John Boorman

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John Boorman

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John Boorman en septembre 2006.

Naissance 18 janvier 1933 (81 ans)
Shepperton
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nationalité Flag of the United Kingdom (3-5).svg Anglais
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables Le Point de non-retour
Leo the Last
Délivrance
L'Exorciste 2 : l'hérétique
Excalibur
Le Général
Le Tailleur de Panamá

John Boorman est un réalisateur, producteur, producteur délégué, scénariste, interprète britannique, né le 18 janvier 1933 à Shepperton (Royaume-Uni) dans le Surrey.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Boorman est né le 18 janvier 1933 à Shepperton. Il passe une partie de son enfance chez les Pères Jésuites, mais sa jeunesse est surtout marquée par les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale, épreuve qu'il évoquera plus tard dans son film Hope and Glory (La Guerre à sept ans), le plus autobiographique de toute sa filmographie. La lecture de Carl Gustav Jung l'influença beaucoup, notamment sa théorie sur les mythes comme fondements vivants de la société et de la psychologie individuelle et collective, idée qui transparaît dans Excalibur notamment[1]. L'œuvre de John Boorman confronte d'ailleurs la représentation des mythes à l'expérience du réel, s'amusant parfois à les déconstruire ou à mettre à jour leur vacuité. Deliverance (Délivrance), par exemple, met à mal la légende du bon sauvage et montre comment une excursion en canoë à but écologique se transforme en retour à la barbarie originelle, au cœur d'une nature hostile.

Il est président du jury lors du 42eFestival international du film de Thessalonique en Grèce, en 2001. Le jury est notamment composé par Paweł Pawlikowski, Nuri Bilge Ceylan ou encore Yannis Kokkos.

Lors de la 61e Mostra de Venise, en 2004, il est président du jury. Son jury comporte notamment Scarlett Johansson, Spike Lee et Helen Mirren. Il avait été membre du jury lors de la 48e Mostra de Venise en 1991.

En 2009 il préside le jury de section Cinéfondation et courts métrages lors du 62e Festival de Cannes. Le jury est notamment composé de l'actrice chinoise Zhang Ziyi et du français Bertrand Bonello.

En 2012 il préside le jury du 12e Festival international du film de Marrakech. Le jury est composé notamment de James Gray, Lambert Wilson, Marie-Josée Croze ou encore Gemma Arterton[2].

Les débuts[modifier | modifier le code]

À dix-huit ans, il devient critique de cinéma dans des revues spécialisées et participe à des émissions radiophoniques sur le même thème. En 1955, il est monteur pour une chaîne de télévision privée, puis réalise des documentaires pour la Southern Television. À la BBC, il signe une série de portraits documentaires dont Citizen 63 et The Newcomers.

Son premier long métrage, Catch us if you can, (Sauve qui peut), date de 1965. Le succès de ce film lui permet de partir travailler aux États-Unis où il met en scène Point Blank (Le Point de non-retour) et Hell in the Pacific (Duel dans le Pacifique) qui lui valent la notoriété internationale. Revenu en Grande-Bretagne, il réalise Leo the last pour lequel il reçoit le Prix de la mise en scène à Cannes en 1970. Suivent Délivrance, Zardoz et Exorcist II : The Heretic (L'Exorciste 2 : l'hérétique) qui confirment sa réputation de grand réalisateur, développant un cinéma personnel, violent et pessimiste qui, du fantastique à la science-fiction en passant par le réalisme, dépeint un monde sans dieu où l'homme, condamné à errer, est sans cesse confronté au mal.

Vie privée[modifier | modifier le code]

John Boorman a sept enfants : dont Charley Boorman, acteur et aventurier, Katrine et Telsche Boorman, scénaristes et actrices anglaises. Cette dernière est décédée le 11 février 1996.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts métrages

Producteur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Interprète[modifier | modifier le code]

Projet[modifier | modifier le code]

En novembre 2008, John Boorman annonce son intention de réaliser un film d'animation inspiré du livre de L. Frank Baum, Le magicien d'Oz. Sortie prévue en 2010[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Michel Ciment, John Boorman : un visionnaire en son temps, Paris, Calmann-Lévy, 1985, 272 p.
  • (fr) Michel Ciment, « Entretien avec John Boorman », Positif, no 109, octobre 1969, p. 19-32.
  • (en) John Lindsay Brown, « Islands of the Mind », Sight and Sound, hiver 1969-70, p. 20-23.

Liens externes[modifier | modifier le code]