Calonne-Ricouart

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Calonne-Ricouart
L'hôtel de ville et le monument aux morts.
L'hôtel de ville et le monument aux morts.
Blason de Calonne-Ricouart
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Divion
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Artois
Maire
Mandat
Ludovic Guyot
2014-2020
Code postal 62470
Code commune 62194
Démographie
Population
municipale
5 643 hab. (2011)
Densité 1 224 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 29′ 15″ N 2° 29′ 04″ E / 50.4875, 2.4844444444450° 29′ 15″ Nord 2° 29′ 04″ Est / 50.4875, 2.48444444444  
Altitude Min. 41 m – Max. 114 m
Superficie 4,61 km2
Localisation

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Liens
Site web calonne-ricouart.fr

Calonne-Ricouart est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée, en provenance de Divion.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Calonne-Ricouart
Cauchy-à-la-Tour Auchel Marles-les-Mines
Calonne-Ricouart Bruay-la-Buissière
Camblain-Châtelain Divion

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque préhistorique : 200 000 ans avant J.-C. Vestiges de la civilisation acheuléenne dans la région (Estrée Cauchy)

De 1100 à 300 avant J.-C. Invasions des Celtes. Les Belges s’établissent de la Seine au Rhin. Calonna (endroit humide, rivière) et Cambellon (Camblain) sont des villages marins, à la limite du territoire des Atrébates. Ils sont de part et d’autre de la route qui relie Taruana (Thérouanne), capitale des Morins à Nemetocenna (Arras), capitale des Atrébates.

406 après J.-C Invasion des Germains. Les Francs Saliens s’installent au Nord de la France. Calonne est à la limite linguistique entre le roman et le germain. (Lozinghem, Floringhem, Quénehem sont des noms germains). Les Mérovingiens

Les Mérovingiens ont laissé des traces nombreuses (tombes à Camblain-Châtelain). Calonne fait partie du Comté du Ternois (évêché de Thérouanne).

Vers l'an 1000 La seigneurie de Saint-Pôl devient un Comté au détriment du Comté du Ternois dont les restes sont rattachés au Comté de Flandres.

1147 Le pape Eugène III confirme la propriété de l’autel de Calonne à l’abbaye de Chocques.

En 1163 et 1167 Le pape Alexandre III confirme cette propriété. L’abbaye de Chocques possède aussi les terres et la ferme de Quénin ou Quénehem.

En 1180 Le Comté de Saint-Pôl revient en dot à Isabelle de Hainaut fille du Comte de Flandre, Philippe d’Alsace, lors de son mariage avec Philippe-Auguste. Les Calonnois sont vassaux du roi de France.

En 1237 Le Comté de Saint-Pôl rattaché au Comté d’Artois est donné en apanage à Robert, frère de Saint-Louis.

En 1302 Siger de Gand est seigneur de Calonne-Ricouart et vassal de Mahaut d’Artois. Il fait partie de la révolte menée par Robert III contre sa tante.

En 1329 Mahaut d’Artois rachète la ferme de Quénehem à Jakemon Markade (qui la tenait lui-même de Baudouin de Souastre), pour la donner à la Chartreuse de Gosnay.

En 1330 Calonne-Ricouart fait partie de la dot de Jeanne, fille de Huon, qui épouse Hugues, seigneur de Noyelles.

En 1415 Azincourt. Pierre et Lancelot de Noyelles font partie des 8 000 Chevaliers tués dans la bataille, avec le comte de Marles et le duc de Camblain et ses deux fils. Jean de Noyelles est alors chambellan de Jean sans Peur, duc de Bourgogne.

En 1469 Calonne-Ricouart est alors un village de 40 “fermes” (environ 200 habitants).

En 1493 L’Artois revient à Maximilien d’Autriche.

En 1537 Les troupes de François Ier (notre ennemi), puisque nous sommes les sujets de Charles Quint, pillent Calonne-Ricouart, détruisent 33 maisons et le château. Les Français récidivent en 1543. Pendant les guerres entre la Maison d’Autriche et les Valois de France, les Noyelles de distinguent. François de Noyelles “Gentilhomme de la bouche” de Charles Quint est lieutenant-général de la Cavalerie Légère Impériale à la bataille de Saint-Quentin.

En 1640 Hugues de Noyelles est fait comte par l’archiduc Albert, époux d’Isabelle, la fille de Philippe II d’Espagne. Il est aussi gouverneur du Limbourg, “chef des Finances” et conseiller d’État. La lettre des Archiducs Isabelle et Albert créant le Comté de Noyelles annexe à ce domaine les seigneuries de Fouquières et Calonne qui appartenaient déjà à la famille.

En 1605 Le gouverneur de Croy fait réaliser un album où figure une gravure représentant Calonne-Ricouart (Callongne). Cette gravure représente un village typique de l’Artois, bâti dans un creux de vallée autour de l’église et d’une grosse bâtisse tenant lieu de château.

En 1659 Le traité des Pyrénées donne définitivement l’Artois à la France.

En 1698 Calonne a 31 ferme (pour rappel : 40 en 1469).

Au XVIIIe siècle La seigneurie de Calonne change de maîtres. Elle est vendue à Françoise d’Allewin, Comtesse de Rache. Elle la donne en dot à sa fille, Claire Bergues qui épouse Maximilien de Bernard, seigneur d’Esquelme. Ainsi naît la famille des Bernard de Calonne qui existe toujours et dont les armoiries sont devenues celles de la commune.

1763 à 1781 Reconstruction de l'église

En 1786 Un nouveau Château est reconstruit à l’emplacement du cimetière actuel.

En 1789 Calonne compte 265 habitants

le 26 août 1975 Coup de poussier 12 morts

En 1971, la lutte féminine connaît ses premiers balbutiements, genèse de la reconnaissance olympique de la discipline à l'occasion des jeux d'été d'Athènes en 2004. Le club calonnois, fondé en 1925, accepta au sein de son club des jeunes filles lors des entrainements. Vu l'augmentation du nombre de lutteuses, il demanda à la Fédération Française de Lutte la reconnaissance officielle de cette activité. C'est seulement en 1975 que la Fédération accepta...

Le 19 mai 2012, André Delcourt, maire communiste de Calonne-Ricouart, nomme Georges Ibrahim Abdallah, chef présumé des Fraction armée révolutionnaire libanaise (FARL), condamné en France à la réclusion à la perpétuité pour des actes terroristes, citoyen d'honneur de la ville[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Calonne-Ricouart dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1861 1881 Théophile Vier    
1881 1884 Valéry Dausse    
1884 1892 Charles Dufresne    
1892 1919 Edouard Occre    
1919 1924 Louis Destombes    
1924 1943 Jean Ringard PCF  
1943 1945 Edouard Ocrre    
1945 1949 Edouard Delautre PCF  
1947 mars 1977 André Mancey PCF Conseiller général du Canton d'Houdain (1949-1958)
mars 1977 mars 1983 Jean Claude Lanvin PCF  
mars 1983 mars 2014 André Delcourt PCF Conseiller général du Canton de Divion depuis 1992
mars 2014[2] en cours
(au 3 juillet 2014)
Ludovic Guyot PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 643 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
236 228 229 249 290 293 296 301 304
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
310 315 343 336 457 506 561 615 750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
955 1 453 3 554 8 388 12 936 11 497 9 715 11 136 10 897
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
10 585 9 954 8 534 7 545 6 585 5 989 5 837 5 815 5 643
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'explosion démographique s'explique par l'ouverture progressive des puits de mines de la fosse n° 6, n° 6 bis et n° 6 ter (exploitation des sous-sols riches en charbon) à partir du début du XXe siècle, et l'emploi de la main d'œuvre polonaise, très nombreuse, venant renforcer la population calonnoise, tout comme celle des communes environnantes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,5 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 17,1 %, 45 à 59 ans = 17,6 %, plus de 60 ans = 29,1 %).
Pyramide des âges à Calonne-Ricouart en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,7 
7,3 
75 à 89 ans
13,7 
11,7 
60 à 74 ans
13,7 
19,7 
45 à 59 ans
17,6 
20,4 
30 à 44 ans
17,1 
18,4 
15 à 29 ans
17,7 
22,3 
0 à 14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Calonne-Ricouart

Les armes de Calonne-Ricouart blasonnent ainsi :

de gueules à une épée d’or posée en pal, la pointe en bas, dans son fourreau d’argent à une bouterolle aussi d’or, accostée de deux étoiles de six rais du même.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village et le château furent brûlés en 1537.

À l'initiative des Bernard de Calonne, le moulin à eau à blé fut construit au XVIIe ou XVIIIe siècle sur la rive nord de la rivière "La Clarence" à l'ouest de la commune. Il fut vendu pendant la Révolution et demeura dans la famille Occre jusqu'au XIXe siècle. Il ne fonctionne plus depuis 1945. De nos jours, seul un des quatre corps composant initialement l'édifice existe encore.

Le terril du puits n°2 de Marles et le terril du n°6 disparaitront dans les années futures, ceux-ci sont actuellement exploités pour leurs schistes (principaux constituants), notamment comme remblais pour l’infrastructure routière.

À l'est de la commune, le parc "CALONNIX" couvre 35 ha de superficie dont 15 ha de surface boisée et 5 ha constitués de deux étangs. Ces plans d'eau recouvrent l'ancienne ferme de Quénehem. Diverses activités sportives et de loisirs y sont proposées (tennis, squash, centre équestre, mur d'escalade, pédalos, pisciculture et pêche à la truite, parc de jeux gonflables, parc animalier…). Les échos du pas de calais Situées sur le site de loisirs, Les poudrières, ancien lieu de stockage des matériaux explosifs destinés aux travaux d'extraction du charbon, ont été aménagées en lieu d'accueil pour chauves-souris.

Fin 2007, un centre d'accueil pour personnes sourdes et aveugles a ouvert ses portes à Calonne Ricouart. Cet établissement, le sixième du genre en France, accueillera au maximum 43 adultes touchés par ce handicap très rare. Le projet, très complexe à élaborer selon l'AFTAM, a mis près de 10 ans à voir le jour. Pour y parvenir, l'association a bénéficié du soutien d'une association de parents de personnes "sourdaveugles", l'Association pour la création et la gestion d’établissements et de services pour sourds et aveugles Nord de France (Acgessa), et de la mairie de Calonne-Ricouart.(Source ASH)

  • L'église Saint-Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Calonne la… Rouge célèbre son citoyen d’honneur, Georges Ibrahim Abdallah ! L'humanité, le 11 juin 2012.
  2. « Baptême républicain », L'Abeille de la Ternoise, no 8473,‎ 3 juillet 2014, p. 59
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Calonne-Ricouart en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 août 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 12 août 2010)