Élections régionales françaises de 2010

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Résultats des élections régionales de 2010.
Logotype publié par le ministère de l'Intérieur à l'occasion des élections.
Répartition nationale (métropolitaine) des sièges de conseillers régionaux

Les élections régionales françaises de 2010 ont eu lieu les 14 et 21 mars et ont renouvelé les 25 conseils régionaux de Métropole et d'outre-mer ainsi que l'Assemblée de Corse.

Lors du premier tour, la droite parlementaire enregistre son plus mauvais score sous la Ve République, tous scrutins confondus, avec 27 % des suffrages exprimés[1]. Ce premier tour est également marqué par une forte abstention (53,67 %), l'effondrement du MoDem (4,20 %) et une remontée relative du FN (11,42 %) par rapport aux dernières élections[2], mais une baisse de 3,28 points par rapport aux élections régionales de 2004[3]. La gauche remporte à nouveau la Guadeloupe.

Au second tour, la gauche confirme son succès du premier tour en atteignant un score national de 54,1 % des voix, tandis que la droite parlementaire est loin derrière avec 35,4 % des voix. Pour sa part, le Front national obtient 9,2 % des voix et progresse dans les douze régions où il a pu se maintenir entre les deux tours. Sur les 25 régions restant en jeu, la gauche en remporte 22. En métropole, seule l'Alsace reste à droite.

Mode d'élection des conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Le mode de scrutin est fixé par le Code électoral. Il précise que les conseillers régionaux sont élus tous les six ans (quatre ans pour l’élection de 2010)[M 1].

Les conseillers régionaux sont élus dans chaque région au scrutin de liste à deux tours sans adjonction ni suppression de noms et sans modification de l'ordre de présentation. Chaque liste est constituée d'autant de sections qu'il y a de départements dans la région[M 2].

Si une liste a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, le quart des sièges lui est attribué. Le reste est réparti à la proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne. Une liste ayant obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés ne peut se voir attribuer un siège[M 2].

Sinon on procède à un second tour où peuvent se présenter les listes ayant obtenu 10 % des suffrages exprimés[M 2]. La composition de ces listes peut être modifiée pour comprendre les candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes, sous réserve que celles-ci aient obtenu au premier tour au moins 5 % des suffrages exprimés et ne se présentent pas au second tour[M 3]. À l’issue du second tour, les sièges sont répartis de la même façon[M 2].

Les sièges étant attribués à chaque liste, on effectue ensuite la répartition entre les sections départementales, au prorata des voix obtenues par la liste dans chaque département[M 4].

Les conseillers à l’Assemblée de Corse sont élus au scrutin de liste à deux tours avec dépôt de listes complètes comportant autant de noms que de sièges à pourvoir, sans adjonction ni suppression de nom et sans modification de l'ordre de présentation[M 5]. Le mode de scrutin diffère par la prime à la liste majoritaire qui est de 9 sièges sur 51. De plus, il n’y a pas de section de département et le seuil pour accéder au second tour est de 7 %[M 6].

Contexte national, rapports de force politiques[modifier | modifier le code]

La couleur politique des conseils régionaux sortants.

Une situation incertaine[modifier | modifier le code]

À la suite des élections de 2004, qui ont vu une victoire historique du Parti socialiste et de ses alliés (Les Verts et le PCF principalement), seules deux régions métropolitaines, l'Alsace et la Corse, sont gérées par la droite. En six ans, la gauche n'a pas remportée d'élection nationales, alors que les municipales et les cantonales de 2008 lui ont permis de progresser au Sénat. Elle a l'avantage de présenter de nombreux sortants dans une élection intermédiaire traditionnellement favorable à l'opposition au gouvernement, et l'inconvénient de se présenter divisée avec notamment une forte concurrence entre le PS et les écologistes.

La droite (l'UMP et ses alliés du Nouveau Centre principalement) est sortie victorieuse de la présidentielle et des législatives en 2007, et en tête lors des européennes en 2009 grâce à la division des partis de gauche.

La droite apparait en position de force au regard de ses succès précédents mais elle dispose d'une réserve de voix très limitée pour le deuxième tour, à la suite des accords politiques passés avec le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et le mouvement Chasse, pêche, nature et traditions de Frédéric Nihous. Au second tour, elle ne peut compter que sur un report de voix partiel du MoDem et du FN, si ceux-ci ne parviennent pas à se maintenir ou à fusionner avec d'autres listes à l'issue du premier tour. Traditionnellement les élections intermédiaires sont difficiles pour le pouvoir en place. L'impopularité de celui-ci, avant le scrutin, accroit cette situation.

L'extrême droite est pour sa part affaiblie depuis la présidentielle sans avoir disparu pour autant mais semble bénéficier du débat sur l'identité nationale et d'un retour d'une partie de ses électeurs séduits par Nicolas Sarkozy en 2007.

Positionnements et stratégies des partis politiques[modifier | modifier le code]

Gauche antilibérale et extrême gauche[modifier | modifier le code]

Comme pour les élections européennes de 2009, une longue série de négociations a lieu entre des organisations de la gauche antilibérale et d'extrême gauche, au premier rang desquelles le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti de gauche (PG) et le Parti communiste français (PCF), sur la perspectives de listes communes aux élections régionales[4].

Le principal point de clivage porte sur le rapport au Parti socialiste (PS). Le NPA refuse de cogérer des conseils régionaux avec le PS, considérant que l'orientation politique du PS est incompatible avec celle du NPA. À l'inverse, le PCF et le PG (créé en scission du PS mais allié du PCF lors des précédentes élections européennes)[5] souhaitent continuer à gérer des conseils régionaux avec le PS.

Les négociations nationales ne permettent pas d'aboutir à un accord, mais des discussions se poursuivent à l'échelle régionale. Finalement, cette alliance large à gauche du PS ne se réalise que dans trois régions : Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire et Limousin.

Cartographie de la situation du Front de gauche ou des alliances du PCF et du PG au 1er tour. Sauf indication contraire, le NPA ne fait pas alliance avec ces formations tout comme LO.

Après en avoir débattu, le Conseil national du PCF se prononce pour une alliance au premier tour avec ses partenaires du Front de gauche en autonomie par rapport aux listes présentées par le PS et Europe Écologie, ainsi que pour une fusion au second tour avec les autres listes de gauche, si celles-ci n'accueillent pas le MoDem[6]. La décision est cependant revenue aux militants qui ont défini la stratégie dans chaque région. 17 des 22 fédérations régionales se sont prononcées pour un Front de gauche « élargi ». Cinq l'ont rejeté au profit d'une liste commune avec le PS dès le premier tour (Bourgogne, Champagne-Ardenne, Lorraine, Basse-Normandie et Bretagne)[7]. Dans plusieurs régions, les résultats de la consultation ont fait l'objet de fortes contestations amenant des militants à se présenter sur des listes concurrentes comme en Lorraine où des dissidents du PCF rejoignent une liste intitulée « Front Lorrain de gauche »[8],[9],[10].

Le PG est partie prenante d'un Front de gauche élargi dans 16 des 17 régions où le PCF a décidé de partir de manière autonome[11]. Dans les cinq régions où celui-ci est allié avec le PS, le PG constitue des listes d'union, soit avec le NPA, soit dans une configuration proche de celle du Front de gauche avec des dissidents communistes comme en Lorraine. Dans tous les cas, il est associé avec les autres organisations constituant « l'autre gauche ». Le PG prend la tête de ces listes en Languedoc-Roussillon, en Pays de la Loire et en Rhône-Alpes. Après avoir revendiqué pour Jean-Luc Mélenchon la tête de liste de la région Île-de-France, il y a finalement renoncé pour se ranger derrière la candidature de Pierre Laurent.

Après cinq mois de négociations et un vote des militants, le conseil politique national du NPA acte l'échec des négociations nationales avec les autres forces de la « gauche radicale », tout en poursuivant les discussions locales. Le texte adopté confirme les « fusions techniques » de deuxième tour avec les partis de gauche, sans participation aux exécutifs[12]. Le NPA présente finalement ses propres listes dans quinze régions, fait campagne avec le Front de gauche dans trois régions et conjointement avec le PG dans trois des cinq régions où le PS et le PCF font liste commune (à l'exception de la Bretagne et la Lorraine).

Contrairement à 2004 où elle s'était alliée à la LCR (dissoute depuis dans le NPA), LO présente cette fois des listes autonomes[13].

  • Les autres formations :

La Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE)[14], Les Alternatifs[15], le Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP), le Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) et l'association République et socialisme se sont prononcés pour un accord national avec les composantes du Front de gauche. Dans les régions où le PCF est associé avec le PS, ces organisations ont conclu des accords avec le PG et le NPA. Plusieurs groupements décroissants se joignent à ces listes d'union dans certaines régions, notamment en Bretagne[16].

Les écologistes[modifier | modifier le code]

Après ses 3,6 % aux élections européennes de 2009, l'AEI, qui rassemble le Mouvement écologiste indépendant (MEI), Génération écologie (GE) et La France en action (FEA), présente des listes autonomes dans 10 régions métropolitaines[17]. Des accords entre l'AEI et d'autres listes ont parfois été conclus, généralement là où le MEI avait la responsabilité de mener les campagnes de l'AEI : avec Europe Écologie en Alsace et Midi-Pyrénées, avec le MoDem en Auvergne, Franche-Comté[18], Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Dans le Nord-Pas-de-Calais, GE a rejoint la liste régionaliste autour du MoDem, de gaullistes sociaux et de plusieurs mouvements écologistes[19],[20],[21],[22]. Dans d'autres régions, l'AEI est divisé comme en Île-de-France où GE soutient le MoDem[23].

Les divergences observées ailleurs entre l'AEI et Europe Écologie portent principalement sur la stratégie de second tour puisque l'AEI refuse les fusions et renvoie droite et gauche dos à dos alors qu'Europe Écologie envisage des fusions à gauche. De plus, certaines personnalités de l'AEI[24] suscitent de fortes réticences chez les Verts. Une controverse sur la marque « Europe Écologie » oppose désormais les deux rassemblements, particulièrement en Île-de-France, le chef de la FEA Jean-Marc Governatori en revendiquant la propriété, Europe Écologie et les Verts l'antériorité.

Le parti de Corinne Lepage a d'abord cherché à rapprocher dès le premier tour le MoDem et Europe Écologie. Face aux refus des deux formations, puis aux différences d'approches régionales, Cap 21 a laissé chaque région libre de sa stratégie. Dans la plupart des régions, il continue son partenariat avec le MoDem. Cependant dans sept régions (Alsace, Haute-Normandie, Île-de-France, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d'Azur), Cap21 rejoint ou soutient les listes d'Europe Écologie[25]. Dans plusieurs autres régions des négociations similaires ont échoué.

Fort de son succès aux européennes de juin 2009, le mouvement, qui garde pour cette élection le nom « Europe Écologie », présente des listes dans toutes les régions, sans s'allier aux autres partis, mais en intégrant à titre individuel des candidats qui en sont issus (PS-PCF-Cap21)[26].

Europe Écologie regroupe Les Verts, les régionalistes de la fédération Régions et peuples solidaires (incluant depuis peu le Congrès mondial amazigh), des démissionnaires du PS (Eric Loiselet, Pierre Larrouturou, etc.), des dissidents du PCF (Daniel Breuiller, maire d'Arcueil, Stéphane Gatignon, maire de Sevran, etc.), des membres d'associations écologistes, ainsi que des personnalités de la société civile comme le chercheur Philippe Meirieu, la magistrate Laurence Vichnievsky, le responsable de la Confédération paysanne François Dufour ou le diplomate et résistant Stéphane Hessel. On retrouve également diverses personnalités associatives ou politiques comme Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, Emmanuelle Cosse, ancienne présidente d’Act Up, Robert Lion et Bruno Rebelle, respectivement ancien président et ancien directeur de Greenpeace France.

Les candidats indépendants des Verts représentent la moitié des têtes de listes départementales et sont têtes de listes régionales dans six régions (Auvergne, Basse-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardenne, Provence et Rhône-Alpes)[27].

Aucun accord national n'a été passé avec d'autres partis mais, en Alsace, Midi-Pyrénées et dans le Nord-Pas-de-Calais, le MEI[28], dont notamment Antoine Waechter, ont intégré les listes d'Europe Écologie[29].

Au second tour, les listes Europe Écologie envisagent de fusionner avec les autres listes de gauche. Par contre, comme dans les autres partis de gauche, l'attitude à observer vis-à-vis du MoDem fait débat. Europe Écologie espère, comme aux européennes de juin 2009, dépasser le PS dans certaines régions pour pouvoir en revendiquer la présidence[30] et ne veut plus être un simple supplétif du PS.

Le Parti socialiste et ses alliés[modifier | modifier le code]

Le Parti socialiste aurait aimé renouveler sa stratégie gagnante de 2004 où, dans les deux-tiers des régions, il était parti dès le premier tour avec une large liste d'union regroupant tous les partis de l'ancienne majorité plurielle. Après les décisions du PCF et des Verts de prendre part à d'autres alliances au premier tour, seuls le PRG (sauf en Bretagne[31]) et le MRC font liste commune avec les socialistes dès le premier tour. Le PS a ouvert ses listes à des personnalités associatives (telle le professeur Isabelle This-Saint-Jean, ancienne présidente du collectif « Sauvons la recherche), d'anciens sportifs (Stéphane Caristan, Roxana Maracineanu, Gwendal Peizerat), des syndicalistes (Denis Parise, ex-Molex)[32]. Jean-Luc Romero, ancien membre de l'UMP, est candidat sur une liste socialiste. L'option de listes d'alliance avec le MoDem, un temps envisagée par certains dirigeants du PS, a été écartée. Seule Ségolène Royal en Poitou-Charentes a tenté[33] et partiellement réussi[34] cette alliance dès le premier tour : cinq candidats du MoDem de Charente-Maritime l'ont rejointe. Dans plusieurs régions, les candidats socialistes ont réussi à attirer sur leurs listes quelques conseillers Verts ou communistes sortants, qui entrent en dissidence de leurs partis respectifs, qui qualifient ces ralliements de débauchages individuels.

Le PS a reconduit tous ses présidents et ses deux présidentes sortantes, sauf Georges Frêche (cf cas particulier du Languedoc-Roussillon). Ni Ségolène Royal ni Georges Frêche[35] n'ont participé à la convention de ratification des listes le 12 décembre à Tours[32]. L'objectif affiché par Martine Aubry est de gagner toutes les régions.

Le Mouvement démocrate[modifier | modifier le code]

Après le relatif échec des élections européennes, le Mouvement démocrate (MoDem) a tenté de clarifier la stratégie à adopter, voulant éviter de se retrouver dans la situation des municipales de 2008, où sa stratégie variable selon les villes était jugée illisible. Le MoDem choisit d'avoir des listes autonomes au premier tour sans préciser ce qu'il fera au second[36]. Sa composante écologiste, Cap21, s'est alliée dans certaines régions avec Europe Écologie, tout en restant composante du MoDem à qui elle donne rendez-vous au second tour avec l'idée de listes communes[37]. Dans plusieurs régions comme la région PACA, le choix d'une tête de liste et la composition de celles-ci semblent difficiles[38]. Dans quatre régions, les listes sont communes avec l'AEI, mais en Languedoc-Roussillon cette alliance a échoué conduisant le MoDem a ne pas déposer de liste.

Néanmoins, compte tenu de la forte opposition à Nicolas Sarkozy affichée et malgré la proposition d'arc central faite par son chef François Bayrou[39], la plupart des observateurs estiment que la fusion avec des listes UMP est assez improbable. Mais les fusions à gauche sont également difficiles compte tenu de la réticence des partis de gauche. Alors que les premiers sondages le créditent de moins de voix qu'aux européennes, la simple réédition du score de juin 2009 ne permettrait le maintien du MoDem au second tour que dans deux régions.

La droite parlementaire[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, l'Union pour un mouvement populaire (UMP) a su fédérer l'ensemble des partis de la droite traditionnelle. Le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers et Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) rejoignent le Comité de liaison de la majorité présidentielle en 2009 : il y a donc des listes UMP dans toutes les régions, regroupant toutes ses composantes. Le Nouveau Centre avait menacé, s'il n'obtenait pas cinq têtes de listes, de partir seul, de même que le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin en Pays de la Loire, s'il n'était pas mieux représenté sur les listes de la majorité, mais ces partis ont finalement décidé de faire liste commune avec l'UMP. Après les européennes, l'UMP espérait reprendre plusieurs régions à la gauche. Mais ces ambitions ont été revues à la baisse au vu des premiers sondages. Plusieurs ministres tels Hubert Falco ou Roselyne Bachelot ont refusé de conduire des listes régionales, arguant de l'impossibilité de cumul avec la fonction de ministre ou avec leur fonction de maire, et se contentent de conduire des sections départementales[40]. Néanmoins trois ministres et cinq secrétaires d'État conduisent des listes régionales. Huit autres membres du gouvernement figurent sur les listes.

L'extrême droite[modifier | modifier le code]

  • Le Front national présente des listes dans toutes les régions métropolitaines. Contrairement à 1998 et 2004 où le FN détenait souvent une position d'arbitre au vu de ses résultats électoraux (plus de 14 % et même plus de 20 % localement en 2004) et des premiers sondages, il semble ne pouvoir conserver cette position qu'en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Languedoc-Roussillon et dans les régions du Nord-Est, bien que les derniers sondages semblent lui être plus favorables.

Cas particulier du Languedoc-Roussillon[modifier | modifier le code]

À la veille du scrutin, cette région est dirigée par Georges Frêche (divers gauche, après son exclusion du Parti socialiste).

Les socialistes pro-Frêche remportent le référendum interne sur le choix du premier socialiste et le vote validant les listes[41]. Lors de sa convention nationale, le PS choisit de ne pas investir de liste contre Georges Frêche, le soutenant implicitement. Cependant la liste du Languedoc-Roussillon est la seule à n'avoir pas bénéficié d'une présentation à cette convention[35]. Georges Frêche a aussi l'appui d'un certain nombre de dissidents venus d'autres partis dont l'ancien ministre communiste Jean-Claude Gayssot, l'écologiste Yves Piétrasanta et de CPNT.

Hélène Mandroux, maire de Montpellier, et André Vézinhet, président du conseil général de l'Hérault essayent d'élaborer une autre liste « socialiste » en accord avec les autres partis de gauche[42]. Alors que cet accord semblait de moins en moins probable avec la finalisation des listes d'Europe Écologie et du Front de gauche dans la région, une saillie contre Laurent Fabius de Georges Frêche lui fait perdre, à 15 jours du dépôt des listes, le soutien de la direction nationale du PS. Une liste socialiste, menée par Hélène Mandroux, voit le jour[43]. Les négociations entre celle-ci et Jean-Louis Roumégas, tête de liste d'Europe Écologie, pour une liste commune ont échoué notamment sur la question du choix de la tête de liste régionale. Europe Écologie et le Front de gauche annoncent leur refus de fusionner avec une liste sur laquelle Georges Frêche figurerait. Un accord sur le principe d'une fusion au second tour a été conclu entre Europe Écologie et « À Gauche maintenant » (Front de gauche élargi au NPA, à la FASE, aux Alternatifs, aux Objecteurs de croissance et au M'PEP). Didier Codorniou a porté l'affaire devant les tribunaux en demandant l’annulation de la décision du bureau national qui désignait Hélène Mandroux pour conduire une liste PS, ce qui ne lui a pas été accordé.

Dans un premier temps, la liste du MoDem emmenée par Marc Dufour désigné par les militants contre le chef local de l'AEI Patrice Drevet, envisageait de fusionner au second tour avec la liste de Georges Frêche. Puis un accord est intervenu pour fusionner dès le premier tour avec la liste AEI de Patrice Drevet, tandis que Cap21, rejoignait Europe Écologie. Mais le 7 février, le MoDem revenait sur cet accord et annonçait ses têtes de listes[44] puis abandonnait à la veille de la clôture du dépôt des listes[45].

À droite, l'UMP Raymond Couderc[46], sénateur de l'Hérault et maire de Béziers affronte la candidature dissidente de Christian Jeanjean, maire de Palavas-les-Flots[47].

La liste du FN, emmenée par la conseillère régionale France Jamet[48], est concurrencée par celle de la Ligue du Midi de Richard Roudier, et celle du Parti de la France de Jean-Claude Martinez.

Stratégies de l'entre-deux-tours[modifier | modifier le code]

Seul le socialiste Victorin Lurel est élu dès le premier tour, en Guadeloupe. Dans les 25 autres régions a lieu un second tour le 21 mars où 43,35 millions d'électeurs sont appelés à voter[49].

Le 14 mars 2010, au soir du premier tour, les listes du Parti socialiste, arrivées en tête de la gauche dans toutes les régions métropolitaines, commencent à négocier avec les listes Europe Écologie et Front de gauche lorsqu'elles ont atteint le seuil minimum de fusion d'au moins 5 %. Les négociations se déroulent au niveau régional, les états-majors nationaux n'intervenant que sur les points de blocage et pour fixer les règles de fusion. La répartition des places se fait à la proportionnelle selon les rapports de force issus du premier tour. Europe Écologie et le PS négocient également sur le programme tandis que le FG préfère le plus souvent rester en retrait pour rester fidèle à ses orientations. Finalement, les listes de gauche fusionnent partout excepté en Bretagne, où Europe Écologie se maintient, dans le Limousin, où la liste FG-NPA reste aussi en lice, et en Picardie, où le PS a refusé d'intégrer les candidats du Front de gauche. Le Languedoc-Roussillon constitue également un cas particulier, du fait de la non-qualification pour le deuxième tour des trois listes de gauche (PS, EÉ et FG-NPA) qui envisageaient de fusionner.

Les listes de la Majorité présidentielle, arrivées en seconde position dans seize des vingt-six régions, n’ont que très peu de réserves de voix pour le second tour, n'ayant aucun partenaire avec qui fusionner et ayant déjà rassemblé la plupart des formations de droite. De plus, dans douze régions où il le peut, le Front national se maintient au second tour, ce qui constitue un handicap supplémentaire.

Du côté de l'Outre-mer, en Martinique, le second tour oppose deux formations régionalistes. En Guyane, c'est un affrontement gauche / droite, l'ancienne ministre PRG Christiane Taubira, à la tête de la fusion des nombreuses listes de gauche, affronte Rodolphe Alexandre, transfuge du Parti socialiste guyanais passé à l'UMP. À La Réunion, le Parti communiste réunionnais et le PS ne s'étant pas accordés, une triangulaire les oppose à l'UMP.

Désignation des listes candidates[modifier | modifier le code]

  • Le 22 mars 2009, l'UMP a désigné ses chefs de file pour les élections régionales au terme d'élections primaires internes[50].
  • Le 8 juillet 2009, le Nouveau Centre a désigné seize chefs de file pour les élections régionales[51].
  • Le 20 septembre 2009, le Front national a désigné 22 têtes de liste.
  • Le 1er octobre 2009, le Parti socialiste a désigné ses chefs de file pour les élections régionales[52], au terme d'un référendum militant où les socialistes étaient également appelés à se prononcer sur les primaires ouvertes, le non-cumul des mandats et la parité.
  • Le 24 novembre 2009, le Mouvement démocrate propose à ses adhérents des candidats à la tête de liste pour neuf régions[53]. Deux semaines plus tard, ces nominations se poursuivent avec huit régions supplémentaires. Les adhérents sont invités à ratifier ces choix par un vote électronique ouvert à partir du 14 décembre[54].
  • Le 28 novembre 2009, l'UMP et ses alliés de la majorité présidentielle investissent finalement des têtes de liste communes dans toutes les régions[55].
  • Le 28 novembre 2009, Debout la République investit ses chefs de files dans plusieurs régions[56].
  • Le 12 décembre 2009, le Parti socialiste a ratifié en convention ses listes complètes[32].
  • Le 10 janvier 2010, le Front de gauche élargi a présenté ses têtes de listes pour les régionales.

Sondages de premier tour[modifier | modifier le code]

Les sondages sur les intentions de vote mesurent essentiellement les rapports de force entre partis politiques. Leurs marges d'erreur sont de 4,5 % pour 500 personnes interrogées, 3,2 % pour 1000, 2,2 % pour 2000 et 1,6 % pour 4000[57].


Récapitulatif national des intentions de vote


Listes OpinionWay
1/10/2009[58]
CSA
1/10/2009[59]
OpinionWay
29/10/2009[60]
OpinionWay
19/11/2009[61]
Ifop
20/11/2009[62]
OpinionWay
10/12/2009[63]
CSA
17/01/2010[64]
Ifop
26/01/2010[65]
TNS Sofres
04/02/2010[66]
OpinionWay
08/02/2010[67]
CSA
14/02/2010[68]
Ifop
17/02/2010[69]
Lutte ouvrière non testé 3 % non testé non testé 2 % 2 % 3 % 2 % 3 % 1 % 2 % 1 %
NPA 5 % 6 % 5 % 4 % 4 % 4 % 5 % 3 % 3,5 % 4 % 3 % 2,5 %
Front de gauche[70] 8 % 6 % 6 % 6 % 7 % 4 % 6 % 6 % 6 % 6 % 4 % 7 %
PS et alliés[71] 19 % 21 % 21 % 22 % 21 % 23 % 22 % 27 % 28 % 27 % 27 % 29 %
Europe Écologie[72] 16 % 17 % 15 % 16 % 15 % 14 % 15 % 13 % 13 % 10 % 13 % 11 %
MoDem 7 % 8 % 6 % 7 % 6 % 8 % 9 % 6,5 % 4 % 6 % 5 % 5 %
Majorité présidentielle[73] 36 % 31 % 33 % 31 % 30 % 30 % 33 % 27 % 30 % 30 % 33 % 29,5 %
FN 6 % 8 % 9 % 9 % 8 % 10 % 7 % 8,5 % 8,5 % 9 % 8 % 9 %
Autres 3 % non testé 5 % 5 % 7 % 5 % non testé 6 % 5 % 7 % 5 % 5 %
Personnes interrogées 1032 863 966 1002 860 989 880 853 1000 1014 798 853
Listes OpinionWay
20/02/2010[74]
Ifop
28/02/2010[75]
CSA
01/03/2010[76]
TNS Sofres
04/03/2010[77]
OpinionWay
05/03/2010[78]
CSA
06/03/2010[79]
Ifop
09/03/2010[80]
OpinionWay
12/03/2010[81]
CSA
12/03/2010[82]
TNS Sofres
12/03/2010[83]
Lutte ouvrière 1 % 1,5 % 2 % 2,5 % 1 % 2 % 1,5 % 2 % 1 % 2 %
NPA 2 % 2 % 2 % 1,5 % 3 % 2 % 1,5 % 2 % 2,5 % 1,5 %
Front de gauche[70] 5 % 7,5 % 5 % 7 % 6 % 6 % 7,5 % 7 % 6 % 5,5 %
PS et alliés[71] 26 % 31 % 30 % 28 % 27 % 31 % 29,5 % 27 % 29,5 % 30 %
Europe Écologie[72] 14 % 13 % 15 % 12 % 13 % 14 % 12 % 13 % 15 % 14 %
MoDem 5 % 4 % 5 % 4 % 5 % 5 % 4,5 % 5 % 4,5 % 4,5 %
Majorité présidentielle[73] 32 % 27,5 % 29 % 30 % 31 % 27 % 29,5 % 29,5 % 27,5 % 29 %
FN 9 % 9,5 % 8 % 8 % 9 % 9 % 9 % 9 % 9,5 % 8,5 %
Autres 6 % 4 % 4 % 7 % 5 % 4 % 5 % 5,5 % 3,5 % 5 %
Personnes interrogées 1001 826 792 1000 990 820 830 1009 801 1000

Notes :

Résultats nationaux et analyse[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]

Listes arrivées en tête au premier tour.
Résultats du premier tour des élections régionales du 14 mars 2010[84],[85]
Nuance Composantes Voix Sièges
# % #
  Parti socialiste et alliés PS, PRG, MRC 5 673 912 29,14 31
  Majorité présidentielle UMP, NC, LGM, MPF, CPNT 5 066 942 26,02 4
  Europe Écologie Les Verts, R&PS, MEI[86] 2 372 379 12,18
  Front national FN 2 223 800 11,42
  Front de gauche et alliés[87] PCF, PG, GU, Alternatifs, M'PEP 1 137 250 5,84
  Mouvement démocrate et alliés MoDem, AEI[88] et alliés variables 817 560 4,20
  Extrême gauche NPA[89], LO et autres 662 161 3,40
  Divers gauche Variables[90] 594 999 3,06 4
  Divers droite DLR, CNI et autres 241 151 1,24
  Extrême droite PDF, MNR, BI, ADA 173 269 0,89
  Régionalistes CL, PNC, PNB, PB et autres 146 118 0,75 2
  Autres AEI, divers et autres 366 354 1,88
 
Inscrits 43 642 325 100,00
Abstentions 23 422 367 53,67
Votants 20 219 958 46,33
Blancs et nuls 744 063 3,68
Exprimés 19 475 895 96,32

Tableau réalisé d'après les résultats officiels du ministère de l'Intérieur recalculés et réorganisés par Laurent de Boissieu pour France Politique.

Second tour[modifier | modifier le code]

Couleur politique des présidents de région élus après les élections régionales de 2010.
Résultats du second tour des élections régionales du 21 mars 2010[91]
Nuance Composantes Voix Sièges
# % # %
  Union de la gauche PS, PRG, MRC, PCF, FG, 9 834 486 46,40 1 006 54,70
  Majorité présidentielle UMP, NC, LGM, MPF, CPNT 7 497 649 35,38 511 27,79
  Front national FN 1 943 307 9,17 118 6,42
  Divers gauche Variables 698 556 3,30 92 5,00
  Parti socialiste PS, PRG, MRC 660 189 3,11 58 3,15
  Europe Écologie Les Verts, UDB 207 435 0,98 11 0,60
  Mouvement démocrate MoDem 178 858 0,84 10 0,54
  Régionalistes CL, PNC, MIM 117 742 0,56 27 1,47
  Front de gauche PCF, PG, GU, Alternatifs 56 092 0,26 6 0,33
 
Inscrits 43 350 204 100,00
Abstentions 21 148 939 48,79
Votants 22 201 265 51,21
Blancs et nuls 1 006 951 4,54
Exprimés 21 194 314 95,46

L'abstention[modifier | modifier le code]

Une très forte abstention (53,7 % au premier tour et 48,8 % au second), regrettée par la plupart des partis politiques, a marqué ces élections.

La gauche parlementaire[modifier | modifier le code]

Au premier tour, la gauche dans son ensemble devance largement les listes conduites par la majorité présidentielle et remporte déjà une région : la Guadeloupe. Au second tour, atteignant un score national de 54 % des voix, elle confirme son succès du premier tour : sur les 25 régions restantes, elle en remporte 22 dont 21 des 22 régions métropolitaines. De surcroit ces victoires ont généralement été éclatantes avec un large avance sur les listes de la majorité présidentielle : + 18,2 % au niveau national avec un maximum de + 35 % en Midi-Pyrénées.

Au premier tour, il est en repli par rapport à 2004, où il se présentait allié aux Verts et aux communistes, mais en forte progression par rapport aux très mauvaises élections européennes de 2009. Il n'est devancé par les listes de droite que dans neuf régions métropolitaines et est en mesure de maintenir son leadership au sein de la gauche dans toutes les régions pour le second tour (excepté le cas particulier du Languedoc-Roussillon où la direction nationale du PS perd largement à la fois la compétition interne à la gauche et le conflit qui l'opposait au divers gauche Georges Frêche et à ses fédérations locales). Il apparaît donc comme l'un des principaux gagnants au soir du premier tour.

À l'issue du second tour, il conserve toutes les présidences de région qu'il détenait et voit son allié, le PRG, gagner celle de la Corse. Par contre, du fait de la place laissée à ses alliés du premier et surtout du second tour et de quelques scores inférieurs à ceux de 2004, il ne progresse que de 40 sièges (758 sièges)[92] mais reste le grand vainqueur de ce scrutin.

Sans parvenir à rééditer les 16 % obtenus aux européennes de 2009, il tire largement son épingle du jeu et confirme son rang de troisième force politique nationale, avec un score global de 12,2 % des voix. Les résultats varient fortement d'une région à une autre, avec des chiffres compris entre 17,8 % en Rhône-Alpes et 8,5 % en Champagne-Ardenne.

Au second tour, EÉ parvient à s'imposer comme l'allié principal du PS. Le bon score (17,4 %) de sa liste bretonne maintenue face au PS et à l'UMP confirme son succès. Passant de 159 à 263 élus régionaux, il est le parti qui progresse le plus en nombre de sièges[92].

Il s'impose également comme un partenaire non négligeable, en atteignant un score de près de 6 % au niveau national. En moyenne, il obtient 7,5 % des voix dans les 17 régions où il était présent. Comme pour Europe écologie, ce résultat cache de fortes disparités, car il réalise de véritables performances en Limousin, Auvergne (13 et 14 %), ainsi qu'en Corse et Nord-Pas-de-Calais où il dépasse les 10 %, mais demeure marginal en Alsace et obtient des scores médiocres entre 4 et 5 % en Franche-Comté et en Poitou-Charentes.

Au soir du second tour, le FG reste un partenaire non négligeable du PS mais n'est plus son allié privilégié. De ce fait, il recule de 64 sièges[92] avec 127 élus. Sa liste maintenue en Limousin réalise un bon score en dépassant les 19 %. À La Réunion, le Parti communiste réunionnais perd la présidence de la région à cause de la désunion de la gauche.

La droite parlementaire[modifier | modifier le code]

Au premier tour, la droite parlementaire qui partait unie enregistre l'un de ses plus mauvais score depuis l'avènement de la Ve République avec 27 % des voix, 3 points derrière le PS. Dans certaines régions comme en Languedoc-Roussillon (moins de 20 % des voix), ces listes d'union réalisent de véritables contre-performances. Certains évoquent l'abstention comme cause principale de ces résultats et la droite met ses espoirs dans un recul de celle-ci au second tour[93]. L'UMP et ses alliés ne disposent que de très peu de réserves de voix[94] et doivent faire face à la présence du Front national dans douze régions.

Au second tour, avec 35,4 % des voix au niveau national, la droite parlementaire connait un défaite analogue à celle du premier tour. Cependant, elle conserve aisément l'Alsace qui s'annonçait pourtant comme très disputée et gagne deux régions en outre-mer : La Réunion, en profitant d'une triangulaire entre le PCR et le PS, et la Guyane. Par contre, elle perd la Corse, où elle a obtenu son pire score régional avec 27,65 %.

Malgré ce revers électoral, la droite parlementaire voit son nombre total de conseillers régionaux monter à 515[92], grâce la quasi-disparition du MoDem et de l'absence du FN dans cinq régions où il avait obtenu des élus en 2004.

L'extrême droite[modifier | modifier le code]

Le Front national, que certains instituts de sondage voyaient sous la barre des 10 %, a réalisé un score (11,4 %) supérieur à celui qu'on lui promettait et plutôt inattendu. Bien qu'il soit en recul de 3 points par rapport à son résultat de 2004, il réalise toutefois deux performances notoires en PACA, sa terre de prédilection (plus de 20 % des voix en 2010, après 23 % en 2004 et 27 % en 1998), et dans le Nord-Pas-de-Calais avec 18 %, talonnant même l'UMP. Il dépasse la barre des 10 % permettant de se maintenir au second tour dans 12 régions contre 17 en 2004. Si l'on déduit les régions d'outre-mer où il n'est pas présent, le score du FN monte à 11,74 %.

Le Front voit, contrairement à l'élection précédente, son score augmenter entre les deux tours dans les douze régions où il a pu se maintenir (17,5 %). Étant présent dans moins de régions qu'en 2004, il obtient 118 sièges et perd 38 élus régionaux[92].

Les autres mouvements (Parti de la France, Mouvement national républicain, Bloc identitaire, etc.) ne franchissent pas la barre des 5 % (score maximum : 4,98 % pour Alsace d'abord). Cependant, dans certaines régions, l'alliance PDF/MNR a eu de bons scores : 3 % en Lorraine, 3,55 % en région Centre et 3,71 % en Basse-Normandie.

L'extrême gauche[modifier | modifier le code]

Avec 3,4 % des voix pour ses listes « autonomes »[95], l'extrême gauche est en baisse par rapport aux régionales précédentes (4,83 %), ainsi qu'aux européennes de 2009 (6,12 %). Mais ce résultat ne prend pas en compte les listes d'alliances avec la gauche antilibérale, pour lesquelles la comparaison n'est pas possible.

Les listes présentées ou soutenues par le Nouveau Parti anticapitaliste obtiennent 3,4 % des suffrages, et 2,85 % pour les listes « autonomes »[95]. Ce résultat est analysé par le NPA comme n'étant « pas bon »[96].

Lutte ouvrière obtient quant à elle un score global de 1,1 %, en stagnation par rapport aux européennes de 2009 (1,2 %).

Le centre[modifier | modifier le code]

Le Mouvement démocrate est le grand perdant de ce scrutin[97]. Il ne franchit le seuil de 5 % (qui permet de fusionner) que dans trois régions, et le seuil de 10 % (qui permet de se maintenir au second tour) qu'en Aquitaine. Présent au second tour dans cette seule région, il n'a plus que 12 élus régionaux (dont un en Guadeloupe et un à La Réunion sur les listes des présidents de gauche sortants) contre 69 pour toute la France en 2004[92]. Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, a plusieurs fois dénoncé des erreurs stratégiques et quitte le parti le 17 mars 2010[98].

Résultats par région[modifier | modifier le code]

Métropole[modifier | modifier le code]

Notes :

Alsace[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Alsace[103]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Philippe Richert* Majorité présidentielle 181 705 34,94 284 595 46,16
28
59,57
  Jacques Bigot PS - PRG - MRC 98 629 18,97 242 114 39,27
14
29,79
  Jacques Fernique - MEI - Cap21 - Unser Land 81 117 15,60
  Patrick Binder FN 70 173 13,49 89 832 14,57
5
10,64
  Jacques Cordonnier Alsace d'abord - BI 25 906 4,98  
  Yann Wehrling MoDem 23 073 4,44
  Jean-Yves Causer FG - Alternatifs - PCOF - DVG 9 712 1,87
  Yvan Zimmermann NPA 8 550 1,64
  Manuel Santiago Écologistes 8 376 1,61
  Patrick Striby DVD - AC 8 303 1,60
  Julien Wostyn LO 4 481 0,86
 
Inscrits 1 248 887 100,00 1 248 892 100,00  
Abstentions 707 359 56,64 610 883 48,91  
Votants 541 528 43,36 638 009 51,09  
Blancs et nuls 21 503 3,97 21 468 3,36  
Exprimés 520 025 96,03 616 541 96,64  

* liste du président sortant

Aquitaine[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Aquitaine[104]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Alain Rousset* PS - PRG - MRC 406 871 37,63 643 763 56,33
58
68,24
  Monique de Marco 105 405 9,75
  Gérard Boulanger FG - M'PEP 64 370 5,95
  Xavier Darcos Majorité présidentielle 238 367 22,05 320 137 28,01
17
20,00
  Jean Lassalle MoDem 112 737 10,43 178 858 15,65
10
11,76
  Jacques Colombier FN 89 378 8,27  
  Philippe Poutou NPA 27 290 2,52
  Michel Chrétien AEI 20 952 1,94
  Nelly Malaty LO 8 519 0,79
  Jean Tellechea PNB 7 086 0,66
  Xavier-Philippe Larralde EHB 221 0,02
 
Inscrits 2 280 386 100,00 2 280 179 100,00  
Abstentions 1 150 299 50,44 1 073 680 47,09  
Votants 1 130 087 49,56 1 206 499 52,91  
Blancs et nuls 48 891 4,33 63 741 5,28  
Exprimés 1 081 196 95,67 1 142 758 94,72  

* liste du président sortant

Auvergne[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Auvergne[105]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Alain Marleix Majorité présidentielle 137 232 28,72 206 613 40,32
14
29,79
  René Souchon* PS - PRG - MRC 133 925 28,02 305 828 59,68
33
70,21
  André Chassaigne FG - M'PEP 68 146 14,26
  Christian Bouchardy 51 106 10,69
  Érik Faurot FN 40 106 8,39  
  Michel Fanget MoDem - AEI 21 513 4,50
  Alain Laffont NPA - FASE - OC 20 033 4,19
  Marie Savre LO 5 835 1,22
 
Inscrits 994 160 100,00 994 100 100,00  
Abstentions 494 058 49,70 448 633 45,13  
Votants 500 102 50,30 545 467 54,87  
Blancs et nuls 22 206 4,44 33 026 6,05  
Exprimés 477 896 95,56 512 441 93,95  

* liste du président sortant

Bourgogne[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Bourgogne[106]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  François Patriat* PS - PCF - PRG 187 345 36,31 305 226 52,65
37
64,91
  Philippe Hervieu 50 758 9,84
  François Sauvadet Majorité présidentielle 148 783 28,83 194 370 33,53
14
24,56
  Édouard Ferrand FN 62 150 12,04 80 113 13,82
6
10,53
  Sylvie Faye-Pastor NPA - PG - PCF dissidents - Alternatifs - FASE - M'PEP - OC 22 290 4,32  
  François Deseille MoDem 19 458 3,77
  Julien Gonzalez AEI 10 531 2,04
  Claire Rocher LO 8 062 1,56
  Joël Mekhantar MRC - PRG dissidents - PS dissidents 6 641 1,29
 
Inscrits 1 165 711 100,00 1 166 091 100,00  
Abstentions 626 846 53,77 561 030 48,11  
Votants 538 865 46,23 605 061 51,89  
Blancs et nuls 22 847 4,24 25 352 4,19  
Exprimés 516 018 95,76 579 709 95,81  

* liste du président sortant

Bretagne[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Bretagne[107]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Jean-Yves Le Drian* PS - PCF 408 551 37,19 600 256 50,27 52 62,65
  Bernadette Malgorn Majorité présidentielle 260 731 23,73 386 394 32,36 20 24,10
  Guy Hascoët - UDB 134 161 12,21 207 435 17,37 11 13,25
  Jean-Paul Félix FN 67 895 6,18  
  Bruno Joncour MoDem 58 847 5,36
  Christian Troadec PB - AEI 47 109 4,29
  Gérard Perron PCF dissidents - PG - FASE - DVG 38 556 3,51
  Charles Laot Divers 29 021 2,64
  Laurence de Bouard NPA - AdOC - MOC - MPG 27 417 2,50
  Valérie Hamon LO 16 080 1,46
  Alexandre Noury SP 10 185 0,93
 
Inscrits 2 332 894 100,00 2 332 945 100,00  
Abstentions 1 193 846 51,17 1 089 958 46,72  
Votants 1 139 048 48,83 1 242 987 53,28  
Blancs et nuls 40 495 3,56 48 902 3,93  
Exprimés 1 098 553 96,44 1 194 085 96,07  

* liste du président sortant

Centre[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 dans le Centre[108]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Hervé Novelli Majorité présidentielle 227 392 29,02 323 293 36,46
21
27,27
  François Bonneau* PS - PRG - MRC 221 168 28,22 443 323 50,00
49
63,64
  Jean Delavergne 91 365 11,66
  Marie-France Beaufils FG - Alternatifs - PCOF 59 034 7,53
  Philippe Loiseau FN 87 872 11,21 120 006 13,54
7
9,09
  Marc Fesneau MoDem 39 803 5,08  
  Jean Verdon PDF 27 844 3,55
  Michel Lasserre NPA 20 338 2,60
  Farida Megdoud LO 8 837 1,13
 
Inscrits 1 779 660 100,00 1 779 395 100,00  
Abstentions 953 662 53,59 849 673 47,75  
Votants 825 998 46,41 929 722 52,25  
Blancs et nuls 42 345 5,13 43 100 4,64  
Exprimés 783 653 94,87 886 622 95,36  

* liste du président sortant

Champagne-Ardenne[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en
Champagne-Ardenne
[109]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Jean-Luc Warsmann Majorité présidentielle 120 468 31,77 165 261 38,51
14
28,57
  Jean-Paul Bachy* PS - PCF - PRG - MRC 117 588 31,01 190 162 44,31
29
59,18
  Éric Loiselet 32 163 8,48
  Bruno Subtil FN 60 264 15,89 73 710 17,18
6
12,24
  Anthony Smith NPA - PG - Alternatifs 18 448 4,87  
  Marie Grafteaux-Paillard MoDem 16 472 4,34
  Ghislain Wysocinski AEI 7 527 1,99
  Thomas Rose LO 6 245 1,65
 
Inscrits 917 748 100,00 917 947 100  
Abstentions 522 978 56,98 468 628 51,05  
Votants 394 770 43,02 449 319 48,95  
Blancs et nuls 15 595 3,95 20 186 4,49  
Exprimés 379 175 96,05 429 133 95,51  

* liste du président sortant

Corse[modifier | modifier le code]

Compte tenu du statut particulier de la région Corse, les listes présentent un ticket : la présidence du Conseil exécutif de Corse (« le gouvernement »), la présidence de l'Assemblée de Corse (l'organe délibérant). Le statut particulier abaisse le seuil de maintien au second tour de 10 % à 7 %.

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Corse[110]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Camille de Rocca Serra* Majorité présidentielle 27 903 21,34 39 765 27,65
12
23,53
  Gilles Simeoni Inseme - PNC 24 057 18,40 37 224 25,88
11
21,57
  Paul Giacobbi PRG dissident - PS 20 242 15,48 52 663 36,62
24
47,06
  Dominique Bucchini FG 13 107 10,02
  Émile Zuccarelli PRG 10 523 8,05
  Simon Renucci CSD 8 688 6,64
  Jean-Guy Talamoni CL 12 236 9,36 14 159 9,85
4
7,84
  Jean Toma MoDem** 5 554 4,25  
  Antoine Cardi FN 5 438 4,16
  Jean-François Baccarelli AEI 2 428 1,86
  Jean-François Battini Divers 599 0,46
 
Inscrits 213 282 100,00 213 312 100,00  
Abstentions 80 221 37,61 66 105 30,99  
Votants 133 061 62,39 147 207 69,01  
Blancs et nuls 2 286 1,72 3 396 2,31  
Exprimés 130 775 98,28 143 811 97,69  

* liste du président sortant

** Jean Toma a précisé que sa liste « est une liste centriste d'ouverture soutenue par le MoDem » mais qu'« il n'existe aucune “liste MoDem” déposée en préfecture[111] ».

Franche-Comté[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Franche-Comté[112]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Alain Joyandet Majorité présidentielle 128 225 32,13 173 505 38,35
12
27,90
  Marie-Guite Dufay* PS - PRG - MRC - DVG 119 160 29,86 214 582 47,43
27
62,80
  Alain Fousseret 37 333 9,36
  Sophie Montel FN 52 440 13,14 64 370 14,23
4
9,30
  Evelyne Ternant FG 16 172 4,05  
  Christophe Grudler MoDem - AEI 14 036 3,52
  Laurence Lyonnais NPA 13 087 3,28
  Christophe Devillers PDF - MNR - NDP - Front comtois 9 820 2,46
  Claude Buchot Écologistes 4 471 1,12
  Michel Treppo LO 4 314 1,08
 
Inscrits 811 387 100,00 811 312 100,00  
Abstentions 396 509 48,87 341 194 42,05  
Votants 414 878 51,13 470 118 57,95  
Blancs et nuls 15 820 3,81 17 661 3,76  
Exprimés 399 058 96,19 452 457 96,24  

* liste du président sortant

Île-de-France[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Île-de-France[113]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Valérie Pécresse Majorité présidentielle 802 123 27,76 1 314 699 43,31
67
32,06
  Jean-Paul Huchon* PS - PRG - MRC 729 898 25,26 1 720 993 56,69
142
67,94
  Cécile Duflot - Cap21 479 047 16,58
  Pierre Laurent FG - Alternatifs - PCOF - DVG 189 193 6,55
  Marie-Christine Arnautu FN 268 317 9,29  
  Nicolas Dupont-Aignan DLR - CNI 119 844 4,15
  Alain Dolium MoDem - 114 983 3,98
  Olivier Besancenot NPA 90 319 3,13
  Jean-Marc Governatori AEI 40 405 1,40
  Axel de Boer Liste Chrétienne 24 663 0,85
  Jean-Pierre Mercier LO 18 286 0,63
  Almamy Kanoute Émergence 12 242 0,42
 
Inscrits 6 764 105 100,00 6 764 004 100,00  
Abstentions 3 801 907 56,21 3 575 281 52,86  
Votants 2 962 198 43,79 3 188 723 47,14  
Blancs et nuls 72 878 2,46 153 031 4,80  
Exprimés 2 889 320 97,54 3 035 692 95,20  

* liste du président sortant

Languedoc-Roussillon[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Languedoc-Roussillon[114]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Georges Frêche* DVG - PRG - MRC - PS dissidents 304 810 34,28 493 180 54,19
44
65,67
  Raymond Couderc Majorité présidentielle 174 523 19,63 240 556 26,43
13
19,40
  France Jamet FN 112 656 12,67 176 380 19,38
10
14,93
  Jean-Louis Roumégas - Cap21 81 120 9,12  
  René Revol FG - NPA - Alternatifs - FASE - M'PEP - OC 76 418 8,60
  Hélène Mandroux PS 68 774 7,74
  Patrice Drevet AEI 34 430 3,87
  Christian Jeanjean CNI - PLD 18 017 2,03
  Jean-Claude Martinez PDF - MVL 6 607 0,74
  Richard Roudier BI 6 086 0,68
  Liberto Plana LO 5 622 0,63
 
Inscrits 1 852 959 100,00 1 853 111 100,00  
Abstentions 931 427 50,27 878 908 47,43  
Votants 921 532 49,73 974 203 52,57  
Blancs et nuls 32 469 3,52 64 087 6,58  
Exprimés 889 063 96,48 910 116 93,42  

* liste du président sortant

Limousin[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Limousin[115]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Jean-Paul Denanot* PS - PRG - MRC 106 203 38,05 140 826 47,95
27
62,79
  Ghislaine Jeannot-Pagès 27 178 9,74
  Raymond Archer Majorité présidentielle 67 427 24,16 96 788 32,95
10
23,26
  Christian Audouin FG - NPA - Alternatifs - FASE - OC 36 634 13,13 56 092 19,10
6
13,95
  Nicole Daccord-Gauthier FN 21 648 7,76  
  Jean-Jacques Bélézy MoDem 9 950 3,57
  Jean-Louis Ranc AEI 5 681 2,04
  Elizabeth Faucon LO 4 366 1,56
 
Inscrits 548 016 100,00 547 814 100,00  
Abstentions 253 238 46,21 234 301 42,77  
Votants 294 778 53,79 313 513 57,23  
Blancs et nuls 15 691 5,32 19 807 6,32  
Exprimés 279 087 94,68 293 706 93,68  

* liste du président sortant

Lorraine[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Lorraine[116]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Jean-Pierre Masseret* PS - PCF - MRC 227 062 34,35 375 660 50,01
46
63,01
  Daniel Béguin - Cap21 60 559 9,16
  Laurent Hénart Majorité présidentielle - PRG 157 082 23,77 237 019 31,55
17
23,29
  Thierry Gourlot FN 98 269 14,87 138 549 18,44
10
13,70
  Claude Bellei MoDem 20 901 3,16  
  Annick Martin MNR - PDF - NDP 19 847 3,00
  Philippe Leclercq PCF dissidents - PG - Alternatifs - FASE - DVG 19 833 3,00
  Jean-Claude Kaas AEI 16 318 2,47
  Jean-Luc André DLR - CNI - AC 14 861 2,25
  Jean-Noël Bouet NPA 14 815 2,24
  Mario Rinaldi LO 8 544 1,29
  Victor Villa Divers 2 337 0,35
  Patrice Lefeuvre Divers 504 0,08
 
Inscrits 1 666 261 100,00 1 665 223 100,00  
Abstentions 974 150 58,46 881 818 52,95  
Votants 692 111 41,54 783 405 47,05  
Blancs et nuls 31 179 4,50 32 177 4,11  
Exprimés 660 932 95,50 751 228 95,89  

* liste du président sortant

Midi-Pyrénées[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Midi-Pyrénées[117]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Martin Malvy* PS - PRG - MRC 415 099 40,93 705 449 67,77
69
75,82
  Gérard Onesta - MEI - PO 136 557 13,46
  Christian Picquet FG - M'PEP 70 074 6,91
  Brigitte Barèges Majorité présidentielle 220 625 21,75 335 518 32,23
22
24,17
  Frédéric Cabrolier FN 95 693 9,44  
  Arnaud Lafon MoDem 38 290 3,78
  Myriam Martin NPA - MOC 29 322 2,89
  Sandra Torremocha LO 8 550 0,84
 
Inscrits 2 038 106 100,00 2 037 904 100,00  
Abstentions 983 383 48,25 930 238 45,65  
Votants 1 054 723 51,75 1 107 666 54,35  
Blancs et nuls 40 513 3,84 66 699 6,02  
Exprimés 1 014 210 96,16 1 040 967 93,98  

* liste du président sortant

Nord-Pas-de-Calais[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en
Nord-Pas-de-Calais
[118]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Daniel Percheron* PS - PRG - MRC 358 204 29,16 704 181 51,90
73
64,60
  Alain Bocquet FG - Alternatifs - DVG 132 435 10,78
  Jean-François Caron - MEI 126 982 10,34
  Valérie Létard Majorité présidentielle 233 366 19,00 351 502 25,91
22
19,47
  Marine Le Pen FN 224 871 18,31 301 190 22,20
18
15,93
  Olivier Henno MoDem 48 245 3,93  
  François Dubout CNI 37 051 3,02
  Pascale Montel NPA 36 870 3,00
  Eric Pecqueur LO 17 693 1,44
  Mickaël Poillion Divers 12 648 1,03
 
Inscrits 2 870 281 100,00 2 872 257 100,00  
Abstentions 1 593 097 55,50 1 460 589 50,85  
Votants 1 277 184 44,50 1 411 668 49,15  
Blancs et nuls 48 819 3,82 54 795 3,88  
Exprimés 1 228 365 96,18 1 356 873 96,12  

* liste du président sortant

Basse-Normandie[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en
Basse-Normandie
[119]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Laurent Beauvais* PS - PCF - PRG - MRC 156 959 32,56 296 192 57,15
32
68,09
  François Dufour 57 879 12,01
  Jean-François Le Grand Majorité présidentielle 133 451 27,68 222 053 42,85
15
31,91
  Rodolphe Thomas MoDem 42 924 8,90  
  Valérie Dupont FN 41 938 8,70
  Christine Coulon NPA - PG 24 044 4,99
  Fernand Le Rachinel PDF 17 888 3,71
  Pierre Casevitz LO 6 985 1,45
 
Inscrits 1 066 971 100,00 1 066 736 100,00  
Abstentions 564 800 52,93 518 735 48,63  
Votants 502 171 47,07 548 001 51,37  
Blancs et nuls 20 103 4,00 29 756 5,43  
Exprimés 482 068 96,00 518 245 94,57  

* liste du président sortant

Haute-Normandie[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en
Haute-Normandie
[120]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Alain Le Vern* PS - PRG - MRC 199 345 34,87 346 633 55,10
37
67,27
  Claude Taleb - Cap21 52 164 9,12
  Sébastien Jumel FG 47 959 8,39
  Bruno Le Maire Majorité présidentielle 142 927 25,00 193 128 30,70
12
21,82
  Nicolas Bay FN 67 419 11,79 89 333 14,20
6
10,91
  Danielle Jeanne MoDem 16 460 2,88  
  Christine Poupin NPA 14 633 2,56
  Brigitte Brière DLR - CNI 10 237 1,79
  Carl Lang PDF 8 363 1,46
  Bernard Frau AEI - PFdN 6 487 1,13
  Gisèle Lapeyre LO 5 686 0,99
 
Inscrits 1 278 914 100,00 1 278 856 100,00  
Abstentions 685 811 53,62 626 890 49,02  
Votants 593 103 46,38 651 966 50,98  
Blancs et nuls 21 423 3,61 22 872 3,51  
Exprimés 571 680 96,39 629 094 96,49  

* liste du président sortant

Pays de la Loire[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Pays de la Loire[121]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Jacques Auxiette* PS - PRG - MRC 405 105 34,36 702 163 56,39
63
67,74
  Jean-Philippe Magnen - Cap21 160 831 13,64
  Christophe Béchu Majorité présidentielle 386 479 32,78 543 069 43,61
30
32,26
  Brigitte Neveux FN 83 159 7,05  
  Marc Gicquel FG - NPA - Alternatifs - FASE 58 901 5,00
  Patricia Gallerneau MoDem - AEI 53 879 4,57
  Eddy Le Beller LO 18 861 1,60
  Jacky Flippot PB - AEI 11 670 0,99
 
Inscrits 2 551 766 100,00 2 552 004 100,00  
Abstentions 1 321 022 51,77 1 230 617 48,22  
Votants 1 230 744 48,23 1 321 387 51,78  
Blancs et nuls 51 859 4,21 76 155 5,76  
Exprimés 1 178 885 95,79 1 245 232 94,24  

* liste du président sortant

Picardie[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Picardie[122]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Claude Gewerc* PS - PRG - MRC 153 044 26,64 310 674 48,28
35
61,40
  Christophe Porquier 57 343 9,98
  Caroline Cayeux Majorité présidentielle 149 007 25,94 208 665 32,43
14
24,56
  Michel Guiniot FN 90 802 15,81 124 177 19,30
8
14,04
  Maxime Gremetz Colère et espoir 35 643 6,20  
  Thierry Aury FG - Alternatifs - PCOF - DVG 30 721 5,35
  France Mathieu MoDem - AEI - Cap21 21 486 3,74
  Sylvain Desbureaux NPA 17 269 3,01
  Thomas Joly PDF - MNR 11 624 2,02
  Roland Szpirko LO 7 555 1,32
 
Inscrits 1 321 513 100,00 1 320 977 100,00  
Abstentions 719 286 54,43 645 273 48,85  
Votants 602 227 45,57 675 704 51,15  
Blancs et nuls 27 733 4,61 32 188 4,76  
Exprimés 574 494 95,39 643 516 95,24  

* liste du président sortant

Poitou-Charentes[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Poitou-Charentes[123]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Ségolène Royal* PS - PRG - MRC 240 885 38,98 392 291 60,61
39
70,91
  Françoise Coutant 73 644 11,92
  Dominique Bussereau Majorité présidentielle 182 011 29,45 254 957 39,39
16
29,09
  Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie FN 47 728 7,72  
  Gisèle Jean FG - PCOF - M'PEP 28 801 4,66
  Pascal Monier MoDem - AEI 26 980 4,37
  Myriam Rossignol NPA - Alternatifs - FASE 11 431 1,85
  Ludovic Gaillard LO 6 450 1,04
 
Inscrits 1 284 492 100,00 1 284 403 100,00  
Abstentions 641 143 49,91 597 907 46,55  
Votants 643 349 50,09 686 496 53,45  
Blancs et nuls 25 419 3,95 39 248 5,72  
Exprimés 617 930 96,05 647 248 94,28  

* liste du président sortant

Provence-Alpes-Côte d'Azur[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en
Provence-Alpes-Côte d'Azur
[124]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Thierry Mariani Majorité présidentielle 388 365 26,60 559 412 33,02
30
24,39
  Michel Vauzelle* PS - PRG - MRC 376 601 25,80 747 382 44,11
72
58,54
  Laurence Vichnievsky - Cap21 159 426 10,92
  Jean-Marc Coppola FG 89 256 6,11
  Jean-Marie Le Pen FN 296 283 20,30 387 374 22,87
21
17,07
  Jacques Bompard BI - PDF - MNR 39 284 2,69  
  Catherine Levraud MoDem 36 699 2,51
  Patrice Miran AEI 34 076 2,33
  Pierre Godard NPA - Alternatifs - FASE 30 814 2,11
  Isabelle Bonnet LO 9 028 0,62
 
Inscrits 3 347 258 100,00 3 347 091 100,00  
Abstentions 1 845 298 55,13 1 599 698 47,79  
Votants 1 501 960 44,87 1 747 393 52,21  
Blancs et nuls 42 128 2,80 53 225 3,05  
Exprimés 1 459 832 97,20 1 694 168 96,95  

* liste du président sortant

Rhône-Alpes[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Rhône-Alpes[125]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Françoise Grossetête Majorité présidentielle 450 914 26,39 666 526 34,02
40
25,48
  Jean-Jack Queyranne* PS - PRG - MRC 433 964 25,40 994 381 50,75
99[126]
63,69
  Philippe Meirieu - MRS 304 541 17,82
  Élisa Martin FG - Alternatifs - PCOF - DVG 107 761 6,31
  Bruno Gollnisch FN 239 301 14,00 298 273 15,22
17
10,83
  Azouz Begag MoDem 73 920 4,33  
  Myriam Combet NPA 41 539 2,43
  Michel Dulac Divers 32 467 1,90
  Nathalie Arthaud LO 24 287 1,42
 
Inscrits 4 094 169 100,00 4 094 267 100,00  
Abstentions 2 328 240 56,87 2 067 180 50,49  
Votants 1 765 929 43,13 2 027 087 49,51  
Blancs et nuls 57 235 3,24 67 907 3,35  
Exprimés 1 708 694 96,76 1 959 180 96,65  

* liste du président sortant

Outre-mer[modifier | modifier le code]

Guadeloupe[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales du 14 mars 2010 en Guadeloupe[127]
Tête
de liste
Liste Premier tour Sièges
# % # %
  Victorin Lurel* PS - PPDG - Verts - MoDem 78 261 56,51
31
75,60
  Blaise Aldo Majorité présidentielle 19 405 14,01
4
9,76
  Éric Jalton DVG - GUSR - PCG - PSG - UPLG 17 175 12,40
4
9,76
  Cédric Cornet CDI 9 634 6,96
2
4,88
  Jean-Marie Nomertin CO - LO 3 911 2,82  
  Jeanny Marc GUSR dissident 3 903 2,82
  Octavie Losio DVD 2 871 2,07
  Alain Plaisir CIPPA 1 958 1,41
  Alain Lesueur DVG 1 377 0,99
 
Inscrits 292 099 100,00  
Abstentions 146 597 50,19
Votants 145 502 49,81
Blancs et nuls 7 007 4,82
Exprimés 138 495 95,18

* liste du président sortant

Guyane[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Guyane[128]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Rodolphe Alexandre Majorité présidentielle 12 202 40,61 19 152 56,11
21
67,74
  Christiane Taubira Walwari - MDES 6 916 23,02 14 982 43,89
10
32,26
  Gabriel Serville PSG 1 845 6,14
  José Gaillou 1 582 5,27
  Chantal Berthelot DVG 1 532 5,10
  Joëlle Prévôt-Madère DVD autonomiste 2 225 7,41  
  Gil Horth FDG 1 443 4,80
  Roger Arel DVD 1 274 4,24
  Gilbert Fossé DVD autonomiste 725 2,41
  Léon Jean-Baptiste-Édouard PS 301 1,00
 
Inscrits 69 657 100,00 69 655 100,00  
Abstentions 38 701 55,56 34 480 49,50  
Votants 30 956 44,44 35 175 50,50  
Blancs et nuls 911 2,94 1 041 2,96  
Exprimés 30 045 97,06 34 134 97,04  

Martinique[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 en Martinique[129]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Serge Letchimy PPM 51 793 40,02 78 193 48,35
26
63,42
  Alfred Marie-Jeanne* MIM 41 642 32,18 66 359 41,03
12
29,27
  André Lesueur Majorité présidentielle 13 586 10,50 17 187 10,63
3
7,32
  Madeleine de Grandmaison RDM 8 875 6,86  
  Pierre Samot BPM 5 131 3,96
  Ghislaine Joachim-Arnaud CO - LO 3 514 2,72
  Guy Lordinot DVG 2 446 1,89
  Max Orville MoDem 1 350 1,04
  Jean-Claude Granier DVD autonomiste 1 082 0,84
 
Inscrits 301 244 100,00 301 249 100,00  
Abstentions 167 278 55,53 135 384 44,94  
Votants 133 966 44,47 165 865 55,06  
Blancs et nuls 4 547 3,39 4 126 2,49  
Exprimés 129 419 96,61 161 739 97,51  

* liste du président sortant

La Réunion[modifier | modifier le code]

Résultats des élections régionales des 14 et 21 mars 2010 à La Réunion[130]
Tête
de liste
Liste Premier tour Second tour Sièges
# % # % # %
  Paul Vergès* PCR - Free Dom - MoDem 71 638 30,22 112 201 35,55
12
26,67
  André Thien Ah Koon DVD 12 734 5,37
  Didier Robert Majorité présidentielle 62 643 26,43 143 485 45,46
27
60,00
  Nadia Ramassamy AMPR 14 023 5,92
  Michel Vergoz PS 30 970 13,07 59 933 18,99
6
13,34
  Jean-Paul Virapoullé DVD 15 959 6,73  
  Eric Magamootoo DVD autonomiste 11 818 4,99
  Vincent Defaud 11 700 4,94
  Aniel Boyer NR 2 097 0,88
  Jean-Yves Payet LO 1 945 0,82
  Johny Arnachellum DVD autonomiste 1 269 0,54
  Daniel Pouny DVD autonomiste 231 0,10
 
Inscrits 550 399 100,00 550 480 100,00  
Abstentions 301 211 54,73 221 856 40,30  
Votants 249 188 45,27 328 624 59,70  
Blancs et nuls 12 161 4,88 13 005 3,96  
Exprimés 237 027 95,12 315 619 96,04  

* liste du président sortant

Bilan, présence par régions[modifier | modifier le code]

Titre du tableau
ALS AQU AUV BOU BRE CEN CHA COR FRC IDF LAN LIM LOR MID NPC BNO HNO PDL PIC POI PACA RHO MAR GUA GUY REU TOTAL ÉLUS
  FN 5 6 7 4 10 10 18 6 8 21 16 111 Extrême droite
112
  EXD 1[131] 1
  DVD 5 1 3 1 4 1 1 1 2 2 2 1 2 1 2 4[132] 17 4[133] 54 Divers Droite
81
  MPF 1 4 1 2 1 1 9
  CPNT 1 1 2 1 5
  PCD 2 1 1 4
  FMP 4[134] 4
  RS 1 1
  RPGFC 1 1
  ER 1 1
  OR 1 1
  AMPR 1 1
  UMP 17 13 10 10 14 16 10 11 10 49 9 6 10 14 16 10 6 18 7 7 24 31 1 4 17 340 Majorité, 340
  NC 3 2 1 4 1 3 2 2 10 2 3 3 5 3 4 3 3 4 5 3 3 69 Centre-droit
100
  PRV 1 1 1 1 3 2 2 3 1 1 4 20
  AC 4 4
  LGM 2 1 1 4
  PRO 2 2
  OsO[135] 1 1
  Modem 10 1 11 MoDem, 11
ALS AQU AUV BOU BRE CEN CHA COR FRC IDF LAN LIM LOR MID NPC BNO HNO PDL PIC POI PACA RHO MAR GUA GUY REU TOTAL ÉLUS
  PS 7 37 14 25 35 26 18 2 16 61 21 32 32 34 15 20 35 18 19 41 46 5 559 Socialistes
567
  FGPS 6 6
  FSM 2 2
  DVG 1 3 1 5 1 5 2 1 34 3 4 1 3 4 2 11 22[136] 5 108 Divers gauche
81
  PRG 1 1 1 3 8 4 2 11 3 4 3 2 3 3 1 5 55
  MRC 1 1 2 5 1 1 3 2 1 17
  Walwari 6 6
  CSD 4 4
  Centr. 2[137] 1[138] 3
  FD 2 2
  MPF 1 1
  VAS 1 1
  MDJ 1 1
  GUSR 1 1 1
  PSG 1 1
ALS AQU AUV BOU BRE CEN CHA COR FRC IDF LAN LIM LOR MID NPC BNO HNO PDL PIC POI PACA RHO MAR GUA GUY REU TOTAL ÉLUS
  EELV 5 9 6 6 7 12 5 7 50 3 8 14 13 9 5 17 8 11 16 35 1 247 Verts,
247
  BE[139] 6 6 Écologistes indépendants, 20
  ECO 2 1 1 4
  MEI 1 2 3
  E&S 3 3
  Cap21 1 1 2
  MEL 1 1
  GE 1 1
  R&PS-PO 1 1 1 2 5 Régionalistes,
48
  R&PS-UDB 4 4
  R&PS-PNC 4 4
  R&PS-MRS 1 1
  R&PS-CMA 1 1
  PPM 9 9
  MIM 9 9
  Inseme pa C 5 5
  CL 4 4
  Chjama n. 2 2
  CDI 2 2
  CNCP 1 1
  Palima 1 1
ALS AQU AUV BOU BRE CEN CHA COR FRC IDF LAN LIM LOR MID NPC BNO HNO PDL PIC POI PACA RHO MAR GUA GUY REU TOTAL ÉLUS
  PCF (UG[140]) 4 6 6 5 4 25 Gauche et extrême-gauche, 38
  MUP 1 3 4
  PPDG 2 2
  MDES 2 2
  PCR 2 2
  IDG[141] 1 1
  ADS[142] 1 1
  CAP[143] 1 1
  FDG - PCF 1 6 8 5 12 4 3 4 11 4 5 7 6 76 Front de gauche et alliés, 104
  FDG - PG 2 2 4 1 2 2 1 1 2 17
  FDG - GU 1 1 1 1 1 1 6
  FDG - DVG 1 1
  NPA[144] 2 2
  AC[145] 1 1
  ALT[145] 1 1
ALS AQU AUV BOU BRE CEN CHA COR FRC IDF LAN LIM LOR MID NPC BNO HNO PDL PIC POI PACA RHO MAR GUA GUY REU TOTAL ÉLUS

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Code électoral, article L336
  2. a, b, c et d Code électoral, article L338
  3. Code électoral, article L346
  4. Code électoral, article L338-1
  5. Code électoral, article L365
  6. Code électoral, articles L366 et L373
  1. « Régionales : quatre signaux d'alarme pour Nicolas Sarkozy », Le Monde, 15 mars 2010.
  2. Guillaume Perrault, « Le FN crée la surprise et retrouve des couleurs », Le Figaro, 15 mars 2010.
  3. [1] et [2] Les résultats des premiers tours des élections régionales en 2004 et 2010 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  4. Dépêche AFP, « Alliance pour les régionales : nouvelle réunion PCF-PG-NPA le 16 octobre », Le Monde, 8 octobre 2009.
  5. G. Andrieu, « Régionales: la ronde infernale de la gauche de la gauche », Marianne, 29 septembre 2009.
  6. Le Monde du 26/10/2009
  7. Régionales : le PCF reconduit le Front de gauche dans au moins 17 régions, Julie DUCOURAU pour l'AFP, 23/11/2009
  8. « Fête de l'Huma. Des désaccords à l'affiche », Patrick Hernot pour Le Télégramme, 30 novembre 2009
  9. Régionales : les vice-présidents communistes avec Georges Frêche, L'Indépendant
  10. Le PCF partira sur deux listes distinctes dans les Pays de la Loire, L'Humanité, 10 décembre 2009
  11. Aucun accord n'a pu être trouvé en Corse, où le PG a rompu les négociations, laissant le PCF seul
  12. « Régionales: le NPA seul presque partout », Le Figaro (dépêche AFP),‎ 13 décembre 2009 (consulté le 13 décembre 2009)
  13. http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/regionales-lutte-ouvriere-presente-pour-defendre-les-travailleurs-face-a-la-crise-07-12-2009-736184.php
  14. « Résolution sur les régionales (CAN du 5 décembre 2009) », sur le site national de la FASE
  15. « Les Alternatifs avec le Front de gauche », L'Humanité, 15/12/2009
  16. « NPA BRETAGNE : Notre démarche unitaire », Mediapart, 13/12/2009
  17. http://www.alliance-ecologiste-independante.fr/presentation-des-tetes-de-liste-le-24-novembre-a-11-h.html
  18. http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/09/alain-joyandet-ump-doit-se-garder-a-droite_1303209_1293905.html
  19. http://ge-nord-pas-de-calais.over-blog.com/article-lancement-de-campagne-ce-matin-pour-la-liste-alliance-ecologiste-independante-modem-44394168.html
  20. http://nordpasdecalaisdemocrate.fr/2010/02/11/liste-henno-nord-pas-de-calais/
  21. http://nordpasdecalaisdemocrate.fr/programme/presentation-du-programme-2/
  22. http://lesecologistesducalaisis.hautetfort.com/
  23. Affiche d'Alain Dolium
  24. http://www.romandie.com/infos/news2/091124163527.w2vhbero.asp
  25. http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2010-02-17/regionales-modem-lepage-nous-aurons-a-tirer-des-consequences-apres-les/917/0/425134
  26. http://www.liberation.fr/politiques/0101610274-partis-du-ps-ou-du-pcf-l-itineraire-de-convertis-a-europe-ecologie Partis du PS ou du PCF : l'itinéraire de convertis à Europe Écologie Libération du 23/12/09
  27. http://www.regions-europe-ecologie.fr/ site d'Europe Écologie
  28. http://www.mei-fr.org/communique_type.php?id_communiques=314 communiqué du MEI Alsace
  29. « Régionales: Antoine Waechter sera sur la liste Europe-Écologie en Alsace », AFP, 25 novembre 2009
  30. Libération du 09/01/2009
  31. http://www.prgsaintmalo.org/archive/2010/02/23/les-radicaux-de-gauche-soutiennent-europe-ecologie.html
  32. a, b et c « Aubry a lancé à Tours sa campagne pour "gagner toutes les régions" », Agence France Presse,‎ 12 décembre 2009 (consulté le 13 décembre 2009)
  33. http://www.leparisien.fr/politique/regionales-royal-propose-une-alliance-des-le-1er-tour-au-modem-05-12-2009-734516.php
  34. http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/16/regionales-le-modem-de-charente-maritime-accepte-l-alliance-avec-royal_1292793_823448.html
  35. a et b Midi-Libre du 13/12/2007
  36. Le Monde du 24/10/2009
  37. « Corinne Lepage souhaite “un rassemblement entre démocrates et écologistes” », L'Express, 26 octobre 2009.
  38. Le Figaro du 16/12/2009
  39. http://www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Artois/2009/12/04/article_congr-egrave-s-national-du-modem-agrave.shtml congrès du MoDem à Arras
  40. Le Figaro du 19/11/2009 Régionales, les ministres sur le front
  41. Midi-Libre du 09-12-2009 Une candidature chaotique
  42. Midi-Libre du 15-12-2009 Mandroux encourage Vezinhet
  43. Le Figaro du 28/01/2010
  44. http://www.midilibre.com/articles/2010/02/06/A-la-Une-Marc-Dufour-redevient-la-tete-de-liste-du-MoDem-1102011.php5 Midi-Libre du 06/0/02/10
  45. http://www.midilibre.com/articles/2010/02/14/DERNIERE-MINUTE-REGIONALES-Pas-de-liste-MoDem-en-Languedoc-Roussillon-1112637.php5 Midi-Libre Régionales - Pas de liste MoDem en Languedoc-Roussillon
  46. Présentation des têtes de liste régionales, site de l'UMP
  47. Yannick Povillon, « Jeanjean lance officiellement sa campagne pour les élections régionales », Midi libre, 12 septembre 2009 ; page consultée le 12 septembre 2009.
  48. Publication des têtes de liste investies par le Front national sur le site du FN, 20 septembre 2009.
  49. « Régionales : les Français aux urnes pour le 2e tour », lefigaro.fr, 21 mars 2010.
  50. Site officiel de l'UMP - communiqué du 22 mars 2009 « Candidats aux primaires pour les régionales de 2010 : les résultats »
  51. Site officiel du Nouveau Centre - communiqué du 8 juillet 2009 « Chefs de file pour les élections régionales de 2010 »
  52. « Régionales 2010: les têtes de liste PS », Le Figaro, 10 octobre 2009.
  53. Élections régionales : le Mouvement Démocrate propose les premières têtes de liste, site officiel du MoDem, consulté le 15 décembre 2009.
  54. Élections régionales : les premières dates pour le vote des adhérents et les noms des chefs de file proposés, site officiel du MoDem, consulté le 15 décembre 2009.
  55. Reuters, « L'UMP investit ses têtes de liste pour les régionales », L'Express, 28/11/2009
  56. [3]
  57. Quelle est la marge d’erreur d’un sondage ?
  58. « Intentions de vote aux élections régionales de 2010 » sur le site d'Opinion Way, octobre 2009
  59. [PDF] « Les intentions de vote aux élections régionales de mars 2010 - résultats détaillés » sur le site de CSA, octobre 2009
  60. «Les intentions de vote aux élections régionales de mars 2010 - résultats détaillés » sur le site d'OpinionWay, fin octobre 2009
  61. [PDF] « Intentions de vote dans la perspective des élections régionales » sur le site d’OpinionWay, novembre 2009
  62. « Intentions de vote dans la perspective des élections régionales » sur le site de Paris-Match, 24 novembre 2009
  63. [PDF] « Intentions de vote dans la perspective des élections régionales » sur le site d’OpinionWay, décembre 2009
  64. Régionales: 33 % UMP, 22 % PS, 15 % écologistes selon un sondage CSA
  65. Les intentions de vote aux élections régionales de 2010 à deux mois du scrutin
  66. Les intentions de vote aux élections régionales de 2010 à un mois et demi du scrutin
  67. Baromètre des élections régionales
  68. [4]
  69. Les intentions de vote aux élections régionales de 2010 à moins d'un mois du scrutin
  70. a et b Listes d'union du PCF, du PG, de la GU, d'ADS-CAP, de République et socialisme et du M'PEP.
  71. a et b Le Parti radical de gauche, le Mouvement républicain et citoyen, des groupements locaux comme l'Alternative démocratie socialisme ainsi que le Parti communiste français dans quelques régions
  72. a et b Listes d'union des Verts et de plusieurs groupements ou personnalités écologistes comme Daniel Cohn-Bendit et José Bové
  73. a et b Union pour un mouvement populaire, et les partis du comité de liaison : le Nouveau Centre, le Mouvement pour la France, Chasse, pêche, nature et traditions, le Parti radical, La Gauche moderne, les Progressistes et le Forum des républicains sociaux
  74. Verts et UMP progressent à trois semaines des régionales
  75. Sondage: le PS passe devant l'UMP
  76. Sondage CSA pour le Parisien/Aujourd'hui en France, édition du lundi 1er mars
  77. Régionales: les listes de droite à 31 % des intentions de vote, selon un sondage
  78. Baromètre OpinionWay Fiucial des élections régionales
  79. Sondage CSA pour le Parisien/Aujourd'hui en France, édition du samedi 6 mars 2010
  80. Sondage Ifop pour Paris-Match, mardi 9 mars 2010
  81. « Baromètre OpinionWay – Fiducial pour Le Figaro/LCI/RTL », vendredi 12 mars
  82. Sondage CSA pour le Parisien/Aujourd'hui en France, édition du vendredi 12 mars 2010
  83. Régionales : le PS pour la première fois devant l’UMP (sondage)e
  84. Résultats des élections régionales 2010 : France entière, site du ministère de l'Intérieur
  85. Résultats des régionales France Politique
  86. dans trois régions : Alsace, Midi-Pyrénées et Nord-Pas-de-Calais
  87. Y compris les listes FdG-NPA en Limousin, Languedoc-Roussillon et Pays de la Loire
  88. dans six régions : Auvergne, Franche-Comté, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes et Basse-Normandie
  89. Y compris la liste NPA-PG en Basse-Normandie et la liste NPA-PG-FASE-PCF dissidents en Bourgogne
  90. Liste Georges Frêche en Languedoc-Roussillon, liste NPA-PG en Champagne-Ardenne, plusieurs listes ultramarines, etc.
  91. Résultats des élections régionales 2010 : France entière, site du ministère de l'Intérieur.
  92. a, b, c, d, e et f Le Monde Le poids des sièges n’est pas toujours celui des urnes
  93. Guillaume Perrault, « La droite met ses espoirs dans un recul de l'abstention », Le Figaro, 19 mars 2010.
  94. Bruno Jeudy, Nicolas Barotte, « UMP et PS se projettent déjà dans l'après », Le Figaro, 19 mars 2010.
  95. a et b C'est-à-dire à l'exclusion des trois listes NPA-FdG et de la liste NPA-PG de Champagne-Ardenne.
  96. Des bilans à tirer, 17 mars 2010
  97. Rodolphe Geisler, Plus isolé que jamais, Bayrou veut surmonter son échec, Le Figaro, 15 Mars 2010.
  98. http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/03/17/corinne-lepage-j-ai-decide-de-demissionner-du-modem_1320344_823448.html
  99. « Régionales : accord PS-MRC-PRG signé Régionales : accord PS-MRC-PRG signé », Le Figaro, 10/02/2010
  100. « Le MoDem de Charente-Maritime rallie Ségolène Royal pour le scrutin de mars », Sophie Landrin et Jean-Michel Normand pour Le Monde, 18/01/2010
  101. « Royal fédère les dissidents au 1er tour », Frédéric Durand pour L'Humanité, 18/01/2010
  102. « Rhône-Alpes: un élu du Parti radical rejoint le PS », Le Nouvel Observateur, 05/02/2010
  103. « Résultats des élections régionales 2010 - Alsace »
  104. « Résultats des élections régionales 2010 - Aquitaine »
  105. « Résultats des élections régionales 2010 - Auvergne »
  106. « Résultats des élections régionales 2010 - Bourgogne »
  107. « Résultats des élections régionales 2010 - Bretagne »
  108. « Résultats des élections régionales 2010 - Centre »
  109. « Résultats des élections régionales 2010 - Champagne-Ardenne »
  110. « Résultats des élections régionales 2010 - Corse »
  111. Corse: Commission des sondages saisie AFP sur lefigaro.fr
  112. « Résultats des élections régionales 2010 - Franche-Comté »
  113. « Résultats des élections régionales 2010 - Île-de-France »
  114. « Résultats des élections régionales 2010 - Languedoc-Roussillon »
  115. « Résultats des élections régionales 2010 - Limousin »
  116. « Résultats des élections régionales 2010 - Lorraine »
  117. « Résultats des élections régionales 2010 - Midi-Pyrénées »
  118. « Résultats des élections régionales 2010 - Nord-Pas-de-Calais »
  119. « Résultats des élections régionales 2010 - Basse-Normandie »
  120. « Résultats des élections régionales 2010 - Haute-Normandie »
  121. « Résultats des élections régionales 2010 - Pays de la Loire »
  122. « Résultats des élections régionales 2010 - Picardie »
  123. « Résultats des élections régionales 2010 - Poitou-Charentes »
  124. « Résultats des élections régionales 2010 - Provence-Alpes-Côte d'Azur »
  125. « Résultats des élections régionales 2010 - Rhône-Alpes »
  126. 100 initialement, mais le conseil d'État, par une décision du 15 décembre 2010 a invalidé un siège socialiste : http://arianeinternet.conseil-etat.fr/arianeinternet/getdoc.asp?id=162311&fonds=DCE&item=1 Le Conseil a également indiqué que ce siège invalidité demeurerait vacant.
  127. « Résultats des élections régionales 2010 - Guadeloupe »
  128. « Résultats des élections régionales 2010 - Guyane »
  129. « Résultats des élections régionales 2010 - Martinique »
  130. « Résultats des élections régionales 2010 - La Réunion »
  131. Alexandre Gabriac, exclu du FN en avril 2011.
  132. 3 élus sur la liste "Tous pour la Guadeloupe" (gauche) et un sur la liste "Ensemble pour la Guadeloupe" (droite). Cf. http://www.politiquemania.com/conseillers-regionaux-guadeloupe-2010.html
  133. 3 élus sur la liste UMP de Didier Robert et un (André Thien-Ah-Koon) sur la "Liste de l'Alliance" de Paul Vergès.
  134. Dont une élue (Claudine Jean-Théodore) sur les listes indépendantistes
  135. Obtient un élu la faveur d'une alliance avec le PPM, de gauche. Ce parti assure représenter la "droite progressiste" en Martinique.
  136. Dont 4 élus sur la liste "La région autrement" d'Éric Jalton (ancien PS). Cf. http://www.politiquemania.com/conseillers-regionaux-guadeloupe-2010.html
  137. Centristes présentés comme "humanistes, dissidents du Modem faisant partie de la liste de Ségolène Royal.
  138. Gérard Perrissin-Fabert, ancien radical valoisien.
  139. Dissidents d'Europe Ecologie Bretagne, favorable à l'alliance avec le PS et le PC. Cf.http://bretagnes.net/spip.php?article15
  140. Communistes ayant fait le choix de l'union avec le PS dès le premier tour
  141. Association issue du Parti Communiste, dans l'Aisne, cf. http://frederic-alliot.over-blog.com/article-33278640.html.
  142. Dissidence, en 1991-1992, du PCF, en Haute-Vienne. Cf. http://adsblog.unblog.fr/a-propos/. Les élus ADS lors des élections régionales de 2010 le furent à la faveur d'une alliance avec les socialistes.
  143. Françoise Diehlmann, conseillère régionale des Hauts-de-Seine, élue en mars 2010 sur les listes Europe Écologie, cf. http://europeecologielesverts-idf.fr/departements/hauts-de-seine-92/7148-francoise-diehlmann/
  144. Élus à la faveur d'une alliance avec le Front de gauche
  145. a et b Obtiennent une élu à la faveur d'une alliance avec le Front de gauche

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]