Raymond Poincaré

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Raymond Poincaré
10e président de la République française
Raymond Poincaré

Actuellement en fonction
Mandat
18 février 1913 - 18 février 1920
Depuis le 18 février 1913
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Élu(e) le 17 janvier 1913
Parti politique PRD (Centre)
République IIIe République
Constitution Lois constitutionnelles de 1875
Prédécesseur Armand Fallières
Successeur Paul Deschanel
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Autres fonctions
Président du Conseil des ministres
Mandat
14 janvier 1912 - 21 janvier 1913
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Président de la République Armand Fallières
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Gouvernement Raymond Poincaré (1)
Prédécesseur Joseph Caillaux
Successeur Aristide Briand

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Mandat
15 janvier 1922 - 1er juin 1924
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Président de la République Alexandre Millerand
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Gouvernement Raymond Poincaré (2)
Raymond Poincaré (3)
Prédécesseur Aristide Briand
Successeur Frédéric François-Marsal

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Mandat
23 juillet 1926 - 26 juillet 1929
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Président de la République Gaston Doumergue
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Gouvernement Raymond Poincaré (4)
Raymond Poincaré (5)
Prédécesseur Édouard Herriot
Successeur Aristide Briand

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Biographie
Nom de naissance {{{nom naissance}}}
Naissance 20 août 1860
Sampigny (Meuse)
Décès 15 octobre 1934
Paris
Nature du décès Mort naturelle
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Présidents de la République française
Présidents du Conseil des ministres français

Raymond Poincaré, né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc (Meuse) et mort le 15 octobre 1934 à Paris, est un homme d'État français, cousin du mathématicien Henri Poincaré.

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Ses débuts

Formé à la politique par Jules Develle dont il est 18 mois directeur de cabinet au Ministère de l'Agriculture en 1886, élu ensuite conseiller général dans la Meuse, Poincaré se forge une réputation d'homme politique modéré et conciliant dès son premier mandat de député de la Meuse en 1887. Cela n'empêche pas ce fils de polytechnicien, lui-même avocat célèbre à Paris et entré avec réticence sur la scène politique, de s'y imposer rapidement.

[modifier] Carrière politique

À trente-six ans, il a déjà été trois fois ministre : de l'instruction publique (1893), sous Dupuy, puis des finances 1894-1895 après la victoire électorale des modérés, et de nouveau chargé de l'instruction publique en 1895. Il est bien partisan de la laïcité mais à condition que celle-ci soit dégagée de tout anticléricalisme, ce qui l'éloigne naturellement des radicaux et des socialistes. En effet, Poincaré prône "une école neutre", dont la vocation aurait été de produire de vrais patriotes. Il peut être considéré comme le leader des modérés, la droite républicaine.

Durant l’affaire Dreyfus, il adopte une attitude très prudente. Il fait d'abord partie de ceux qui souhaitent étouffer un scandale qu'ils jugent contraire à la raison d'État. Il se rallie finalement au camp dreyfusard, plus par légalisme que par conviction. Cela ne le rapproche pour autant pas de la gauche, avec laquelle il garde ses distances. Il ne soutient absolument pas la politique de Waldeck-Rousseau et encore moins celle d’Émile Combes. Il préfère le Sénat à la Chambre où il représente la Meuse entre 1903 et 1913 puis entre 1920 et 1934. Belle consécration, il est élu à l’Académie française en 1909, et est également professeur aux écoles HEI-HEP

[modifier] Président de la République

Poincaré au front
Poincaré au front

Élu président de la République le 17 janvier 1913, il préside donc la France entre 1913 et 1920, dans une période marquée par la Première Guerre mondiale pendant laquelle il est l'artisan de l'Union Sacrée politique et sociale, aux côtés de René Viviani ou Georges Clemenceau.

Déjà, du 13 au 23 juillet 1914, il effectue un voyage officiel en Russie pour renforcer les alliances deux semaines après l'attentat de Sarajevo. Le 4 août, son message est communiqué aux Chambres par Viviani : la France « sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l’ennemi, l’union sacrée, et qui sont aujourd’hui fraternellement assemblés dans une même indignation contre l’agresseur, et dans une même foi patriotique ».

Il n'hésite pas, parfois au péril de sa vie, à venir au front (essentiellement dans la Meuse et dans la Somme) afin de juger du moral des troupes et des populations déplacées. Cependant, après la nomination de Clemenceau comme président du Conseil en 1917, son rôle devient plus discret.

[modifier] Après sa présidence

Tract pour les élections législatives de 1932 faisant référence à la "prophétie" de Raymond Poincaré
Tract pour les élections législatives de 1932 faisant référence à la "prophétie" de Raymond Poincaré

Dès 1920, alors que son mandat n'est pas achevé, il se fait élire sénateur de la Meuse. Très vite, il accepte de redevenir président du conseil, à la place d'Aristide Briand qu'Alexandre Millerand, Président nouvellement élu en 1920, a démis de ses fonctions, n’approuvant pas la façon dont il mène sa politique étrangère. Face à l’Allemagne qui refuse de payer les « réparations de guerre », il a recours à la force, faisant occuper la Ruhr ; mais sa politique de rigueur budgétaire le rend impopulaire et, en 1924, après la victoire du Cartel des gauches, il doit présenter sa démission, tout comme le président Millerand.

On le rappelle en 1926 devant l’ampleur de la crise financière. Il forme alors un ministère d’union, en conservant Briand aux Affaires étrangères, et en revenant à une politique d’austérité financière ; le franc Germinal est remplacé par le franc Poincaré d’une valeur cinq fois moindre, dévaluation qui se borne à entériner le change réel. Malade et fatigué, il démissionne et se retire de la scène publique en 1929. Mort à Paris en 1934, il est inhumé à Nubécourt, dans son département natal.

[modifier] Mandats électifs

  • Député de la Meuse (1887-1903)
  • Sénateur de la Meuse (1903-1913 puis 1920-1934)
  • Conseiller général de la Meuse

[modifier] Fonctions gouvernementales

  • Ministre de l'Instruction publique en 1893 puis en 1895.
  • Ministre des Finances en 1894.

Il fut quatre fois président du Conseil :

[modifier] Anecdote

Lors d'un après-midi de 1917, l'épouse du président Poincaré, Henriette Benucci, se fit enlever par un orang-outang échappé d'un cirque d'un rond-point tout proche. L'animal se précipita sur la première dame de France et tenta de l'enmener avec lui dans un arbre.

[modifier] Bibliographie

L'Invasion 1914 de Raymond Poincaré de l'Académie française, Paris, PLON (livre tiré à 100 exemplaires qui retrace le septennat du président).

[modifier] Source

  • Nicolas Honecker, Les Visites des chefs d'État français en Lorraine, Éditions Lacour, 2006

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

commons:Accueil

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[modifier] Chronologies

Précédé par Raymond Poincaré Suivi par
Armand Fallières
Coprince d'Andorre
avec Joan Benlloch i Vivó
1913-1920
Paul Deschanel


Précédé par
Émile Gebhart
Fauteuil 34 de l’Académie française
1909-1934
Suivi par
Jacques Bainville