29,9 % des logements de trois pièces et 17,8 % des logements de quatre pièces. Les logements plus grands, de cinq pièces (6,1 %), de six pièces ou plus (3,3 %), et les plus petits, les studios (16,4 %) sont moins nombreux[36].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

L'immeuble de bureaux Mermoz, construit en 2009.

En 2009, le Mermoz a été construit ; c'est un immeuble de bureaux de 20 800 m2, à haute qualité environnementale. Il est le premier d'une série de projets du même acabit. Il est situé sur la ZAC du Commandant Rolland, sur l'avenue Jean Jaurès et à proximité de la gare du Bourget. La commune a la volonté de créer en cet endroit un pôle d'activités tertiaires. Un autre projet est en cours : un ensemble de 17 000 m2 de BNP Paribas Immobilier va y voir le jour en 2012[39].

Au début de l'année 2010, trois architectes ont été chargés de l'aménagement de la zone de Paris Le Bourget, le cabinet du secrétaire d'État à la région capitale Christian Blanc a alors déclaré que la zone est considérée comme un des projets phares du Grand Paris. La maîtrise d'ouvrage de ces travaux devrait être assurée par la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget qui regroupe les communes du Bourget, de Drancy et de Dugny, en association avec les villes du Blanc-Mesnil et de Bonneuil en France[40].

Un lycée devrait voir le jour en 2013 au Bourget, notamment du fait de la saturation du lycée Eugène Delacroix à Drancy[41]. Le futur lycée devrait accueillir les élèves du Bourget, de Dugny et une partie des Drancéens. Il est prévu pour accueillir 665 élèves en filières générales et technologiques[42].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du Bourget et ses environs vers 1780

À l’époque gallo-romaine, un chemin fort fréquenté se situe près de l’emplacement actuel du Bourget. C'est donc tout naturellement que des hommes s'installent sur le territoire actuel de la commune[43].

La première mention du lieu date de 1134, lorsque Louis VI cède la terre du Bourget à l'abbaye de Montmartre[44]. Le Bourget est alors un village agricole relié à Paris par la route des Flandres, ancienne voie romaine.

Au XIe siècle, l'ancien hameau de Burgellum possède une léproserie[45]. Le Bourget abritait également des tavernes sur la route des Flandres dès le XIe siècle, et un relais de poste créé au XVe siècle[43],[44]. Des chevaux loués au niveau de l'actuelle avenue Jean Jaurès, renforçaient les attelages des charrois montant la rue de Flandre jusqu'au delà de l'église Saint-Nicolas.

En 1573, les religieuses de Montmartre échangent 60 livres de rente à prendre sur le Bourget avec Antoine de Brolly, seigneur du Ménil[44].

À partir de la fin du XVIe siècle, la seigneurie du Bourget est le plus souvent regroupée avec celle de Blanc-Mesnil. En 1580, Nicolas Potier est ainsi seigneur du Bourget, de même que René Potier l'un de ses descendants, qui porte le titre de seigneur du Blanc-Mesnil et du Bourget en 1646-1680 [46],[47]. Jusqu’en 1700, le village est en effet sous l’obédience des châtelains du Blanc-Mesnil[44], mais à la mort de mademoiselle de Blanc-Mesnil, la dernière héritière, le Bourget décide d’autorité d’accéder à l’autonomie administrative et de se séparer de la tutelle de la paroisse de Dugny[43].

XIXe siècle et industrialisation[modifier | modifier le code]

L'ancienne cristallerie
Le chemin de fer desservi la commune dès 1863, avec la mise en service de la ligne Paris - Soissons.
On voit ici la seconde gare du Bourget, photographiée au début du XXe siècle. Elle a été construite en 1871 à la suite de la destruction de la première pendant les batailles de la guerre franco-allemande de 1870,
La présence de lignes de chemin de fer et de tramways desservant la ville façilita l'urbanisation de la commune, notamment sous forme de lotissements, comme celui-ci

En 1870, le Bourget compte 850 habitants. Avec l’arrivée de la révolution industrielle, le village se développe. Dès la fin du XIXe siècle, la commune accueille de nombreuses entreprises industrielles (telle la cristallerie émaillerie de Charles Paris, créée en 1867), grâce à sa desserte par la Route des Flandres, le chemin de fer de la compagnie du nord ou la ligne de Grande Ceinture[43],[48].

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et du siège de Paris, le Bourget va être annexé vers septembre 1870 par l'armée prussienne et va être le lieu d'une anecdote mais surtout de plusieurs affrontements[49] :

Le , le ballon monté baptisé Liberté est emporté, vide, par le vent violent de l'usine à gaz de la Villette à Paris alors assiégé. Il échappe aux aéronautes et s'échoue au Bourget après avoir parcouru 11 km. Les restes du ballon sont récupérés par les Prussiens[50].

Du 28 octobre au , le Bourget est le théâtre d’affrontements contre les Prussiens[51]. L'évènement est connu comme la première bataille du Bourget. Le , le général de Bellemare, commandant à Saint-Denis envoie, sans l'autorisation du général Trochu, le commandant Roland s'installer avec 300 francs-tireurs au Bourget. L'amiral Saisset avait envoyé à Drancy un bataillon d'infanterie de marine afin d'occuper le village et de s'y fortifier, et d'ainsi soutenir le Bourget[49]. La garnison allemande est alors chassée du village. Mais le les Allemands contre-attaquent avec un déluge d'artillerie pendant que les fantassins prussiens avancent de trois côtés sur Le Bourget, côté Drancy, côté Dugny et côté Blanc-Mesnil. Cernés au nord, à l'est et au sud-est, nombre de soldats français fuient vers la Courneuve et Aubervilliers, au sud-ouest. Les Allemands coupent alors la route de la Courneuve[49]. Seuls les commandants Brasseur et Baroche, avec leurs troupes, restent au Bourget et défendent la ville dans l’église Saint Nicolas et dans les rues[43]. À 13 h, les Allemands ont récupéré la place, laissant les troupes françaises en grand désordre[49]. La rue où Ernest Baroche est décédé porte aujourd’hui son nom[43].

La nouvelle de la défaite du Bourget arrive à Paris en même temps que celle de la capitulation de Metz du . Elles provoquent un grand mécontentement à Paris[49],[52].

Le , les troupes de l'amiral de La Roncière composées de canonniers et de fusiliers marins, des 134e et 138e régiments d'infanterie de ligne et de gardes mobiles de la Seine attaquent le Bourget et Stains lors de la deuxième bataille du Bourget (1870). Les troupes françaises attaquent alors sur deux axes. Sur le premier axe d'attaque, après 7 h, les forts de l'est parisien et d'Aubervilliers, des batteries à la Courneuve et des wagons blindés sur la ligne de Soissons ouvrent le feu sur le Bourget. L'offensive commence alors et un premier bataillon attaque par le nord-ouest, s'emparant du cimetière et faisant une centaine de prisonniers prussiens. Une seconde brigade attaque elle par le sud-ouest sur la route de Flandre mais ne peut entrer dans le village à cause des fortifications faites par les Prussiens durant le mois de novembre. L'attaque échoue et les soldats et marins français repartent avec quelques prisonniers. Sur le second axe, le général Ducrot prend position à Drancy avec de nombreuses troupes. Il est informé que l'offensive sur le premier axe a été un échec et l'on décide alors d'entreprendre un siège du village du Bourget. Drancy est alors armé de batteries, sans aucun résultat toutefois[49].

Les lieutenants de vaisseau Bousset, Morant, Patin, Wyats, l'enseigne de vaisseau Duquesne ont trouvé la mort au Bourget le [53].
Plusieurs tableaux, dans l'église Saint-Nicolas du Bourget, relatent ces combats.

Avec la défaite française en 1871 et la signature du traité de Francfort du , les Bourgetins, alors réfugiés à Paris, peuvent rentrer chez eux. Les combats ont alors laissé de nombreuses ruines[49].

1914-1945 : l'aéroport parisien du Bourget[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport du Bourget.
La roi Ferdinand Ier de Roumanie, la reine et M. et Mme Millerand à l'aéroport du Bourget en avril 1924.

Dès septembre 1914, l’armée implante au Bourget et à Dugny une réserve aérienne, plus proche du front que celles de Saint-Cyr. Elle crée rapidement un terrain d’aviation, afin de protéger le « camp retranché » de Paris contre les attaques aériennes allemandes[54],[55]. La réquisition des terres agricoles est immédiatement suivie de l’installation de sept hangars en bois et toile, et de baraquements destinés aux ateliers et aux bureaux de l’administration[56].

En 1915, l’efficacité des escadrilles contre les attaques de nuit menées par les zeppelins reste décevante et les escadrilles sont envoyées au front par roulement d’un tiers. Le site du Bourget connaît néanmoins une densification de ses infrastructures, principalement sur le territoire de la commune de Dugny[56], où la réserve aérienne ne cesse de se développer pour atteindre jusqu’à 500 appareils[54].

Carte postale de l'Oiseau blanc, appareil qui décolla du Bourget en mai 1927 et qui disparut lors de son voyage.

Après la Première Guerre mondiale, la réserve aérienne continue ses activités sur le site du Bourget, poursuivant la gestion des stocks. Au lendemain du conflit, l'aviation civile bénéficie sur l'aéroport du Bourget d'installation et de matériel qui en font rapidement l'aéroport parisien de référence. Les premières lignes régulières desservent Londres, Bruxelles et Amsterdam puis, petit à petit, toute l'Europe[57].

Le Bourget devient aussi un lieu de promenade où l'on vient admirer ces machines qui vont bientôt relier les quatre coins du monde. C'est un lieu de départs ou d'arrivées de grands raids aériens. Le , l'Oiseau blanc décolle du Bourget et ses pilotes, Charles Nungesser et François Coli, espèrent atteindre New York sans escale ; malheureusement l'avion disparaît inexplicablement[58]. C'est finalement Charles Lindbergh qui réalise la première traversée aérienne de l'Atlantique Nord entre New York et Paris, le . On vient applaudir l'aviateur, « vainqueur » de l'Atlantique Nord, posant sur son Spirit of Saint Louis[57]. Une foule énorme accueillit aussi Édouard Daladier le , après la signature des accords de Munich[59].

Avions italien et espagnol à l'aéroport du Bourget dans les années 1930.

En 1935, l’architecte Georges Labro remporte le concours en vue de la construction d'une nouvelle aérogare pour l'exposition internationale de Paris de 1937. Le projet lauréat est un bâtiment à l’architecture sobre, long de 233 mètres, intégrant l’ensemble des fonctions pour l’accueil des passagers et la gestion de l’aéroport. Pas entièrement achevée pour accueillir les premiers visiteurs de l’exposition universelle en juin, l’aérogare est officiellement inaugurée le [60].

En 1939, l'aéroport du Bourget, avec 21 000 mouvements d’avions et 138 000 passagers, est le second aéroport d’Europe après celui de Berlin-Tempelhof[61].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands prennent possession de l’aéroport et l’agrandissent considérablement tout en occupant la ville. Le , les forces américaines et anglaises bombardent les pistes mais la base aérienne reste occupée jusqu’à sa libération[55],[57]. Ce bombardement du , appelé « opération Starkey », destiné à détruire l'aéroport, rase la commune de Dugny à 98 % et le nord de la ville du Bourget[62].

De la libération à l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Avions et maquettes de fusées se côtoient sur le tarmac du musée.

À la Libération, l'aéroport du Bourget est remis en état par les Américains et les Britanniques. À partir de mai 1945, 42 000 prisonniers de guerre et déportés sont rapatriés et transitent alors par le Bourget[55].

Au sortir de la guerre, le trafic de l'aéroport s'accroît rapidement et en 1952 Paris, s'équipe d’un nouvel aéroport, celui d'Orly. Dans les années 1960, la saturation de ce dernier entraîne un retour d’activités au Bourget mais en 1974, l’aéroport de Roissy-en-France est ouvert au trafic[55]. L'aéroport du Bourget est peu à peu délaissé[54].

La création du nouvel aéroport de Roissy libère de la place au Bourget et le regroupement des collections dispersées dans une partie du hall de l'aéroport est étudié. C'est à partir de 1973 que le musée de l'air et de l'espace déménage progressivement de Chalais-Meudon à l'aéroport du Bourget. Le premier hall, le hall B, est inauguré en 1975 peu avant le Salon du Bourget[63],[64].

Avant le , la ville du Bourget est une commune du département de la Seine, département par la suite supprimé (tout comme le département de la Seine-et-Oise dans lequel il était enclavé), en application de la loi du portant sur la réorganisation de la région parisienne. Il est dès lors intégré dans le département de la Seine-Saint-Denis[65].

En novembre 2005, comme de nombreuses communes de l'agglomération parisienne et celles des grandes villes de province, des faits de délinquance touchent la ville mais restent plus modérés que dans d'autres communes du département, même voisines telle celle du Blanc-Mesnil. Il n'y a pas eu de violences accrues au Bourget comme le montre la chronologie des émeutes de 2005 en France. Néanmoins, cet épisode, relayé par les médias de nombreux pays, montre alors l'état de ghettoïsation ethnique et sociale de nombreux secteurs de banlieue et l'incapacité du pouvoir politique à faire face à l'échec de l'intégration d'une importante population immigrée[66].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'ancienne mairie, sur la Route de Flandre, au coin de la place du 11 novembre 1918, vers 1920. Elle restera en service jusqu'aux années 1950
L'entrée de la mairie du Bourget

Le canton du Bourget est formé par les communes du Bourget et de Dugny et par la partie nord de Drancy et a pour conseiller général Vincent Capo-Canellas (parti du Nouveau Centre) depuis 2003, réélu en 2008 dès le premier tour[67],[68],[69]. Vincent Capo-Canellas, élu sénateur de la Seine Saint-Denis le est remplacé au Conseil général par sa suppléante, Elisa Carcillo, adjointe au maire de Drancy[70],[71],[72],[73]. Le Bourget fait partie de la troisième circonscription de la Seine-Saint-Denis[74].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors des municipales 2008, la liste conduite par Vincent Capo-Canellas, maire sortant NC a été élue dès le premier tour avec 61,2 % des suffrages exprimés[Note 3],[75].

À l’élection présidentielle française de 2007[76], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 33,89 % soit 1 762 voix, suivi de Ségolène Royal avec 27,79 % soit 1 445 voix, puis de François Bayrou avec 17,21 % soit 895 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 10,19 % soit 530 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 53,86 % soit 2 722 voix pour Nicolas Sarkozy contre 46,14 % soit 2 332 voix pour Ségolène Royal, résultat proche de la moyenne nationale qui est, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal[77]. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été élevé. On compte au premier tour, 6 200 inscrits sur les listes électorales bourgetines, 84,74 % soit 5 254 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 15,26 % soit 946 voix, 1,05 % soit 55 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 98,95 % soit 5 199 voix se sont exprimées.

À l'élection régionale de 2010 en Île-de-France[78], le premier tour a vu arriver en tête la liste conduite par Valérie Pécresse (LMAJ) avec 26,83 % soit 633 voix, suivi de la liste conduite par Jean-Paul Huchon (LSOC) avec 24,08 % soit 568 voix, puis celle conduite par Marie-Christine Arnautu (LFN) avec 17,47 % soit 412 voix, et enfin la liste conduite par Cécile Duflot (LVEC) avec 10,17 % soit 240 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 10 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 54,91 % soit 1 387 voix pour la liste de Jean-Paul Huchon contre 45,09 % soit 1 139 voix pour la liste Valérie Pécresse, résultat proche de la moyenne régionale[79], qui est, au second tour de 56,69 % pour la liste de Jean-Paul Huchon contre 43,31 % pour la liste de Valérie Pécresse.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal du Bourget comporte, pour le mandat 2008-2014, 33 élus dont neuf maires-adjoints, sept conseillers municipaux délégués et seize conseillers municipaux. Vingt-sept sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus du groupe « Réussir Le Bourget ensemble ! ». Les deux groupes d'opposition sont « Mieux vivre au Bourget », conduit par Frédy Mahon et « Tous unis le Bourget », conduit par Gérald Durand[80].

Partage des sièges au sein du Conseil municipal du Bourget, mandature 2008-2014[81].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Réussir le Bourget Ensemble » Nouveau Centre - UMP Vincent Capo-Canellas 27 majorité
« Mieux vivre au Bourget » Union de la gauche Frédy Mahon 4 opposition
« Tous unis le Bourget » Divers droite Gérald Durand 2 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires du Bourget.

Cinq maires se sont succédé au Bourget depuis 1965 :

Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 Maurice Houyoux
1977 1993 André Cadot
1993 1995 Albert Le Bris
1995 2001 Frédéric Gailland UDF
2001 en cours Vincent Capo-Canellas NC puis UDI-FED Sénateur

Sécurité et instances judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

L'annexe du commissariat de la Courneuve au Bourget, située dans l'ancienne « folie ».

Le Bourget fait partie de la juridiction d’instance d'Aubervilliers[82], de la juridiction de grande instance de Bobigny et du tribunal de commerce de Bobigny[83],[84].

Tout comme pour Paris, mais aussi pour les autres communes de la Seine-Saint-Denis, les communes des Hauts-de-Seine et les communes du Val-de-Marne, la sécurité et la police dépendent surtout de la préfecture de police de Paris et dépendent ensuite du maire de la commune et du préfet de la Seine-Saint-Denis[85].

Le Bourget, Dugny et la Courneuve font partie de la circonscription de police de la Courneuve[86]. En 2008, la circonscription de police de la Courneuve a un taux de criminalité moyen de 113,38 crimes et délits pour 1 000 habitants[87]. Le taux d'insécurité au sein de la circonscription de la Courneuve est largement supérieur à la moyenne nationale en 2008 qui est de 83 ‰, et supérieur à la moyenne départementale de 95,67 ‰ pour la même année[88],[89]. Ainsi, le commissariat de la Courneuve arrive en 4e position sur les 21 circonscriptions de police de la Seine-Saint-Denis en termes de délinquance[87]. La circonscription de la Courneuve a donc l'un des moins fort taux de criminalité du département. Néanmoins, pour la ville, ces résultats sont à nuancer puisque la population du Bourget ne représente que 20 % environ de celle, totale, de la circonscription[Note 4].

En outre, une annexe du commissariat de la Courneuve est située au Bourget, dans l'ancienne folie[90].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Les villes de Drancy et du Bourget ont créé, fin 2006, une communauté de communes qui porte le nom de communauté de communes Drancy-Le Bourget, et dont le premier conseil communautaire a eu lieu le . Le , Dugny rejoint la communauté, qui prend le nom de communauté de communes de l'aéroport du Bourget[91],[92].

À compter du , cette communauté de communes se transforme en communauté d'agglomération[93].

Le conseil communautaire compte 34 membres : 7 Dugnysiens, 10 Bourgetins et 17 Drancéens ; leurs actions concernent près de 90 000 citoyens. La communauté d’agglomération de l’aéroport du Bourget permet aux villes de Drancy, de Dugny et du Bourget de bénéficier de services qu’elles ne pourraient pas développer seules, et de peser davantage sur les décisions d’aménagement du territoire francilien [94].

La communauté d'agglomération gère les conservatoires, le réseau des médiathèques, les piscines, les installations d’athlétisme, les ordures ménagères, les équipements de petite enfance, l’eau, la politique de la ville, l’achat des repas pour la restauration collective, la gestion commune de maison de l’emploi, etc. Elle cherche également à développer les actions coordonnées de développement économique, les études et actions de promotion économiques, l’élaboration d’un schéma de cohérence territoriale, les études d’aménagement d’intérêt communautaire, le développement durable, l’informatique, la téléphonie, etc[91],[92].

L’objectif est de créer entre Saint-Denis et Roissy un pôle de développement centré sur l’aéroport du Bourget au cœur de la Plaine de France[94].

Le , la communauté d'agglomération pourrait accueillir une nouvelle commune, celle de Bonneuil-en-France dans le Val-d'Oise, village de 710 habitants en 2009[95]. La municipalité a refusé le rattachement à la communauté d'agglomération Val de France proposé par le préfet. La communauté d'agglomération valdoisienne comprend Arnouville, Garges-lès-Gonesse, Sarcelles et Villiers-le-Bel ; les conseillers municipaux de Bonneuil ont alors annoncé leur volonté de s'associer aux communes de l'agglomération de l'aéroport du Bourget, auxquelles la ville de Bonneuil-en-France se sent plus proche puisque plus du tiers de l'aéroport du Bourget se trouve en fait sur son territoire[96]. Dans un premier temps, c'est aux préfets des deux départements de prendre une décision pour étendre le périmètre de la communauté d'agglomération et ce sera ensuite aux conseils municipaux et communautaires de se prononcer[97].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 10 février 2012, Le Bourget est jumelé avec quatre villes[98] :

Blank map of world no country borders.PNG
La commune du Bourget en France
La commune de Amityville aux États-Unis
La commune de Little Falls aux États-Unis
La commune de Cullera en Espagne
La commune de Joukovski en Russie

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 14 978 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 5],[Note 6].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
486 456 447 401 573 617 738 708 654
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
623 706 807 1 072 1 380 1 759 2 039 2 258 2 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 868 3 104 3 979 6 185 6 555 7 598 8 204 7 327 8 404
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
10 106 9 679 10 534 11 021 11 699 12 110 12 720 14 978 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[99] puis Insee à partir de 2004[100].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (14,9).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 25,9 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 19,6 %).
Pyramide des âges à Le Bourget en 2008 en pourcentage[101]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,8 
3,9 
75 à 89 ans
8,2 
10,1 
60 à 74 ans
9,6 
19,8 
45 à 59 ans
16,9 
25,9 
30 à 44 ans
23,2 
18,1 
15 à 29 ans
19,9 
21,7 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département de la Seine-Saint-Denis en 2008 en pourcentage[102].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,6 
3,6 
75 à 89 ans
5,8 
9,8 
60 à 74 ans
9,6 
19,3 
45 à 59 ans
19,1 
22,6 
30 à 44 ans
22,1 
21,6 
15 à 29 ans
21,7 
23,0 
0 à 14 ans
21,1 

Ménages[modifier | modifier le code]

En 2008, le nombre total de ménages bourgetins est de 5 786. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages[103].

Personnes par ménage (2007) 1 2 3 4 5 6 ou plus
Le Bourget 38,3 % 28,0 % 15,5 % 11,0 % 5,2 % 2,0 %
Paris 51,4 % 27,0 % 10,1 % 7,4 % 2,8 % 1,3 %
Moyenne nationale 33,3 % 32,8 % 14,8 % 12,6 % 4,7 % 1,8 %
Sources des données : Insee[103]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Didier Daurat, l'angle entre le bâtiment plus ancien et le plus moderne.

Le Bourget est situé en zone C, dans l'académie de Créteil.

La commune compte une école maternelle (Saint-Exupéry), deux groupes scolaires (Jean Jaurès et Jean Mermoz) comprenant des écoles maternelles et des écoles élémentaires, une école primaire (Louis Blériot) et le collège Didier Daurat[104]. Ce dernier devrait bénéficier bientôt d'une reconstruction[32].

Il existe également l'institution privée Sainte-Marie comprenant des écoles maternelle et élémentaire, et un collège.

Un lycée devrait voir le jour en 2013, notamment du fait de la saturation du lycée Eugène Delacroix à Drancy[41]. Le futur lycée accueillera les élèves du Bourget, de Dugny et une partie des Drancéens. Il est prévu pour accueillir 665 élèves en filières générale et technologique[42].

Le lundi , la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget a décidé la gratuité des repas dans les cantines scolaires des écoles primaires, sur l'initiative de Jean-Christophe Lagarde. La gratuité des repas qui bénéficie à 3 000 élèves représente 5 % du budget de la communauté, soit 1,1 million d'euros, étant rappelé que, de manière générale, les familles payent rarement le coût de revient complet du service (aliments, personnels et locaux), et qu'une partie de ce coût est donc assumé par les contribuables locaux[105],[106].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L'édition 2007 du salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget

La place du marché accueille la fête du 14 juillet et la fête de la ville qui a lieu début décembre[107],[108]. Les centres culturels et le Mille Club proposent de manière assez fréquente des représentations de pièces de théâtre classique et moderne, notamment avec l'aide du Centre Théâtrale du Bourget qui donne de nombreuses représentations et qui dispense également des ateliers[109].

L'aéroport du Bourget accueille le salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget, qui est une des plus importantes manifestations internationales de présentation de matériels aéronautiques et spatiaux. Il est organisé tous les deux ans (années impaires) au mois de juin[110].

Grâce au parc des expositions de Paris-Le Bourget qui compte parmi les plus grands parcs d'exposition d'Île-de-France et est géré par la société Viparis, la commune accueille des salons et évènements d'envergure nationale et internationale, professionnels et grand public[111],[112].

Sports[modifier | modifier le code]

La commune du Bourget dispose d'un stade municipal, de deux gymnases (Raoul Clerget et Paul Simon), d'un complexe sportif, de terrains de tennis, d'un skate park et d'un stade nautique[113]. Il est possible de pratiquer de nombreux sports dans la commune[114].

Santé[modifier | modifier le code]

La clinique de soins de suite et de convalescence

Sur le territoire du Bourget se trouvent trois centres de santé. Il y a tout d'abord un centre municipal de la santé, où sont pratiqués médecine générale et spécialisée, soins infirmiers et prélèvements de laboratoire[115], mais aussi une clinique de soins de suite et de convalescence construite récemment et pouvant accueillir plus de 150 patients[116], et enfin un centre médico-psychologique avec une section infant-juvénile[117].

De plus, la commune dispose de trois résidences pour personnes âgées, une non-médicalisée (la résidence Arline Marlin) et deux médicalisées (la maison des Glycines et la résidence MAPI). cette dernière est un établissement privé[118],[119].

Médias[modifier | modifier le code]

La commune du Bourget édite un journal mensuel, « Le Bourget en direct », envoyé à tous les Bourgetins. C'est un journal d'informations locales d'une vingtaine de pages en couleur. Il est également possible de le consulter sur le site de la ville[120].

Le Bourget dispose d'un portail institutionnel[121], site sur lequel il est possible de s'informer sur l'actualité de la ville, mais également sur ses infrastructures et son histoire.

La commune a adhéré au SIPPEREC, syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication, qui a procédé à l'étude de la mise en place du plan câble sur la commune[Note 7].

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas

Les Bourgetins disposent de lieux de culte bouddhique, catholique et musulman.

Culte bouddhique[modifier | modifier le code]

Créé en septembre 1989, le centre bouddhique international du Bourget (école theravâda) regroupe la communauté sri-lankaise bouddhiste[122].

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Le Bourget est une commune qui dépend du secteur pastoral du Blanc-Mesnil au sein du diocèse de Saint-Denis dont le lieu de culte au Bourget est l'église Saint-Nicolas[123],[124].

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Il existe au Bourget une salle de prière musulmane, elle est parfois designée comme mosquée. Celle-ci est gérée par l'Association cultuelle et culturelle des musulsmans du Bourget (ACCMB), créée en 2007[125].

En 2010, l'Association culturelle des musulmans des deux rives (ACMR) se forme et fonde une mosquée d'une capacité de 1 600 places. Cette dernière a été fermée fin 2010 par la municipalité et la commission de sécurité, mais elle semble avoir rouvert en 2011[126],[127].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 13 961 €, ce qui plaçait le Bourget au 29 231e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[128].

Les taux communaux de la fiscalité directe locale étaient les suivants en 2009[129] :

À ces taux, il convient d'ajouter ceux appliqués par d'autres collectivités et par l'État pour déterminer les sommes payées par les contribuables.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, 9 205 Bourgetins avaient entre 15 et 64 ans, les actifs ayant un emploi représentaient 73,5 % de la population bourgetine, les retraités représentaient 6,3 % des Bourgetins, 11,8 % de la population était considéré comme autres inactifs et 1 146 Bourgetins étaient chômeurs, ce qui donne un taux de chômage de 12,5 % pour la commune contre 16,3 % pour le département la même année. Et enfin la population estudiantine représentait 8,5 % des Bourgetins[130],[131].

Répartition des emplois par domaines d'activité en 2008

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Le Bourget 0,00 % 8,54 % 5,31 % 62,54 % 23,61 %
Moyenne nationale 2,98 % 14,35 % 6,89 % 45,27 % 30,51 %
Sources des données : INSEE[132]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2008

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Le Bourget 0,0 % 3,9 % 14,3 % 26,9 % 32,7 % 22,2 %
Moyenne Nationale 2,0 % 6,0 % 16,0 % 24,8 % 28,5 % 22,7 %
Sources des données : INSEE[132]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La façade du parc des expositions Paris Le Bourget.

En 2004, au Bourget, 65 entreprises ont été créées ; la ville se place à la 759e place au niveau national sur la création d'entreprise, cette année-là[133]. Le nombre total d'établissements est d'environ 602 (en 2004).

Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire représentent 1,2 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de sept établissements, les industries des biens de consommation représentent 4 % avec vingt-quatre établissements, les industries automobiles comptent une entreprise soit 0,2 %, les industries des biens d'équipement représentent une part de 1,8 % avec onze entreprises. L'industrie des biens intermédiaires comporte quinze entreprises soit 2,5 %, la construction avec ses cinquante-cinq entreprises représente 9,1 %, le commerce représente pas moins de 28,4 % du nombre total d'entreprises avec cent soixante-onze établissements, le transport comprend soixante-quatorze établissements soit 12,3 %. Les activités immobilières totalisent treize entreprises soit 2,2 %, les services aux entreprises représentent 16,1 % avec cent quatre-vingt-dix-sept établissements, les services aux particuliers comprennent quatre-vingt-un entreprises soit 13,5 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on dénombre cinquante-trois entreprises soit 8,8 % du nombre d'établissements total[133].

Le parc d'expositions Paris Le Bourget est l'une des zones d'activités les plus importantes de la ville et il est l'un des plus grands parcs d'expositions franciliens avec ses 65 ha et accueille des salons d'envergure internationale. Tous les deux ans, il accueille le salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget[134]. Le quartier du parc d'expositions et de l'aéroport du Bourget forme d'ailleurs une grande zone industrielle. On trouve au sud-est de la ville les zones industrielles de l'Actipole et Le Vaillant et à l'ouest les zones industrielles de La Bienvenue et Hélène Boucher[13].

Patrimoine et culture[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments touristiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine aéronautique[modifier | modifier le code]

Statue érigée à l'entrée de l'aéroport du Bourget en l'honneur des vols de Nungesser et Coli et de Lindbergh.

L'aéroport du Bourget fut le premier des aéroports parisiens. Il est, aujourd'hui, le premier aéroport d'affaires européen[29].

En 1935, l’architecte Georges Labro, associé à une entreprise générale, la « Société Nouvelle de Construction et de Travaux », remporte le concours en vue de la construction d'une nouvelle aérogare pour l'exposition internationale de Paris de 1937. Le projet lauréat est un bâtiment à l’architecture sobre, long de 233 mètres, intégrant l’ensemble des fonctions pour l’accueil des passagers et la gestion de l’aéroport. Pas entièrement achevée pour accueillir les premiers visiteurs de l’Exposition en juin, l’aérogare est officiellement inaugurée le [135]. Sérieusement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, il est reconstruit à l'identique, et sert d'aéroport civil de Paris jusqu'aux années 1970[136].

À l'entrée de l'aéroport du Bourget, une statue a été érigée en 1928 pour commémorer les vols de Nungesser et Coli et de Lindbergh[137].

L'entrée du Musée de l'air et de l'espace

Le musée de l'air et de l'espace est le plus important musée aéronautique de France. Lors de son déménagement au Bourget en 1975, le musée occupait une partie de l'esplanade ainsi qu'un hangar, au sud de l'aérogare[138]. En 1977, la disparition du trafic commercial entraîne une reconversion rapide de l’aéroport dans l’aviation d’affaires, et libère de l'espace pour l'extension du musée qui ouvre, en moyenne, un nouveau hall tous les deux ans jusqu'en 1983. C'est en 1987 que l'aérogare, en partie désaffectée depuis 1977, devient « La Grande Galerie », qui présente une grande collection d’avions originaux des débuts de l’aviation et de la « Première Guerre mondiale ». L'esplanade est réhabilitée en 1999, et le « Hall de l'Espace », ainsi que le planétarium sont entièrement rénovés en 2000. En 2008, la galerie des maquettes est ouverte : de nombreuses maquettes anciennes, autrefois présentes dans les réserves du musée, sont maintenant visibles[63],[139],[140]. Le musée est un établissement public administratif (EPA) dépendant du ministère de la Défense, placé sous la tutelle de la DMPA (Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives). Depuis le , il est doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Le musée a eu une fréquentation de 274 678 visiteurs en 2008, le classant à la 24e place des musées français les plus visités[141].

À proximité du musée se trouve une statue de Lindbergh, qui est la reproduction d'une œuvre conservée à Minneapolis. Celle présente au Bourget fait l'objet d'un prêt accordé au musée de l'air et de l'espace. La statue représente l'homme après avoir réalisé son exploit[142].

Édifices religieux et monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Le monument de la défense du Bourget.

L'église Saint-Nicolas a été construite en 1742 sur les fondations d'une ancienne église datant du début du XVe siècle. Elle a subi des travaux de restauration à la suite des combats de la guerre de 1870. Classée monument historique, on peut notamment y admirer les bas-reliefs du chœur, ainsi que des tableaux rappelant le « fait d'armes de l'église du Bourget » en 1870 par Georges Bergès[143]. Les deux tableaux représentent des scènes de la guerre franco-prusse, le premier dépeint la première bataille du Bourget et le second la deuxième bataille du Bourget. Dans les deux, on y voit l'église Saint-Nicolas et les mots « Dieu » et « Patrie » ainsi que huit noms de combattants pour chaque toile[144],[145]. Un premier autel présente une dédicace aux soldats morts durant la Première Guerre mondiale et un second autel « Notre-Dame-des-Ailes », sur lequel la Vierge est représentée en tant que protectrice des aviateurs, autres héros de la ville[146],[147],[148].

Le monument aux morts, l'« épée brisée ».

L'hôtel de ville du Bourget contient lui aussi plusieurs tableaux et reliques de la guerre franco-allemande de 1870 et de la Première Guerre mondiale. Les deux tableaux présents dans la mairie sont de Charles Fouqueray. Le premier est inspiré d'une scène de la guerre de 1914-1918 et représente l'Apocalypse[149]. Le second représente lui une scène de la première bataille du Bourget de 1870, il illustre une fois de plus l'église Saint-Nicolas, la défaite des troupes françaises et surtout la mort du commandant Brasseur[150]. Le bâtiment abrite également des vitrines contenant diverses reliques perpétuant l'honneur et l'hommage de la ville aux combattants français de 1870 et de 1914-1918[151].

Le monument de la défense du Bourget est une chapelle édifiée en 1871 dans le cimetière de la ville. La décoration de l'édifice décline un vocabulaire guerrier ainsi que des symboles funéraires, comme les torches renversées des angles dont l'origine remonte à l'Antiquité romaine. Sur le devant de l'édifice sont gravés les mots « honneur » et « patrie »[152],.

L'« épée brisée », monument aux morts de 1870 et hommage aux Bourgetins morts pour la France, est située sur la place du 11 novembre 1918. Il est construit dans un style antique avec « 1870 » écrit en chiffres romains dessus y est également dessiné une épée à la lame brisée et il figure sur l'œuvre l'inscription suivante : « Ils sont morts pour défendre la patrie. L'épée brisée dans leurs vaillantes mains sera forgée de nouveau par leurs descendants »[142],[147],[152].

La pyramide, est un monument érigée en janvier 1871 par les soldats prussiens. Ils élèvent cette pyramide de pavés à la mémoire de leurs camarades du troisième régiment. Elle est détruite en 1877 et reconstruite dans le cimetière du Bourget[152].

La plaque du souvenir est située dans la gare du Bourget ; elle commémore les hommes, femmes et enfants venant du camp de Drancy qui ont été déportés vers le camp d'extermination d'Auschwitz[147].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La bibliothèque du Bourget

Le Bourget compte un cinéma municipal, deux centres culturels (le centre culturel Sans Limite et le centre culturel André Malraux) et un conservatoire de musique et de danse[153].

La ville du Bourget dispose de nombreuses médiathèques administrées par la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget[154].

La médiathèque Georges Brassens, d'une surface de 4 000 m2, a été inaugurée le . Elle a coûté treize millions d'euros, dont 5,6 de subventions. La médiathèque a trois étages et comprend au sous-sol un auditorium. L'accueil et la section jeunesse (650 m2) se trouvent au rez-de-chaussée, les documentaires pour adultes au 1er étage, la fiction pour adultes, la musique et les films au 2e étage (soit 1 600 m2 pour la section adultes) et les services administratifs et scientifiques au 3e étage. Au total, elle donne accès à 65 000 livres, 8 000 DVD et 6 500 CD, et comprend 65 postes informatiques connectés à Internet ainsi que 10 postes de recherche documentaire. Elle constitue l'élément central d'un réseau de six médiathèques de quartier (quatre à Drancy, une au Bourget et une à Dugny). Les quatre médiathèques drancéennes de proximité sont celles de l'Économie, du Bois de Groslay, de l'Avenir et de Gaston Roulaud. La bibliothèque du Bourget a, quant à elle, une superficie de 350 m2 et propose aux Bourgetins invalides de plus de 65 ans et aux Bourgetins handicapés un service de portage à domicile[155].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'école normale du Bourget en 2006

L'architecture de la ville est assez diversifiée[142]. On trouve des bâtiments témoignant de l'ancien caractère rural du Bourget mais aussi des vestiges de l'ère industrielle et de nombreuses constructions arborant une architecture de type Art nouveau, ainsi que des édifices de type Art déco.

L'une des plus anciennes, luxueuses et originales maisons est, sans doute, la « folie » du Bourget. La mode des maisons de campagne dites « folies » se fait au XVIIIe siècle chez les Parisiens qui en ont les moyens. Si de hauts magistrats ou des financiers acquièrent des domaines pour y faire construire ces demeures, celles des commerçants n’en sont pas moins luxueuses. Cette ancienne folie, à l’architecture sobre, construite au XVIIIe siècle et refaite au XIXe siècle, appartient à l’origine à un marchand de chevaux et aujourd'hui elle est la propriété de la mairie[156].

Il existe aussi au Bourget des villas anciennes telles les meulières qui sont des constructions typiques de la banlieue parisienne et de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Les plus belles, de style Art nouveau sont des villas construites pour les riches Parisiens qui souhaitaient se détendre dans la campagne autour de Paris. Certaines de ces maisons se distinguent par des décorations en fer forgé (verrières, portes, fenêtres, etc.) en briques et en céramiques et constituent de véritables curiosités architecturales[142]. Pour cette même période, on trouve également des immeubles et d'anciennes usines, représentatifs de l'ère industrielle[142]. La gare du Bourget montre également les mêmes caractéristiques[142]. Il en va de même pour l'ancien collège Edgar Quinet, baptisé ensuite collège Didier Daurat et qui était en 1884 une école communale pour filles[157].

L’hôtel de ville, qui a été incendié pendant la guerre de 1939-1945, et l'ancienne école normale d'instituteurs créés vers 1930 témoignent, quant à eux, d'une architecture typiquement Art déco[142].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes du Bourget

Les armes de la commune du Bourget se blasonnent ainsi :
« De gueules aux trois vols d'or rangés en pal et chargés chacun d'une étoile du même, au chef cousu d'azur chargé d'un huchet contourné aussi d'or »[159].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livret thématique Paris-Le Bourget - Histoire d'un aéroport, du Musée de l'Air et de l'Espace, 1997
  • Le patrimoine des Communes de la Seine-Saint-Denis, Flohic éditions, 1994, (ISBN 2-908958-77-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Les valeurs d'insolation sur la période 1961/1990 (héliographes Jordan puis Campbell-Stokes) présentent des écarts de mesure avec celles relevées depuis l'implantation des héliographes à fibre optique Cimel.
  3. Résultats du premier tour des élections municipales 2008 - votants : 54,5 %, exprimés : 52,4 %, liste Capo-Canellas : 61,2 % des exprimés (27 sièges), liste Durand : 16,1 % (2 sièges), liste Mahon (PS) : 22,7 % des exprimés (4 sièges)
  4. En 2006, la population de la Courneuve est de 37 034 habitants, celle de Dugny est de 10 603 habitants et enfin celle du Bourget est de 12 720 habitants
  5. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  6. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  7. SIPPEREC, Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication, Rapport d'activité de 2006

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilé - Le Bourget (93350) », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 8 janvier 2012).
  2. « Orthodromie d'après les longitudes et latitudes des communes sélectionnées », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 8 janvier 2012)
  3. « Orthodromie d'après les longitudes et latitudes des communes sélectionnées », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 8 janvier 2012)
  4. « Carte d'identité », sur le site de l'établissement public d'aménagement Plaine de France,‎ (consulté le 8 janvier 2012)
  5. « Cartes des limites administratives d'Île-de-France - Limites administratives des communes et départements », sur le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme - Île-de-France (consulté le 27 janvier 2012)
  6. a et b Raymond Liegibel, Regards sur Drancy : Une commune dans l'histoire de France, Société Drancéenne d'Histoire et d'Archéologie, 350 p., p. 14-16
  7. a et b [PDF]« Où est passé la Molette ? », Le Bourget en Direct, no 39,‎ novembre 2009 (lire en ligne)
  8. État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle : Monographie sur Dugny, Montévrain
  9. « Climat de l'Île-de-France », sur le site météo-paris.com, site personnel de Guillaume Séchet (consulté le 30 janvier 2012)
  10. « Climatologie : Le Bourget - Températures moyennes depuis 1781 », sur le site lameteo.org, site personnel de Frédéric Decker (consulté le 30 janvier 2012)
  11. « Le Bourget, Seine-Saint-Denis(93), 52m - [1961-1990 »], sur le site de l'association Infoclimat (consulté le 30 janvier 2012)
  12. Jamila Aridj, « Ces pilleurs d'autoroute qui cisaillent les câbles électriques », sur le site du magazine Le Point,‎ 4 juin 2008 (consulté le 30 janvier 2012)
  13. a, b, c et d [PDF] « Plan du Bourget », sur le site de la mairie du Bourget,‎ mars 2010 (consulté le 30 janvier 2012)
  14. Les tramways parisiens
  15. Amtuir ligne 52
  16. Bernard Festuot, « Petite histoire du tramway d'Aubervilliers (1877-1936) », Chemins de fer régionaux et urbains, vol. 1999/5, no 275,‎ 1999, p. 4-16 (ISSN 1141-7447)
  17. Revue générale des chemins de fer - Volume 35 - Page 421
  18. [PDF] « Plan RER B », sur le site de la régie autonome des transports parisiens (consulté le 21 janvier 2012)
  19. « Gare du Bourget-Grande Ceinture - Drancy », sur l'atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis édité par le conseil général (consulté le 30 janvier 2012)
  20. [PDF] « La Tangentielle Nord est officiellement lancée », sur site de la SNCF (consulté le 23 janvier 2012)
  21. « Gare de triage du Bourget : nouvelle intervention du député-maire », sur le site de la mairie de Drancy (consulté le 31 janvier 2012)
  22. « page d'accueil », sur le site de la Tangentielle Nord (consulté le 30 janvier 2012)
  23. « Les transports : Prolongement de la ligne 7 », sur le site de l'agglomération Plaine Commune (consulté le 30 janvier 2012)
  24. Stéphanie Tisserond, « Le métro automatique du Grand Paris a du plomb dans l'aile », sur le site du quotidien La Tribune,‎ (consulté le 30 janvier 2012)
  25. « Grand Paris Express », sur le site de la RATP,‎ 26 mai 2011 (consulté le 8 janvier 2012)
  26. « Avec Autolib', Bolloré fait de Paris sa vitrine de l'autopartage », sur le site mobilicites.com de la société Institutionnel Medias,‎ 5 décembre 2011 (consulté le 8 janvier 2012)
  27. « Autolib' au Bourget : ça roule ! », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 8 janvier 2012)
  28. « Liste des villes », sur le site du syndicat mixte Autolib' (consulté le 8 janvier 2012)
  29. a et b [PDF] « Plaquette de présentation de l'Aéroport Paris-Le Bourget », sur le site le-bourget.fr d'Aéroports de Paris (consulté le 30 janvier 2012)
  30. « Aéroport du Bourget », sur le site de la mairie de Bonneuil-en-France (consulté le 8 janvier 2012)
  31. [PDF] « Quartiers faisant l'objet d'une convention de rénovation urbaine », sur le site du secrétariat général du comité interministériel des villes,‎ 17 septembre 2009 (consulté le 8 janvier 2012)
  32. a et b Nathalie Perrier, « Le Bourget séduit les familles », Le Parisien,‎ 2 janvier 2012
  33. « La Courneuve : Le parc départemental baptisé Georges Valbon », Le Parisien, Édition de la Seine-Saint-Denis,‎ 11 janvier 2009
  34. « Fiche communale d'occupation des sols, vue satellite simplifiée », sur le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de l'Île-de-France,‎ 2008 (consulté le 8 janvier 2012)
  35. « Fiche communale d'occupation des sols, plan détaillé », sur le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de l'Île-de-France,‎ 2008 (consulté le 8 janvier 2012)
  36. a et b « LOG2 - Logements par type, catégorie et nombre de pièces - Niveau agrégé », sur le site de l'Insee,‎ 2008 (consulté le 8 janvier 2012)
  37. « PRINC2 - Résidences principales par type de logement, nombre de pièces et statut d'occupation - Niveau agrégé », sur le site de l'Insee,‎ 2008 (consulté le 8 janvier 2012)
  38. « Commune : « Le Bourget » », sur le site du système d'information géographique du secrétariat général du comité interministériel de la ville,‎ 2006 (consulté le 8 janvier 2012)
  39. « Plaquette du pôle du Bourget dans le Grand Paris (non datée) » [PDF], sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 8 janvier 2012)
  40. « Grand Paris : trois architectes chargés de l'aménagement de Paris Le Bourget », sur le site du magazine Le Point,‎ 8 janvier 2010 (consulté le 8 janvier 2012)
  41. a et b « Lycée Eugène Delacroix- Un des deux lycées de Drancy », sur le site de la mairie de Drancy (consulté le 8 janvier 2012)
  42. a et b « Le projet du nouveau lycée qui ouvrira en 2012 a été choisi », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 8 janvier 2012)
  43. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées histoire1.
  44. a, b, c et d « Seigneurie du Bourget », sur l'atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis édité par le conseil général (consulté le 31 janvier 2012)
  45. « La léproserie du Bourget », sur l'atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis édité par le conseil général (consulté le 31 janvier 2012)
  46. Jean Lebeuf, Histoire de la banlieue ecclésiastique de Paris, vol. 6, Prault,‎ 1755, p. 254-268
  47. Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacré et profane, vol. 5, Paris, Jean-Baptiste Coignard,‎ 1725, p. 1070
  48. « Station Bourget - Drancy », sur l'atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis édité par le conseil général (consulté le 31 janvier 2012)
  49. a, b, c, d, e, f et g Raymond Liegibel, Regards sur Drancy : Une commune dans l'histoire de France, Société Drancéenne d'Histoire et d'Archéologie,‎ 1979, 349 p., p. 264-278
  50. « Ballon no 16 : « La Liberté » », sur le site coppoweb.com de Toussaint Coppolani (consulté le 31 janvier 2012)
  51. « 1870-1871. Le conflit franco-allemand », sur le site cheminsdememoire.gouv.fr du ministère de la défense (consulté le 31 janvier 2012)
  52. « 31 octobre 1870 », sur le site du projet Raspouteam (consulté le 31 janvier 2012)
  53. Annuaire de l'Ecole navale : Anciens élèves de l'Ecole navale tués à l'ennemi ou morts pour la France.
  54. a, b et c « Le « port aérien » du Bourget », sur le site du comité départemental du tourisme de la Seine-Saint-Denis (consulté le 8 janvier 2012)
  55. a, b, c et d « Histoire de l'aéroport du Bourget », sur le site du musée de l'air et de l'espace (consulté le 10 janvier 2012)
  56. a et b « Hangars du Bourget, dits hangars Lossier », sur l'atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis édité par le conseil général
  57. a, b et c « Le Bourget, une ville liée à l'histoire de l'aéronautique », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  58. Clément-Pascal Meunier, Nungesser et Coli disparaissent à bord de l'Oiseau blanc, Paris, Ministère des transports, Inspection générale de l'aviation civile et de la météorologie,‎ 1984, 90 p. (ISBN 2110851244)
  59. « De la conférence de Munich à la Seconde Guerre mondiale », sur le site cheminsdememoire.gouv.fr du ministère de la défense (consulté le 31 janvier 2012)
  60. « Le musée de l'Air va retrouver son faste », sur le site du quotidien Le Parisien (consulté le 31 janvier 2012)
  61. « L'aéronautique navale fait ses adieux à l'établissement de Dugny », sur le site meretmarine.com de la société Bretagne-Online (consulté le 31 janvier 2012)
  62. « Le temps et la ville - transformations », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 10 janvier 2012)
  63. a et b « Histoire », sur le site du musée de l'air et de l'espace (consulté le 8 janvier 2012)
  64. « Le musée de l'air et de l'espace », sur le site du musée de l'air et de l'espace (consulté le 8 janvier 2012)
  65. « Le département de la Seine en 1968 lors de sa suppression officielle », sur le site de l'observatoire du Grand Paris (consulté le 8 janvier 2012)
  66. Sebastian Roché, « Des émeutes en 2005, quelles émeutes ? », sur le site du quotidien Le Figaro (consulté le 8 janvier 2012)
  67. « Résultats des élections cantonales - Seine-Saint-Denis (93) -Drancy- Canton de Le Bourget (09) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 06 février 2012)
  68. « Résultats des élections cantonales - Seine-Saint-Denis (93) -Dugny- Canton de Le Bourget (09) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 06 février 2012)
  69. « Résultats des élections cantonales - Seine-Saint-Denis (93) -Le Bourget- Canton de Le Bourget (09) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 06 février 2012)
  70. « Fiche sénatoriale de Vincent Capo-Canellas », sur le site du Sénat (consulté le 11 janvier 2012)
  71. « Vos élus », sur le site du Conseil général de la Seine-Saint-Denis (consulté le 06 février 2012)
  72. « Vincent Capo-Canellas démissionne, Elisa Carcillo le remplace », sur le site du journal Le Parisien, archives Aulnay-sous-Bois,‎ 22 octobre 2011 (consulté le 06 février 2012)
  73. « Vos élus - Elisa Carcillo : 5e adjointe », sur le site de la mairie de Drancy (consulté le 06 février 2012)
  74. « Carte des circonscriptions - Seine-Saint-Denis », sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 06 février 2012)
  75. « Résultats des élections municipales 2008 », sur le site du quotidien Le Parisien (consulté le 11 janvier 2012)
  76. « Résultats de l'élection présidentielle de 2007 », sur le site du quotidien Le Figaro (consulté le 11 janvier 2012)
  77. « Résultats de l'élection présidentielle de 2007 », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 11 janvier 2012)
  78. « Résultats des élections régionales de 2010 : Le Bourget », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 11 janvier 2012)
  79. « Résultats des élections régionales de 2010 : département de la Seine-Saint-Denis », sur le site du ministère de l'intérieur (consulté le 11 janvier 2012)
  80. « Vos élus », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 11 janvier 2012)
  81. « Résultats des élections municipales du Bourget (mars 2008) », sur le site linternaute.com de la société Bechmarkgroup (consulté le 11 janvier 2012)
  82. « Tribunal d'instance », sur le site de la mairie d'Aubervilliers (consulté le 26 janvier 2012)
  83. « Arrondissement judiciaire de Bobigny », sur le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 26 janvier 2012)
  84. « Ressort territorial », sur le site du greffe du tribunal de commerce de Bobigny (consulté le 26 janvier 2012)
  85. « La préfecture de police, au service du public de l'agglomération parisienne », sur le site de la préfecture de police
  86. « Commissariat de La Courneuve », sur le site de la préfecture de Seine-Saint-Denis (consulté le 11 janvier 2012)
  87. a et b [PDF]« Classement par tranche de population suivant le taux de criminalité globale pour 1 000 habitants », sur le site du quotidien Le Monde (consulté le 26 janvier 2012)
  88. Jean-Marie Leclerc, « La nouvelle carte de France de l'insécurité », sur le site du quotidien Le Figaro,‎ 16 avril 2009 (consulté le 11 janvier 2012)
  89. Jean-Marie Leclerc, « Tous les chiffres de la délinquance 2008 », sur le site du quotidien Le Figaro,‎ 16 avril 2009 (consulté le 11 janvier 2012)
  90. « Le poste de la Police Nationale », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 27 janvier 2012)
  91. a et b [PDF] « communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget », sur le site de l'nstitut d'Aménagement et d'Urbanisme - Île-de-France (consulté le 26 janvier 2012)
  92. a et b « La communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget », sur le site de la mairie de Dugny (consulté le 26 janvier 2012)
  93. « Trois agglomérations sont nées », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ 4 janvier 2010, p. III (ISSN 0767-3558)
  94. a et b « La communauté d’agglomération de l’aéroport du Bourget », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 8 janvier 2012)
  95. « Population Bonneuil-en-France », sur le site de l'Insee (consulté le 31 janvier 2012)
  96. Bénédicte Agoudesté, « Bonneuil préfère s'associer au Bourget plutôt qu'à Garges-Sarcelles », Le Parisien,‎ 26 août 2011
  97. « Au conseil municipal », sur le site de la mairie de Drancy (consulté le 26 janvier 2011)
  98. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des affaires étrangères (consulté le 10 février 2012)
  99. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  100. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  101. « Évolution et structure de la population à Le Bourget en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 janvier 2012).
  102. « Résultats du recensement de la population de la Seine-Saint-Denis en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 janvier 2012).
  103. a et b « MEN1 - Ménages par taille du ménage et catégorie socioprofessionnelle de la personne de référence », sur le site de l'Insee (consulté le 10 janvier 2012)
  104. « Les établissements scolaires », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  105. « Cantine gratuite à Drancy et au Bourget », sur le site du magazine L'Express,‎ 8 janvier 2007 (consulté le 31 janvier 2012)
  106. Julie Lastérade, « Cantine gratuite dans les écoles de Drancy et du Bourget », sur le site du journal Libération,‎ 5 janvier 2007 (consulté le 31 janvier 2012)
  107. « Fête nationale », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  108. « Fête de la ville », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  109. « 30 ans du Centre Théâtral du Bourget », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  110. « Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget », sur le site du salon du Bourget (consulté le 26 janvier 2012)
  111. « Paris-Le Bourget », sur le site de la société « Viparis Le Palais des Congrès de Paris » (consulté le 13 janvier 2012)
  112. « Paris Le Bourget Parc d'Expositions », sur le site du comité départemental du tourisme de la Seine-Saint-Denis (consulté le 8 janvier 2012)
  113. « Piscine & infrastructures », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  114. « Le guide des sports », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  115. « Le Centre Municipal de Santé », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  116. « Clinique de soins de suite et de convalescence », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  117. « Centre Médico Psychologique », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  118. « Résidences pour personnes âgées », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  119. « Social & santé », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  120. « Le Bourget en Direct », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  121. « Le Bourget », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  122. « Le Centre Bouddhique International du Bourget », sur le site du centre bouddhique international (consulté le 8 janvier 2012)
  123. « Paroisses, lieux de culte », sur le site du diocèse de Saint-Denis (consulté le 8 janvier 2012)
  124. « Horaires des messes 2011-2012 », sur le site du secteur Pastoral du Blanc-Mesnil, Le Bourget, Dugny et St Louis de Drancy,‎ 16 septembre 2011 (consulté le 8 janvier 2012)
  125. « Mosquée du Bourget », sur le site de l'association cultuelle et culturelle des musulmans du Bourget (consulté le 29 janvier 2012)
  126. « La mosquée "AL IMANE" et Association culturelle des musulmans Des deux rives "ACMR" », sur La mosquée du Bourget (consulté le 30 janvier 2012)
  127. « La mairie du Bourget s'explique », sur Trouve ta mosquée (consulté le 30 janvier 2012)
  128. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone emploi », sur le site de l'Insee (consulté le 5 janvier 2012)
  129. « Impôts sur la commune du Bourget », sur le site de la SARL Batir technologies (consulté le 5 janvier 2012)
  130. « Le Bourget (93013 - Commune) - Emploi, population active », sur le site de l'Insee (consulté le 5 janvier 2012)
  131. « Seine-Saint-Denis (93 - Département) - Emploi, population active », sur le site de l'Insee (consulté le 5 janvier 2012)
  132. a et b « ACT4 - Population active de 15 ans ou plus ayant un emploi par sexe, catégorie socioprofessionnelle et secteur d'activité économique », sur le site de l'Insee (consulté le 5 janvier 2012)
  133. a et b « Entreprises et services, Le Bourget », sur le site linternaute.com de la société Benchmarkgroup (consulté le 5 janvier 2012)
  134. « Paris Le Bourget Parc d'Expositions », sur le site du comité départemental du tourisme (consulté le 5 janvier 2012)
  135. « L'aéroport du Bourget premier », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  136. [PDF]Service du patrimoine culturel du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Éléments d'architecture des années 1930 : Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget (lire en ligne)
  137. [PDF]« Nungesser, de la Grande Guerre à la liaison transatlantique » (consulté le 17 janvier 2012)
  138. « Le musée de l'air et de l'espace », sur le site du musée de l'air et de l'espace (consulté le 10 janvier 2012)
  139. « Présentation du musée », sur le site du musée de l'air et de l'espace (consulté le 10 janvier 2012)
  140. « Le Musée de l’Air et de l’Espace (MAE) du Bourget », sur le site du musée de l'air et de l'espace (consulté le 10 janvier 2012)
  141. [PDF] « Chiffres clés 2010 : Statistiques de la culture », sur le site du ministère de la culture et la communication (consulté le 17 janvier 2012)
  142. a, b, c, d, e, f et g « Visite guidée du patrimoine du Bourget », sur site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  143. « L'église Saint-Nicolas, six siècles d'histoire », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2002)
  144. « Tableau : scène des combats du 28 au 31 octobre 1870 à l'église du Bourget », sur le site de Jean-Luc Flohic (consulté le 10 janvier 2012)
  145. « Tableau : fait d'armes des Français à l'église du Bourget en 1870 », sur le site de Jean-Luc Flohic (consulté le 10 janvier 2012)
  146. « Autel, le Bourget », sur le site de Jean-Luc Flohic (consulté le 10 janvier 2012)
  147. a, b et c « Le Bourget », sur le site du comité départemental du tourisme de la Seine-Saint-Denis (consulté le 02 février 2012)
  148. « Au Bourget, une célébration pour le monde de l'aviation », sur le site de l'Église catholique en France,‎ 19 juin 2009 (consulté le 02 février 2012)
  149. « Les cavaliers de l’Apocalypse », sur le site de Jean-Luc Flohic (consulté le 10 janvier 2012)
  150. « Les combattants devant l’église et la mort du commandant Brasseur », sur le site de Jean-Luc Flohic (consulté le 10 janvier 2012)
  151. « Vitrine du souvenir du Bourget », sur le site de Jean-Luc Flohic (consulté le 10 janvier 2012)
  152. a, b et c Fernand Bournon, États des communes à la fin du XIXe siècle : Le Bourget. Notice historique et renseignements administratifs, Montevrain,‎ 1897, p. 32-35
  153. « Culture », sur le site de la mairie du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  154. « Présentation des médiathèques », sur le site des médiathèques de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget (consulté le 10 janvier 2012)
  155. « La Bibliothèque », sur le site de la mairie du Bourget
  156. « La folie du Bourget », sur le site du comité départemental du tourisme (consulté le 31 janvier 2012)
  157. « collège Didier Daurat », sur l'atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis édité par le conseil général (consulté le 31 janvier 2012)
  158. Site officiel Raymond Mulinghausen
  159. « Le Bourget », sur OLDJP la banque du blason 2 (consulté le 18 janvier 2012).


Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 11 février 2012 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.