Wissant

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Wissant
La place de la mairie
La place de la mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Boulogne-sur-Mer
Canton Marquise
Intercommunalité Communauté de communes de la Terre des Deux Caps
Maire
Mandat
Bernard Bracq
2014-2020
Code postal 62179
Code commune 62899
Démographie
Gentilé Wissantais
Population
municipale
1 051 hab. (2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 53′ 10″ N 1° 39′ 49″ E / 50.8861111111, 1.6636111111150° 53′ 10″ Nord 1° 39′ 49″ Est / 50.8861111111, 1.66361111111  
Altitude Min. 0 m – Max. 158 m
Superficie 12,79 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-wissant.fr

Wissant (prononcer [wisɑ̃]) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Située sur la Côte d'Opale, entre les caps Gris-Nez et Blanc-Nez, il s'agit d'une station balnéaire très attractive, qui multiplie sa population par huit chaque été[1].

Ses habitants sont appelés les Wissantais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Wissant est une station balnéaire située au nord de la France, sur la Côte d'Opale, au bord de la Manche. Elle se trouve entre les villes de Calais et Boulogne-sur-Mer (situées respectivement à 16[2] et 18 km[3] à vol d'oiseau), face aux côtes anglaises (situées à 35 km[4]).

La commune appartient au territoire du Boulonnais et au parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Manche Manche Escalles Rose des vents
Manche N Hervelinghen
O    Wissant    E
S
Tardinghen Audembert

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 279 hectares ; son altitude varie entre 0 et 158 mètres[5].

Le site des Deux Caps[modifier | modifier le code]

Le Cap Blanc-Nez vu de l'estran sableux de Wissant. Ici, à marée basse la mer peut découvrir le sable sur environ 800 m[6]

Wissant se trouve au centre de la baie située entre deux ensembles de falaises :

  • le Cap Gris-Nez dans le Boulonnais, est le point du littoral français le plus proche de l'Angleterre,
  • le Cap Blanc-Nez dans le Calaisis présente des falaises de plus de 130 mètres de haut, alors que celles du Cap Gris-Nez n'en font que 45.

L'ensemble de ces Deux Caps forme un important site naturel touristique du Nord-Pas-de-Calais. Il est labellisé Grand Site de France depuis 2011[7].

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Suite au recul rapide du trait de côte en fond de baie, les blockhaus de la Seconde Guerre mondiale sont aujourd'hui dans la mer
Les pieux de bois visent à limiter le déficit de transit sédimentaire et freiner le recul du trait de côte

Les deux Caps correspondent respectivement à une série de hautes collines crayeuses et à l'extrémité nord de l’actuel plateau gréseux du Bas-Boulonnais).

Le fond de la baie située entre les deux caps est une zone plus basse dite « percée de Warcove » [8]. Il ouvre vers l'arrière-pays et le marais de Wissant dont les parties basses sont protégés de la mer par un cordon dunaire relativement étroit (250-300 m de large). Ce cordon et les dunes sont entretenus par des dispositifs de stabilisation (ganivelles, plantation d'oyats qui fixent le sable), avec l'aide du Conservatoire du littoral. Ce cordon, formé de plusieurs petits massifs dunaires tend néanmoins à s'éroder (au moins depuis les années 1980), et a récemment été rompu à l'occasion de tempêtes. Plusieurs blockhaus de la Seconde Guerre mondiale ont été déchaussés de la dune qui a reculé, et sont aujourd'hui sur la plage.

Cette plage est constituée d'un large estran de sable fin, qui forme la plage de wissant, largement dégagée à marée basse de vives-eaux). Son régime dit macrotidal est lié à un marnage moyen de 5,84 m et de 8,15 m en vive-eau[9] (rappel : on parle de régime macrotidal quand le marnage dépasse 4 m). L'estran se prolonge en mer par une pente douce formant une « avant-côte », limitée par des « bancs de sable pré-littoraux », et principalement par le « banc À la Ligne » (accumulation sous-marine longue de 3,5 km et large de 500 m) qui prend naissance au cap Gris-Nez en sortie du détroit et s'allonge vers le nord-est en s’éloignant du rivage jusqu’à environ deux kilomètres au large de Wissant. Géomorphologiquement, il est de type banner bank [10].

En amont et aval du fond de baie, le littoral de Wissant est bordé de massifs dunaires. Ils sont géomorphologiquement parlant « d’édification récente »[6], comme le sont la plupart des parties meubles du trait de côte du Nord-Pas-de-Calais, ainsi que l'ont montré les études palynologiques[11], les études cartographiques[12] et l'étude de l'environnement soumis aux marées en Manche/Mer-du-Nord[13].

Jean Sommé, dans sa thèse[14], [15], [16], en 1975 qualifiait la baie de Wissant, de petite plaine maritime, en référence à celle du Calaisis (plus grande). Cette plaine assez basse a connu de nombreuses avancées et reculs de la mer et du trait de côte comme le montrent les tourbes fossiles (tourbes holocènes) d’eau douce « subboréale »[17]) qui affleurent encore sur l'estran actuel, confirmant le recul du rivage et l'abaissement de l’estran à cet endroit.

Érosion côtière[modifier | modifier le code]

Le bilan sédimentaire de la baie est globalement fortement négatif depuis le début du XXe siècle (pertes sédimentaires évaluées à plus de 100 000 m³/an)[6]. Le recul a localement atteint plus de 100 m entre 1963 et 2000[18], et jusqu'à 250 m au centre de la baie en 50 ans (de 1949 à 2000), alors que dans le même temps, non loin de là, le rivage avançait d'un peu plus de 100 m (à l'Est de Calais[18]).

Ceci a été confirmé par de nombreuses études de la dynamique sédimentaire de la baie faites depuis les années 1970 dont Clabaut et Chamley en 1986[19], P. pinte en 1987[20], Fauchois en 1998[12], Sipka en, 1994[21], Guillaume en 2006[22], Sedrati en 2008[23]. L'érosion est dans le secteur de Wissant plus rapide que presque partout ailleurs en région et en France (avec des variations saisonnières et interannuelles). Elle s'est plutôt aggravée et étendue à presque toute la baie depuis le milieu des années 1970[6].

La partie sud-ouest du rivage communal (dune d'aval) est la plus érodée par la mer, alors que la partie nord-est (dune d'amont) semble stabilisée ou engraisse légèrement.

Les scientifiques cherchent à expliquer les raisons de l'aggravation observée, ce qui exige de prendre de nombreux paramètres complexes en compte, dont :

  • courants et dynamique sédimentologique globales et locales. Ces paramètres sont ici particulièrement complexes et changeants. L'aval du détroit où se situe la baie de Wissant est exposé aux turbulences du "jet" formé par les puissants courants concentrés par le pas de Calais. Grossièrement, on peut dire que le courant moyen-dominant vient du sud-ouest, qu'il est d'abord accélérés dans le goulot d'étranglement que constitue le détroit rocheux, puis décélère vers la mer du Nord. Il peut encore atteindre 2 m/s devant Wissant en période de vives-eaux[6] et plus d'1 m/s le long de la zone plus abritée par le banc à la ligne.
    Le courant est influencé par les marées (et les vents) ; il s'inverse avec les marées, mais de manière fortement dissymétrique : le flot et plus long (en nombre d'heure) et plus puissant que le jusant. La résultante des courants tend à transférer les sédiments et matières en suspension vers la mer du Nord[24],[25] et localement, la résultante des courants assure devant Wissant un transport sédimentaire résiduel vers le nord-est[26],[27].
  • difficultés de cartographie : Les zones sableuses sont particulièrement mobiles, tant pour les bancs de sable que pour les dunes. Chaque tempête modifie légèrement le relief sous-marin et celui des dunes, surajoutant ces effets aux tendances
    Les données LIDAR ont récemment permis d'affiner la cartographie du littoral[28]. En France, c'est le SHOM qui met à jour les cartes marines.
  • l'érosion du rivage est différentielle ; Elle dépend du courant de la houle, et varie selon la dureté et cohérence de la roche ou du substrat attaqués[29], mais aussi d'effets liés aux engorgements d'eau ou sécheresse. La force érosive des courants est également très sensibles à de petites modifications des fonds, du niveau marin ou de paramètre météorologiques et pour les falaises d'engorgements d'eau, sécheresses, gel/dégel….
  • l'érosion par le vent, et le transport du sable (important) par les vents moyens ou lors de tempêtes sont des paramètres complexes, mais importants sur les plages et pour les dunes[30]. Les modèles tendent à mieux les prendre en compte.
  • la houle est un autre facteur important. Le vent la génère surtout en provenance du sud-ouest, mais sa réfraction sur la côte lui fait plutôt aborder le rivage avec une direction incidente NNW. Dans ce secteur la période moyenne de la houle (temps écoulé entre 2 vagues) est de 5 à 7 s, et la hauteur (au large) des vagues dépasse rarement 1,2 m[31], mais après un épisode très venteux, des houles dont la période dépasse 12 s, avec des vagues de 5 m sont observées au large. Elles sont cassées avant de toucher la côte par les nombreux bancs de la Manche. Les surcotes peuvent atteindre 1,5 m[32]. Certaines houles de tempêtes ont cependant un effet érosif important.
  • les liens entre relief sous-marin, courants et trait de côte sont également importants ; La comparaison des levés bathymétriques de 1911, 1977 et 2002 a mis en évidence un lien entre des pics d'érosion dans les petits fonds et les secteurs d’important recul de la côte[33],[34], « ce qui suggère que l’évolution de la ligne de rivage est fortement liée aux variations morphologiques de l’avant-côte ». Les reculs les plus importants se font à l'occasion de tempêtes plus ou moins exceptionnelles[18] conjuguant[18] des phénomènes météorologiques[35] de vent[36], de courant, de marée et de surcote, qui semble aggravés par le changement climatique[37] et la montée du niveau de la mer[38],[39] (apparemment accélérée ces dernières décennies), mais des facteurs anthropiques plus locaux « ont pu aussi accentuer le déficit sédimentaire de la baie » ; Des variations morphologiques des fonds de l'avant-côte, et notamment de la forme d’un banc pré-littoral, auraient affecté les transits sédimentaires côtiers, ce qui aurait eu des répercussions sur l’évolution du trait de côte[40],[41].
  • l'Histoire : Ce mouvement régressif n'a pas été constant. Ainsi durant la Seconde Guerre mondiale, sans doute en raison des nombreux pieux Rommel (encore régulièrement mis au jour[42]), posés par l'armée allemande dans la baie pour y interdire un débarquement des alliés, le niveau de la plage est remonté. Mais, après le déminage de la côte, la destruction du Mur de l'Atlantique (vers 1950) et le retrait de ces pieux, depuis (c'est-à-dire de 1949 à 2000) le trait de côte recule de manière accélérée, et la digue communale ainsi que la partie centrale de la baie sont attaqués par la mer (avec des reculs atteignant 4 à 5 m/an, recul parmi les plus rapides de France[6]). Quelques expériences de poses de pieux destinés à fixer le sable ont été faites, ainsi que d'enrochement pour protéger la digue.
    Dans une région soumises à de nombreuses pressions humaines, les guerres, la construction et l'entretien de ports, la surfréquentation du cordon dunaire et certains processus d'artificialisation du littoral, ou certaines activités marines (chalutage, prélèvement de sable ou gravier marins…) ont pu avoir certains effets indirects et distants sur les substrats et les courants ainsi que sur les effets du vent (siffle-vent dans les dunes). Elles ont également localement pu affaiblir le cordon dunaire ou favoriser l'érosion côtière[43],[44].

Disparition du sable[modifier | modifier le code]

Le recul du trait de côte est ici l'un des plus importants de France, menaçant périodiquement la digue et certains bâtiments. La digue a été endommagée à plusieurs reprises depuis quelques décennies

L'abaissement récent (années 1980) d'environ cinq mètres du niveau de la plage, sans doute notamment consécutif à l'extraction du sable au large de la baie et la présence de multiples sources au pied de la digue inclinée ont entraîné la disparition du sable sur lequel celle-ci reposait.

La digue est d'une part régulièrement submergée par la mer lors de marées hautes de vives-eaux, et d'autre part fragilisée par le déficit sédimentaire de la baie, qui s'est traduit par une baisse du niveau de sable, atteignant la base de la digue-perré protégeant l'urbanisation de front de mer de Wissant. Plusieurs dégradation ou ruptures de la digue se sont produites depuis 2000, dont le 19 mars 2007, lors d'une marée d'équinoxe conjuguée à des vents violents venus du nord et accompagnée d'énormes vagues. La mer a ce jour emporté une grande quantité de sable, des pans de dunes alentour, et provoqué l'effondrement d'une partie (la moitié environ) de la la digue de Wissant. La mer a pénétré dans les rues, charriant pierres et sable. Les immeubles, imprudemment construits sur du sable derrière la digue ont du être évacués[45].

Prospective : Les prospectives climatiques laissent penser que la hausse du niveau marin devrait se poursuivre. c'est une tendance déjà mise en évidence par les marégraphes des ports régionaux français et belges, le phénomènes semblant même s'accélérer depuis trente ans[46]. Plusieurs surcotes graves ont déjà touché la région, mais par chance au moment de marées basses.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Wissant est à proximité de l'autoroute A 16, qui relie la région parisienne à la frontière avec la Belgique via Beauvais, Amiens, Abbeville, Boulogne-sur-Mer, Calais et Dunkerque. On peut rejoindre Wissant en prenant la sortie no 36 en venant du sud ou la sortie no 40 en venant du nord.

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Pihen, desservie par des TER Nord-Pas-de-Calais (ligne Boulogne-Calais). La gare de Calais-Fréthun (TER, TGV, Eurostar) se trouve à environ 15 km de Wissant par la route.

La commune est également desservie par les bus du réseau départemental Colvert (ligne 44 - Calais-Boulogne).

Plusieurs sentiers de randonnées (pedestre et VTT) parcourent également le territoire.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Centre du village

L'architecture traditionnelle est composée de maisons de pêcheurs, basses et implantées parallèlement à la rue, accolées les unes aux autres, et de maisons balnéaires isolées sur leur parcelle[47].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 454, alors qu'il était de 1 241 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 31,4 % étaient des résidences principales, 66,8 % des résidences secondaires et 1,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 71,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 28,2 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,0 %, en légère hausse par rapport à 1999 (63,5 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 8,1 % contre 8,6 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 41 à 37[Insee 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Witzand en flamand[48]
. « Wissant » serait issu du néerlandais wit zand signifiant « sable blanc »[49].

Witsant (933), Witsantum (938), Guisantum (1036), Whitsand (1048), Hwitsand (1095), Wïtzand (1107),Wissanc (1365), Wïssancq (1553), Whissand (1556), Vïsan (1617), Vuissang (XVIIe siècle), Wit-San (1739), Wissan (1766), Wissant (1788).[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Place du village avec son église et sa mairie

Les données archéologiques provenant de Wissant et des environs acquises depuis le milieu du XIXe siècle via de nombreuses campagnes de fouilles qui visaient notamment à retrouver d'éventuels vestiges du port médiéval ou du fameux Portus Itius cité par César (que certains ont voulu situer à Wissant). Elles montrent que la baie de Wissant a été occupée par l'Homme depuis le Néolithique et toujours en lien avec la mer, au gré des dynamiques littorales depuis la remontée des eaux post-glaciaire[50].

À l'est de Wissant, le long de la route menant à Calais et à l'autoroute A16, se trouve une ancienne fortification en terre à deux enceintes, datant du haut Moyen Âge, et appelée « camp de César ».

Cette appellation erronée a longtemps fait croire que Wissant était le port septentrional mentionné au livre VII de la Guerre des Gaules.

Situé à l'extrémité orientale d'une ancienne lagune, et pendant une longue période sous administration anglaise, Wissant a été longtemps un village de pêcheurs-naufrageurs en guerre avec leurs voisins d'Audresselles avec lesquels ils se disputaient à l'arme blanche les territoires de pêche, et ceci jusqu'au début de la seconde moitié du XXe siècle, époque à laquelle les premiers mariages mixtes entre les deux villages et surtout la disparition des artisans pêcheurs ont produit des effets apaisants.

À la fin du XIXe siècle, les dunes côtières de Wissant commencent à se couvrir de villas balnéaires. Au XXe siècle, l'entrepreneur Létendart, de Calais, extrait le sable et les graviers des dunes à l'ouest de Wissant dans le lit d'une rivière fossile, creusant d'énormes excavations formant désormais les lacs d'une réserve naturelle (voir photographie ci-dessus). À l'époque de l'exploitation de ces gravières, les ossements complets d'un mammouth avec ses défenses y ont été découverts par quatre ouvriers qui se les sont partagés.

Aujourd'hui, en raison des vents ordinairement favorables et de la proximité de la gare TGV-Eurostar de Calais-Fréthun, les gens appellent la station « La Mecque de la planche à voile ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Wissant dans son canton et dans l'arrondissement de Boulogne-sur-Mer

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le bâtiment abritant la mairie de Wissant
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1825 Jean Dupont    
1825 1838 Louis Joachim Lorgnier    
1838 1848 Pierre Louis Admont    
1848 1849 Jean-Marie Honvault    
1849 1854 Théophile Dupont    
1854 1869 Frédéric Lefebvre    
1869 1870 Charles Admont    
1870 1896 Louis-Marie Fourdin    
1896 1904 Charles Paillard    
1904 1908 Pierre Louis Boutoille    
1908 1909 Charles Paillard    
1909 1917 Pierre Louis Boutoille    
1917 1919 Florent Ternisien (faisant fonction)    
1919 1925 Auguste Playoult    
1925 1941 Charles Gressier    
1941 1945 Edouard Quenu (faisant fonction)    
1945 1947 Emile Hérisson    
octobre 1947 mars 1959 Edouard Quenu DVD Agriculteur
mars 1959 août 1964 Jacques Delannoy DVD  
1964 1965 Louis Darré (faisant fonction)    
mars 1965 1977 André Soriaux PS Instituteur
mars 1977 1995 Jean-Pierre Coupin DVD Médecin
mars 1995 2008 Claude Delliaux DVD Restaurateur
16 mars 2008 en cours Bernard Bracq DVD Retraité

Tête de liste

Effectif

Statut

DVD Bernard Bracq 11 majorité
DVD Jean-Pierre Coupin 3 opposition
UMP Pierre-Edouard Davies 1 opposition

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 23 octobre 2013, Wissant est jumelée avec[51] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 051 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
737 733 706 787 847 956 1 012 1 007 995
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
969 996 1 059 1 005 1 013 1 076 1 091 1 075 1 003
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
951 992 961 876 871 887 910 939 951
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 033 1 058 1 140 1 247 1 303 1 186 1 071 1 041 1 056
2011 - - - - - - - -
1 051 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2004[53].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 17,4 %, 45 à 59 ans = 23,3 %, plus de 60 ans = 25,4 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 14,7 %, 15 à 29 ans = 15,1 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 30,1 %).
Pyramide des âges à Wissant en 2007 en pourcentage[54]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
9,8 
75 à 89 ans
10,9 
15,6 
60 à 74 ans
18,8 
23,3 
45 à 59 ans
21,5 
17,4 
30 à 44 ans
18,6 
15,9 
15 à 29 ans
15,1 
18,0 
0 à 14 ans
14,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[55]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Wissant abrite une école primaire publique.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête du flobart, à la fin de l'été

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Planchistes sur la plage de Wissant proche du Cap Blanc-Nez.

De nombreux sports nautiques sont proposés sur les 12 km de plage de Wissant : surf, kitesurf, planche à voile, etc.

Wissant est considéré comme le meilleur spot de kitesurf d'Europe du Nord et comme l'un des principaux spots de surf en France.[réf. nécessaire]

Wissant possède un club de football au lieu dit Les Croisettes. Le Football Club de Wissant est le seul club de sport collectif. Il est présidé, depuis septembre 2011, par Pierre-Edouard Davies. Les couleurs du club sont le bleu et le blanc.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 666 €, ce qui plaçait Wissant au 21 939e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[56].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 655 personnes, parmi lesquelles on comptait 66,7 % d'actifs dont 56,8 % ayant un emploi et 9,9 % de chômeurs[Insee 4].

On comptait 282 emplois dans la zone d'emploi, contre 305 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 381, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 74,1 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre que trois emplois pour quatre habitants actifs[Insee 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Wissant comptait 136 établissements : 15 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 6 dans l'industrie, 7 dans la construction, 91 dans le commerce-transports-services divers et 17 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 6].

En 2011, 9 entreprises ont été créées à Wissant[Insee 7], dont 5 par des autoentrepreneurs[Insee 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.
Wissant, vue depuis les marais au sud.
  • Camp de César voir plus haut.
  • Église Saint-Nicolas du XVe siècle avec une statue de sainte Wilgeforte (virgo fortis), la sainte à barbe crucifiée;
  • Les dunes du Châtelet et d'Aval au sud du village ont fermé la baie et permis l'apparition du marais arrière littoral s'étendant sur les communes de Wissant et Tardinghen. Ce marais, bordé par des prairies inondables, est alimenté en eau douce par les eaux descendant du plateau. L'ensemble marais-dunes constitue une halte migratoire et une zone de nidification pour les oiseaux. On y trouve également des plantes protégée en France et tout un ensemble d'espèces rares protégées dans la région[57].
  • L'école primaire est située au centre du village, rue du Lieutenant-André-Baude.

Le Typhonium[modifier | modifier le code]

Le Typhonium

Le Typhonium est une villa de style égyptien ptolémaïque construite sur une butte par l'architecte belge Edmond De Vigne en 1891[58]. Elle sera ensuite agrandie en 1911. Elle a été inscrite aux Monuments Historiques en 1985.

Elle est construite en pierre marbrière des carrières de Marquise et en briques autour des ouvertures. L'ensemble de l'appareil est recouvert de ciment et c'est la qualité de cet enduit et du travail de décoration qu'il supporte qui fait l'intérêt de l'édifice. L'uraeus, disque solaire ailé entouré de cobras, des représentations de lotus et de papyrus en sont des exemples et surtout un bas relief représentant, à l'égyptienne, les propriétaires originaux de la maison, Adrien Demont,(1851-1928), et Virginie Demont-Breton,(1859-1935)[59], tous deux peintres, et leurs enfants. Adrien Demont devant son chevalet porte les attributs d'un pharaon tels que la couronne Khépresh et la croix de vie. Malgré la passion des propriétaires pour l'Égypte, ils ne s'y sont jamais rendus et décidèrent de construire cette villa particulière sur une colline. Il est évident que cette architecture surprend et séduit les amateurs d'art. Les paratonnerres ont aussi à leur sommet la fleur de papyrus[60].

Récompense[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune a été retenue pour représenter la région Nord-Pas-de-Calais dans l'émission Le village préféré des Français diffusé sur France 2.

Wissant et le cinéma[modifier | modifier le code]

En 1962, Claude Lelouch a tourné à Wissant plusieurs scènes de son second film L'Amour avec des si.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le couple de peintres Adrien Demont (1851-1918) et Virginie Demont-Breton (1859-1935) résidaient au Typhonium.
  • Fernand Stiévenart (1862-1922), peintre paysagiste de l'école de Wissant, habitait la villa Sainte Marie aux Fleurs.
  • Le général de Gaulle (1890-1970) aimait y passer ses vacances, des plaques commémoratives en témoignent.
  • Henri Dutilleux (1916-2013), compositeur, a passé ses vacances à Wissant avant la Seconde Guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Wissant

Les armes de Wissant se blasonnent ainsi :

de gueules au dauphin d’argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. de Heinzelin, 1964 , Cailloutis de Wissant, capture de Marquise et percée de Warcove, bulletin de la Société belge de géologie, paléontologie et hydrologie, 73, p. 146-161.
  • R. Mortier et M. Boels, Histoire de la plaine maritime de Wissant (Pas-de-Calais) depuis le début de l'Holocène, Annales de la Société géologique du Nord, 1982, 101, p. 17-22.
  • David Aernouts et Arnaud Héquette, L’évolution du rivage et des petits-fonds en baie de Wissant pendant le XXe siècle (Pas-de-Calais, France) ; Coastline and shoreface evolution in the Bay of Wissant (Pas-de-Calais, France), 1/2006 : Varia ; Géomorphologie : relief, processus, environnement, 1/2006 ; 2006 ; p. 49-64, [lire en ligne].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Wissant face à l’afflux des touristes sur TF1, le 27 juillet 2009
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Wissant et Calais », sur www.lion1906.com (consulté le 22 avril 2013)
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Wissant et Boulogne-sur-Mer », sur www.lion1906.com (consulté le 22 avril 2013)
  4. Distance mesurée sur Google Earth le 22 avril 2013
  5. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  6. a, b, c, d, e et f David Aernouts et Arnaud Héquette, L’évolution du rivage et des petits-fonds en baie de Wissant pendant le XXe siècle (Pas-de-Calais, France) / Coastline and shoreface evolution in the Bay of Wissant (Pas-de-Calais, France); Géomorphologie : relief, processus, environnement, 1/2006 | 2006 ; Groupe français de géomorphologie ; ISSN électronique 1957-777X
  7. [PDF] Le label « Grand site de France » attribué dans le Pas-de-Calais aux caps Gris-Nez et Blanc-Nez, communiqué de presse du ministère, 5 avril 2011
  8. Voir Heinzelin, 1964 dans la bibliographie du présent article
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  10. Dyer K.R. et Huntley D.A. (1999), The origin, classification and modelling of sand banks and ridges. Continental Shelf Research 19, 1285-1330
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  49. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  50. Rémi Lequint & Éric Fouache ; Forum GeoReg 23-27 Oct. 2011, Villeneuve dʼAscq — Résumés voir résumé page 9/154 d'un projet de thèse Apports de la géoarchéologie à l'étude de la baie de Wissant ; INRAP
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  59. Fille du peintre Jules Breton
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