Ferques

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Ferques
Image illustrative de l'article Ferques
Blason de Ferques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Boulogne-sur-Mer
Canton Marquise
Intercommunalité Communauté de communes de la Terre des Deux Caps
Maire
Mandat
Denis Joly
2014-2020
Code postal 62250
Code commune 62329
Démographie
Gentilé Ferquois
Population
municipale
1 853 hab. (2011)
Densité 207 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 49′ 48″ N 1° 45′ 39″ E / 50.83, 1.76083333333 ()50° 49′ 48″ Nord 1° 45′ 39″ Est / 50.83, 1.76083333333 ()  
Altitude Min. 39 m – Max. 120 m
Superficie 8,97 km2
Localisation

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Liens
Site web ferques.fr

Ferques est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Ferquois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ferques se situe entre Boulogne-sur-Mer et Calais, dans le Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale et plus précisément sur le territoire de la communauté de communes de la Terre des Deux Caps, au nord de la RN 42. Ferques est un village offrant un paysage de carrières dont le marbre qui y est extrait a servi à la construction de monuments dans le monde : Amérique du Nord et du Sud, gare de Tokyo au Japon, Océanie...

La commune se situe à 269 km de Paris et 129 km d’Arras.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ferques
Leubringhen Landrethun-le-Nord Caffiers
Leulinghen-Bernes Ferques Fiennes
Marquise Rinxent Rety

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Ferques, riche en calcaire et marbres du boulonnais, présente une géologie remarquable, encore exploitée en 2010. Ces roches appartiennent à l'ensemble des carrières du boulonnais, datant du Carbonifère (terrain primaires). Si le calcaire de Marquise est tendre, celui de Ferques présente une grande dureté. Dénommé stinckal, la roche principale à Ferques est uniformément gris sombre. Un marbre, nommé Napoléon en 1808, fut découvert au XIXe siècle. Il est « gris clair, parsemé de petites tâches grises, blanches et rousses. [...] Solide, de poids modéré, il peut fournir des pièces de grand volume »[2]. En 1835, 26 variétés de marbre étaient exploitées. Le sous-sol recèle également de la dolomie ; le fer et le charbon ont également été exploités.

La topographie de la commune a évolué en fonction de l'exploitation des carrières. Un plan de paysage à 30 ans détermine de 1995 à 2025 l'intégration paysagère des nouveaux remblais et déblais créés. La topographie varie de 39 à 120 mètres.

Le risque lié au retrait-gonflement des argiles est nul (partie sud) à faible (partie nord) sur la commune, à l'exception d'une petite zone limitée au monastère de Beaulieu au nord-est[3].

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[4], comme dans la majorité du Pas-de-Calais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire fait partie du bassin Artois - Picardie.

Le Crembreux coule en limite sud de la commune ; c'est un affluent de la Slack. Il existe également plusieurs plans d'eau ; certains résultent de l'extraction des carrières.

La commune est reconnue en état de catastrophe naturelle suite aux inondations et coulées de boues du 1er au 3 novembre 2012[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations à Marquise, station météorologique la plus proche. Le climat local est océanique. Les hivers sont doux et les étés frais. Les printemps sont relativement secs, le mois de mars étant en moyenne le moins pluvieux de l'année.

Relevé météorologique de Marquise
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3 3 5 6 9 12 14 15 13 10 6 4 8
Température maximale moyenne (°C) 6 6 9 12 15 17 20 21 18 15 10 7 13
Précipitations (mm) 52,1 34,5 30,8 39,3 34 33 41,4 33,8 46,3 62,1 69,1 56,1 532,5
Source : Fiche climatologique de Marquise par Météo-France[6]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La D 231 relie Ferques à Marquise et Guînes, la D 243 à Réty, Rinxent et plus loin Desvres. Au niveau de la commune, ces routes sont fréquemment empruntés par des camions, avec l'activité des carrières.

L'autoroute A 16 reliant Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer et Rouen se situe à environ 5 km. La D 942 est accessible à 13 km par les routes, pour rejoindre Saint-Omer.

Un transport scolaire achemine les enfants entre la garderie et l'école et entre l'école et la cantine[7]. Il achemine également les habitants vers le marché de Marquise[8].

La commune est équipée d'une gare TER à Elinghen : Le Haut-Blanc. Elle permet notamment aux lycéens d'accéder à leurs lycées. La gare de Calais-Fréthun est à 12 km : elle relie le territoire à Lille, Londres, Bruxelles, Paris.

L'aéroport le plus proche se trouve à Lille.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine est ancienne dans la commune, éclatée entre les deux villages de Ferques et d'Elinghen, ainsi qu'au lieu-dit le « Haut-Blanc ». Ces deux villages sont de taille sensiblement équivalente, et sont nettement séparés par les carrières. Ferques forme une urbanisation continue avec une partie de Landrethun-le-nord. Elle fait ainsi partie intégrante de l'arc urbain, comprenant également Marquise et Rinxent[9].

Logement[modifier | modifier le code]

La commune fait exception parmi les petites communes rurales alentour, puisqu'elle compte plus de 20 % de logements sociaux. (21,3 % en 2005, soit le taux le plus élevé de l'intercommunalité à cette date[10])

En 2007, le territoire comptait 648 logements, pour l'essentiel des maisons, à vocation d'habitation principale. La majorité de celles-ci (50,3 %) comportait 5 pièces ou plus. Près des trois-quart de ces constructions ont été construites après la Seconde Guerre mondiale[11].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Une parcelle au hameau d'Elinghen, à proximité de la gare, a fait l'objet d'une acquisition par l'EPF (Établissement public foncier du Nord - Pas-de-Calais). L'objectif est d'y réaliser une petite zone artisanale (ateliers communaux) ainsi que de l'habitat et un espace vert[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu se nomme Ferkenes en 1135. L'origine de ce nom pourrait être germanique, Frekin désignant le nom d'un homme[13]. Frekena (877), Fercnes (1124), Frekenes (XIIe siècle), Ferkenes (1139), Ferchenes/Ferchesnes (1156).

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières occupations humaines[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine dans le secteur est certainement très ancienne. Des ossements et fragments de poterie, au niveau de la grotte de Plume-Coq, et dans des mottes près de fermes, sont les indices d'une présence celte et gallo-romaine. Des chasseurs auraient même utilisé les grottes comme abris dès le Moustérien, il y a 60 000 ans[14].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Fin VIe ou début VIIe, la toponymie des lieux indique une occupation barbare, correspondant aux premières invasions de la Morinie[14].

Au VIIIe siècle, le christianisme s'est propagé dans la région (moines mérovingiens). L'abbaye d'Andres possédait la majorité des terres, notamment le domaine de Beaulieu (« Bello Locus »). Deux églises, l'église Saint-Pierre d'Elinghen, et l'église Notre-Dame de la Nativité de Ferques, ont probablement été construites au XIIe siècle. L'abbaye de Beaulieu fut également fondée durant cette période, probablement en 1131[14].

Les siècles suivants, la vie s'est organisée autour de l'abbaye de Beaulieu. Si le XIIIe siècle et la première moitié du XIVe siècle furent une longue période de paix, la commune est restée marquée par les guerres, notamment la Guerre de Cent Ans aux XIVe siècle et XVe siècle. En 1347, l'abbaye fut incendiée, puis détruite par les anglais en 1390. Elle fut ensuite convertie en ferme, dont le domaine fut cultivé par une paysannerie aisée[14].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Ferques était toujours marquée par la guerre. Les Anglais s'en prirent au village en 1544, et les habitants auraient trouvé refuge dans la tour de l'église. Cette dernière fut remaniée durant ce siècle dans ses parties hautes, suite aux dégâts occasionnés lors de cet épisode. L'époque meurtrière conduit à la succession de familles différentes à la seigneurie de Ferques ; par ailleurs, à différentes reprises au cours du siècle, aucun seigneur n'est identifié[14].

Durant ce siècle, l'extraction du charbon débuta sur la commune, mais uniquement en surface[14].

Comme ailleurs en France, le culte protestant fut présent à partir de la Renaissance sur la commune, mais il resta très minoritaire. Au XVIIIe siècle, un clerc (maître d'école pour les filles et les garçons, sous l'autorité du curé) enseignait sur la commune[14].

L'activité de l'époque était essentiellement agricole. Ce n'est qu'à partir de 1757, suite à une commande de pierre pour le développement du port de Dunkerque, sous l'impulsion de Louis XIV, que l'activité d'extraction de la roche se développa. La pierre commença également à être exportée pour des constructions hors de la commune. C'est également au début de ce siècle que l'extraction de charbon sur la commune devint industrielle, et ce pour la première fois en France. Les quantités extraites étaient alors minimes[14].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Évolution de l'activité communale au cours du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La population comptait 435 habitants en 1790, avec une activité centrée sur la terre et la pierre[14].

La commande de marbre pour la Colonne de la Grande Armée de Wimille engendra la découverte de marbre sur Ferques : l'activité de la pierre prit alors de l'importance. De 1838 à 1848, le fer fut également extrait sur le territoire communal. En 1824, Frédéric Sauvage, inventeur d'une machine à scier la pierre, ouvrit une usine à Elinghen. Si les besoins en pierre diminuèrent durant la première moitié du XIXe siècle, l'exploitation devint industrielle après 1867 avec l'ouverture de la ligne de chemin de fer de Calais à Boulogne et la demande croissante des ports de Boulogne, Calais et Dunkerque[14].

La production de charbon se prolongea durant ce siècle (elle dépassa plusieurs fois 90 000 tonnes à l'année), mais dans des conditions difficiles (puits difficiles à percer, galeries inondées) et pour un résultat mitigé (faible qualité du charbon). L'exploitation de phosphate avait également lieu (fabrication d'engrais), et un four à chaux fonctionna au Haut-Blanc jusqu'en 1910[14].

L'église de Ferques fut démolie en 1879[14].

En 1898, Ferques comptait 1 049 habitants, 283 électeurs, 245 ménages, 216 maisons. Les hameaux et lieux-dits de la commune étaient les suivants : elinghen ; beaulieu ; le hure ; la basse-ville ; le haut-banc ; le rouge-trou ; le herquet ; les communes ; le bois sergent ; la marbrière ; argencourt ; le tertre ; la motte ; la pinterie ; l'engoule ; le trou sonnoy ; lonquesticq. La ducasse avait lieu chaque 2e dimanche de septembre. La commune comptait deux instituteurs, une institutrice, un curé, un garde champêtre, 5 commerçants (épicier, boulanger, mercier, marchand de charbon, rouenneries, chaussures, débitant de tabacs, cabaretier, marchand de faïences). Il y avait neuf cultivateurs.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Fin XIXe siècle et début XXe siècle, les petites carrières se regroupèrent en société à plus gros capitaux. La vie des ouvriers était régie par ces sociétés, avec des logements gratuits ou à loyer très modique, un enseignement orienté vers l'industrie de la pierre, des équipements de loisirs... Mais les sociétés n'échappèrent pas aux revendications, avec une grève générale en 1906, une en 1907, et une en 1936 qui fit échos aux mouvements nationaux.

La production de charbon se poursuivit dans la difficulté au début du siècle. Dans les années 1920, la construction de deux puits à Elinghen fit naitre un nouvel espoir (veine significative, pureté du charbon), mais là encore l'industrie se heurta à différents problèmes (charbon friables, risques d'incendie s'ajoutent au risques d'inondations des galeries déjà connus sur le territoire). La compagnie fut fermée en juillet 1936.

Les carrières eurent une importance stratégique durant les deux guerres mondiales, pour l'entretien du front de la Somme à la mer durant la première, puis pour l'Organisation Todt (constructions et ingénierie) durant l'occupation lors de la seconde. Après l'armistice du 11 novembre 1918, on compta 50 ferquois décédés aux combats. Et l'occupation allemande de mai 1940 à août 1944 fut marquée par le rationnement, l'implantation d'un camp de travailleurs forcés face à l'église, le logement contraints par 52 familles ferquoises d'officiers allemands, ainsi que des bombardements[14]. Les allemands tentèrent de faire fonctionner à nouveau la mine de charbon de 1942 à 1944. Elinghen fut bombardée le 27 juin 1944, une bombe atteignant la salle des machines, puis les occupants quittèrent la commune le 1er septembre, avant l'arrivée des alliés le 6[14]. Une fois les mines nationalisées, des travaux de remise en état furent à nouveau entrepris après guerre. Face aux coûts engendrés, l'exploitation houillère fut finalement abandonnée en 1949.

Une briqueterie fonctionna jusqu'en 1972, avec une fermeture durant la 2de guerre mondiale[14].

Le raccordement au réseau électrique se fit à partir de 1925, mais l'eau courante n'arriva qu'en 1965 dans les foyers de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ferques dans son canton et dans l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est constitué de 19 membres, dont le maire et cinq adjoints[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Elyse Clais    
  1971 Raymond Debiernne    
1971 mars 2001 Louis Level    
mars 2001 en cours Denis Joly    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Espace-vert de Ferques, 2011

La commune est dotée d'un important espace vert. Elle y pratique une gestion différenciée, entre les espaces fréquentés, enherbés, et les espaces laissés plus naturels, au bord d'un cours d'eau.

L'intercommunalité pratique le tri sélectif ; le verre est collectée en 6 points dans les deux villages. La déchèterie est à Marquise.

En 2011, la commune s'équipe d'une station d'épuration (2 500 équivalent-habitants) et crée des réseaux d'assainissement collectif[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ferques est jumelée avec la commune d'Upchurch, dans le Kent (Royaume-Uni)[17].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 853 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
466 424 444 749 725 770 819 946 1 031
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 056 1 066 1 177 1 104 1 165 1 275 1 235 1 010 1 049
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 018 1 060 1 072 1 141 1 150 1 374 1 392 1 250 1 411
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 658 1 689 1 551 1 557 1 690 1 811 1 889 1 912 1 851
2011 - - - - - - - -
1 853 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,3 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 13,5 %) ;
  • 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 24,4 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 24,7 %, 45 à 59 ans = 16,2 %, plus de 60 ans = 17,2 %).
Pyramide des âges à Ferques en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,3 
5,1 
75 à 89 ans
6,8 
8,1 
60 à 74 ans
10,1 
17,7 
45 à 59 ans
16,2 
23,5 
30 à 44 ans
24,7 
21,0 
15 à 29 ans
17,4 
24,3 
0 à 14 ans
24,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ferques est située dans l'académie de Lille.

La ville administre deux écoles maternelles et deux écoles élémentaires communales[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, au mois de juin, a lieu la Fête de la musique au parc d'Elinghen (hameau de Ferques, espace vert d'environ 3 ha) avec feu d'artifice au-dessus du lac.

Pendant 6 ans, de 2002 à 2008, le festival des agoraphones s'y est également déroulé[22].

Santé[modifier | modifier le code]

Une pharmacie et des médecins (généraliste et spécialiste) sont présents sur la commune en 2010[23]. Les hôpitaux se situent à Boulogne-sur-Mer et Calais.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Ferques basket club est déclaré est fondé le 22 juin 1948, date de sa déclaration à la sous-préfecture sous le nom d’Amicale laïque d’Elinghen-Ferques. Ses premiers paniers furent dans la cour de l’école des garçons. En 1961, la section de basket fonctionnait au sein de l’Amicale laïque Paul-Bert de Ferques, puisqu’Elinghen avait entre temps fondé sa propre Amicale. En 1970, le club est champion départemental Honneur, titre remporté contre Lens, ce qui lui permet de passer en championnat départemental excellence. En 1978, il obtient une salle lui permettant de jouer dans de meilleures conditions. L’équipe féminine est championne départementale en 1979, puis championne départementale Excellence en 1980. En 1982, l’équipe Excellence masculine dispute la finale de la Coupe nationale P.-Minart.

En 1983, une association sportive civile est créée, sous la dénomination de Ferques basket club. En 1983, l’équipe Première série masculine est championne départementale en battant successivement Locon et Michelet de Calais. En 1987, l’équipe benjamines est championne départementale.

La commune est également équipée d'un terrain de football.

Médias[modifier | modifier le code]

Parmi les médias locaux et régionaux, on peut noter la semaine du Boulonnais, la Voix du Nord, Radio 6, le journal des habitants du Parc...

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église catholique fait partie du diocèse d'Arras.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 13 990 €, ce qui plaçait Ferques au 29 171e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[24]. Les ménages ont donc des revenus modestes ; cette donnée est à rapprocher au taux relativement élevé de logements sociaux sur la commune (supérieur à 20 %).

Emploi[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est centrée sur l'exploitation des roches. Quatre carrières sont exploitées sur le territoire et au-delà, avec plus de 300 employés[25] :

  • la carrière du Boulonnais, qui s'étend également sur Leulinghen - Bernes et Marquise à l'ouest ;
  • la carrière de la Vallée heureuse, partagée avec Rinxent au sud (lieu-dit d'Hydrequent) ;
  • la carrière de Stinkal à l'est (lieux-dits d'Élinghen et de Beaulieu).

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Une boulangerie, une pharmacie, un fleuriste, un café sont notamment présents sur la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Ferques, 2011
Église d'Elinghen, 2011
  • Argencourt : en extrayant de la pierre, on y a découvert un cimetière mérovingien
  • L’Engoule : lieu-dit où le petit ruisseau de Ferques disparaît pour reparaitre 2 km plus loin.
  • Le Hure : moulin
  • Le trou Sonnoy
  • Lonquesticq : lieu-dit cité dans le cartulaire de Beaulieu, signifie longue pièce.
  • Carrière du Boulonnais : point de vue sur les carrières.
  • La gare du Haut-Banc.
  • Les églises de Ferques et Elinghen ne sont pas classées.
  • La légende des Neuches, légende partagée avec le Village de Landrethun-le-Nord.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Sauvage (1786-1857). Inventeur de l'application de l'hélice à la navigation. Il vécut à Ferques-Elighen, où le marbre est en abondance. En 1821, il inventa une scie à lames multiples avec laquelle on pouvait enlever plusieurs tranches de marbre. Ce mécanisme fut employé dans une usine à Elighen pendant une dizaine d'années.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de gueules à la bande fuselée de cinq pièces d’or

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ferques Elinghen, Histoire d'un village, Éditions A.M.A., Hist Opale, juillet 2005, 207 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. David Malescourt, « Habitants de Ferques », sur le site habitants.fr de la société commerciale Patagos.
  2. Dr Eric Groessens : les marbres du nord de la France et du Boulonnais
  3. « Zonage d'aléa retrait-gonflement des argiles », sur www.argiles.fr, BRGM (consulté le 16 avril 2012)
  4. « Zonage sismique en France au 1er mai 2011. », sur La voix du Nord (consulté le 16 avril 2012)
  5. « Intempéries de fin octobre : 30 premières communes en état de catastrophe naturelle », La voix du Nord,‎ 7 décembre 2012 (lire en ligne).
  6. Météo France, « Fiche climatologique de Marquise », sur www.meteo.education.fr,‎ 2004 (consulté le 1er novembre 2009)
  7. Le transport scolaire sur le site communal ; consulté le 21 avril 2011
  8. Se déplacer sur le site communal ; consulté le 21 avril 2011
  9. [1], SCOT paysager de la Terre des 2 Caps, état initial de l'environnement, 2010
  10. Diagnostic du SCOT paysager de la Terre des 2 Caps.
  11. Recensement de l'Insee, 2006, thème : Logement à Ferques
  12. Étude d'aménagement et de requalification villageoise de Ferques, 2011, paysagiste Philippe Thomas, avec le Parc naturel régional et la Communauté de communes
  13. Des lieux, des Hommes... Origine des noms de communes du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale
  14. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Ferques Elinghen, Histoire d'un village, Éditions A.M.A., Hist Opale, juillet 2005, 207 pages
  15. « Le conseil municipal », sur site de la commune de Ferques (consulté le 20 novembre 2009)
  16. Travaux sur le site communal, à propos de l'assainissement collectif, consulté le 21 avril 2011
  17. Jumelage sur le site communal, consulté le 21 avril
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. « Évolution et structure de la population à Ferques en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  20. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  21. « Scolarité », sur site de la commune de Ferques (consulté le 20 novembre 2009)
  22. Site officiel du festival des agoraphones
  23. INSEE BPE 2010
  24. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  25. France, le trésor des régions, site personnel du géographe Roger Brunet.