Viromanduens

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Viromanduens
Image illustrative de l'article Viromanduens
Les Viromanduens sont mentionnés par César ainsi que par l'épigraphie. Ici une stèle érigée par Bienus en l'honneur de son père, le Viromanduen Gatus, sa mère et ses deux frères ; musée romain-germanique de Cologne (Allemagne); CIL 13, 8342.

Ethnie Celtes
Langue(s) Gaulois
Religion Celtique
Villes principales Vermand, Augusta Viromanduorum (Saint-Quentin)
Région d'origine Vermandois
Région actuelle France

Les Viromanduens ou Veromanduens, également Viromands, Viromandues ou Vermandois (en latin, Viromandui ou Veromandui[note 1]) sont un des peuples de la Gaule Belgique demeurant dans le Vermandois. Ils ont donné leur nom à la ville de Vermand.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La signification de leur nom n'est pas établie avec certitude: « hommes-petits », pour les uns, « hommes-chevaux » (centaures), pour d'autres, ou encore « ceux qui écrasent les hommes ».

Sources[modifier | modifier le code]

César évoque les Viromandui à trois reprises : Bello Gallico, II, 4, 6, II, 16,2 et II, 23,4. On trouve sept mentions dans les textes antiques postérieurs :

  • Viromanduos, dans la Periochia 104 tirée de Tite-Live, Ab Urbe condita ;
  • Veromandui dans Pline, Histoire Naturelle, IV, 106 ;
  • Ουιρομάνδυες ou Ρομάνδυες dans Ptolémée (Géographie[1], II, 9, 11) ;
  • Veromandi dans Orose, VI, 7, 1 ;
  • Augusta Veromanduorum dans l' Itinéraire d'Antonin, 379, 4;
  • Aug. Viromuduou.[2] sur la Table de Peutinger ;
  • civitas Veromand[u]orum dans la Notitia Galliarum VI, 5.

Les Viromandui ou leur chef-lieu Augusta apparaissent sur les inscriptions suivantes :

  • Viromanduo = CIL XIII, 1465 (Clermont-Ferrand : citoyen ?)
  • civi Viromanduo = CIL XIII, 8409, 8341 et 8342 (Cologne, Ier s.: citoyens)
  • Viromand(uo) = CIL XIII, 1688 (Lyon, autel des Gaules: magistrat)
  • Civit (ati) Vi(romanduorum) = CIL XIII, 3528 (Saint-Quentin, fin IIe ou plus probablement IIIe s.: magistrat)
  • Avg(vstae) Viromandvorv(orum) = CIL VI, 32550 = 2822 et 32551 = 2821 (Rome, mi-IIIe s.: prétoriens)

Territoire[modifier | modifier le code]

Les Viromandui occupaient l’est du bassin de la Somme, jusqu’à la haute vallée de l’Oise. L’évêché de Vermandois, héritier de la civitas Viromanduorum, a été complètement dissocié lors de la création des départements. Son territoire coïncide en gros : dans l’Aisne, avec l’arrondissement de Saint-Quentin (sauf la plus grande partie du canton de Ribemont), plus les cantons de Chauny, Tergnier, La Fère en partie ; dans la Somme, avec l’arrondissement de Péronne (sauf une partie du canton de Bray-sur-Somme et le canton d’Albert) et une partie des cantons de Roye et Rosières-en-Santerre ; dans l’Oise, avec les cantons de Noyon, Guiscard et une partie de celui de Lassigny.

Certains auteurs ont supposé que leur territoire s'étendait à la Thiérache : cette hypothèse n'est pas démontrée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Viromandui apparaissent dans l'histoire avec la Guerre des Gaules de César et participent, en -57, à la coalition des Belges.

Ils sont ensuite mentionnés à l'occasion de la bataille de la Sabis (localisation discutée : la Sambre ou la Selle) où ils affrontent, aux côtés des Nerviens (Bavay - Hainaut) et des Atrebates (Arras - Artois), l'armée romaine. César est mis en péril par la bravoure des coalisés, mais finit par l'emporter.

Leur oppidum principal est Vermand puis leur capitale durant le Haut-Empire est Augusta Viromanduorum, aujourd'hui Saint-Quentin. Vermand semble redevenir leur chef-lieu au Bas-Empire. Au VIe siècle, le siège épiscopal est transféré à Noyon.

César commence sa guerre des Gaules à Lyon en -57 contre les Hélvètes,l'année d'après il remonte la Bourgogne et la Champagne,c'est donc en -56 ou -55 qu'il arrive sur le territoire celtique qu'il nomme Belgica et qui n'est pas un pays mais une zone ou province qui désigne le nord de la Gaule.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. les inscriptions antiques privilégient la graphie en -i ; dans les copies de textes antiques, les deux formes sont indifféremment attestées

Références[modifier | modifier le code]