Blaye

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Blaye
Vue sur la ville depuis la Citadelle
Vue sur la ville depuis la Citadelle
Blason de Blaye
Blason
Blaye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arrondissement de Blaye
Canton Canton de Blaye
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Blaye
Maire
Mandat
Denis Baldès
2014-2020
Code postal 33390
Code commune 33058
Démographie
Gentilé Blayais
Population
municipale
4 722 hab. (2011)
Densité 736 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 43″ N 0° 39′ 40″ O / 45.1286, -0.6611 ()45° 07′ 43″ Nord 0° 39′ 40″ Ouest / 45.1286, -0.6611 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 41 m
Superficie 6,42 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de Blaye

Blaye (prononcer [blaj] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Blayais.

Ancienne place-forte militaire chargée de préserver la sécurité du port de Bordeaux, Blaye abrite une citadelle du XVIIe siècle, œuvre de l'ingénieur militaire Vauban. Dominant le paysage urbain, elle est classée au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2008[1], dans le cadre du réseau des sites majeurs de Vauban[2].

Capitale du Blayais, la ville est également réputée pour ses vignobles s'étendant sur près de 6 000 hectares[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de la Gironde.

Localisation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Blayais.
Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais

La commune de Blaye se situe dans la partie septentrionale du département de la Gironde, sur la rive droite de l'estuaire de la Gironde. Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »[4], au cœur de l'arc atlantique, elle est partie intégrante du Grand Sud-Ouest français. Blaye dépendait de l'ancienne province de Guyenne sous l'ancien régime; elle devient ultérieurement l'une des cinq sous-préfectures du département de la Gironde, lui-même subdivision administrative de la région Aquitaine.

La ville de Blaye est la principale agglomération de ce que l'on appelle le Pays Gabaye, la région où l'on parle ce que localement on nomme le « Gabaye », une variante du saintongeais lui-même variété du poitevin-saintongeais[5], avancée de la langue d'oïl dans l'aire linguistique gasco-occitane.

La commune est intégrée depuis 2001 au « Pays de Haute-Gironde » nouvellement créé et regroupant quelque soixante communes autour de l'agglomération de Blaye.

La commune de Blaye est limitée au Nord par la commune de Saint-Genès-de-Blaye et au Sud par la commune de Plassac. À l'Est, son territoire est limitrophe des communes de Saint-Martin-Lacaussade et de Cars, tandis que dans sa partie occidentale, par delà l'estuaire de la Gironde, elle est mitoyenne des communes de Cussac-Fort-Médoc et de Lamarque.

Rose des vents Cussac-Fort-Médoc,
Estuaire de la Gironde
Saint-Genès-de-Blaye Saint-Martin-Lacaussade Rose des vents
Cussac-Fort-Médoc,
Lamarque,
Estuaire de la Gironde
N Saint-Martin-Lacaussade,
Cars,
Frédignac
O    Blaye    E
S
Lamarque,
Estuaire de la Gironde
Plassac,
Port autonome
Plassac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'île Nouvelle se situe au large de Blaye.
Au second plan, les côtes du Médoc

Avec une superficie de 642 hectares, le territoire communal est relativement peu étendu. Celui-ci se compose principalement de terres basses et marécageuses situées en bordure de l'estuaire, face à l'île Nouvelle et à sa voisine, l'île Paté.

La ville elle-même est bâtie en bordure de l'estuaire, au pied d'une éminence ayant accueilli au fil des siècles plusieurs édifices défensifs, dont le château des Rudel et la citadelle, érigée au XVIIe siècle par Vauban.

La partie orientale du territoire forme un ensemble plus vallonné, caractérisé par des coteaux argilo-calcaires propices à la culture de la vigne. De fait, une large part du territoire communal est recouvert de vignobles produisant des crus réputés. Viennent ensuite les zones de pacages, tandis que quelques arpents de forêt subsistent dans la partie méridionale de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Gironde.

Le climat prévalant en Gironde est de type océanique aquitain. Il se caractérise par des hivers doux et des étés chauds, tandis que les précipitations sont relativement fréquentes, particulièrement durant la période hivernale. En moyenne, les précipitations atteignent 100 mm au mois de janvier et sont inférieures de moitié au mois de juillet.

Les températures moyennes relevées à Bordeaux sont de 6,4 °C en janvier et de 20,9 °C en août, avec une moyenne annuelle de 13,3 °C.

Les événements climatiques les plus marquants ont été l'hiver 1956, exceptionnel pour sa rigueur, la tempête Martin de décembre 1999 et la tempête Klaus de janvier 2009, toutes deux responsables de dégâts importants dans la commune.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Blaye 1992 923 4 31 69
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Nuvola apps kweather.png  Relevés Bordeaux-Mérignac
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jul Aoû Sep Oct Nov Déc
Temp. max. moy. (°C) 9 11 14 16 19 23 26 26 23 18 13 10
Temp. min. moy. (°C) 2 3 4 6 10 13 15 15 12 9 5 3
Moyenne (°C) 6 7 9 11 15 18 21 21 18 14 9 7
Précipitations moy. (mm) 76 64 66 66 71 66 53 58 71 86 89 86
Source : The Weather Channel Météo France

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Les infrastructures routières existantes permettent une bonne desserte de la ville, qui est accessible principalement par la D137, reliant la commune aux villes de Mirambeau et Saintes, dans le département de la Charente-Maritime, mais également à la préfecture départementale, Bordeaux, distante d'une cinquantaine de kilomètres. Une route touristique, la D669, longe l'estuaire de la Gironde à travers les vignobles jusqu'à la ville de Bourg-sur-Gironde, autre cité touristique du département. L'autoroute A10, située à proximité, permet de relier rapidement Bordeaux, mais ouvre également un accès vers Paris.

Voie maritime[modifier | modifier le code]

Un bac assure la liaison avec le port de Lamarque.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

En dépit de l'absence d'une gare ferroviaire (malgré l'association "BBR" Blaye Bordeaux Rail militant pour sa réintégration), il existe des lignes permettant de se rendre à Blaye ou pour aller dans plusieurs lieux girondins, à l'aéroport Bordeaux-Mérignac ou encore sur la Communauté urbaine de Bordeaux telle la ligne 201 depuis le parking tramway de Lormont-Buttinière avec le réseau Transgironde[6].

Piste cyclable[modifier | modifier le code]

La piste cyclable de la Haute-Gironde relie Blaye à Étauliers sur 13 km. Elle traverse le vignoble blayais[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le parc immobilier de la commune est constitué de 2 236 logements, dont 86,5 % sont des résidences principales (moyenne nationale 83 %) et 3,3 % des résidences secondaires (moyenne nationale 10,1 %). 10,2 % des logements sont vacants[8].

Le taux de personnes propriétaires de leur logement est sensiblement inférieur aux chiffres nationaux, soit 33,1 % contre 55,3 % dans le reste de l'Hexagone. Le taux de personnes locataires est donc proportionnellement élevé, représentant 61,1 % (moyenne nationale 39,8 %).Le pourcentage de personnes logées gratuitement est également supérieur à la norme et concerne 5,8 % de la population.

Le prix moyen de l'immobilier est de 3 197 € m2 (vente) et 12,22 €/m2⋅/mois (location)

Les maisons individuelles représentent la majorité des logements de la commune, soit 75,5 % (moyenne nationale : 55,3 %) ; viennent ensuite les appartements (19 %) et logements alternatifs -foyers et maisons de retraite- (5,5 %).
33,9 % des logements sont constitués de 5 pièces ou plus (moyenne nationale : 31,5 %); suivent les 4 pièces (30,8 %), les 3 pièces (20 %), les 2 pièces (10,2 %) et les studios (5,1 %)[8]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La municipalité s'est engagée dans une refonte de la politique d'urbanisation de la ville avec l'étude d'un PLU et d'une ZPPAUP[9].

Un pôle santé regroupant une maison de santé et un IME est en construction sur la ZAC Haussmann et doit être livré en 2015[10]. Ce projet est porté par la communauté de communes du canton de Blaye.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Blavia, que des historiens du XIXe siècle rapprochaient du latin Belli Via (route des guerres), a sans doute une origine gauloise ; on peut le rapprocher du verbe « déblayer », ce qui suggère que dès ses origines Blaye a une vocation portuaire. La toponymie actuelle, en fonction des plus anciennes graphies Blavia, attestée dès le Ier siècle suggère le nom d'un homme gallo-romain, Blavius, forme latinisée du celte blavos (jaune)[11].

Le nom de la ville est Bllaye en saintongeais et Blaia en occitan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la cité[modifier | modifier le code]

César, dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, cite un oppidum gaulois appartenant à la cité des Santons, qu'il nomme Blavia Santorum. Il semble très probable qu'il s'agisse là de la ville actuelle de Blaye, située sur un promontoire rocheux qui domine la Gironde. Dès le premier siècle de notre ère, les Romains s'installent sur ce site et en font une place fortifiée.

Le fief du comte Roland le Preux[modifier | modifier le code]

Vestiges de la basilique Saint-Romain de Blaye

En 625, un premier château est construit par les Mérovingiens, qui font de Blaye par intermittence une résidence royale. Le seigneur de Blaye le plus fameux, dans les siècles qui suivront, sera le comte Roland le preux, neveu de Charlemagne, dont la chanson éponyme nous apprend qu'il est enterré à Blaye, dans la basilique Saint-Romain.

En 848, la ville est pillée par le chef viking Hasting qui remonte ensuite la Garonne[12].

Une ville de troubadours[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge, la seigneurie de Blaye est confiée à une famille, les Rudel, dont le représentant le plus fameux est Jaufré Rudel, troubadour à qui son amour pour la princesse de Tripoli inspira des poèmes célèbres. Edmond Rostand fit de lui le héros de son drame La Princesse lointaine[13]. Blaye est alors une des plus fameuses étapes sur la route de Compostelle : il n'existe pas en effet de pont sur la Garonne, et le seul moyen de rejoindre Bordeaux et d'entrer en Gascogne est de passer la Gironde en bateau. Le passage d'un grand nombre de pèlerins est à l'origine du développement de l'hôpital qui se trouve encore aujourd'hui sur la route de Saintes.

Durant la guerre de Cent Ans, Blaye, clé militaire de la défense de l'Aquitaine, est plusieurs fois prise et reprise par les belligérants.
De par son adhésion, en 1379, à l'alliance bordelaise de défense contre les troupes françaises, la ville fortifiée de Blaye fut qualifiée de filleule de Bordeaux[14] ; cette alliance favorisa de nombreux échanges commerciaux avec la capitale girondine.
Elle finit par être définitivement conquise par les Français en 1452, après un siège mené par les troupes levées par le futur Louis XI. La prise de Blaye ouvre la porte de l'Aquitaine aux troupes françaises, victorieuses l'année suivante à Castillon.

En mai 1472, par ses lettres patentes, Louis XI confirma les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère[15].

S’ensuit une période de paix, durant laquelle la prospérité revient grâce à l'activité portuaire et au négoce du vin. Cette paix est néanmoins entrecoupée par des épisodes violents, comme la révolte des pitauds : en 1541, la gabelle est imposée à la Saintonge et à l’Angoumois. Ces provinces ne payaient cet impôt sur le sel. La révolte éclate près d’Angoulême, et Blaye est prise par les révoltés pendant l’été[16]. Blaye et sa région sont à nouveau ravagées au XVIe siècle par les guerres de religions.

Article détaillé : Bataille de Blaye.

Le XVIIe siècle voit le retour de la paix. Le gouvernorat en est confié au duc de Saint-Simon, favori de Louis XIII. Son fils, l'auteur des célèbres Mémoires, exerce cette fonction à sa suite, mais il la délègue à des lieutenants de roi, parfois issu de sa propre famille, et ne séjourne que deux fois à Blaye.

La clef de la Gironde[modifier | modifier le code]

Blaye vue de la citadelle

Au XVIIe siècle toujours, Vauban y supervisera la reconstruction de la célèbre citadelle, visitée chaque année par 500 000 visiteurs. Ces travaux ont nécessité la destruction d'une partie de la ville-haute médiévale et de la basilique Saint-Romain afin de permettre la constitution d'un glacis défensif.

En quatre ans, le triptyque de Blaye est mis en place constituant ainsi avec le Fort Médoc et le Fort Paté, le verrou de l'estuaire destiné à protéger Bordeaux[17].

Les guerres de la Révolution et du Premier Empire seront l'occasion, dans les dernières semaines du règne de Napoléon, de l'unique siège supporté par la citadelle de Vauban. Le siège sera levé lors de l'abdication de l'Empereur. Commence alors pour Blaye et le Blayais une nouvelle ère de prospérité ; la ville est particulièrement marquée par les travaux engagés par le sous-préfet Haussmann, futur préfet de Paris de Napoléon III. L'essor de la vigne s'accompagne de la construction de nombreuses demeures dans la région. Il est interrompu dans les dernières années du XIXe siècle par la crise du phylloxéra.

Déclin et renaissance[modifier | modifier le code]

Entre-temps, Blaye a perdu sa vocation de porte de Bordeaux depuis la construction, dans cette ville, sous l'Empire, du premier pont sur la Garonne. L'activité portuaire commence alors à décroître.

Le 20 août 1997 un silo de céréales explosait, faisant 11 morts. Ce drame amena les autorités à renforcer les normes de sécurité dans les silos à grain[18].

Aujourd'hui, la ville, qui abrite toujours des activités industrielles, s'est reconvertie dans le tourisme, grâce à son patrimoine historique récemment classé par l'UNESCO, mais aussi par sa situation au cœur de vignobles réputés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Blaye est le chef-lieu du Canton de Blaye et elle est le siège d'une des cinq sous-préfectures du Conseil général de la Gironde, la préfecture se situant à Bordeaux. Le sous-préfet se nomme Christophe Lotigié. Le canton fait partie de la onzième circonscription de la Gironde avec les cantons de Bourg, Coutras, Guîtres, Saint-André-de-Cubzac, Saint-Ciers-sur-Gironde et celui de Saint-Savin. Blaye est le siège de la Communauté de communes du canton de Blaye, appelée communément CCB et elle est aussi le siège du Pays de la Haute Gironde[19].

Blaye abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire: un bureau de poste, une bibliothèque, une compagnie et une brigade de gendarmerie, une police municipale, une trésorerie, un centre des Finances publiques, un centre hospitalier ainsi qu'une caserne de sapeurs-pompiers.

Outre ces services, la ville de Blaye dispose d'un centre de sécurité sociale, d'une agence Pôle emploi, d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, d'une DDE. Elle abrite aussi la Maison Départementale de la Solidarité et de l'Insertion (MDSI) et d'une mission locale d'insertion.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Blaye est une ville sociologiquement ancrée à gauche et plus précisément au socialisme (PS). En effet, la ville a été gérée de 1989 à 2008 par Bernard Madrelle, ancien député et frère du Président (PS) du Conseil général de la Gironde, Philippe Madrelle. Pour cette raison, le Blayais est parfois surnommé de façon humoristique la « Madrellie ».

Lors des élections présidentielles de 2002, les électeurs blayais ont majoritairement voté au premier tour pour Lionel Jospin avec 21,28 % suivi de Jacques Chirac avec 19,92 %. Jean-Marie Le Pen a obtenu 13,72 % suivi de Jean-Pierre Chevènement avec 6,97 %. François Bayrou a obtenu 6,04 %, Arlette Laguiller 5,66 %, Jean Saint-Josse 5,61 % et Olivier Besancenot 5,23 %, aucun des autres candidats ne dépassant 5 %. Le cumul des suffrages pour l'extrême-gauche s'établit à 11,33 % (plus les voix du PT qui a obtenu 0,44 %), ce qui souligne la prégnance des idées de gauche dans la commune. Lors du second tour, Jacques Chirac a obtenu 84,74 % contre 15,26 % pour Jean-Marie Le Pen.

Lors des élections législatives qui suivirent les présidentielles, Bernard Madrelle a obtenu 55,91 % des suffrages face à l'avocat, maire de Saint-Ciers-sur-Gironde et candidat UDF-UMP Daniel Picotin qui a obtenu 44,09 % à Blaye. Dans la onzième circonscription de la Gironde, le résultat est beaucoup plus serré puisque Bernard Madrelle obtient 51,50 % contre 48,50 % pour Daniel Picotin.

Aux élections présidentielles de 2007, la ville de Blaye place en première position Ségolène Royal avec 31,74 % face à Nicolas Sarkozy qui obtient 24,97 %. François Bayrou obtient 19,06 %, Jean-Marie Le Pen enregistre 9,57 % et Olivier Besancenot obtient 5,51 %, aucun des autres candidats ne dépassant les 5 %. Au second tour, Ségolène Royal est largement plébiscitée puisqu'elle obtient 57,09 % contre 42,91 % pour Nicolas Sarkozy, ce qui est un écart très large avec le résultat national qui place en tête Nicolas Sarkozy avec 53,06 % contre 46,94 % pour Ségolène Royal.

Ne se représentant plus aux élections législatives, Bernard Madrelle laisse la place à Philippe Plisson, personnalité socialiste de la Gironde comme candidat PS face au maire de Lapouyade et candidate UMP Hélène Estrade. Au premier tour à Blaye, Philippe Plisson arrive très largement en premier en obtenant 40,39 % contre 26,80 % à son outsider de la droite. Sur la circonscription, le résultat est plus serré mais néanmoins, Philippe Plisson arrive en tête en obtenant 34,85 % contre 28,28 % pour Hélène Estrade. Au second tour, les Blayais votent majoritairement pour Philippe Plisson en lui accordant 59,02 % de leurs suffrages contre 40,98 % pour Hélène Estrade. Il remporte par ailleurs la circonscription en étant élu avec 55,07 % contre 44,93 % à son opposante UMP.

Toutefois, lors des élections municipales et cantonales de 2008, la ville de Blaye va beaucoup faire parler d'elle. En effet, lors des municipales, seuls deux candidats s'affrontent. Bernard Madrelle pour la liste socialiste qui se représente pour la quatrième fois et Denis Baldès, ancien membre du PCF et membre de la majorité municipale précédente avant qu'il ne la quitte, en raison de différends avec le maire. Ce dernier présente une liste qui fédère tous types de sensibilités, communiste, centriste, UMP ainsi que plusieurs sympathisants socialistes dont certains adhèrent aujourd'hui au Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. La campagne est rythmée par de vifs échanges entre les deux challengers. À l'issue de cette campagne, c'est finalement Denis Baldès qui est élu avec 68,15 % contre 31,85 % pour Bernard Madrelle.

Les élections cantonales furent elles aussi une surprise. Aussi, lors du premier tour, le conseiller général sortant et 1er adjoint de Bernard Madrelle, Vincent Liminiana est arrivé en tête à Blaye avec 40,57 % contre 34,29 % pour le candidat Modem soutenu par l'UMP Xavier Loriaud. Il faut noter que Xavier Loriaud était sur la liste « Bienvenue à Blaye ! » de Denis Baldès. Sur le canton, Vincent Liminiana arrive en tête avec 40,67 % contre 35,50 % pour Xavier Loriaud. Mais après le « séisme » à Blaye et la victoire de la liste Baldès, une tendance en faveur de Xavier Loriaud, d'ailleurs fortement soutenu par Denis Baldès va avoir lieu. Ainsi, à la surprise générale, Xavier Loriaud est élu conseiller général avec 53,66 % contre 46,34 % pour Vincent Liminiana.

Il faut noter qu'à Blaye, Vincent Liminiana a subi le contrecoup de la défaite de Bernard Madrelle puisqu'il n'a obtenu que 42,79 % contre 57,21 % pour Xavier Loriaud. D'ailleurs, on peut rajouter que Vincent Liminiana va perdre une centaine de voix au second tour à Blaye comme sur l'ensemble du canton de Blaye par rapport au premier tour. C'est une double surprise à Blaye, ville ancrée à gauche.

Depuis ces élections, l'opposition PS à Blaye ne désarme pas pour autant. Le chef de l'opposition, Vincent Liminiana (Bernard Madrelle s'étant retiré de la vie politique) a créé avec l'aide des siens un journal biannuel et un site internet. Celui-ci se nomme « Alternatives Blaye »[20] et a pour but d'apporter un autre regard sur la ville de Blaye et sa gestion. Par ailleurs, un magazine municipal trimestriel d'information sur la ville s'intitulant « Blaye le Mag » est disponible dans le but d'informer les Blayais.

Quant à Denis Baldès, il fut élu avec 31 voix sur 48 fin décembre 2009 à la tête de la Nouvelle Communauté de communes du canton de Blaye. Cette CdC est née de la fusion de l'ancienne CCB de Blaye et du SIVOM du Pays Blayais, qui rassemble les 13 communes du canton de Blaye. Les Huit Vice-Présidents sont de toutes les sensibilités politiques.

Aux élections européennes de 2009 en France, la ville de Blaye s'est distinguée de ses scrutins électoraux précédents puisque la liste (UMP) emmenée par Dominique Baudis est arrivée en tête avec 23,96 % contre 18,36 % pour la liste (PS) de Kader Arif. La liste (Europe Écologie) de José Bové a réalisé une percée en totalisant 12,35 %. Ensuite arrive la liste (MD) de Robert Rochefort qui obtient 10,60 %. La liste (Front de gauche) emmenée par Jean-Luc Mélenchon totalise 9,10 %, suivi de la liste (FN) de Louis Aliot qui remporte 6,93 %. Enfin, la liste (NPA) de Myriam Martin engrange 6,18 % des suffrages exprimés, aucune des autres listes ne dépassant les 5 %. À Blaye, comme ailleurs, ce scrutin est historique vu le record d'abstention qui est de 58,74 % contre 41,24 % de votants pour 39,99 % d'exprimés.

Les élections européennes de 2009 sont comme les précédentes réparties en huit circonscriptions électorales. Blaye étant située dans la circonscription « Sud-Ouest », en voici les résultats :

Sont citées ici seulement les listes qui ont obtenu un siège au Parlement européen sur les 10 disponibles dans la circonscription. Le taux d'abstention s'établit à 55,50 % pour 45,50 % de votants. 42,33 % des votants se sont exprimés.

Ce score montre toutefois que les listes de gauche sont largement majoritaires à Blaye et que le score de la liste UMP est inférieur à celui de la circonscription.

Le 14 mars 2010 a eu lieu le premier tour des élections régionales françaises de 2010. À Blaye, le président sortant PS Alain Rousset vire largement en tête en récolant 43,73 % contre 16,51 % pour le candidat et ministre UMP Xavier Darcos talonné par ailleurs par le candidat MoDem Jean Lassalle qui enregistre 13,87 %. Le conseiller régional sortant FN Jacques Colombier crée la surprise en devançant Monique de Marco, candidate d'Europe Écologie puisqu'ils obtiennent respectivement 8,29 % et 7,04 % des suffrages. Gérard Boulanger obtient 5,21 % sur la liste PCF-PG qu'il conduit, aucun des autres candidats ne passant la barre des 5 %.

Ce premier tour est marqué par une forte abstention, qui se révèle être le « premier parti » en totalisant 53,74 % contre 46,26 % de votants, score légèrement supérieur à la moyenne nationale de 53,64 % d'abstentionnistes contre 46,36 % de participants. Ces résultats montrent que les Blayais ne dérogent pas à voter socialiste, bien au contraire. La droite parlementaire, requinquée lors des élections de 2008 et 2009 s'effondre. Quant à Jean Lassalle, il profite de sa venue à deux reprises à Blaye et du conseiller général et adjoint à la mairie de Blaye Xavier Loriaud, présent sur sa liste. Enfin, l'extrême gauche enregistre une contre-performance puisqu'elle ne totalise que 3,67 % sur l'ensemble des listes présentes.

Le second tour des élections régionales françaises de 2010 a eu lieu le 21 mars 2010 et s'est traduit à Blaye par un triomphe de la liste PS emmené par le président sortant Alain Rousset qui a obtenu 60,16 % (en Gironde, il obtient 59,40 % et en Aquitaine 56.34 %). La liste UMP de Xavier Darcos enregistre 23,74 %, en deçà des 28.11 % obtenus en Gironde ou du résultat final sur l'ensemble de la région qui est de 28,01 %. Quant à la liste Modem de Jean Lassalle, elle améliore sensiblement son score en obtenant 16,10 % à Blaye, chiffre supérieur aux résultats girondin et aquitain qui sont respectivement de 12,49 % et 15,69 %.

Malgré de nombreux appels du pied des différentes sensibilités politiques, l'abstention reste très forte et majoritaire à Blaye. En effet, elle s'établit à 50,88 % contre 49,12 % de participation ce qui est d'autre part un chiffre supérieur à la moyenne régionale et nationale où l'abstention atteint respectivement 47,06 % et 48,78 %. La gauche et plus particulièrement le PS avait été doublement secouée aux dernières élections, sans pour autant perdre son aura vu le score que fait Alain Rousset, ce qui démontre que Blaye reste essentiellement un bastion de la gauche. Du côté de l'UMP, ces 23,74 % sonnent comme une défaite historique et balayent tout espoir de voir la droite parlementaire s'implanter réellement à Blaye. Enfin, ces résultats montrent que le Modem renforce son implantation à Blaye après la victoire en 2008 de Xavier Loriaud aux cantonales tout en ne perturbant pas le leadership de la gauche.

Pour les élections municipales française de 2014, Denis Baldès (DVG) obtient pour son deuxième mandat 61,97% contre 38,03% pour Vincent Liminiana (PS). Seulement 452 votes séparent les candidats avec un chiffre record de 1322 abstentionnistes sur 3289 inscrits.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres, dont le maire et huit adjoints. Le conseil se réunit mensuellement, sauf en périodes de vacances estivales; la municipalité compte par ailleurs huit commissions. Un conseil municipal des enfants a été mis en place peu de temps après l'élection du socialiste Bernard Madrelle dès 1989[21].

Voici le partage du conseil municipal de Blaye :

Groupe Président Effectif Statut
SE - PG -PCF - DVG - MoDem - UMP Denis Baldès 23 majorité
PS- DVG Vincent Liminiana 4 opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Blaye.

Depuis 1945, cinq maires se sont succédé :

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1953 Georges Milh   Sénateur
1953 1965 Bernard Delord   Industriel
1965 1989 Gérard Grasilier RPR Médecin
1989 2008 Bernard Madrelle PS Professeur - Député et Conseiller général
2008 en cours Denis Baldès DVG Technicien EDF- Président de la Communauté de communes du canton de Blaye

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Blaye fait partie de la juridiction d'instance de Libourne (depuis la fermeture du tribunal d'instance de Blaye dans le cadre de la réforme judiciaire), et de grande instance ainsi que de commerce de Bordeaux.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La municipalité s'est engagée dans une politique de sensibilisation à la propreté de la voirie sur l'ensemble du territoire communal avec trois campagnes d'affichage[22]. En outre, des journées de nettoyage de la ville par les habitants sont organisées par la mairie et des distributeurs de sachets dits « Toutounet »[23] ont été mis en place dans divers lieux comme au jardin public afin de sensibiliser les propriétaires de chiens d'enlever leurs déjections canines.

Par ailleurs, des lampadaires à feux LED ont été installés (ou sont en cours d'installation) à l'instar de l'avenue Haussmann, afin de réduire la consommation et d'apporter des équipements écologiques à Blaye.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 14 avril 2010, Blaye est jumelée avec[24] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de 1793 à 2008[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 722 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 715 3 580 3 428 4 013 3 855 3 801 4 174 4 410 4 659
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 302 4 972 4 761 4 478 4 522 4 512 4 340 5 015 4 799
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 775 4 890 4 741 4 274 4 240 4 054 3 768 3 788 4 047
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 291 4 355 4 051 4 559 4 286 4 666 4 687 4 722 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population à Blaye fut toujours relativement stable, atteignant une seule fois la barre des 5 000 habitants en 1891. Depuis 1990, la population tend malgré tout à augmenter continuellement. Cette augmentation est en partie due aux nombreux projets de constructions de résidences et de logements sociaux lors des mandats de Bernard Madrelle, qui a débuté en 1989 jusqu'en 2008, telle la construction des pavillons de la résidence Vauban, Millésime, Château-Noël etc.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la commune de Blaye en 1999[27] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
Avant 1904
0,3 
8,5 
1905-1924
14,7 
11,3 
1925–1939
12,8 
17,7 
1940-1954
15,9 
22,3 
1955-1969
20,2 
20,5 
1970-1984
19,7 
19,4 
1985-1999
16,4 
Pyramide des âges de la Gironde en 1999[28] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
Avant 1904
0,3 
5,9 
1905-1924
9,7 
12,6 
1925–1939
13,8 
19,4 
1940-1954
18,7 
22,2 
1955-1969
21,4 
22,1 
1970-1984
20,5 
17,7 
1985-1999
15,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Blaye est située dans l'académie de Bordeaux.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre deux écoles maternelles (école Lucien Grosperrin[29], école Pierre Bergeon[30]) et deux écoles élémentaires communales (école André Vallaeys[31], école Pierre Malbeteau[32]).

Le département gère un collège (le collège Sébastien Vauban[33]) et la région Aquitaine deux lycées : le lycée général et technologique Jaufré Rudel, considéré comme le lycée le plus sportif de l'Académie de Bordeaux[34] et le lycée professionnel de l'Estuaire[35].

Blaye dispose également de deux établissements privés : école[36] et collège[37] Jeanne d'Arc - Saint-Romain.

La majeure partie des collégiens et lycéens viennent principalement des canton de Blaye, Bourg, Saint-Ciers-sur-Gironde et Saint-Savin.

Le lycée Jaufré Rudel accueille en son sein une Maison des lycéens[38] (MDL), qui est une association autonome dirigée exclusivement par des élèves, dont le but est de dynamiser la vie lycéenne à travers des sorties, des soirées, des projets culturels etc. Pour l'année scolaire 2010/2011, plus de 60 % des élèves étaient adhérents.

La ville accueille également :

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le festival Musiques en citadelle en juin.
  • Livres en citadelle, salon du livre et rencontres d'auteurs en décembre.
  • Blaye'n Broc en mai.
  • La Foire de la Sainte Catherine le 25 novembre.
  • Le Printemps des Vins de Blaye courant avril, attirant chaque année en moyenne 12 000 visiteurs, deuxième manifestation de ce genre dans la région derrière « Bordeaux fête le vin »[40].
  • Le Marathon de Blaye Côtes de Bordeaux au mois de mai.
  • Le Salon du Livre ancien en mai.
  • Taste Blaye, courant juillet.
  • Week-end Country mi-août.
  • Le Trophée des Trois Forts (traversée à la nage de l'estuaire) en août le Channel 8 en septembre (régate professionnelle de voile).
  • Les Journées Européennes du Patrimoine où est mise de diverses manières en attrait la Citadelle.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville abrite un centre hospitalier où l'on peut retrouver les services médicaux de base : chirurgie, gynécologie/obstétrique, médecine interne, cardiologie. Le centre hospitalier Saint-Nicolas de Haute Gironde est situé dans la rue de l'Hôpital[42]. Une antenne SMUR est rattachée au service des urgences de l'hôpital. Le plateau technique (blocs opératoires, endoscopie, épreuves d'effort, urgences, imagerie médicale (scanner, radiologie capteur plan, echographie, mammographie), héliport) de l'hôpital est de conception récente.

Plusieurs cabinets médicaux, dentistes, infirmières, pharmacies, dermatologues, allergologues, kinésithérapies, psychologues sont implantés dans la commune, qui accueille également trois maisons de retraite :

L'EHPAD Les Jardins d'Iroise de Blaye (56 résidents, une service de portage de repas à domicile et une activite de service à la personne ( bricolage et jardinage), situés au centre ville dans l ancienne maison Corbineau.

Le Foyer du combattant ( 92 résidents habilité à l aide sociale) situé au château Saugeron.

L'EHPAD Paul Ardouin ( rattachée au centre hospitalier ) situé entre le quartier Sainte Luce et la gendarmerie

La ville est aussi équipée d'une RPA, la résidence compostelle gérée par le CIAS de la CCB

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations sportives sont implantées sur la commune. Elles sont de nature très diverses, allant des sports traditionnels que sont le football (stade blayais Football) ou le rugby (Stade blayais rugby Haute-Gironde) jusqu'à la pétanque et à la danse, en passant par le volley-ball, le tennis (Tennis club de Blaye) ou le judo (Stade blayais judo). On peut également y trouver un club d'escrime (citadelle Vauban).

Équipements

Médias[modifier | modifier le code]

  • Deux magazines d'information sont consacrés à l'actualité locale et aux principaux événements organisés dans la commune : Blaye Info et Blaye le Mag. L'opposition propose quant à elle un journal d'informations complémentaires à celui de la majorité dans le but d'informer les Blayais d'une manière différente sous le nom d'Alternatives pour Blaye. Outre cette presse municipale, le siège de l'hebdomadaire « Haute-Gironde » est situé à Blaye et la presse régionale est aussi représentée par le quotidien « Sud Ouest » et le bimestriel « l'Estuarien ».
  • Côté radio, Blaye est desservie par « France Bleu Gironde », « Wit FM » ou « Black Box », radio locale de rap. La plupart des grandes radios nationales et régionales peuvent être écoutées à Blaye.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le seul véritable lieu de culte en activité à Blaye est l'église catholique Saint-Romain entourée d'une belle place, entièrement rénovée courant 2009. L'église Sainte-Luce, désaffectée, est en cours de réhabilitation. À noter aussi le Couvent des Minimes à l'intérieur de la citadelle et la chapelle de l'hôpital ( dont l'autel provenant du couvent des minimes est inscrit à l'inventaire des monuments historique) encore affectée au culte mais non accessible actuellement.

Le cimetière communal est situé à proximité du centre hospitalier, rue de l'Hôpital.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 265 €, ce qui plaçait Blaye au 19 184e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[43].

D'une manière globale, la population communale dispose de revenus moins élevés que la moyenne nationale : les revenus moyens y sont de 13 377 € / an et par ménage contre 15 027 € / an et par ménage au niveau national[44] [Quand ?].

Emploi[modifier | modifier le code]

La zone portuaire de Blaye

L'économie de la commune est marquée par les activités portuaires, le négoce des produits vinicoles et le tourisme. La centrale nucléaire du Blayais, située à Braud-et-Saint-Louis a également un impact économique sur la commune.

La ville possède une zone portuaire formant l'un des six terminaux du grand port maritime de Bordeaux. Longtemps spécialisée dans le trafic des produits pétroliers, elle cesse cette activité après la fermeture du dépôt Total en 1978, se recentrant sur le stockage de céréales et de produits chimiques. Des travaux de rénovation des infrastructures sont menés en 1993, permettant ainsi de retrouver des tirants d'eau de 9,5 mètres au lieu de 7,5 mètres.
Cependant, la modernisation entamée à cette époque ne permet pas d'éviter le drame de 1997, qui voit l'explosion de silos céréaliers, provoquant la mort de onze personnes. Depuis lors, le trafic du terminal de Blaye oscille entre 300 000 et 400 000 tonnes.

L'autre activité majeure de la commune a trait au commerce du vin, lequel bénéficie d'une AOC.
Une « maison du vin » implantée à Blaye se charge de la promotion des productions locales du Blayais, dites « Les cinq côtes de Bordeaux ». Celles-ci se composent des Premières Côtes de Blaye, des Côtes de Bourg, des Premières Côtes de Bordeaux, des Côtes de Francs et des Côtes de Castillon.
Blaye regroupe environ 800 viticulteurs répartis à parts à peu près égales entre Cave coopérative et caves particulières[45].

La citadelle, classée patrimoine mondial de l'UNESCO

Enfin, le tourisme est une autre activité prépondérante de la commune. Le classement de la citadelle au patrimoine mondial de l'UNESCO et la présence de nombreuses caves sur le territoire de la commune explique une fréquentation annuelle de 200 000 personnes[46].

Du fait de la faible superficie de la commune, les différentes zones d'activité (Z.A.) et la zone commerciale débordent sur les communes avoisinantes. Ainsi, la Z.A. de Labarre est en grande partie située sur la commune de Saint-Martin-Lacaussade, tout comme la Z.A. de Bois-Redon.
Le centre commercial Gruppe regroupe plusieurs enseignes commerciales, un hypermarché et un établissement de fast-food. Il se situe en sortie d'agglomération et déborde largement sur la commune de Cars.

314 entreprises sont réparties sur le territoire communal. 95 d'entre elles sont des entreprises de service, d'aide aux entreprises ou aux particuliers (30,3 %), 90 sont spécialisées dans le commerce (28,7 %) et 69 sont tournées vers l'éducation, la santé ou l'action sociale (22 %).
Avec 136 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'entreprise SIM est la principale entreprise de la ville, suivie par la SELI, dont le chiffre d'affaires était de 17 millions d'euros en 2004.
Cette même année, 29 nouvelles créations d'entreprises étaient recensées dans la commune[47].

La commune dispose d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux.

La viticulture, secteur d'activité majeur en Blayais

En 1999, le taux de chômage était cependant supérieur à la moyenne nationale, atteignant 17,9 % de la population active, contre 12,9 % dans le reste de l'hexagone.
Le taux d'activité des personnes situées dans la tranche d'âge des 20-59 ans était quant à lui supérieur aux chiffres nationaux avec 83 %, contre une moyenne nationale de 82,2 %. Les actifs représentaient 2044 personnes, soit 43,8 % de la population. Ceux-ci étaient suivis par les étudiants et enfants scolarisés (23,1 %), les retraités (18,3 %) et par les personnes sans activité professionnelle (14,8 %). Parmi les actifs, les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les employés (34,2 %), les professions intermédiaires (26,7 %) et les ouvriers (21,6 %). Cadres et professions intellectuelles représentent 11,8 % de la population active, un chiffre proche de la moyenne nationale (12,1 %). Artisans et chefs d'entreprises représentent quant à eux 4,7 % des actifs, suivis des agriculteurs (1 %)[48].

Voitures[modifier | modifier le code]

50,5 % des ménages de la commune possèdent une voiture, chiffre de peu supérieur à la moyenne nationale (48,8 %), tandis que 27,1 % en possèdent au moins deux et que 22,4 % en sont dépourvus[49].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La citadelle de Blaye

Récemment inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, la citadelle de Blaye est un des éléments majeurs du paysage urbain. Ce complexe militaire de 38 hectares doit son existence à la volonté du roi Louis XIV d'établir un solide « verrou » sur l'estuaire de la Gironde afin de garantir la sécurité du port de Bordeaux. Édifiée entre 1685 et 1689 par Vauban, en collaboration avec l'architecte militaire François Ferry, la place-forte devient la composante principale d'un triptyque défensif intégrant également le fort Paté, sur l'île du même nom, et le fort-Médoc, sur la rive gauche de l'estuaire.

Le château fort des Rudel

La position stratégique de la ville de Blaye explique l'établissement d'un château fort dès le début du Moyen Âge : celui-ci est l'une des résidences du jeune roi d'Aquitaine Caribert II au VIIe siècle. Cet édifice est remplacé par un nouvel édifice à l'aube du XIIe siècle sous l'impulsion du nouveau maître de la ville, le seigneur Wulgrin Rudel. Ce château médiéval, plusieurs fois remanié au cours des siècles est finalement intégré à la citadelle par Vauban afin de servir de logis au gouverneur militaire de la place. Connu sous le nom de Château des Rudel, il est toujours visible de nos jours, quoique fortement endommagé. Sa structure originelle, triangulaire, comprend six tours : la Tour des Rondes, la Tour de Diane, la Tour de la Cloche, la Tour des Archives, la Tour de la Porte et le donjon. Trois corps de logis encadrent une cour centrale abritant un puits. Le château bénéficie de travaux de restauration d'urgence depuis 2005.

L'établissement de la citadelle bouleverse en profondeur la trame urbaine héritée du Moyen Âge, dont ne subsistent, en dehors du château, que quelques éléments de fortifications incorporés à la place-forte : ainsi de la Porte de Liverneuf (XIIe siècle) ou de la Tour de l'Éguillette (XVe siècle). De fait, la ville est purement et simplement rasée et reconstruite quelques centaines de mètres plus loin. Ces transformations radicales n'épargnent pas même l'antique basilique Saint-Romain, jadis lieu de pèlerinage et nécropole des rois d'Aquitaine, dont la tradition rapporte qu'elle fut également le lieu d'inhumation du comte Roland de Blaye, neveu de Charlemagne. Sacrifiée afin d'établir un glacis défensif autour de la citadelle, ses ruines ont été mises à jour dans les années 1960.

Le couvent des Minimes (XVIIe siècle) connaît quant à lui un sort plus heureux et est incorporé à la citadelle afin de servir de lieu de culte aux soldats de la garnison, l'autel du couvent a été déplacé dans la chapelle de l'hôpital de Blaye.

La ville nouvelle est dotée d'une nouvelle église, laquelle est consacrée à Saint-Romain. De style néo-classique, elle est précédée d'une façade ornée de pilastres surmontée d'un fronton triangulaire. L'église Saint-Romain accueille plusieurs œuvres d'art, dont une chaire en acajou et des grandes orgues inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

L'église Sainte-Luce, de dimensions plus modestes, doit sa fondation à une donation effectuée par le duc de Saint-Simon en 1660. Elle reste longtemps le siège de la confrérie des tailleurs, avant d'être désaffectée dans le courant du XXe siècle.

Plusieurs hôtels particuliers sont construits au XVIIe siècle, dont la maison de Saint-Simon, dotée d'un fronton monumental et de pilastres ioniques. Plusieurs demeures bourgeoises sont établies au siècle suivant, dont l'actuel hôtel de la sous-préfecture où les maisons de la rue Saint-Sauveur, dotées de frises sculptées.

Le XIXe siècle voit la création de la prison, aujourd'hui désaffectée, et du palais de justice, dont la première pierre est posée en 1841. En 1895 sont inaugurés la « fontaine du Saugeron », ornée de sculptures romantiques et couronnée d'une statue de bronze, et le kiosque à musique qui lui est attenant. Ces deux ornements s'élèvent face à l'hôtel de ville, de style néo-classique, reconstruit après un incendie en 1835.

L'hôtel des Postes, établi sur la place de la victoire, est érigé en 1903 sur des plans de l'architecte Aurélien Nadaud. Il remplace l'ancienne abbaye Saint-Sauveur, détruite en 1896. À proximité se dresse le monument aux morts, lequel se distingue par ses emprunts à l'ordre ionique.

Enfin, la ville de Blaye conserve un élément de mobilier urbain datant du début du XXe siècle : les vespasiennes de la place Maxime-Chasseloup, surmontées de motifs décoratifs formant deux cloches emboîtées et percées de quatre chiens assis.

De nombreuses propriétés viticoles (que l'on nomme château) sont situées sur l'ensemble du canton.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La ville dispose de la bibliothèque municipale Joël Coutura, cours de la République.
  • Le cinéma « Le Monteil » , situé à proximité de l'école de musique a ouvert le 21 décembre 1913. La dernière séance dans ce cinéma a eu lieu le 15 décembre 2013[50].
  • Le cinéma « Le Zoetrope » , nouveau cinéma qui est inauguré le 20 décembre 2013[51]. Il possède deux salles de 290 et 120 places.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Outre son vin, qu'il est possible de déguster dans les nombreuses propriétés viticoles et/ou à la maison des vins de Blaye, la ville est connue pour ses « pralisnes » qui ont été inventées en 1649 par le cuisinier du Maréchal de Plessis-Praslin, ambassadeur de Louis XIII, d'où le terme « pralisne », à ne pas confondre avec la praline ! Celle-ci est dégustable dans la pâtisserie J.Brégier, cours de la République[53].

Vivre à Blaye[modifier | modifier le code]

  • La ville dispose d'une crèche, avenue Haussmann qui s'appelle « Les P'tits Mousses de l'Estuaire ».
  • Un Point Rencontre Initiative Jeunesse (PRIJ) est réservé aux jeunes de 12 à 25 ans, à côté du gymnase Titou Vallaeys et devant le collège Sébastien Vauban. Un point Cybercafé est disponible à l'intérieur de l'établissement[54].
  • La ville de Blaye a été récompensée à la première place en 2009 aux « Trophées de la Communication » dans la catégorie « Ville de 2000 à 5000 habitants » pour son site Internet. Elle est arrivée en troisième position pour sa communication globale[56].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le plus connu des Rudel est Jaufré Rudel (v. 1113 à Blaye - v. 1170), troubadour du XIIe siècle, ayant vécu à Blaye.
  • Lili Damita, de son vrai nom Liliane Marie Madeleine Carré, actrice française née le 10 juillet 1904 à Blaye.

Elle a été mariée à :

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

blason

Blasonnement : D'azur à la porte de gueules coulissée de sable, fortifiée de deux tours, le tout d'argent maçonné aussi de sable, surmonté d'une fleur de lys d'or et posé sur une rivière ondée aussi d'argent mouvant de la pointe

La devise historique de la commune est : « Aquitaniæ stella clavisque » (Étoile et clef de l'Aquitaine). L'actuelle devise municipale est le slogan repris de l'équipe de Denis Baldès (DVG), élu en mars 2008. Celui-ci se nomme « Bienvenue à Blaye ! »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la ville de Blaye écrit par l'abbé Émile Bellemer aux éditions Lorisse-Le livre d'histoire[57].
  • Blaye Bourg-sur-Mer, Histoire militaire rédigé par Léo Drouyn aux éditions Pyrémonde[58].
  • La Légende de Jaufré Rudel prince de Blaye de F. l'Hérisson et A. Jeanroy aux éditions Pyrémonde[59].
  • Petite histoire de Blaye écrit en trois tomes par Émile Bellemer aux éditions Pyrémonde[60],[61],[62].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://whc.unesco.org/fr/list/1283
  2. http://www.sites-vauban.org/rubrique.php3?id_rubrique=7
  3. http://www.tourisme-blaye.com/index.php?option=com_content&view=article&id=8:vignobles&catid=1&Itemid=15
  4. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984
  5. Le poitevin-saintongeais réapparaît dans la liste des langues de France, langues d'oïl, début 2010, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du Ministère de la Culture, sous le libellé suivant : "poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais]". Voir site de la DGLFLF : DGLF - Ministère de la Culture
  6. http://www.blaye.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=163:veir-blaye-gironde&catid=90:transports&Itemid=295
  7. http://www.tourisme-gironde.fr/sy_piste-cyclable_blaye-etauliers.aspx
  8. a et b Immobilier à Blaye
  9. http://www.blaye.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=153:zimbabwe-braces-for-general-strike&catid=85:urbanisme&Itemid=284
  10. [1]
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1707.
  12. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ 1995, ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 56
  13. Texte en ligne : http://www.accademiajr.it/bibvirt/rostand.html
  14. (fr1835) Gabriel de Lurbe et Jean Darnalt, Chronique Bourdeloise, Bordeaux, Simon Millanges,‎ 1619, 65 p. (lire en ligne), p. 33
  15. http://books.google.fr/books?id=OJ-b2-CLz7EC&pg=PA509 Lettres patentes de Louis XI, Saintes, mai 1472
  16. Suzanne Citron, Le mythe national : l’histoire de France en question, Paris : coédition Les Éditions ouvrières/Édition et documentation internationale, 1991. ISBN 2-85139-100-3, ISBN 2-7082-2875-7, p. 229
  17. in Le patrimoine des communes de la Gironde, édition Flohic, p. 200
  18. Accident de Blaye (Gironde 20 août 1997) : Sécurité des silos de céréales, 20/08/2001
  19. http://www.pays-hautegironde.fr/
  20. http://alternatives.blaye.free.fr/
  21. http://blaye.net/doc/cme.pdf
  22. http://www.blaye.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=106:mission-proprete&catid=76:hot-topic&Itemid=205
  23. http://www.blaye.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=252:citacross-kid&catid=59:conseil-municipal-enfants&Itemid=183
  24. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 14 avril 2010)
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. INSEE : pyramide des âges
  28. INSEE : pyramide des âges, recensement 1999
  29. « école maternelle publique Lucien Grosperrin », sur site de l'académie de Bordeaux (consulté le 14 avril 2010)
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