Louvain-la-Neuve

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Louvain-la-Neuve
La Grand-Place de Louvain-la-Neuve
La Grand-Place de Louvain-la-Neuve
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province du Brabant wallon Province du Brabant wallon
Arrondissement Nivelles
Commune Ottignies-Louvain-la-Neuve
Code postal 1348
Zone téléphonique 010
Démographie
Gentilé Néolouvaniste
Néo-Louvaniste[1]
Population 10 973 hab. (31/12/2011[2])
Densité 1 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 40′ N 4° 36′ E / 50.67, 4.6 ()50° 40′ Nord 4° 36′ Est / 50.67, 4.6 ()  
Superficie 920 ha = 9,20 km2
Localisation

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Liens
Site officiel http://www.olln.be/

Louvain-la-Neuve[3] (souvent abrégée par ses initiales « LLN ») est une section de la commune belge d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, située en Région wallonne dans la province du Brabant wallon.

C'est une ville nouvelle construite début des années 1970 à la suite de l'affaire de Louvain et de la scission de l'Université catholique de Louvain entre sa partie néerlandophone qui demeura à Louvain et sa partie francophone qui quitta la région flamande pour s’installer quelques dizaines de kilomètres plus au sud, en région wallonne et devenir Louvain-la-Neuve. La ville est donc le siège principal de l'Université catholique de Louvain (UCL) qui diffère donc aujourd'hui de la Katholieke Universiteit Leuven (KUL).

Outre sa partie universitaire et le folklore qui s'y joint, Louvain-la-Neuve est aussi connue pour son Parc scientifique et ses nombreuses entreprises de technologie de pointe.

Histoire de la ville[modifier | modifier le code]

Louvain-la-Neuve, la Grand-Place et la faculté de théologie (1984)

Depuis la fondation de Charleroi en 1666, Louvain-la-Neuve est la seule ville nouvelle créée en Belgique[4].

Louvain-la-Neuve doit sa création aux querelles linguistiques qui secouèrent la Belgique dans les années 1960. C’est en effet suite à la volonté de la communauté flamande de voir les étudiants francophones quitter l’université de Louvain (KUL), ville néerlandophone située à trente kilomètres à l’est de Bruxelles, que fut prise la décision de créer une nouvelle cité qui abriterait une université francophone (UCL).

La crise linguistique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire de Louvain.

Louvain-la-Neuve est née suite à la crise sur querelle linguistique entre étudiants qui secoua l'Université de Louvain entre novembre 1967 et mars 1968.

À la suite d’élections provoquées par cette querelle, le pouvoir organisateur approuva le 18 septembre 1968 un nouveau plan d’expansion de la section francophone. Quelques semaines plus tard, un nouveau règlement organique rendait officielle la scission entre la Katholieke Universiteit Leuven (KUL) et l’Université catholique de Louvain (UCL), cette dernière devant s’établir progressivement dans le Brabant wallon ainsi qu’à Woluwe-Saint-Lambert pour la Faculté de Médecine.

C’est dans la douleur et l’urgence que Louvain-la-Neuve est née. Le professeur Michel Woitrin fut désigné par le Recteur Mgr Édouard Massaux pour mener à bien le projet. Placé sous la direction du professeur Raymond Lemaire, de Jean-Pierre Blondel et de Pierre Laconte, ce projet urbanistique a vu les premiers étudiants arriver sur le site en octobre 1972.

L'arrivée des nouveaux habitants[modifier | modifier le code]

La place Montesquieu

Les nouveaux habitants s’y installent dès 1972. Le nombre de gens fréquentant alors Louvain-la-Neuve est très réduit. En 1973, seules 676 personnes[réf. nécessaire] logeaient sur le site. Rejoints en journée par les quelques étudiants et employés de l’Université, ils formaient une petite communauté de 1 500 personnes. Ce caractère restreint s’estompera rapidement. En 2012 ils sont 10 973 [2] domiciliés dans cette partie de la ville en pleine expansion. L’objectif final de ce projet urbanistique est d’atteindre 30 000 résidents permanents sans compter les 10 000 à 15 000[réf. nécessaire] étudiants qui logent en semaine sur le site.

Louvain-la-Neuve a été créée par l’université et pour l’université. Celle-ci a été sa seule raison d'être, la seule justification de sa création.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Bibliothèque des sciences et technologies, place des Sciences (2006)

Après plusieurs hésitations, les autorités universitaires s’accordèrent pour construire leur nouvelle ville sur le territoire d’Ottignies, dans la province du Brabant wallon. Le site sur lequel va se construire la cité universitaire est un vaste plateau vallonné situé en bordure du bois de Lauzelle. Exposé aux vents, il ne compte à l’époque que deux ou trois fermes et quelques habitations rassemblées dans le hameau de la Baraque. L’essentiel du site est couvert de champs de betteraves et de marécages. La section francophone de l'UCL y achète avec l’aide de l’État belge une superficie d’environ 900 hectares pour assurer son installation. Les travaux seront alors entamés le 20 janvier 1969.

L’UCL détermina un ensemble de lignes directrices qui allaient guider la construction de Louvain-la-Neuve :

  • la ville ne peut être un vase clos, un campus dans lequel ne se retrouveraient que les étudiants et leurs professeurs. Au contraire, toutes les catégories socio-professionnelles doivent être présentes. La mixité doit être maximale.
  • La dimension humaine de la ville doit être centrale. Rien ne sert de construire de gigantesques monuments et de grandes avenues. Au contraire, la ville doit être à taille humaine.
  • La ville est piétonne. La circulation automobile sera souterraine.

C’est en fonction de ces lignes directrices que Louvain-la-Neuve s’est développée. Le centre urbain est construit sur une gigantesque dalle de béton qui supporte bâtiments et rues piétonnes. En dessous de cette dalle se trouvent les parkings et les artères pour automobiles.

Quatre quartiers principaux s’articulent autour du centre urbain : le Biéreau, Lauzelle, l’Hocaille et les Bruyères. En outre, un cinquième quartier, non prévu par les autorités universitaires, s’est développé : le quartier de la Baraque. Ce dernier quartier se caractérise par son habitat alternatif et son refus de la programmation urbaine imposée par l’université. Des thématiques données président au baptême des rues, conjointement à des noms historiques. On retrouve par exemple, dans le bas du quartier du Biéreau toute une série de voies baptisées d'après les anciens pays de la Belgique romane (place des Brabançons, rue des Liégeois, place des Wallons, sentier du Luxembourg, rampe des Ardennais, voie des Gaumais, voie des Hesbignons, etc.). Dans le quartier des Bruyères, plusieurs rues rappellent les noms d'artistes belges (place René Magritte, rue Constantin Meunier, fond du Maître de Flémalle, rue Marcel Thiry, avenue Maurice Maeterlinck, rue Jean Froissart), tandis que d'autres évoquent l'outillage des artistes (avenue de la Palette, avenue du Ciseau, place de l'Équerre). À Lauzelle, toute une partie du quartier a vu ses rues être baptisées en référence à l'histoire religieuse (cours Marie d'Oignies, rue du Neufmoustier, rue du Val Saint-Lambert, place de Maredsous, avenue de Cîteaux, rue du Prieuré, rue de Clairvaux, cours de Troisfontaines).

Louvain-la-Neuve est aujourd’hui une ville en pleine expansion qui ne cesse de s’étendre d’un projet d'urbanisme à un autre. Les dernières étapes à ce jour furent l’édification d’un complexe de cinémas (2001), d’une salle de congrès et de spectacle ("l’Aula Magna", 2001), d’un centre commercial ("L’esplanade", 2005) ainsi que la finalisation de la dalle par une rue commerçante supplémentaire (rue Charlemagne, 2005), du musée Hergé et d'un quartier entre celui-ci et la rue Paulin Ladeuze (2012-2013). Par ailleurs, dans le cadre des aménagements prévus pour l'installation du terminus RER, un sixième quartier est actuellement en construction. Il s'agit du quartier dit de la "Courbe voie", au nord de la ville et contigû au quartier de La Baraque. Les travaux ont démarré le 3 décembre 2013.

La proximité de la ville par rapport à certains axes routiers importants (autoroute E411, nationale N4, nationale N25), mais aussi le fait d'être desservi par le train en son centre et de se trouver à proximité du nœud ferroviaire d'Ottignies (croisement de l'axe Bruxelles-Namur avec celui de Louvain-Charleroi) confère à Louvain-la-Neuve une bonne accessibilité. Cette configuration, couplée à la proximité de la capitale, Bruxelles, n'est pas sans rappeler celle des villes nouvelles qui entourent Paris en France[réf. nécessaire].

Depuis 1999, le nombre d’habitants et d’étudiants tend à s’équilibrer. L’arrivée de nouveaux habitants aux quartiers des Bruyères et dans le centre urbain est un nouveau pas vers l’objectif d’équilibre : 28 000 personnes, dont deux habitants pour un étudiant[5],[2].

Aujourd’hui, cette ville nouvelle compte 10 973 habitants dont 8 789 belges (population au 31 décembre 2010[2]) et 19 536 étudiants (au 7 avril 2011), dont plus de la moitié vivent à Louvain-la-Neuve [6].

Culture et art[modifier | modifier le code]

Place de l'Université en 2002

Théâtres et salles de concert[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

  • Musée de Louvain-la-Neuve (Institut supérieur d’archéologie et d’histoire de l’art de l’UCL). Ses collections comprennent des antiquités égyptiennes, grecques et romaines, des sculptures et masques représentatifs des arts primitifs africains et océaniens, des œuvres d’art religieux (sculptures dont un Christ des Rameaux du XVIe siècle), des porcelaines, etc. Le legs Charles Delsemme, venu enrichir le musée en 1990, représente la même universalité ; « par sa diversité, par sa transcendance, cette collection forme un tout voulu », écrivait le donateur dans son testament. On y remarque un masque théâtral japonais, une figure féminine de la Renaissance, des dessins de Picasso, des tableaux de Delvaux et Magritte. En 2013, un projet de déménagement existe afin de transférer le musée vers la Place des Sciences.
  • Musée Hergé.

Fresques murales[modifier | modifier le code]

La Tour Infinie, inaugurée le 27 avril 2010, domine la Grand-Place
  • «La tour infinie» de François Schuiten (dessin de base), peinte par Alexandre Obolensky (2010, Grand-Place)
  • «Qu'est-ce qu'un intellectuel ?» de Roger Somville (Rue des Wallons/Voie des Hennuyers)
  • «Les baleines publiques» de Frank Pé (Ruelle Dédale/Rue des Wallons)
  • «C'est la vie» de Claude Rahir
  • «Petites histoires d'une grande université» de Claude Rahir (1984, Rue de la Lanterne Magique)
  • «La Grand rue» de Jean-Marc Collier (1997, Grand'Rue/Passage de l'Agora)
  • «Allégorie de l'interculturalité» de Roxana Alvarado (Place Doyen/Rue Rabelais)
  • «La ville universitaire baroque» de Thierry Bosquet
  • «Le toré de Liège» de la Liégeoise sous la direction de Gérard Michel(artiste) (2006, Passage de l'Ergot)

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le mur du Marathonien (avenue Hocaille) : Sculpture en béton, bois, acier inoxydable, marbre, joints élastomères de Gérard Wibin (1991)
  • Les 24h vélo (rue des Wallons) : sculpture en bronze de Vincent Rousseau (2006)
  • La pièce du premier cyclotron (Bld Baudouin)
  • Augustin l'auto-stoppeur (Parking Jacques Leclerc) : sculpture en bronze de Gigi (Geneviève) Warny (1999, installée en 2002)
  • Rêverie d'eau (Piscine de Blocry) : sculpture en bronze de Gigi (Geneviève) Warny installée pour les 20 ans des piscines
  • Léon et Valérie (Place de l'Université) : fontaine en béton coloré et bronze sculptée par Gigi (Geneviève) Warny (1984)[7]
  • Cénotaphe au Docteur Michel Delescaille[8], sentier de la rue de Rodeuhaie.

Festivals[modifier | modifier le code]

  • Fêtes de la musique
  • Festival du conte, un festival de l'art du conte organisé par le KAP Contes
  • Festival de la Lumière, organisé par la Paroisse Etudiante de Louvain-la-Neuve [9]
  • Festival Universatil, festival de théâtre et d'art de la scène organisé par le Théâtre Universitaire de Louvain (ASBL TUL).
  • Festival Les Midis-Minuits de la Jongle'rue, festival des arts de la rue organisé par le Circokot.
  • Le Welcome Spring Festival, fête de la musique organisée par le Kot-é-rythme.
  • l'Open Jazz Festival, promouvant de jeunes et moins jeunes groupes de jazz éclectiques sur le site, organisé par le Kot Certino.
  • Le Mass Deathtruction, festival de Death Metal.
  • Le Festival "Change Priority" du Kot Amnesty International

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Le Cercle industriel.

Les associations estudiantines de Louvain-la-Neuve se répartissent en cercles (facultaires) et régionales (qui regroupent les étudiants originaires de la même région ou ville). Représentés respectivement par le G.C.L. (Groupement des Cercles Louvanistes) et par la Fédé (Fédération Wallonne des Régionales de l'UCL), celles-ci organisent des soirées dansantes et autres animations toutes les semaines, ainsi que pour les cercles, divers services aux étudiants de leur faculté : vente de supports de cours, de sandwichs, conférences et autres spectacles. Chaque année elles organisent également un "baptême" pour les nouveaux étudiants, série d'activités initiatiques destinées à les faire entrer dans le folklore estudiantin. Pour porter la calotte, couvre-chef des étudiants catholiques de Belgique, un autre rituel estudiantin sera cependant nécessaire, au sein d'une assemblée de calottés, la "corona".

En dehors de ces activités internes, cercles et régionales louvanistes sont très actifs sur le site, assurant de façon bénévole l'organisation des soirées étudiantes tout au long de l'année académique.

En plus de ces activités organisées par les étudiants, Louvain-la-Neuve dispose d'une grande densité de bars aux ambiances variées, Les plus populaires d'entre eux sont Le Becketts, La Galoute et Les Halles.

Il existe actuellement plus de 75 kots à projet (KAP) à Louvain-la-Neuve, actifs dans de multiples domaines allant de la musique au sport, en passant par le théâtre, l'improvisation, l'humanitaire, le social, les langues, la photographie, la promotion du monde rural, la danse, la protection de l'environnement, etc.

La chanson de Louvain la Neuve (1996) a été crée par Edouard Priem (auteur compositeur interprète). Elle est chantée dans toute les soirées des étudiants et est devenu l'hymne de la ville. Lors de l'inauguration de la rénovation de la Rue des Wallons ( INESU - 25 mai 2009) une plaque commémorative avec le refrain de la chanson à été placée dans le mur de la place des Wallons à coté du Brasse Temps. Le kot à projet KAP Signes a crée (2013) un clip vidéo de la chanson de LLN en LSFB (langue des signes).

Quelques grandes fêtes estudiantines[modifier | modifier le code]

Cette course est un des évènements festifs majeurs de Louvain-la-Neuve. Lancée en 1976 par quatre étudiants, elle se déroule chaque année dans le courant du mois d’octobre, durant la sixième semaine de cours à l'UCL (sauf évènement extraordinaire, en 2013 par exemple), et mobilise la ville et la communauté estudiantine tout entière du mercredi midi au jeudi midi.

Plusieurs dizaines d’équipes d’étudiants doivent parcourir à vélo un circuit de quelques kilomètres pendant 24 heures. La victoire est évidemment attribuée à l’équipe ayant parcouru le plus de tours du circuit.

Les vélos de course peuvent être de classiques bicyclettes ou des vélos "folkloriques", décorés, assemblements de plusieurs vélos, de bois, de papier mâché… et fruits de l’imagination des participants.

La ville est alors placée sous haute surveillance policière car cet évènement attire des étudiants de toute la Belgique et même de certains pays limitrophes[10].

Début des années 1980, les 24 Heures Vélo étaient devenues le rendez-vous de près de 80 000 personnes. Ce succès de foule comportait un revers de la médaille : la fête n’était plus vraiment contrôlée, de plus en plus occultée par la "guindaille" pure et dure accompagnée d’alcools forts, à tel point qu’une bonne part du public ne savait même plus qu’il y avait des vélos ! De plus, toujours fin des années 1990, Louvain-la-Neuve est le triste témoin des décès successifs de jeunes en état d’ébriété. Cependant, les années 2000 ont donné lieu à un renforcement de la sécurité de ce rendez-vous, devenu de plus en plus important. Gérée par les étudiants elle assure aujourd’hui le bon déroulement des festivités. Cependant les 24h vélo restent le deuxième plus gros débit de boisson en 24h d'Europe, après l'Oktober Fest de Munich.

Actuellement, les 24 Heures Vélo donnent lieu à des animations en tout genre pour petits et grands : château gonflable le mercredi après-midi, concerts en plein air toute la nuit, feux d’artifice… Les organisateurs, en s’associant les initiatives des cercles et des kots-à-projet, ont réussi à retrouver un véritable sens de la fête.

Les 24 Heures Vélo fêtent leur trentième édition en 2006, entre autres par l’édition d’un livre abondamment illustré et l’inauguration d’une sculpture en bas de la rue des Wallons.

  • Bal des Bleus, organisé conjointement par le Cercle Industriel et la Maison des Sciences
  • Bal de la Saint Valentin, organisé par le Cercle Industriel
  • Bal aux Lampions, organisé par le Cercle Agronomique
  • Bal des Busés, organisé conjointement par le Cercle Agronomique et la Maison des Sciences
  • Semaine Fédé, organisée par la Fédération des Régionales
  • Carnaval Fédé, organisé par la Fédération des Régionales

Le Parc scientifique de Louvain-la-Neuve[modifier | modifier le code]

Louvain-la-Neuve Science Park, vue aérienne

Premier du genre en Belgique, le Parc scientifique de Louvain-la-Neuve (LLN Science Park) a été créé le 21 janvier 1971. C’est également le plus grand parc scientifique de la Région wallonne : il s’étend sur 231 hectares répartis sur le territoire d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et sur celui de Mont-Saint-Guibert.

Dès l’origine, les objectifs poursuivis par la création du parc scientifique ont été de développer la coopération entre les entreprises et l’Université catholique de Louvain (UCL), contribuer au développement économique régional et assurer la diversification du milieu urbain de la ville de Louvain-la-Neuve.

En 1972, Monsanto est la première entreprise à s’implanter sur le Parc ; son exemple sera rapidement suivi par d’autres… Néanmoins, toutes les entreprises ne sont pas autorisées à s’installer sur le Parc scientifique. En effet, l'UCL a délimité des critères d’implantation précis.

Le candidat doit être une entreprise de:

  • recherche
  • production faisant appel aux hautes technologies
  • services jugés complémentaires ou utiles au bon fonctionnement des activités de recherche et du site

ou une spin-off de l’UCL

Les entreprises du Parc scientifique (start-ups, spin-offs, PME ou grandes entreprises) sont majoritairement actives dans les domaines:

et

Aujourd’hui, le LLN Science Park compte quelque 130 entreprises -procurant plus de 4450 emplois-, 1 incubateur et 3 business centres. Il joue un rôle important dans le processus d’innovation en stimulant notamment les interactions entre les entreprises et la recherche universitaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ 2008 (lire en ligne), p. 25.
  2. a, b, c et d http://www.olln.be/fr/services-communaux/demographie/demographie.html
  3. Si, dans les couches plus âgées de la population belge francophone ayant connu l'université bilingue, il n'est pas rare d'entendre parler de « Louvain-l'Ancienne » pour désigner la ville flamande, par opposition à Louvain-la-Neuve, la population étudiante francophone actuelle a de plus en plus tendance, quant à elle, à simplement appeler Louvain-la-Neuve « Louvain » et, pour éviter toute confusion, la Louvain flamande « Leuven » (voire, lorsqu'il s'agit d'être absolument clair, « Louvain-Leuven »). Dans la communication écrite et dans les transports, Louvain-la-Neuve est très souvent réduite à ses initiales « LLN ».
  4. Guide vert Michelin de 2008 p.328
  5. http://www.ucl.ac.be/inforville/presentation.html
  6. http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/adcp/documents/7-04-2011_UCL_et_FUCaM_en_chiffres.pdf
  7. Site officiel de la ville d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, rubrique "L'art dans la ville" : http://map.olln.be/art-culture/art-dans-la-ville_429_1.html
  8. Né en 1950, assassiné en 1983 "par un couple diabolique" Source: Jean Vandendries Jean-Luc Noël, flic au grand coeur Le Soir, 29 septembre 2000, p.33.
  9. Paroisse Universitaire Saint François
  10. http://www.uclouvain.be/35865.html

Bibliographie sur Louvain-la-Neuve[modifier | modifier le code]

  • Luc Courtois (dir.), Isabelle Lejeune, Jean-Marie Pierret et Jean Pirotte, Les noms de rue de Louvain-la-Neuve : Une ville nouvelle en Wallonie. Modernité et enracinement, Louvain-la-Neuve, Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet,‎ 1999, 261 p. (ISBN 2960007220)
  • Albert D'Haenens (dir.), L'Université catholique de Louvain : Vie et mémoire d'une institution, Bruxelles, Presses universitaires de Louvain/La Renaissance du Livre,‎ 1992, 399 p. (ISBN 2804115526)
  • Jean-Pierre Hermia, Thierry Eggerickx, Luc Albarello, Étienne Guisset et Anne-Marie Kumps, Les Néo-louvanistes : combien sont-ils ? qui sont-ils ? : Caractéristiques démographiques et sociologiques récentes de la population de Louvain-la-Neuve, Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain,‎ 2007, 145 p. (ISBN 9782874630460)
  • Pierre Laconte (dir.), La recherche de la qualité environnementale et urbaine : Le cas de Louvain-la-Neuve (Belgique), Lyon, Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques,‎ 2009, 205 p. (ISBN 9782110982216)
  • Jean-Marie Lechat, Louvain-la-Neuve : Trente années d'histoires, Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant,‎ 2001, 341 p. (ISBN 2872096116)
  • Jean-Marie Lechat, Naissance de Louvain-la-Neuve : Chronique d'une aventure entrepreneuriale, Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain,‎ 2006, 611 p. (ISBN 2874630306)
  • André Mertens, Louvain-la-Neuve : Une aventure urbanistique, Paris, L'Harmattan,‎ 2002, 207 p. (ISBN 2747537048)
  • Jean Remy, Louvain-la-Neuve, une manière de concevoir la ville : Genèse et évolution, Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain,‎ 2007, 153 p. (ISBN 9782874630644)
  • Michel Woitrin, Louvain-la-Neuve et Louvain-en-Woluwe : Le grand dessein, Gembloux, Duculot,‎ 1987, 311 p. (ISBN 2801106941)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]