Arques (Pas-de-Calais)

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Arques
l’ascenseur des Fontinettes
l’ascenseur des Fontinettes
Blason de Arques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Arques
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Omer
Maire
Mandat
Caroline Saudemont (UDI)
2014-2020
Code postal 62510
Code commune 62040
Démographie
Population
municipale
9 979 hab. (2011)
Densité 445 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 44′ 10″ N 2° 18′ 12″ E / 50.7361111111, 2.3033333333350° 44′ 10″ Nord 2° 18′ 12″ Est / 50.7361111111, 2.30333333333  
Altitude Min. 2 m – Max. 62 m
Superficie 22,41 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-arques.fr/accueil.htm

Arques est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. La commune est célèbre pour sa verrerie-cristallerie qui représente le premier producteur mondial de verrerie de table, et pour son ancien ascenseur à bateaux des Fontinettes, unique en France. À proximité du marais audomarois, la ville est l'une des premières de la région a réaliser un agenda 21 local. Elle a également fait construire des équipements sportifs de haut niveau.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Arques est située en plein cœur de la région Nord-Pas-de-Calais, à la frontière même entre les départements du Pas-de-Calais, auquel elle appartient, et du Nord, au centre d'un triangle Lille - Dunkerque - Boulogne-sur-Mer. Elle fait partie du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale. La superficie du territoire communal est de 2241 hectares soit 22,41 km2. La population y est de 9 615 habitants en 2006.

Site[modifier | modifier le code]

Dans sa partie nord-est, le territoire est occupé par la forêt domaniale de Rihoult Clairmarais (espace boisé de plus de 1 200 ha situé pour l'essentiel sur la commune). La partie sud-ouest est urbanisée par de l'habitat et des équipements en partie centrale, et par la zone industrielle de la cristallerie d'Arc vers le sud du territoire. La voie de chemin de fer sépare ces deux espaces.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

La commune est à environ 40 km de Calais et de Dunkerque (47 km de Calais via la D943 et l'A26 et 50 km de Dunkerque via la D300 et l'A16), 45 km de Boulogne-sur-Mer (56 km par voie routière, via la N 42), ou encore 60 km de Lille et 70 de Lens et Arras via l'A26. Elle dispose de plusieurs modes de transports, et développe la multimodalité.

La rocade de l'agglomération de Saint-Omer traverse la commune au sud-est et au sud-ouest, ainsi que les départementales D 211, D 210, D 943.

Une voie ferrée en direction de la gare de Saint-Omer passe sur le territoire. La création d'une gare à proximité du futur écoquartier de la ZAC (Zone d'Aménagement Concerté) de la forêt est prévue dans le SCOT approuvé en avril 2009[1]. La gare d'Arques (Pas-de-Calais) est fermée aux voyageurs mais ouverte au service Fret SNCF et est une gare du Chemin de fer touristique de la vallée de l'Aa[2].

Les canaux offrent un accès fluvial. De nombreuses péniches utilisent ces voies d'accès pour le tourisme et le transport de marchandises (cristallerie) jusqu'au port fluvial.

Les transports en commun (CASO bus) desservent la commune ; les liaisons douces, dont certaines sont très anciennes, se développent. Il s'agit de cheminements séparés de la circulation des véhicules motorisés, favorisant l'écomobilité : chemins piétons, chemin de halage le long du canal, pistes cyclables. Des stationnements pour les vélos sont également mis en place.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Canal de Neufossé et péniche, juillet 2006
Écluse les fontinettes. Arques 62510. août 2010
L'étang d'Harchelles

L'eau est très présente sur le territoire d'Arques. Le marais audomarois s'étend au nord - ouest de la commune, au-delà du territoire. Le schéma d'aménagement et de gestion des eaux de l'Audomarois (SAGE) s'applique.

Le territoire est traversé du sud au nord par le fleuve côtier de l'Aa, ainsi que par le canal de Neufossé. Celui-ci assure la liaison entre l'Aa et la rivière de la Lys ; il est équipé de deux écluses, celle des Flandres au nord et celle des Fontinettes au sud.

La commune est parsemée d'étangs : Harchelles dans la forêt ; Beauséjour, Arc-en-ciel, Malhôve au nord, à proximité du port de plaisance ; et Batavia au sud, près de la rocade et de la cristallerie d'Arc International.

Topographie et Relief[modifier | modifier le code]

La ville se situant à la jonction de l'Artois et de la Flandre. Une partie de son habitat se retrouve sur les hauteurs (Haut-Arques) à environ 25 mètres d'altitude. On retrouve ensuite des quartiers plus bas, à peine au-dessus du niveau de la mer (Malhove, Zone Industrielle du Marais) qui se rapprochent des marais de la commune voisine de Saint-Omer. Les points les plus hauts sont dans la forêt de Rihoult - Clairmarais, au nord-est de l'étang d'Harchelles à 59 et 54 mètres, ainsi qu'à l'extrême sud de la commune à 62 mètres près du Bois de Longatte (hors commune).

Géologie[modifier | modifier le code]

En limite de l'Artois, le territoire est situé sur un socle calcaire formé par d'anciennes mers. Il est recouvert d'argiles à la fin du Crétacé et au Tertiaire, lors du soulèvement de l'Artois. Ces argiles ont permis la fabrication de la brique et de la tuile. Les couches supérieures sont des couches de limons des plateaux et des alluvions dans les vallées, liées à l'évolution des cours d'eau.

La vallée de l'Aa est une vallée à terrasses, qui se sont formées par le processus continu de creusement par le fleuve. Sous les couches de dépôts récentes, on trouve les ballastières d'Arques. Le cailloutis de la plaine d'Arques a révélé la présence d'ossements de mammouths de type sibérien dans la région, témoins d'une ère glaciaire au Quaternaire. Les ossements auraient été charriés dans une anse par le fleuve[3].

Au nord-est de Saint-Omer, du côté de la forêt et de Clairmarais, un rempli tourbeux est détecté. Des îles flottantes ont du exister sur le marais autrefois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Arques
Saint-Omer Clairmarais
Longuenesse Arques Renescure
Blendecques Campagne-les-Wardrecques

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat, de type océanique, subit les influences continentales de l'est : les précipitations, plus faibles qu'en façade maritime, sont de l'ordre de 550 à 600 mm par an. La température annuelle moyenne est d'environ 10 °C, avec des gelées plus précoces et plus tardives que dans d'autres secteurs de la région[4].

Environnement[modifier | modifier le code]

La richesse environnementale de la commune est notamment liée à sa situation à cheval sur la forêt de Clairmarais (classée en ZNIEFF), à proximité du Plateau d'Helfaut, et en vallée de l'Aa. Celle-ci constitue un corridor biologique et de migration aviaire, élément important de la trame verte et bleue régionale qui doit être le cadre local de la déclinaison du SDAGE (trame bleue) et du corridor biologique d'importance paneuropéenne, suite au Grenelle de l'environnement. Le « marais d'Arques » a en grande partie été comblé avec des déchets, depuis le Moyen Âge, et depuis l'après guerre pour ce qui en restait. Deux grands étangs publics ont été aménagés dans la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté dès le VIIe siècle sous la forme Arkae[5]. Il s'agit vraisemblablement d'une formation toponymique médiévale. (Arken en flamand[6]).

Albert Dauzat et Charles Rostaing[7] assimilent Arques aux autres noms de lieu en Arc, Arches, etc.. Ils signifient « arche d'un pont », voire le pont lui-même.

La forme Arkae est semblable à certaines formes anciennes d'autres Arches / Arques. La désinence -ae représente une latinisation des formes en -as (cf. Arques, Seine-Maritime, Arcas en 750). Il s'agit d'un féminin pluriel issu du singulier gallo-roman ARCA, correspondant du latin arcus (terme masculin, d'où Arc, un arc)[8]. La lettre -k- est fréquemment utilisée pour noter le son [k] au lieu de la lettre -c- ou du groupe -qu- dans les textes rédigés en latin médiéval ou en ancien français. Arques est situé au nord de la ligne Joret, par conséquent le [k] se maintient, alors qu'au sud ARCAS serait devenu arches (cf. Arches (Vosges), de Archis en 1145).

Les autres Arques du sud de la France sont des francisations de l'occitan Arcas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini montrant le canal construit en 1774

Dans l'antiquité, le lieu était déjà un point de passage afin de relier la région aux bords de mer.

Cette cité devient en 530 la propriété de la comtesse Mathilde[Laquelle ?], arrière-petite-fille de Flandebert, chef des Morins et des Ménapiens[Informations douteuses]. Walbert, arrière-petit-fils de Mathilde et comte d'Arkes, dresse sur les conseils des abbés Audomar et Bertin une église dédiée à Saint Martin et à proximité de son château en 646.

La guerre de Cent Ans n'épargne pas la ville qui est pillée en 1340 par l'armée anglo-flamande assiégeant Saint-Omer. Les Anglais mettent de nouveau la ville à sac en 1346, 1369 et 1435[réf. nécessaire]. Les Français font de même en 1477 sous Louis XI. Au XVIIe siècle, l'Espagne qui détient la Flandre possède aussi les villes d'Aire, de Saint-Omer et leurs alentours, formant ce que les historiens nomment "l'Artois réservé". Mais le traité de Nimègue (1678), ramène l'Artois à la France[réf. nécessaire].

Par ailleurs, après que la ville d'Arques avait subi d'un incendie, le roi Louis XI confirma, par ses lettres patentes, les droits de deux fois de foyres par an ainsi que des marchés, afin de soutenir la restauration de la ville[9].

La présence d'un canal (voulu par Vauban) date de 1774. L'ascenseur à bateaux des Fontinettes est construit entre 1881 et 1887 puis est inauguré le 20 avril 1888. Deux filatures de lin et de jute, deux distilleries, des fabriques de briques et de tuiles dont la tuilerie mécanique Vergriete fondée à la fin du XIXe siècle ainsi qu’une verrerie-cristallerie sont créées.

Durant la Première Guerre mondiale, Arques est un lieu stratégique qui accueille jusqu'à 100 000 soldats. Entre deux-guerres, les mouvements ouvriers du Front populaire donnent lieu à d'importants défilés localement. Durant la Seconde Guerre mondiale, Arques est occupée ; elle est libérée du 3 au 5 septembre 1944 par un régiment polonais[10]. Après la dernière guerre, la cristallerie donne à la ville une renommée mondiale.

Dans les années 2000, la cristallerie perd 6 000 emplois. La reconversion de la ville est alors enclenchée, avec la création de la ZAC du centre-ville, en renouvellement urbain[11], sur le site de l'usine 1 d'Arc International et des établissements Edard[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Arques dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953   Benjamin Catry UDR Député
mars 1977 2001 Michel Lefait PS Vice-président du conseil général du Pas-de-Calais - Député
mars 2001 avril 2014 Joël Duquenoy PS puis DVG Président de l'association des maires du Pas-de-Calais
avril 2014 en cours Caroline Saudemont UDI  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération de Saint-Omer prend en charge le tri sélectif[13]. Arques a également mis en place un composteur communal avec les déchets verts de la commune, et un ramassage des déchets de compost ménager. Une déchèterie est également en fonctionnement sur la commune. Le verre est récupéré dans 31 colonnes à verre réparties sur le territoire communal.

Documents communaux et urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un Plan local d'urbanisme (PLU), et souhaite réaliser un agenda 21 local.

Le territoire est soumis au Schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Pays de Saint-Omer.

La ZAC de la Garenne a été aménagée de 2007 à 2009, avec des logements et des commerces.

Des logements sociaux HQE (Haute qualité environnementale) en bois ont également été construits le long du canal, face à la maison du Parc[14],[15],[16]. Un écoquartier comprenant environ 1 000 logements est de plus en projet à proximité de la porte multimodale de l'Aa et de la forêt de Clairmarais (ZAC de la forêt[17]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Wadgassen, en Allemagne.

Internet[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune d'Arques a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[18].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

27,6 % de la population a moins de 19 ans, ce qui fait de la commune une ville dynamique. En 2006, la ville comptait 4 627 hommes et 4 988 femmes[19].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 979 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 531 1 682 1 691 1 854 2 190 2 330 2 601 2 769 2 771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 992 3 456 3 805 4 080 4 145 4 270 4 567 4 284 4 355
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 302 4 478 4 658 4 613 4 512 4 696 5 008 5 222 5 800
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
7 224 8 738 10 042 9 245 9 014 9 331 9 615 9 696 9 979
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,4 %, 15 à 29 ans = 18,5 %, 30 à 44 ans = 22,7 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 19,2 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Pyramide des âges à Arques en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,3 
11,4 
60 à 74 ans
13,6 
19,3 
45 à 59 ans
18,2 
22,7 
30 à 44 ans
20,9 
18,5 
15 à 29 ans
19,2 
23,4 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Le collège Pierre Mendès France est sur le territoire communal. Les lycées se situent à Saint-Omer.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs médecins et pharmacies sont présents sur la commune, ainsi qu'une maison de retraite. Le centre hospitalier de la région de Saint-Omer se situe à Helfaut, et une clinique privée à Longuenesse.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune regroupe de nombreuses infrastructures adaptées aux besoins des habitants : sept salles de sports (pour la pratique du volley-ball, du tennis de table et de la boxe, de la gymnastique, de la pratique scolaire, du tir, des arts martiaux et tennis), cinq stades (dont deux de football), quatre courts de tennis plein-air, deux courts de tennis couverts, un boulodrome couvert, une piscine couverte et chauffée. Le nouveau stand de tir, de 1 200 m2, en ossature bois, a été inauguré en 2009. Il a obtenu le label handisport[24].

L'association locale de gymnastique (l'Amga) compte 1 500 licenciés qui pratiquent ce sport à Saint-Omer, Longuenesse et Arques. Un complexe gymnique de 2 000 m2 y est construit, pour accueillir ces licenciés ainsi que 600 enfants dans le cadre de la pratique scolaire du sport. Ce complexe ferait également partie de la base arrière des Jeux olympiques de 2012 souhaitée dans le Pas-de-Calais par le Conseil général[25], tout comme le stand de tir.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'une église protestante[26], rue de Sète, et d'une église catholique.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville compte plus de 220 entreprises (115 commerçants de détail ou de gros, 41 industries et 64 prestataires de service), avec un total de 12 351 emplois locaux en 2006. L'emploi est majoritairement ouvrier, avec 62,4 % des emplois dans ce secteur en 2006[27].

On retrouve cette caractéristique dans la population active arquoise, notamment chez les hommes avec 1 321 ouvriers. On compte 797 retraités hommes et 1 004 retraitées femmes[28].

Arc International, avec 8 000 salariés, est une entreprise de première importance à l'échelle de la ville, de la région et même de la France, et ce depuis l'installation de la première verrerie en 1825. En 1997, elle était la 3e plus importante usine de France en termes d'effectif (12 900 personnes). Industrie du verre et du cristal, l'entreprise s'étend sur un site de plusieurs dizaines d'hectares comprenant plusieurs usines avec fours à verre et chaînes de production, une scierie, un garage, une cantine... Les consommations journalières en ressources (sable, eau, gaz, électricité) du site sont énormes ; le gaz est acheminé directement par un gazoduc et l'électricité provient de la centrale électrique de Gravelines dans le Nord.

La porte multimodale de l'Aa est la deuxième zone industrielle d'Arques après la cristallerie. D'une surface de 160 ha, elle accueille le port fluvial de commerce, antenne du port de Lille. Ce port est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Saint-Omer Saint-Pol-sur-Ternoise. Des zones sont également affectées à la logistique, l'artisanat, aux industries, aux services... Parmi les 22 entreprises implantées en 2010, Transgourmet compte 170 emplois, STND 110, la pépinière d'entreprises 66 (15 bureaux et 5 ateliers), les fromagers de Saint-Omer 50.

La ZAC du centre ville s'étend sur 54 900 m2 de SHON, le long du canal. Elle a pour objectif de reconvertir une partie des anciennes usines d'Arc, ainsi que l'ancien port. Les études pour cette ZAC ont été réalisées en 2008.

Les principales autres entreprises de la ville sont :

  • Lebrun (entre 100 et 200) : articles ménagers ;
  • Edard (entre 50 et 100) : articles métalliques et bouteilles ;
  • Sabé (entre 50 et 100) : alimentation pour bétail ;

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville d'Arques, 2008
L'église d'Arques, 2008
  • L'église d'Arques. Dans la nef de l'autel de la Vierge de l'église d'Arques est inhumé Louis Dominique Régnier (1696-1749), marchand de bestiaux à Arques et bourgeois de Saint-Omer.
  • L'hôtel de ville avec son carillon.
  • L'ascenseur à bateaux des Fontinettes a été construit en 1887, et a fonctionné jusqu'en 1967[29]. Il a été classé monument historique le 9 novembre 1987. Il n'est actuellement plus en état de fonctionnement mais abrite un musée consacré au fonctionnement de l'édifice et son remplacement par les écluses.
  • Mais également divers château où manoir tel que : le Château du Pavé d'Arques, où encore le Château Arques[ À compléter et à Illustrer ]

Lieux[modifier | modifier le code]

  • Le grand vannage sur l'Aa, maison du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, est toujours en fonctionnement. Il abrite une salle des vannes, qui sont au nombre de 4, mais également un accueil du public, les bureaux d'une partie de l'équipe du Parc et une salle de réunion.
  • Le rond-point au croisement des avenues De Gaulle et Bernard Chochoy est orné d'une œuvre d'art en verre ; il a été créé en 1997 à la mémoire de Jacques Durand (cristallerie d'Arques)[30].

Cadre de vie et espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune est ville fleurie avec 3 fleurs. Près de 45 000 plants sont plantés chaque année[31]. En 2008, la commune dispose d'environ 30 personnes pour la gestion de 75 ha d'espaces verts. En 2006, elle a mis en place une démarche de gestion différentiée[32] (jachère fleurie dans les fossés, sur le bord des routes...). Un verger ainsi que des fruitiers ont été plantés dans un de ses nouveaux quartiers.

Le jardin public est situé en centre-ville. Il est équipé d'une aire de jeu et d'un terrain de pétanque.

D'autres espaces verts se situent à proximité de l'ascenseur à bateaux des Fontinettes, de la médiathèque, des canaux...

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Différents équipements culturels sont présents : trois salles des fêtes, une école de musique, une école de danse, une médiathèque, un centre social « Cité des jeunes », un cyber-centre, un Centre culturel d'agglomération « Centre Daniel-Balavoine », un espace petite enfance (halte garderie, relais assistantes maternelles et espace jeu), une maison du tourisme et une des maisons du Parc naturel régional (la maison du Vannage, sur l'Aa).

Le dimanche 14 septembre 2008, la fête du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale s'est tenue à Arques, sur le site de l'ascenseur à bateaux des Fontinettes. Elle a accueilli près de 30 000 visiteurs, sur le thème du développement durable ; des navettes gratuites de CASO - BUS avaient été mises en place pour l'occasion.

la médiathèque municipale

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Arques

Les armes d'Arques se blasonnent ainsi :

De gueules à la crosse accostée de deux clé adossées le tout d’or[33].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Scot du Pays de Saint-Omer, agence d'urbanisme et de développement de la région de Saint-Omer
  2. Site CFTVA : « Histoire de la ligne », dans Chemin de fer touristique de la vallée de l'Aa et le chemin de fer lire (consulté le 30 septembre 2013)
  3. La vallée de l'Aa dans le Pays de l'Artois, bulletin de la société préhistorique française, G. Courty, 1916 sur le site de Persée, revues scientifiques
  4. http://draaf.nord-pas-de-calais.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Collines_artois_cle068b91.pdf Les collines de l'Artois] sur le site de la DRAAF
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 24 rubrique Arc.
  6. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  7. Ibidem.
  8. Site du cnrtl : étymologie de "arche"
  9. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA109 Lettres patentes de Louis XI, Creil, le 19 juillet 1468
  10. Histoire de la ville d'Arques sur le site officiel de la ville.
  11. « La ZAC du centre-ville d'Arques, vitrine de la reconversion du pays audomarois », sur la Voix du Nord (consulté le 18 novembre 2011)
  12. « Zac du centre-ville », sur le site de la ville d'Arques (consulté le 18 novembre 2011)
  13. Collecte des déchets sur le site officiel de la ville]
  14. Lotir autrement, CAUE 62, 2008
  15. Guide de l'écoconstruction en Caps et Marais d'Opale, Syndicat mixte du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, 2010
  16. Recueil d'expériences n°2, Vers de nouveaux types d'habitat en milieu rural, Syndicat mixte du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, 2010
  17. ZAC de la forêt sur le site officiel de la ville
  18. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  19. Population par sexe et âges sur le site de l'INSEE
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  22. « Évolution et structure de la population à Arques en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  24. L'Echo de la Lys, 12 novembre 2009
  25. Article sur le complexe gymnique d'Arques, l'Écho du Pas de Calais, mars 2009
  26. Centre Chrétien Audomarois
  27. Emploi par catégorie socio-professionnelle sur le site de l'INSEE
  28. Population par sexe, âge et catégorie socio-professionnelle en 2006 sur le site de l'INSEE
  29. L'ascenseur à bateaux des Fontinettes sur le site officiel de la ville.
  30. Les ronds-points d'Arques sur le site officiel de la ville
  31. Arques, ville fleurie sur le site officiel de la ville.
  32. Fiche gestion différentiée d'Arques
  33. Banque du Blason