Amboise

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Amboise
Vue sur le château
Vue sur le château
Blason de Amboise
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Amboise
Intercommunalité Communauté de communes Val d'Amboise
Maire
Mandat
Christian Guyon
2014-2020
Code postal 37400 ou 37530
Code commune 37003
Démographie
Gentilé Amboisiens ou Ambaciens
Population
municipale
13 005 hab. (2011)
Densité 320 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 15″ N 0° 58′ 48″ E / 47.404167, 0.98 ()47° 24′ 15″ Nord 0° 58′ 48″ Est / 47.404167, 0.98 ()  
Altitude Min. 52 m – Max. 127 m
Superficie 40,65 km2
Localisation

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Amboise

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Amboise
Liens
Site web www.ville-amboise.fr

Amboise (étymologiquement « entre deux eaux », la Loire et l'Amasse) est une ville d'Indre-et-Loire située sur les bords de la Loire, dans l'arrondissement de Tours et la région Centre.

La cité doit sa renommée au célèbre château qui la domine, à la porte de l'Horloge, à la collégiale Saint-Denis, au château du Clos Lucé où s'éteignit Léonard de Vinci, à la demeure royale de Château-Gaillard construite par Charles VIII en 1496, célèbre pour ses jardins aménagés par Dom Pacello da Mercogliano et à la proche pagode de Chanteloup. Son nom est aussi attaché à la sanglante conjuration de 1560.

C'est l'une des onze communes viticoles de l'aire d'appellation d'origine contrôlée (AOC) « Touraine-amboise ».

Amboise est situé dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Amboise s'étend, pour l'essentiel, sur la rive sud de la Loire, à un endroit où le fleuve se sépare en deux bras. Il enserre une île (dénommée île Saint-Jean, en souvenir d'un prieuré malmené par les crues, Grande-Île ou Île-d'Or), qui fait partie du territoire communal.

Bord de Loire à Amboise.

La ville est protégée des crues de la Loire, au sud comme au nord, par de très puissantes digues (promenade du Mail, en forte surélévation par rapport aux premières maisons). Le faubourg établi sur la vaste île fut cantonné dans sa partie la plus élevée et défendu des hautes eaux par une digue (1780).

La cité ancienne est surplombée par le plateau sur lequel est établi son château.

Amboise s'est développée au nord de la Loire, avec le quartier de la gare, mais également au sud où en 1946, la commune a absorbé celle voisine de Saint-Denis-Hors[2].

Paris se trouve à 230 km.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lussault-sur-Loire, Saint-Martin-le-Beau, Dierre, La Croix-en-Touraine, Civray-de-Touraine,Souvigny-de-Touraine,Saint-Règle, Chargé, et du côté nord de la Loire : Nazelles-Négron, Pocé-sur-Cisse et Limeray.

Rose des vents Nazelles-Négron Pocé-sur-Cisse Limeray Rose des vents
Lussault-sur-Loire N Chargé, Saint-Règle
O    Amboise    E
S
Saint-Martin-le-Beau Dierre, La Croix-en-Touraine Civray-de-Touraine

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
18 mai 1945 11 mai 1953 Émile Gounin    
11 mai 1953 2 juillet 1966 Maurice Mercier    
2 juillet 1966 19 mars 1989 Michel Debré    
19 mars 1989 novembre 1992 André Chollet    
décembre 1992 mars 2001 Bernard Debré    
mars 2001 en cours Christian Guyon    

Endettement[modifier | modifier le code]

Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[3] :

Évolution de l'endettement par habitant (en €)[4] :

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La Loire vue depuis le château d'Amboise.

Le plateau des Châtelliers, sur le bord duquel est bâti le château d'Amboise, recèle un des plus importants sites néolithiques chasséens des Pays de Loire, découvert lors de fouilles effectuées par A. et S. Högström entre 1954 et 1957. On y découvrit en particulier une idole féminine remarquable[5].

Les fouilles mirent également à jour un dépôt de l'âge du bronze final et un atelier de fondeur. Selon la tradition, vers -300 les druides du pays chartrain auraient formé un établissement, administré par un vergobret, sur le rocher qui domine la zone marécageuse où la petite rivière l'Amasse se jette dans la Loire[6]. Pour certains, Amboise pourrait avoir été le centre religieux et commercial initial de la tribu des Turones[7].

D'après une chronique de la fin du XIIe siècle[8], Jules César y installa un camp, après le siège de Bourges en 51 av. J.-C. Il y aurait construit un palais forteresse et une colossale statue du dieu Mars[9]. Près du château il existe en effet, sur le plateau des Châtelliers, un lieu-dit "le camp de César" qui est bordé par un fossé considérable et garni en son centre d'un tumulus important. On n'y a pas trouvé de vestiges romains, mais de nombreuses monnaies celtiques. On pourrait en déduire qu'il s'agirait effectivement d'un campement romain provisoire contenant des restes de pillages, mais il semble plus probable que ce soit les restes d'un oppidum, ultime retranchement des Turones durant la révolte de Sacrovir, à l'époque de Tibère, en l'an 21[10].

Vers 285, la région fut envahie par les Bagaudes, troupe hétéroclite révoltée contre l'occupation romaine. Entre autres ravages, ils démolirent la construction romaine mais laissèrent en place la statue de Mars. Vers 376, Anicien, envoyé par l'empereur Gratien en qualité de comte de Tours, prit possession des lieux et y fit reconstruire la forteresse. Il construisit également les ponts de bois qui traversaient la Loire de part et d'autre de l'Ile d'or.

Le lieu prit alors le nom latin d'« Ambacia », « Ambatia » ou « Ambasi »[11], appellation qui n'apparaît pour la première fois dans les textes qu'au IVe siècle[12]. Une ville se développa sur le coteau opposé au promontoire, par-delà le marais de l'Amasse (qui a donné son nom à la ville) progressivement asséché, aux alentours de l'actuelle église Saint Denis, quartier qui fut longtemps surnommé « la vieille Rome ». C'était une étape sur la voie suivant la Loire entre Orléans (Genabum) et Angers (Juliomagus) en passant par Tours (Turonorum). C'est sur ce site que fut construite la première chapelle chrétienne qui devint une église dès 475. Saint Perpet, évêque de Tours, y légua une croix et des reliques qui furent conservées en l'église Saint Denis jusqu'à la Révolution.

Sulpice-Sévère raconte que c'est Saint Martin qui, vers 374, dans sa campagne d'évangélisation de la Touraine, renversa miraculeusement l'idole qui subsistait sur le promontoire :

« Dans le bourg d'Amboise (c'est-à-dire dans le vieux château, maintenant habité par un grand nombre de moines) on voyait un temple d'idoles élevé à grands frais. C'était une tour bâtie en pierres de taille, qui s'élevait en forme de cône, et dont la beauté entretenait l'idolâtrie dans le pays. Le saint homme avait souvent recommandé à Marcel, prêtre de cet endroit, de la détruire. »
« Étant revenu quelque temps après, il le réprimanda de ce que le temple subsistait encore. Celui-ci prétexta qu'une troupe de soldats et une grande foule de peuple viendraient difficilement à bout de renverser une pareille masse de pierres, et que c'était une chose impossible pour de faibles clercs et des moines exténués. Alors Martin, recourant à ses armes ordinaires, passa toute la nuit à prier. Dès le matin s'éleva une tempête qui renversa le temple de l'idole jusque dans ses fondements. Je tiens ce fait de Marcel, qui en fut témoin. »[13]

Durant la période gallo-romaine, Anicien avait été nommé comte de Tours par l'empereur Gratien. À sa mort, Amboise devint la propriété de sa fille Placide, qui légua la ville à sa fille Fauste, épouse d’un certain Billejus avec lequel elle eut une fille nommée Lupa (Louve)[14]. Ses enfants étant morts prématurément, elle légua tous ses biens à Clovis Ier qui devint ainsi propriétaire d'Amboise[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au début du VIe siècle, des rivalités permanentes, à la fois territoriales et religieuses, opposaient les Francs saliens, catholiques, dirigés par Clovis, qui occupaient le nord de la Gaule, et les Wisigoths, ariens, dirigés par Alaric II, qui en occupaient le sud-ouest. Pour tenter d’y mettre fin, le roi des Ostrogoths, Théodoric le Grand, écrivit des lettres aux deux protagonistes pour les convaincre de trouver un accord. Cette démarche aboutit en 504 à une rencontre entre les deux rois qui se déroula sur ce qui était à l'époque l'ile St Jean(devenue maintenant l'Ile D'Or). Les deux rivaux se promirent une alliance éternelle qui demeura lettre morte, puisque le différend ne fut réglé que par la mort d’Alaric II à la bataille de Vouillé en 507. En 546 le seigneur d’Amboise était saint Baud évêque de Tours, sans que l’on sache au juste la nature de son lien de dépendance au roi Clotaire Ier. Ensuite on ne dispose plus d'informations historiques jusqu'au milieu du IXe siècle.

Amboise vue du château.
Maisons à pans de bois près du château.

En 840, au cours des invasions normandes, les ponts de bois qui traversaient la Loire furent détruits. Le château fut à nouveau ravagé par les Normands en 853, puis en 878. Dans le dernier quart du IXe siècle, une certaine Aelindis reçut en dot de ses oncles Adalard (Adalardus) archevêque de Tours de 875 à 890 et Rainon ou Renaud (Regino) évêque d’Angers, le fief d’Amboise, lors de son mariage avec Ingelger, vicomte d'Angers. Vers 878, à la demande des deux prélats, Louis II de France dit le Bègue fit relever et fortifier le château et reconstruire les ponts. À cette époque le territoire d'Amboise était divisé en trois seigneuries dont la plus importante (La Maison consulaire) était celle attribuée à Ingelger. La seconde seigneurie (dite de la Tour) appartenait à Sulpice Ier de Buzançais, père d’Hervé, futur trésorier de l'abbaye Saint-Martin de Tours. La troisième était celle dite de la Motte. Ces trois seigneurs s'opposaient fréquemment, ce qui n'était guère favorable au développement de la ville d'Amboise. Très occupé à rétablir la paix dans la région, Ingelber confia Amboise à Robert, fils de Haimo, un homme puissant qui lui était fidèle et qui possédait une partie de la forteresse par droit héréditaire.

Durant la période allant de 878 à 1107, les deux principales seigneuries d'Amboise cohabitèrent :

Au retour de croisade, Foulques Nerra confia la garde du château à Lisois dont il avait apprécié l'intelligence et le courage à ses côtés. Lisois épousa Hersende de Buzançais, fille d'Archambaut et nièce de Sulpice, réunissant ainsi château et bourg et créant la Maison d'Amboise.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le château d'Amboise au bord de la Loire

L'histoire de la ville se confond pour l'essentiel avec celle de ses châteaux : le château du Clos Lucé, où vécut Léonard de Vinci et le château royal. Très attaché à la vieille forteresse où il avait passé sa jeunesse, Charles VIII avait décidé la métamorphose du château royal au lendemain de son mariage avec Anne de Bretagne. Louis XII et, surtout, François Ier, qui donna ici fête sur fête, en poursuivirent les aménagements.

Ce fut sous les successeurs immédiats de Charles VII, Louis XI et Charles VIII que le château reçut ses principaux accroissements.

  • En 1461, Louis XI qui aimait beaucoup se voir derrière de solides murailles en faisait volontiers sa résidence,mais, économe il ne se mettait guère en frais pour embellir les lieux. Il y fonda l'ordre de chevalerie Saint Michel le 1er août 1469.
  • Mais à partir de 1483 Charles VIII, jeune et brillant, que les spectacles de l'Italie avait passionné pour les arts, changeait sans regret l'or des coffres de son prédécesseur en murailles et tourelles. Le château devint alors un des plus précieux monuments de la France ancienne[15].
  • En 1496 ce même Charles VIII, de retour de campagne en Italie et profondément changé et inspiré par ce voyage, voulut implanter l’architecture des villas médicéennes de Florence à ses futures résidences royales..
La demeure royale de Château-Gaillard à Amboise

Ainsi, il fît édifier Château-Gaillard sur le plateau des Châteliers aidé de deux maîtres maçons, Dominique de Cortone dit Boccador et Fra Giovanni Giocondo qu’il ramena d’Italie avec lui pour donner cette architecture nouvelle et une allure royale à sa demeure. L'eau étant un problème majeur car Léonard de Vinci n'avait pas encore inventé une vis hydraulique, Dom Pacello, ingénieur hydraulicien de son état crée alors un système et se sert de Château-Gaillard comme lieu de production de ses cultures à l'abri des vents et baigné par les rayons du soleil et de l'eau à volonté. « L'hiver ose à peine s'aventurer à Château-Gaillard », disait Charles VIII. Vingt-trois artistes italiens revinrent avec Charles VIII dont un prêtre napolitain Dom Pacello da Mercogliano, moine jardiniste qui fera la renommée de Château-Gaillard par ses créations de parterres à la française, sa culture des premiers orangers de France, l'invention des serres chaudes et des caisses en bois, de la reine-claude, croisement de prune visant à rendre le fruit français moins amère et qui a été nommée ainsi en hommage à la reine Claude de France, femme de François Ier. C'est l'avènement du « premier style Renaissance » des jardins. Le site va servir à Dom Pacello de "laboratorio" pour acclimater de nouvelles plantes et fruits en Touraine ( melons, citrons, pêchers, prunes, tomates )

Château-Gaillard va voir vivre en ses murs les Rois Charles VIII, Louis XII, Anne de Bretagne, René de Savoie, oncle de François Ier et surintendant de la Maison du Roi, René de Villequier, Grand Chambellan et premier compagnon d'Henri III, le Cardinal de Lorraine, premier ministre de François II. Il abrita la nuit de noces de François II et Marie Stuart, les conciliabules de la Maison de Guise pour déjouer la conjuration d'Amboise, la Famille Della Rovere-Rouer émigrée en Touraine depuis l'Italie, des maires d'Amboise, un conservateur du Musée du Louvre et enfin André Malraux et Louise de Vilmorin qui en a été brièvement propriétaire.

Le château du Clos Lucé à Amboise

À la Renaissance, François Ier fait venir à la cour les plus grands artistes. Il invite ainsi Léonard de Vinci à venir le rejoindre à Amboise. François Ier lui offre le château du Clos Lucé, autrefois appelé « Manoir du Cloux » et situé à Amboise, à 300 mètres du château royal. Âgé de 64 ans, Léonard de Vinci accepte l’invitation du souverain. Il quitte l’Italie et traverse les Alpes à dos de mulet. Il apporte avec lui trois de ses toiles majeures : "Saint Jean-Baptiste", "La Vierge à l’Enfant avec sainte Anne" et la fameuse Mona Lisa. François Ier le nomme « Premier peintre, ingénieur et architecte ».

Mort de Léonard de Vinci par Ingres

De 1516 à 1519, date de sa mort, Léonard de Vinci travaille à de nombreux projets pour le Roi. Il entreprend l’assèchement des marais de la Sologne, imagine un château idéal à Romorantin, organise des fêtes somptueuses pour la Cour et inspire sans doute l’escalier à double révolution de Chambord. François Ier apprécie tant la compagnie de Léonard de Vinci qu’il appelle « Mon Père » et lui rend visite fréquemment. La légende raconte qu’un souterrain reliait le château royal d’Amboise au château du Clos Lucé et que le roi l’empruntait fréquemment pour rendre visite à son ami. Léonard de Vinci s’éteint le 2 mai 1519 dans sa chambre du château Clos Lucé. La tradition rapporte que François Ier était à ses côtés lorsqu’il rendit ses derniers soupirs. Cette scène imaginaire a d’ailleurs été immortalisée par J.A D. Ingres.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la bataille de France, à partir de fin mai 1940, Amboise devient le point de passage d’un flot continu de réfugiés fuyant l’avancée ennemie, bientôt suivis par les soldats en déroute. La solidarité des habitants s’organise autour de la Croix-Rouge, permettant d’offrir de l’assistance aux plus fragiles et de servir jusqu’à 50 000 repas par jour.

Après la chute de Paris le 10 juin, le haut commandement militaire tente d’établir une ligne de résistance sur la Loire. Les 16 et 17 juin, des avions ennemis[17] bombardent la cité et détruisent notamment la gendarmerie. Le 17 juin à 16h30 les soldats du génie font sauter la partie du pont séparant l’île d’Or du pied du château. La défense de la ville est assurée par une unité de chasseurs, renforcée par le régiment d’infanterie coloniale du Maroc (RICM) qui s'est retiré jusque-là en bon ordre et quelques autres éléments.

Les premiers dommages importants sont causés le 18 juin par une erreur de tir de la batterie française de 155 installée à Chanteloup : un obus destiné aux assaillants incendie le pavillon de Penthièvre du château qui est totalement détruit. En empruntant la partie nord du pont restée intacte, les allemands s’installent sur l’île d’Or et dirigent un feu intense sur les défenseurs réfugiés dans le château. Des salves de l’artillerie française infligent des pertes considérables aux convois allemands, mais ne peuvent empêcher le franchissement par bateaux de la Loire en amont, à hauteur de Chargé. Malgré la résistance acharnée de ses défenseurs, la ville tombe le 19 juin en fin d’après-midi.

Les dégâts infligés par les combats touchent essentiellement le château et les bâtiments alentours dans la ville et sur l’île d’or : chapelle Saint-Hubert gravement atteinte, toitures éventrées, tours et terrasses criblées d’impacts, plusieurs habitations très endommagées. Dès le 20 juin, les allemands installent un pont de bateaux, remplacé en juillet par une passerelle en bois et un bac. Pendant l'occupation, un camp de 600 soldats prisonniers est installé au lieu-dit « la Patte d’Oie »[18],[19].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Amboise

Les armes d'Amboise se blasonnent ainsi :

Palé d'or et de gueules de six pièces, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or

Économie[modifier | modifier le code]

Outre l'économie résultant du tourisme, la région d'Amboise représente le deuxième pôle industriel d'Indre-et-Loire. Le canton possède un large tissus de PME installées sur Amboise et sa périphérie, les plus importantes étant (liste non exhaustive) :

  • Pfizer : laboratoire pharmaceutique (+ de 600 salariés) installé à Pocé-sur-Cisse ;
  • Ti Automotive : fabrication de pièces pour l'industrie automobile (+ de 450 salariés) ;
  • Lestra (groupe Andres) : fabrication de literie, couettes, duvets et sacs de couchage (+ de 300 salariés) ;
  • Restauration collective Val de France (+ de 220 salariés) ;
  • Mecachrome : fabrication de pièces pour l'industrie automobile et aéronautique (+ de 200 salariés) ;
  • Arch (Lonza) : fabrication de produits pour piscine (+ de 180 salariés) ;
  • NCR : impression d'étiquettes adhésives et de rouleaux imprimés (+ de 160 salariés), installée sur la commune de Pocé-sur-Cisse ;
  • Jaybeam Wireless : fabrication d'antennes professionnelles (+ de 130 salariés) ;
  • Phenix Metal : constructions métalliques ( + de 110 salariés) ;
  • Saint-Gobain Abrasifs : fabrication de meules minces (+ de 105 salariés) ;
  • Équiplabo : fabrication de matériel de laboratoire (+ de 90 salariés) ;
  • Groupe Pasquier : fabrication de biscottes (+ de 70 salariés).

Monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'Amboise

La ville compte 25 monuments historiques.

La Tour de l'Horloge

Les principaux monuments sont :

Transports[modifier | modifier le code]

  • Transports doux
Tracé de l'EV6

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d' « Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Amboise en reliant Saint-Nazaire à Constanţa[22]. C'est la plus célèbre véloroutes européennes, longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'Ouest en Est, de l'Océan Atlantique à la Mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Article détaillé : EuroVelo 6.
  • Réseau TER Centre et Intercites (Trains)

la Gare d'Amboise est aujourd'hui desservie par des trains TER Centre et Intercités entre Tours, Blois, Orléans et Paris Austerlitz.

  • Réseau départemental Touraine Fil Vert (Autocars)

Géré par le conseil général d'Indre-et-Loire et exploité par Connex Ligeria (Transdev), le réseau Touraine Fil Vert[23] permet de relier Amboise a de multiples communes.

  • (BUS) Touraine Fil Vert C → TOURS, Aquarium de Touraine, MONTLOUIS /LOIRE, CHENONCEAUX et MONTRICHARD (ligne C)
  • (BUS) Touraine Fil Vert TB → ATHEE SUR CHER et BLERE (ligne TB, Lignes à la demande)
  • (BUS) Touraine Fil Vert LMC → LOCHES, STE MAURE DE TOURAINE et RILLY SUR VIENNE (ligne LMC)
  • Réseau le BUS (Transports Urbains, inter-quartiers)

→ Ligne 1 : GARE SNCF > ZI LA BOITARDIÈRE, via Max Ernst (centre-ville), Place Richelieu, L'Amasse (Centre Commercial). du lundi au dimanche

→ Ligne 2 : GARE SNCF > ZI LA BOITARDIÈRE, via Max Ernst (centre-ville), Choiseul, La Grille Dorée, Médiathèque, Cité scolaire, L'Amasse (Centre Commercial). du lundi au dimanche

→ Ligne 3 : Gare SNCF, Max Ernst(centre-ville), Hôpital (cimetière des Ursulines), Médiathèque, L'Amasse (Centre Commercial). uniquement les mercredis et vendredis.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'importance du château royal explique souvent que le nom de nombreux personnages relativement connus ou célèbres soit attaché à Amboise. Le personnage le plus connu ayant séjourné à Amboise est Léonard de Vinci. Ce génie pluridisciplinaire vécut au château du Clos Lucé de 1516 à 1519.

XXe siècle et contemporains[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Léonard de Vinci, invité par François Ier. Il passa trois ans au château du Clos Lucé, sa résidence de 1516 à 1519, date de sa mort.
  • Claude Chappuys, né à Amboise vers 1500, écrivain de la Renaissance, gardien de la Bibliothèque royale et valet de chambre de François Ier de 1532 à 1565, proche parent du sommelier de l'échansonnerie du Dauphin, Héliot Chapuis (1468)[25].
  • Gabriel Chapuis, né à Amboise entre 1546 et 1550, neveu de Claude Chappuys, historiographe de France, secrétaire-interprète du Roi[25].

XVe siècle[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés Amboisiens ou Ambaciens[26].

En 2011, la commune comptait 13 005 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 659 5 113 5 097 5 276 4 613 4 695 4 715 4 956 4 762
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 433 4 570 4 188 4 216 4 475 4 167 4 592 4 480 4 463
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 538 4 731 4 660 4 625 4 483 4 129 4 236 4 443 6 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 953 8 625 10 680 10 857 10 982 11 457 12 691 13 005 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


  • En 1946, la commune de Saint-Denis-Hors a été rattachée à celle d'Amboise.
  • Avec 12 505 habitants en 2007, Amboise est le cœur de la deuxième agglomération d'Indre-et-Loire en termes de population après celle de Tours.
Le château surplombant la ville d'Amboise

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes », sur whc.unesco.org, Nations Unis,‎ 2000 (consulté le 15 décembre 2009) ; Mission Val de Loire, « Val de Loire - Périmètre du site inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO », sur www.valdeloire.org, Régions Centre et Pays de Loire,‎ 2006 (consulté le 15 décembre 2009)
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. finances.gouv.fr
  4. finances.gouv.fr [1]
  5. Le site chasséen du plateau des Châtelliers à Amboise, G. Cordier, Revue archéologique du centre de la France, Joué-lès-Tours, 1995, V34, pp. 109-155.
  6. Essais historiques sur la ville d'Amboise, M. F. Cartier, Les éditions du Bastion, 1842.
  7. La Touraine des origines à nos jours, Collectif, Éditions Bordessoules, 1982, p. 46.
  8. a et b Chroniques des comtes d’Anjou et des seigneurs d’Amboise, Jean de Marmoutier, L. Halphen et R. Poupardin, Paris, Picard, 1913.
  9. Ou peut-être de Jupiter à l'image du pilier trouvé à Yzeures-sur-Creuse.
  10. Essais historiques sur la ville d'Amboise, M. F. Cartier, Éditions du Bastion, 1842.
  11. On trouve également « Ambacca », « Ambaciaco » ou « Ambaciavico » sur des monnaies mérovingiennes.
  12. Vicus Ambatiensis
  13. Vie de Saint Martin, Sulpice-Sévère, traduction Richard Viot, Mame, Tours, 1861, p. 118.
  14. Parfois nommée Léonne (Lionne).
  15. La Mosaïque, Librairie pittoresque et universelle, 1844, page 387
  16. Jean Orieux, Catherine de Médicis ou La Reine noire, Flammarion 1986.
  17. Faussement identifiés comme étant Italiens
  18. Thierry Vivier, Amboise dans la tourmente de la guerre et de l'occupation, éditions Alan Sutton, 2006
  19. Robert Vivier, Touraine 39-45, CLD, 1990
  20. « Château d’Amboise », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Notice no PA00097524 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. EV6 c'est quoi ? - Eurovelo6.org Site édité par le Conseil Régional du Centre. L’EuroVelo 6 Atlantique-Mer Noire est l’un des 12 itinéraires du réseau EuroVelo 6 né à l’initiative de la Fédération européenne des cyclistes (ECF) (...). Son objectif est de suivre trois des plus grands fleuves européens, creusets de la civilisation européenne : la Loire, le Rhin et le Danube. Elle traverse donc la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bulgarie et la Roumanie.
  23. http://www.tourainefilvert.com/
  24. Tables décennales des mariages à Amboise 1863-1871 (cg37.oxyd.net)
  25. a et b Source : minus.stools.net
  26. habitants.fr, « Nom des habitants des communes françaises » (consulté le 23 juillet 2008)
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vie de Saint Martin - Sulpice-Sévère - traduction Richard Viot - Mame - Tours - 1861
  • Gesta Consulum Andegavorum par Jean de Marmoutier - Traduite en française par Louis Halphen et René Poupardin sous le titre "Chroniques des comtes d’Anjou et des seigneurs d’Amboise" Paris - Picard - 1913
  • Essais historiques sur la ville d'Amboise - M F Cartier - Les éditions du Bastion - 1842
  • Itinéraire historique et monumental en Touraine - J-X Carré de Busserole - 1891
  • Amboise dans la tourmente de la guerre et de l'occupation - Thierry Vivier - éditions Alan Sutton - 2006
  • Maires d'Indre-et-Loire - Saint-Martin-le-Beau, Montlouis-sur-Loire, Amboise, Lussault-sur-Loire, Mosnes, Saint-Pierre-des-Corps..., Jean-François Badier, Auto-édition, 2013 (ISBN 978-2-9546-0290-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]