Guînes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Guines.
Guînes
Place des Tilleuls. Au fond : la Tour de l'Horloge au sommet de la motte féodale.
Place des Tilleuls. Au fond : la Tour de l'Horloge au sommet de la motte féodale.
Blason de Guînes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arrondissement de Calais
Canton Canton de Guînes
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Pays
Maire
Mandat
Marc Médine
2014-2020
Code postal 62340
Code commune 62397
Démographie
Gentilé Guinois
Population
municipale
5 787 hab. (2011)
Densité 219 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 52′ 07″ N 1° 52′ 28″ E / 50.8686, 1.8744 ()50° 52′ 07″ Nord 1° 52′ 28″ Est / 50.8686, 1.8744 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 166 m
Superficie 26,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Guînes

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Guînes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guînes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guînes
Liens
Site web mairie-guines.fr

Guînes (Wijnen/Giezene en flamand[1]) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Guinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Géologie et reliefs[modifier | modifier le code]

Le risque lié au retrait-gonflement des argiles est contrasté sur la commune. Il est nul sur la partie sud du territoire communal, faible sur la majorité de la ville et fort au nord de celle-ci ainsi qu'au niveau d'une langue se prolongeant vers le sud-ouest de la ville[2].

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[3], comme dans la majorité du Pas-de-Calais.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Guînes est relié à Calais par le canal de Guînes creusé en 1669, muni de deux chemins de halage, dont l'un, celui de la rive droite menant de Guînes à la Tournée d’Ardres sera mal entretenu et peu à peu occupé par des riverains. L'autre dit « la Digue » devient le seul utilisé. Le 10 janvier 1849, une adjudication lance les travaux d'élargissement de ce canal de Guînes[4].

Guînes est une zone de captage d'eau potable.

C'est également une zone de marais (au nord de la commune), soumise à des inondations. La commune est reconnue en état de catastrophe naturelle suite aux inondations et coulées de boues du 1er au 3 novembre 2012[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guînes
Hames-Boucres Les Attaques

Andres

Caffiers Guînes
Fiennes Hermelinghen Bouquehault Campagne-lès-Guînes

Logements[modifier | modifier le code]

En 2008, Guînes compte 2 031 logements, dont 1 898 résidences principales. Le taux de logements sociaux est de 14,5 %[6].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune abrite un riche patrimoine naturel et aquatique grâce au marais de Guînes, qui a en 2010 fait l'objet d'une étude concernant la valeur des services rendus par le marais et la biodiversité qu'il abrite[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'ancien village fut situé sur le trait de côte lors de la transgression marine Dunkerque II qui a immergé le bas pays des moëres puis toutes les terres des Flandres maritimes françaises et belges, repoussant les populations qui occupaient ces terres ou y produisaient du sel vers les collines périphériques.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville de Guînes fut la capitale d'un comté qui n'a pas été sans renom dans l'histoire. Un rôle particulier est sans doute lié à sa position géographique stratégique, sur la déclivité du plateau qui sépare le Boulonnais du Calaisis, au bord de la plaine marécageuse, aujourd'hui parfaitement assainie, qui s'étend jusqu'au rivage de la mer.

Les origines de la ville de Guînes se perdent dans le Haut Moyen Âge. Après la colonisation romaine, puis la retraite des Romains et d'une partie des Gaulois romanisés face la poussée des grandes invasions barbares, le territoire de Guînes devint, selon la légende - car nous ne possédons aucun document précis sur cette époque - la propriété d'Aigneric, maire du palais de Thibert II, roi des Burgondes.

Lorsque Sifrid le Danois et ses Normands peut-être débarqués à Pitgam vinrent s'emparer, en 928, de l'endroit où s'élève aujourd'hui Guïnes, ce n'était probablement qu'une bourgade sans défense. On pense qu'il y fit élever une motte qu'il entoura de haies vives et ceinte d'un double fossé pour s'y mettre à l'abri en cas d'attaque (cette motte existe encore aujourd'hui). C'est là l'origine du château fort de Guînes...

Selon les historiens anciens de cette période, le comte de Flandre, Arnoul le Vieux, aurait renoncé à contre-attaquer ; et aurait « livreé » au pirate normand sa fille Elstrude en mariage ; il investit Sifrid le Danois comte de Guînes, ce qui en faisait aussi un vassal du comte de Flandre.

Sous les successeurs de Sifrid, Guînes et ses environs acquirent une importance considérable. Dès le commencement du XIe siècle, le comte Manassès fonda dans les faubourgs de sa capitale, une abbaye de femmes de l'ordre de Saint-Benoît. Ce monastère fut placé sous le patronage de Saint Léonard.

À cette époque, la ville de Guînes renfermait à l'intérieur de ses murailles trois paroisses, dont les églises étaient consacrées à Saint Bertin, Saint Pierre et Saint Médard. À l'extérieur, des remparts existaient également, outre l'abbaye de Saint-Léonard, l'église de Saint-Blaise du hameau de Melleke, et la léproserie de Saint-Quentin dans le hameau de Spelleke (au Tournepuits).

À la fin du XIe siècle, Baudoin II fit construire en pierre de taille, sur le vieux donjon de Sifrid, un palais de forme circulaire auquel il donna une très grande élévation. En outre, il fit clore la ville de Guînes d'un mur de pierre, avec des tours de défense à chaque porte.

Cinq ans après la prise de Calais, le 22 janvier 1352[8], le château de Guînes fut livré par trahison aux Anglais, et en 1360, le traité de Brétigny abandonna complètement au roi d'Angleterre la ville et son comté.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En juin 1520 se tient entre Ardres et Guînes le Camp du Drap d'Or. Le roi de France François Ier y rencontre le roi d'Angleterre Henri VIII. Guînes est alors anglaise, comme Calais. Cette dernière est reprise en 1558. Puis le XVe siècle est marqué dans la région par une guerre franco-espagnole. Il faut attendre le traité d'Utrecht en 1713 pour que la frontière du Nord soit fixée.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville fut desservie par le tramway de Calais de 1879 à 1940.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

vairé d’or et d’azur au chef aussi d’azur chargé de trois fleurs de lys aussi d’or

  • Blason du comté de Guînes

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Guines dans son canton et son arrondissement

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1957 1965 Robert Lemaire PS Enseignant
mars 1965 1983 Michel Chevalier sans Industriel
mars 1983 1995 Paul Warnault sans Enseignant
mars 1995 2007 Hervé Poher PS Conseiller général, médecin
octobre 2007 en cours Marc Médine PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 787 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 342 2 598 3 016 3 207 3 859 3 775 4 097 4 618 4 134
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 425 4 446 4 572 4 247 4 364 4 290 4 374 4 502 4 270
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 157 4 407 4 358 4 287 4 270 4 223 4 273 4 347 4 590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
4 724 4 984 5 034 5 174 5 105 5 221 5 291 5 787 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 22,6 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 12,7 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 18,9 %, plus de 60 ans = 20,3 %).
Pyramide des âges à Guînes en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
3,7 
75 à 89 ans
7,9 
8,8 
60 à 74 ans
11,5 
20,0 
45 à 59 ans
18,9 
22,6 
30 à 44 ans
21,9 
21,5 
15 à 29 ans
17,8 
23,3 
0 à 14 ans
21,1 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • école maternelle du centre
  • école maternelle et primaire André Guilbert
  • école primaire Curie Duquesnoy
  • collège « les quatre vents »
  • Ensemble scolaire « Jean Bosco »

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 13 623 €, ce qui plaçait Guînes au 29 790e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[13].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Différents commerces et services (banques, écoles de conduite, ambulances...), ainsi que des entreprises agricoles et de la construction, sont implantés sur la commune. À noter, une société de captage, traitement et distribution d'eau (Eaux de Calais). Une offre touristique est également assurée (camping, restaurants...)[14].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

« Friedrich-Guînes 1942 », roman de Frédéric Minnebo, a reçu le 1er prix littéraire lors du Salon du Livre de Wissant en avril 2009. Le prix fut décerné par l'association littéraire « Signe d'Opale ». L'action se situe à Guînes sous l'Occupation.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La colonne.
La plaque sur la colonne.

La colonne Blanchard, dans la forêt domaniale (cad. C 25) : inscription par arrêté du 19 avril 1972[15].

La colonne s'élève à l'endroit ou se sont posés les premiers hommes ayant traversé la Manche par la voie des airs le 7 janvier 1785.

Elle est nommée d'après Jean-Pierre Blanchard.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le Château de la Bien-Assise date du début du XIXe siècle.

Plusieurs bâtiments industriels se distinguent par leur taille, comme l'ancien moulin ou le silo agricole.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. « Zonage d'aléa retrait-gonflement des argiles », sur www.argiles.fr, BRGM (consulté le 16 avril 2012)
  3. « Zonage sismique en France au 1er mai 2011. », sur La voix du Nord (consulté le 16 avril 2012)
  4. Éphémérides du Calaisis. Le Patriote
  5. « Intempéries de fin octobre : 30 premières communes en état de catastrophe naturelle », La voix du Nord,‎ 7 décembre 2012 (lire en ligne).
  6. Résultat de la population 2008, Guînes, Insee, consulté le 9 janvier 2012
  7. Exemple français avec le Marais de Guînes ; Étude Agence de l'eau Nord/Picardie/ECOWHAT – Étude de cas, Guînes, avril 2010
  8. Chroniques de J. Froissart: 1346-1356 (Depuis le siège de Calais jusqu'à la prise de Breteuil et aux préliminaires de la bataille de Poitiers), par Jean Froissart, Siméon Luce, Gaston Raynaud, Léon Mirot, Société de l'histoire de France Publié par Mme Ve. J. Renouard, 1873
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. « Évolution et structure de la population à Guînes en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 16 août 2010)
  13. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010).
  14. « Sociétés de Guînes classées par activités », sur bilans.net (consulté le 31 mai 2012).
  15. Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture