Paronymie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La paronymie est un rapport lexical entre deux mots dont les sens sont différents mais dont la graphie et/ou la prononciation sont fort proches, de sorte qu'ils peuvent être confondus à la lecture ou à l'audition. Il s'agit donc d'une homophonie proche ; on pourrait dire également qu'il s'agit d'une homonymie approximative.

Exemples de couples de paronymes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : wikt:Annexe:Paronymes en français.

Certains couples de paronymes sont perçus comme homophones dans certaines régions de la francophonie. Exemples :

Paronomase[modifier | modifier le code]

En rhétorique, la figure de style qui consiste à rapprocher des paronymes au sein du même énoncé est la paronomase (anciennement paronomasie[1]). De par son pouvoir fortement « accrocheur », elle est amplement utilisée dans les textes de rap et dans tout ce qui a vocation à être court tout en étant efficace : les publicités, les proverbes, les titres, etc.

Exemples de paronomases[modifier | modifier le code]

  • « Qui se ressemble s'assemble »
  • « Comparaison n'est pas raison »
  • « Qui vole un œuf vole un bœuf »
  • « Habile, Bill. » (OSS 117)
  • « Traduttore, traditore » (en italien : « Traducteur, traître » - repris en français sous la forme : « Traduire, c'est trahir » ; cette traduction est paradoxale.)
  • « Ad augusta per angusta » (en latin : à de grands résultats par des voies étroites)
  • « Et l'on peut me réduire à vivre sans bonheur,/ Mais non pas me résoudre à vivre sans honneur. » (Corneille, Le Cid)
  • « Les conflits prolifèrent dans les zones pétrolifères » (Fonky Family, La Guerre)
  • « Comme la vie est lente ; et comme l'espérance est violente » (Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913, « Le Pont Mirabeau »)
  • « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » (François Rabelais, Pantagruel, 1532)

La chanson de Boby Lapointe « Le tube de toilette » est entièrement construite sur une suite de paronomases[2].

Paronomase implicite[modifier | modifier le code]

Il existe un type particulier de paronomase, dans lequel le rapprochement n'est qu'implicite, car seul l'un des deux paronymes est cité. En fait, celui qui est cité prend la place de l'autre, dans une phrase où c'est l'autre que l'on attend.

Par exemple dans « pour respirer un peu d’air vrai », ce n'est pas vrai qu'on attend, mais frais, bien qu'il ne soit pas cité.

« Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps » (et non du beau temps), dans la chanson L'Orage de Georges Brassens.

La série d'albums "Prince de Motordu" de Pef, aux Éditions Gallimard est fondée sur le remplacement de certains mots par leur paronyme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]