Carvin

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Carvin
Terril 107 sur la commune de Carvin.
Terril 107 sur la commune de Carvin.
Blason de Carvin
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Carvin (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin
Maire
Mandat
Philippe Kemel
2008-2014
Code postal 62220
Code commune 62215
Démographie
Gentilé Carvinois
Population
municipale
17 102 hab. (2011)
Densité 813 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 29′ 38″ N 2° 57′ 32″ E / 50.4938888889, 2.95888888889 ()50° 29′ 38″ Nord 2° 57′ 32″ Est / 50.4938888889, 2.95888888889 ()  
Altitude Min. 17 m – Max. 42 m
Superficie 21,03 km2
Localisation

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Liens
Site web carvin.fr

Carvin est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Ses habitants sont appelés les Carvinois.

La commune appartient au bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin et du schéma de cohérence territoriale (SCOT) de Lens-Liévin et d'Hénin-Carvin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Secteur est (Béthune, Lens, Carvin).

Situation[modifier | modifier le code]

Située à l'extrémité est du département du Pas-de-Calais, Carvin est, à vol d'oiseau, à 11,3 km de Lens, à 16 km de Douai, à 16,5 km de Lille et à 26 km d'Arras[1].

Carvin est souvent incluse à la plaine du Carembault, un des cinq quartiers de la châtellenie de Lille[2],[3], et appartient à l'Artois[4]. Carvin fait également partie du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais[5]. La commune a une superficie de 2 103 ha, dont 1 500 d'espaces naturels.

Communes limitrophes de Carvin
Provin Annœulin, Carnin Camphin-en-Carembault
Meurchin Carvin Libercourt
Estevelles
Pont-à-Vendin
Harnes, Courrières Oignies

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 103 hectares ; l'altitude varie entre 17 et 42 mètres[6].

Le sol de Carvin est composé d'argile, de sable[7], de craie[8] à 5 m de profondeur[9].

Carvin est dans une zone marécageuse[10].

Au XIXe siècle, la richesse de son sol en houille en a fait une ville de l'ouest du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carvin est sur les bords du canal de la Deûle.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Carvin se situe en climat océanique tempéré[11].

Valeurs moyennes
Températures l'hiver 1 °C à 6 °C
Températures l'été 10 °C à 22 °C avec moins de quatre journées chaudes à plus de 30 °C
Novembre à mai 60 jours avec gelées matinales
Précipitations annuelles 650 mm
Ensoleillement annuel 1 600 heures
Vent 60 jours à plus de 16 m/s (vent sensible)
Données du dernier tiers du XXe siècle de la station Lille-Lesquin
Relevé météorologique de la ville de Carvin
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1 1 4 5 9 12 14 14 11 8 4 3 erreur tmin-ann n'est pas un nombre (-)
Température maximale moyenne (°C) 6 7 10 14 18 20 23 23 20 15 9 6 erreur tmax-ann n'est pas un nombre (-)
Précipitations (mm) 44,5 35,2 37,8 36,1 37,8 44,2 53,3 44,3 43,6 43,7 48,9 49,9 519,3
Source : [1]
Tableau comparatif des données météorologiques de Carvin et de quelques villes françaises[12]
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Carvin 1 600 650 12 18 42
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Diagramme ombrothermique

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

S'étant de tous temps trouvée sur la route des invasions, la ville a été traversée à partir du XXe siècle par un intense trafic routier, celui de Lille à Arras et à Paris, qui provoqua une certaine forme de congestion dans les années 1940 et 1950. Le problème fut résolu par la construction de l'autoroute du Nord, nommée autoroute A1 (Paris-Lille), dont la construction du premier tronçon, reliant Lille à Carvin, commence en septembre 1950 et fut mise en service en 1954[13]. Carvin est accessible par la sortie 18 de l'autoroute A1.

Carvin est également desservi par l'ancienne route nationale 319 (RN319), devenue route départementale 919 (RD919), reliant la commune à celle d'Hénin-Beaumont vers le sud et par l'ancienne RN25, devenue RD917 dans le Pas-de-Calais et RD925 dans le Nord, reliant Lens à Lille du sud-ouest au nord-ouest.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Depuis la fermeture de la gare de Carvin, la commune n'est plus desservie par les transports en commun ferré. Les gares les plus proches se situent à Libercourt et à Bauvin - Provin et sont desservies par les TER Nord-Pas-de-Calais.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L’aéroport de Lille - Lesquin se situe à une vingtaine de kilomètres au nord-est.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Carvin est desservie par le réseau du syndicat mixte des transports Artois-Gohelle Tadao, dont l’un des pôles de correspondance se trouve place Jean-Jaurès.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des voies de Carvin.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le site, sur les bords de la Deûle, est à l'origine un vaste marécage dont l'assèchement progressif permettra une riche exploitation agricole. Le seul relief notable est une butte sur laquelle sera bâti le château d'Épinoy, au Sud-Est de l'actuelle commune. Cette butte est aujourd'hui indécelable. En revanche, des reliefs artificiels sont apparus aux XIXe siècle et XXe siècle avec les terrils de la Compagnie des mines de Carvin, dont le plus élevé est celui de la fosse n°4.

Le territoire de la commune est étendu, mais densément urbanisé uniquement en son centre avec une excroissance à l'Est. L'histoire de l'urbanisation est celle de la jonction des deux pôles (Carvin au Nord, Épinoy au Sud), puis de l'apparition d'un troisième à l'Est (appelé par extension « Fosse 4 ») avec l'exploitation minière. Les caractéristiques d'une urbanisation plus lâche, le long des axes de sortie de la ville (notamment vers le nord) ne sont apparues qu'à la fin du XXe siècle.

Logement[modifier | modifier le code]

Catégories et types de logements[14]
Types en 2007  % en 1999  %
Ensemble 7 097 100 % 5 125 100 %
Résidences principales 6 706 94,50 % 4 859 94,40 %
Résidence secondaires 9 0,1 % 57 0,90 %
Logements vacants 382 5,40 % 319 4,89 %
Maisons 5 759 81,20 % 5445 81;60 %
Appartements 1 331 18,80 % 1 054 15,80 %
Résidences principales selon statut de l'occupant[14]
Types en 2007  % Nombre de personnes Ancienneté moyenne
dans les locaux
en 1999  %
Ensemble 6 706 100 % 17 300 17 6 296 100 %
Propriétaires 3 611 53,90 % 9 303 22 3 187 35,30 %
Locataires 2 695 40,20 % 7 115 10 2 544 40,40 %
dont locataire HLM 1 563 23,30 % 4 216 10 1 359 21,60 %
Logés gratuitement 400 6 % 881 27 565 9,0 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Hippolyte-Romain-Joseph Duthillœul, l'étymologie de Carvin proviendrait de « Car », signifiant charriot et de « Win », rappelant le vinage, le droit seigneurial sur les vins[15]. Le nom aurait ainsi des origines gauloises[3].

La commune a eu le nom de Carvin-Épinoy et de Carvin-en-Carembault.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'importantes fouilles ont révélé en 2008 l'ancienneté du peuplement local qui remonte au néolithique[16]. Ce peuplement est lié à l'existence de la vaste dépression humide située au large de l'ancien château d'Épinoy. Les recherches en cours permettront d'en savoir davantage dès que les archéologues de l'INRAP remettront leurs conclusions définitives qui concerneront aussi le peuplement à l'époque gallo-romaine.

Du plus loin que l'histoire puisse remonter, Carvin fait partie intégrante du Carembaut, territoire résultant du démembrement du royaume franc devenu par la suite un des quatre « quartiers » de la châtellenie de Lille.

Au début du XIIe siècle, Épinoy est donné comme la terre natale de saint Druon. À l'autre bout de la ville actuelle, l'église du bourg est vouée à saint Martin. La ville actuelle est pour l'essentiel formée à partir de ces deux sous-ensembles, celui d'Épinoy où se trouvait aussi le château du seigneur et celui de Carvin où s'élevaient les halles et la maison des échevins, centre administratif de la seigneurie.

La seigneurie d'Épinoy (De Spineto) fut successivement possession de la famille d'Antoing, puis de la maison de Melun et enfin de celle des Rohan. Les seigneurs d'Épinoy furent faits chevalier de l'ordre de la Toison d'or. Il devinrent comtes, puis, sans pour autant être de sang royal, furent faits prince. Le château disparut et au XVIIe siècle les derniers d'entre eux firent partie des grands du royaume.

À l'époque de Louis XIV, le rattachement de la châtellenie et principauté d'Épinoy à la France s'accompagna de changements profonds. Contre l'avis des habitants, il s'ensuivit une urbanisation à marche forcée[17] dans les quartiers nord ainsi que dans l'espace situé en rase campagne entre Epinoy et le bourg qui vit ainsi la création de la place actuelle. Au XVIII scl, les deux bourgs traversés et réunis par la nouvelle chaussée qui relie à Arras à Lille sont en pleine prospérité

Carvin rédigea des cahiers de doléances en vue des États généraux de 1789. Puis l’administration révolutionnaire fit de Carvin le chef-lieu d'un canton, regroupant alors dix communes, au sein de l'arrondissement de Béthune.

L’histoire de ce bourg agricole et marchand, sera ensuite marquée par l'exploitation minière, démarrée au milieu du XIXe siècle et achevée en 1975. Une des plus petites compagnies minières concessionnaire de l'exploitation du sous-sol avait son siège à Carvin même non loin de la gare, tandis que les compagnies voisines des mines d'Ostricourt et de Courrières s'étaient vu concéder l'exploitation du restant du sous-sol de la commune. Une magnifique série de photographies prises au fond de la mine à Carvin en 1902, immortalise les différents postes de travail présentés sous forme de scènes de travail. Les prises de vue de l'ingénieur Corriol ont été éditées en cartes postales et diffusées en nombre par l'imprimeur carvinois Chartreux, par ailleurs éditeur des poèmes patoisants écrits par Jules Mousseron.

Sur le territoire de la commune (dans ses limites actuelles, en excluant Libercourt), le charbon sera remonté depuis les fosses n° 1 (Sainte-Barbe), n° 2 (ultérieurement fosse n° 12), n° 3 (Saint-Louis) et n° 4 (Boudenoot, ultérieurement fosse n° 14) des mines de Carvin et la fosse n° 4 des mines d'Ostricourt.

La mémoire locale récente est riche d'une culture de guerre propre aux civils des régions envahies. Pendant la Première Guerre mondiale, d'octobre 1914 à octobre 1918, Carvin se trouve en région occupée. Située à l'arrière du front d'Artois, c'est une ville de garnison et de soutien à l'effort de guerre allemand où cohabitent civils et militaires [18],[19]. Les corps d'un peu plus de six mille soldats reposent dans un des plus grands cimetières allemands du Nord-Pas-de-Calais. La commune reçut la croix de guerre 1914-1918 le 25 septembre 1920, en reconnaissance de toutes les souffrances endurées.

En mai 1940, lors de l'invasion du Nord de la France, tout le secteur dont Carvin constitue la ville-centre est le théâtre d'une importante bataille de retardement qui permet au gros des troupes françaises et anglaises encerclées de gagner la poche de Dunkerque. Dès que les alliés se furent dérobés, les troupes de la Wehrmacht se livrèrent à des représailles féroces sur les populations des cités minières de la fosse 4, tout comme à Courrières et Oignies[20]. À la suite de la grande grève des mineurs de mai et juin 1941 qui se répandit dans tout le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, de nombreux mineurs communistes pour la plupart furent arrêtés et fournirent un contingent important d'otages exécutés à Arras.

Pendant l'Occupation, l'Allemagne cherche à exploiter au mieux les ressources de l'exploitation minière, une tâche compliquée par la Résistance, dans une ville où la majorité des mineurs sont acquis depuis les années 1920 au Parti communiste. Carvin est libéré le 2 septembre 1944.

En 1946, à la nationalisation, les fosses et installations minières sont regroupées au sein du groupe d'Oignies. L'exploitation charbonnière et le développement du chemin de fer ont modifié la géographie de la commune, faisant naître notamment le quartier des cités de la fosse 4, à l'est de la ville, en démarquant aussi un peu plus le hameau de Libercourt. La gare de Libercourt se retrouva placée sur la ligne du chemin de fer du Nord qui relie Lens à Lille, tandis que la ville de Carvin, dotée elle aussi d'une gare en centre-ville, se trouvait sur le barreau ferroviaire reliant Hénin-Liétard à Don, avec ramification vers les gares d'eau des mines d'Ostricourt et de Meurchin. Ce barreau servit jusqu'en 1950 au transport de voyageurs, puis jusque dans les années 1990 à l'industrie. Son exploitation s'étant arrêtée, les voies furent démantelées.

En 1947, Carvin perd près d'un tiers de son territoire avec la séparation de la commune de Libercourt (y compris le hameau de Garguetelle), qui avait réclamé son indépendance.

La ville a perdu la majeure partie de son industrie dans les années 1970 à 1990 : les mines, dont l'exploitation s'arrête en 1975, et les constructions mécaniques (CMC, groupe Poclain). La circulation ferroviaire s'est également arrêtée, les voies ferrées étant démantelées dans les années 1990. C'est aujourd'hui une commune de services et résidentielle, proche de la capitale régionale, Lille.

Administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Carvin dans son canton et son arrondissement

Carvin est située dans le département du Pas-de-Calais, en région Nord-Pas-de-Calais. Appartenant à l'arrondissement de Béthune puis à celui de Lens dès sa création en 1962, elle est le chef-lieu du canton de Carvin, regroupant la commune et celle de Libercourt[21],[22]. Depuis de la Cinquième République, la commune est toujours restée dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais, même si le découpage de cette circonscription a évolué.

La commune fait également partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, qui regroupe quatorze communes et du schéma de cohérence territoriale de Lens-Liévin / Hénin-Carvin[23].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Sous la IIIe République, les électeurs de Carvin optent pour le républicanisme. Par la suite, avec la montée du mouvement ouvrier mineur, les élections locales conduiront les radicaux et les socialistes aux commandes de la ville, tandis qu'au niveau des élections législatives Carvin devient un fief socialiste [24]. Dans l'entre deux guerres, dans les années 30, l'influience grandissante des communistes conduit à l'élection de Cyprien Quinet, premier député communiste du Pas de Calais [25]. Sous la IV et la Ve République, Carvin reste une ville de gauche dans une région ancrée à gauche dirigée alternativement par des maires socialistes et communistes. Ces dernières années comme dans tout l'ex bassin minier,le Front national se met à recueillir des suffrages de plus en plus nombreux aux élections politiques, Marine Le Pen, arrivant en tête au premier tour des législatives de 2012[26], seconde aux élections régionales de 2010[27], troisième aux élections européennes de 2009[28]. Au élections cantonales de 2011, le candidat du FN termine second, derrière le groupe socialiste[29].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants à Carvin étant supérieur à 9 999 et inférieur à 20 000, le nombre de conseillers municipaux est de 33. Outre le député-maire, Philippe Kemel, le conseil municipal est composé de 25 élus sympathisants et de sept élus d'opposition[30].

En 2007, la commune de Carvin est récompensée par le label « Ville Internet @@ »[31].

Imposition des ménages et des entreprises à Carvin en 2009[32]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 16,52 % 2,85 % 10,22 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 31,66 % 5,68 % 12,66 % 3,83 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 93,92 % 18,11 % 36,21 % 13,0 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 23,75 % 10,80 % 3,81 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Carvin.

Depuis 1948, quatre maires se sont succédé.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1948 1977 Alfred Peugnet PS Député[33]
1977 1985 Joseph Legrand PCF Député (1973-1986), conseiller général du Canton de Carvin (1973-1979)[34]
1985 2001 Odette Dauchet PCF Conseillère générale du Canton de Carvin (1979-2004), vice-présidente du Conseil général
mars 2001 en cours Philippe Kemel PS Conseiller régional, député depuis 2012.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le tribunal d'instance de Carvin

Le tribunal d'instance, situé à côté de l'église Saint-Martin, est une survivance de la justice qu'opéraient les échevins en Épinoy. Installé dans un bâtiment du XVIIe siècle, il est compétent sur l'ensemble de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin. Le tribunal de Carvin relevait de la Cour d'appel de Douai. Le 12 octobre 2007, la garde des Sceaux Rachida Dati a annoncé sa suppression dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire. La fermeture eu lieu le 31 décembre 2009[35].

Carvin relève du tribunal d'instance de Lens, du tribunal de grande instance de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Béthune, du conseil de prud'hommes de Lens, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[36].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Carvin obtient une fleur au Concours des villes et villages fleuris[37]. Eden 62, syndicat mixte s'occupant de la protection des sites naturels du Pas-de-Calais, répertorie deux sites naturels sur la commune dont le département est propriétaire : la Tour d'Horloge[38] et la Gare d'eau[39]. Le premier est un bois, le second un étang, la faune et la flore ne sont pas identiques. Il y a 177 espèces de flore au site de la Gare d'eau parmi lesquels le séneçon qui était déjà cité en 1857[40]

Du fait de son appartenance à la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, la commune de Carvin pratique le tri sélectif[41]. Elle dispose également une déchèterie sur sa propre commune[42].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 5 juillet 2013, Carvin est jumelée avec[43] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 17 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 760 3 670 4 522 4 686 4 995 4 953 5 053 5 120 5 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 426 6 094 6 546 7 024 7 471 7 759 7 808 8 000 8 614
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 391 10 736 11 846 11 775 16 664 19 543 18 696 20 294 15 780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
16 139 17 097 15 601 16 206 17 059 17 772 17 744 17 102 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2004[45])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 22,8 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 21,2 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 20,8 %).
Pyramide des âges à Carvin en 2007 en pourcentage[46]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
4,4 
75 à 89 ans
7,8 
11,2 
60 à 74 ans
12,1 
21,9 
45 à 59 ans
20,8 
18,8 
30 à 44 ans
18,5 
22,8 
15 à 29 ans
21,2 
20,8 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[47]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Santé[modifier | modifier le code]

Carvin est doté d’un centre hospitalier[48] de 150 lits, spécialisé en gériatrie et alcoologie[49] et d'un Collège national d'audioprothèse[50]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Carvin appartient à l'académie de Lille.

Établissements scolaires
Écoles maternelles Écoles élémentaires Collèges Lycée

Sports[modifier | modifier le code]

Carvin possède plusieurs salles de sport (Deschauwer, Dauchez, Rabelais, Pascal, Copernic), de deux salles et stades (Plantigeons, Cordier), d'un skatepark et d'un mur d'escalade. Le complexe sportif régional comporte deux terrains de tennis.

En 1999, Carvin a accueilli la première coupe du monde de Yoseikan Budo, art martial d'origine japonaise. Seul un petit nombre de nations étaient toutefois représentées.

Média[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Voix du Nord publie une édition locale pour la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, ajoutée à celle du Communaupole de Lens-Liévin.

Les habitants de Carvin reçoivent, outre certaines stations de radio nationales, les programmes de Nostalgie Lens et de Chérie FM Haut de France[51]. Elle reçoit également des radios régionales comme Fréquence Horizon, Metropolys, Contact et Mona FM.

La ville est couverte par les programmes de France 3 Nord-Pas-de-Calais et les chaînes nationales de la TNT. Elle reçoit également la chaîne régionale Wéo.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin est excentrée dans les quartiers nord de l'agglomération
  • La chapelle Saint-Druon du quartier d'Epinoy-Vieux château a été érigée en église en 1937
  • L'église Sainte-Barbe est dans le quartier minier de la fosse 4
  • La mosquée de Carvin est située dans la cité minière Saint-Paul
  • Une église évangélique est située rue Cyprien-Quinet

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville est traditionnellement tournée vers l'agriculture, dépeinte sur des vitraux de l'hôtel de ville, et le commerce, avec des marchés renommés (sur les actuelles places Jean-Jaurès et Jules-Guesde). L'agriculture (pommes de terre, betteraves, endives, céréales) garde une place importante sur le territoire de la commune, avec plusieurs fermes en activité et une coopérative agricole (UNÉAL) située à Carvin Saint-Paul[52] .

Pendant un siècle et demi, s'y ajoute l'exploitation minière, la ville étant située au centre du territoire Houillères du Nord-Pas-de-Calais. La Compagnie des mines de Carvin est l'une des plus petites de la région. Cette activité minière est également représentée sur un vitrail de l'hôtel de ville, qui a pour atlantes deux mineurs de fond.

Parmi les industries qui se sont implantées à Carvin, on relève l'agro-alimentaire (vinaigrerie), les constructions mécaniques (engins de chantier avec les Constructions mécaniques carvinoises puis Poclain, le sondage du sol[53], machines agricoles avec Sulky Burel) et les matériaux de construction (Bonna Sabla).

La Vinaigrerie de Carvin créé en 1848 par Jules Duquesne était à l’origine une amidonnerie. Elle est implantée au cœur de la commune sur une emprise de 20 000 m. Elle produit 24 millions de bouteilles chaque année reparties à 55 % de vinaigre cristal, 25 % de vinaigre de vin et 20 % de vinaigre coloré. La vinaigrerie de Carvin représente environ 30 % de la production française en vinaigre courant, avec 120 000 hectolitres à 10°.

Carvin a vu plus récemment l'implantation d'entreprises de logistique, attirées par sa situation géographique et ses disponibilités foncières.

En revanche, son commerce en centre-ville a eu tendance à décliner à partir des années 1980, concurrencé par les vastes zones commerciales en périphérie.

En mars 2010,l’union des commerçants de la ville (ACTIV) met en ligne sur le réseau internet, une galerie marchande numérique afin de redynamiser les boutiques urbaines (projet porté par la ville de Carvin).

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition de l'emploi en 2007[54]
Agriculture Industrie Construction Commerce, transports, services divers Administration publique, enseignement, santé, action sociale
Carvin 1,2 % 9,4 % 7,7 % 50,0 % 28,8 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,6 % 6,8 % 45,0 % 30,5 %

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôtel de ville de Carvin.
L'hôtel de ville.

Bati en position centrale par rapport au bourg des quartiers nord, au quartier populaire d'Epinoy et à celui des cités minières la fosse 4 des mines d'Ostricourt, le château Delehelle a appartenu à une famille notables locaux constitués de brasseurs et de notaires. C'est le bâtiment les plus imposant de la ville. Il a été racheté vers 1930 par la Ville, qui se trouvait à l'étroit et excentrée dans ses locaux municipaux des quartiers nord près de l'église Saint-Martin[55]. Il devint le siège de la mairie, inaugurée le 22 juillet 1934 par le maire Marcel Paget et vit une extension de ses locaux sur les deux ailes.

La commission régionale du patrimoine et des sites a proposé en 2009 sa protection au titre des monuments historiques [56], ce qui fut obtenu en 2010[57].

Depuis le 30 juin 2012, il fait partie des sites du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits au patrimoine mondial[58].

Église Saint-Martin (tour Melun)[modifier | modifier le code]

Carvin - Église Saint-Martin - 1.jpg

L'église Saint-Martin et sa tour érigée en 1702, dont le style baroque tardif, d'inspiration espagnole, est rare dans la région et totalement unique dans l'arrondissement de Lens, est le principal monument de la ville. Des pierres tombales des membres de la famille Robespierre sont insérées dans le dallage de l'église. En octobre 1793, Claude Chappe installa sur la plateforme au sommet de la tour un relais de son télégraphe reliant Paris à Lille.

L’église possède un grand orgue, construit en 1847 par François-Joseph Carlier, restauré et reharmonisé par le facteur d’orgue Michel Garnier en 1989. Il est l'un des instruments les plus renommés de la région.

L’ensemble a été classé monument historique par arrêté du 13 juin 1921[59],[60].

Article détaillé : Église Saint-Martin.

Eglise et puits Saint-Druon[modifier | modifier le code]

L'origine de l'église St Druon, du puits, ainsi que celle du chateau d'Epinoy remontent au moyen âge. La chapelle qui surmonte le puits a été bâtie en plein milieu d'un champ, attenant à la ferme et à l'église.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Le monument aux morts de 1914-1918[61], inauguré en 1922 à l'un des carrefours les plus importants de la ville (rue de la Gare et rue du Centre), porte la mention « La ville de Carvin à ses enfants morts pour la France ».

Y sont gravés les noms de 271 soldats morts pour la France, ce qui ne représente qu'une partie des souffrances endurées par la population civile d'une ville occupée par l'ennemi. A côté des noms des victimes militaires figurent aussi les noms d'une soixantaine de victimes civiles. .

Au premier plan, une femme et ses deux enfants sur les ruines de leur maison.

Au second plan, l'allégorie de la ville de Carvin grave dans la pierre la dédicace à ses enfants morts. Un bas-relief représentant la mairie, l’église et un puits de mine.

En avant un poilu sans armes, offre sa poitrine pour la défense de son foyer et de son pays .

Signé du sculpteur Laouet à Roubaix[62], Carré militaire français.

Cimetière militaire allemand[modifier | modifier le code]

Ce cimetière de la Première Guerre mondiale, situé rue Victor-Hugo et accolé au cimetière civil, fut conçu par l'occupant allemand dès 1914. Y reposent 6 113 soldats allemands, dont 26 inconnus, et trois russes prisonniers de guerre[63].

Carrés militaires britanniques[modifier | modifier le code]

Au sein du cimetière communal ont été regroupés au sein de carrés militaires des tombes avec stèles commémoratives dédiées aux combattants britanniques et du comonwealth tués lors des deux guerres mondiales

Brasserie Moderne[modifier | modifier le code]

La brasserie, ouverte en 1908.

La Brasserie a été créée avant 1900 par trois associés : Émile Daubresse, Paul Dupont et Germain Thiry. Elle a obtenu une médaille d'or à l'exposition internationale de Lille de 1902 [cité en-tête lettre du directeur de la brasserie moderne]. Les bâtiments d'origine ont été construits rue Florent-Évrard (appelée rue d'Arras à cette époque). C'est l’un des témoignages de cette activité dans la région. Elle produisait une bière brune. Dirigée par Germain Thiry [information familiale], l'entreprise a été transformée en société anonyme en 1908, et la direction en a été confiée à M. Éloi Vincent Imbrassé. Les bâtiments ont été partiellement détruits lors de l'occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale, et ont été reconstruits après la guerre. M. Georges Labisse en était le directeur jusqu'à son décès accidentel dans les locaux de la brasserie le 17 juillet 1929 [document décès de G. Labisse]. La brasserie a ensuite été dirigée par M. Godin, puis par Albert Hennart. En 1927, l'usine produisait de la bière de fermentation haute ; en 1946, la production s'élevait à 30 000 hectolitres de bière de fermentation haute et mixte[64].

La production de bière cesse vers 1961. Dans les années 1980, les locaux de la brasserie ont été transformés en un ensemble de logements et certaines de ses parties sont détruites.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]

Armes de Carvin

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

D’azur aux sept besants d’or ordonnés au chef du même.

Les armes carvinoises sont composées de l’écu et de son ornement, qui, réunis, forment le blason. L’écu carvinois, « d’azur à sept besants d’or et au chef de même », représente également les armes de la maison de Melun, dont le fief a longtemps été la Terre d’Épinoy. L’ornement de l’écu a, lui, une histoire qui s’est forgée principalement au XVIe siècle :

  • au XVIe siècle, Épinoy est une seigneurie rattachée à l’Empire (allemand) par les liens féodo-vassaliques ;
  • en 1541, Hugues, fils de François de Melun (seigneur d’Épinoy), voit sa terre élevée au rang de principauté impériale par l’empereur Charles Quint. Hugues est alors fait chevalier de la Toison d’or, et, par privilège spécial, reçoit le droit de « coucher ses armes sous une tente ».

Finalement, l’écu « d’azur à sept besants d’or et au chef de même » est donc « abrité sous un manteau de pourpre doublé d’hermine, brodé et frangé d’or, surmonté de la couronne princière. »

La croix de guerre 1914-1918 présente sous le blason a été obtenue par Carvin le 28 septembre 1920 pour « citation à l’ordre des armées au cours de la campagne de 1914-18 contre l’Allemagne et ses alliés ».

Le blason d'Illies est quasi identique, et celui de Wingles très proche.

Devise de la ville : Carvin , la ville du bien vivre ensemble.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Semi-marathon en mars.
  • Ducasse (fête foraine) de la la semaine pascale place Jean-Jaurès.
  • Contest roller : championnat Sunride Tour indoor au skate park troisième dimanche de juillet ;
  • Festival des arts de la rue et du cirque Les Éclectiques, neuvième édition en juillet 2013[66] ;
  • Convention de jonglerie de Carvin, qui fait office chaque année depuis 1999 de convention régionale durant la troisième semaine du mois de juillet. Pour sa sixième organisation, la ville a accueilli en 2004 la convention européenne de jonglerie avec une affluence record de 4 500 personnes. En 2008, la convention de Carvin a inauguré la première convention nationale de jonglerie française[67].
  • M2 et Opus 13 : Cirque en avril : M2 est un Spectacle organisé en coréalisation avec : Culture Commune, la ville de Harnes, le centre culturel Jacques-Prévert, Scène nationale du bassin minier du Pas-de-Calais, la ville de Montigny-en-Gohelle, Le Centre Eiffel/Ville de Carvin.

Folklore[modifier | modifier le code]

Le géant Métisségalée, baptisé le 14 juillet 2010 est à la fois homme et femme, blanc et noir, jeune et vieux (comme le montre sa canne). Sa taille est de 4,20 m. Il a été conçu et fabriqué par une trentaine de jeunes de 13 à 17 ans, les mercredi et samedi de décembre 2009 au 7 juillet 2010, au sein du centre d'animation jeunesse.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Le Carolo, pâtisserie créée en 1962 à Carvin par Michel Delattre, est une meringue aux amandes garnie d’une crème pralinée. D’abord apprenti dans les Ardennes, c’est à Charleville-Mézières qu’il imaginera cette pâtisserie.
  • Le Carvinois est un gâteau aux framboises et au chocolat, qui prend la forme d'un écusson rappelant les armes de la ville.
  • La Garvinoise, bière de garde, est de fermentation haute, généralement ambrée, moelleuse et caramélisée.
  • Le pavé carvinois, fromage à l'odeur boisée[68].

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le centre culturel municipal Jean-Effel accueille des expositions (histoire, arts) et des activités culturelles (peinture, musique, sculpture, théâtre, cinématographie et arts audio-visuels, cirque, etc.), et est doté d'une bibliothèque. Le centre Effel propose à ses adhérents une gamme d'activités comprenant arts plastiques, expression corporelle, accompagnement de projets culturels, et une programmation variée.
  • La ville est dotée de trois cyber-centres intégrés au sein d'écoles primaires (Apollinaire, Aragon et Bara).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Reconstitution des Régions libérées du Pas-de-Calais, situation au 1er janvier 1927, Hénin-Liétard et Carvin, imprimerie Plouvier et Chartreux, 1927.
  • Pierre Heliot, Notice sur l'église de Carvin, Imprimerie nationale, 1942.
  • Henri Couvreur, La Tour de Carvin.
  • Henri Couvreur, Le Haut Moyen Âge en Artois : les puits de Carvin, 1965.
  • Henri Couvreur, Les Puits de Carvin. Moyen Âge, Étude de la faune, études des restes osseux, KPMA.
  • Plouvier, Plouvier 1867-1967, imprimeurs À Carvin. Cent ans de collaboration et de sympathie
  • Louis Dancoisne, Le Canton de Carvin.
  • Régine Lefebvre et Raymond Bernard, Carvin et son canton sous la Révolution, 1789-1799, 1989.
  • Georges Foulon, La Motte féodale de Carvin .
  • Régine Lefebvre, Comptes de la communauté de Carvin et d’Épinoy en 1617, Bulletin de la Société de recherche et d’histoire d’Hénin-Carvin, 1984, no 9.
  • Jacques Krier, Carvin à livres ouverts, nouvelle, poèmes, photographies, reproductions de peintures avec TEC/CRIAC et les écoliers et collégiens de Carvin, édition Le temps des cerises, Pantin, 1998 (ISBN 2-84109-088-4).
  • Laurence Cuvelier, La Reconstruction de l'habitat urbain à Carvin après la Première Guerre mondiale, mémoire de maîtrise, université d'Artois, 1999.
  • Raymond Bernard et André Tavernier, Carvin : contribution à l'histoire d'une concession minière.
  • Jean-Pierre Lemoine, Carvin, édition Alan Sutton, collection Mémoire en images, 2008.
  • Jean-Marie Minot et Léon Simon (Société de recherches historiques de Carvin), Les Mines de Carvin au sein du groupe d'Oignies.
  • Société de recherches historiques de Carvin, Regards sur Mai 1940, Mémoires de Carvin et du Carembault (deux tomes). ISSN 0398-2-661
  • Relais, Mines de Carvin octobre 1902, nº86, octobre 1976.
  • IGN, Carte géologique du BRGM Carvin (Echelle :1:50 000 Référence : G0020 Édition : 001).
  • Lucien Wasselin, « Élégie pour Carvin », Faites entrer l'infini (revue de la Société des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet), no 36 (décembre 2003).
  • Paul Daudin Clavaud, Carvin, à travers cent rues, places et lieux-dits.
  • Alain Georges Leduc, Et nous voilà ce soir, édition l'Atelier des Brisants ISBN 2-84623-065-X.
  • Bulletin de la commune Carvin la nouvelle

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 5 juillet 2013).
  2. Hippolyte-Romain-Joseph Duthillœul, Douai et Lille au XIIIe siècle sịècle : D'apres̀ des Manuscrits originaux, reposant aux Archives de la Flandre orientale à Gand, Adam d'Aubero,‎ 1850 (lire en ligne), p. 193
  3. a et b « Le Carembault d'hier et d'aujourd'hui », sur le site de Carvin (consulté le 7 juillet 2013)
  4. Charles François Hyacinthe Esmangart, Etat par ordre alphabétique des villes, bourgs, villages et hameaux de la généralité de Flandre et d'Artois, C.-M. Peterinck-Cramé,‎ 1787 (lire en ligne), p. 42
  5. DREAL, « Plan schématique des paysages miniers », sur nord-pas-de-calais.developpement-durable.gouv.fr,‎ 2008 (consulté le 7 juillet 2013)
  6. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  7. Mémoires de la Société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille,‎ 1853 (lire en ligne)
  8. [PDF] « Sensibilité des terrains aux remontées de nappes phréatiques », Mission Bassin Minier (consulté le 5 juillet 2013), p. 4
  9. Alphonse Meugy, Essai de géologie pratique sur la Flandre française, Vanackere,‎ 1852, 307 p. (lire en ligne), p. 103
  10. Augustin Leducq, Annuaire de Pas-de-Calais, E.Boutry,‎ 1814 (lire en ligne), p. 17
  11. meteo59-62
  12. « Climat de Carvin et sa région », Site de Météo-France (consulté en 27/03/2010)
  13. « Il y a 50 ans, la conquête de la modernité », La Voix du Nord (consulté le 3 juillet 2013)
  14. a et b Fiche INSEE sur Carin
  15. Hippolyte-Romain-Joseph Duthillœul, Petites histoires des pays de Flandre et d'Artois, Foucart,‎ 1935 (lire en ligne), p. 122
  16. Site de l'INRAP.
  17. procès intentés par les habitants - Sté de recherches historiques de Carvin
  18. La vie quotidienne en régions envahies - Chronique de guerre de Joséphine Dujardin - Sté de recherches historiques de Carvin-
  19. Les allemands sur le front d'Artois - Charles Chartreux -
  20. Regards sur mai 40 - Sté de recherches historiques de Carvin -
  21. « Carte des Communes du canton de Carvin », Insee (consulté le 3 juillet 2013)
  22. « Fiche de la commune de Carvin », Insee (consulté le 3 juillet 2013)
  23. « Schéma de cohérence territoriale de Lens-Liévin / Hénin-Carvin : composition communale », Insee (consulté le 3 juillet 2013)
  24. Charles Baggio et la vie politique à Carvin - Sté de recherches historiques de Carvin -
  25. La vie politique à Carvin sous la IIIe République.Daniel Chocraux
  26. « Résultats des élections législatives 2012 à Carvin », sur interieur.gouv.fr (consulté le 10 juillet 2013)
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  28. « Résultats des élections européennes 2009 à Carvin », sur interieur.gouv.fr (consulté le 10 juillet 2013)
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  30. « Résultats des élections municipales 2008 à Carvin », sur interieur.gouv.fr (consulté le 10 juillet 2013)
  31. « Carvin », sur villes-internet.net (consulté le 10 juillet 2013)
  32. (fr) « Impots locaux à Carvin », taxes.com
  33. Fiche du député Alfred Peugnet
  34. Centenaire de la naissance de Joseph Legrand
  35. Anna Morello, « Le tribunal de Carvin ferme ses portes : ambiance entre deux cartons », La Voix du Nord,‎ 2009 (consulté le 5 juillet 2013)
  36. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 5 juillet 2013)
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  40. Benoît Caffin, Annuaire statistique et administratif du département du Pas-de-calais, Brissy,‎ 1846 (lire en ligne)
  41. « Collecte des déchets », sur agglo-henincarvin.fr (consulté le 14 juillet 2013)
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  43. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 5 juillet 2013).
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
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  51. « Liste des fréquences radio », sur le site du Conseil supérieur de l'audiovisuel (consulté le 31 juillet 2011)
  52. http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Agriculture_et_Peche/2008/08/08/article_la-cooperative-agricole-lieu-destockage.shtml
  53. Meurisse au Centre des archives du monde du travail à Roubaix
  54. Répartition des actifs par secteur économique selon le RP INSEE 2007
  55. La Voix du Nord du 22 juillet 2010
  56. La Voix du Nord du 30 juillet 2009
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  58. Article de la lettre municipale de Carvin du 17 septembre 2012
  59. Bases de données ministère de la Culture
  60. Ministère de la Culture
  61. Monument aux morts de Carvin sur le site Mémoires de pierre
  62. Memorial
  63. Page sur le cimetière de Carvin sur le site allemand Gräbersuche online
  64. Logo de la Brasserie Moderne sur le site d'un collectionneur d'étiquettes de bière.
  65. COntrat de mariage
  66. Mairie de Carvin — « Les Éclectiques »
  67. Vue aerienne — Convention de jonglerie de Carvin.
  68. « Chez Hennart, s'affine la fine fleur des fromages de France », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 27 mars 2013)