Coquelles

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Coquelles
Le tunnelier à Coquelles en hommage aux bâtisseurs du tunnel
Le tunnelier à Coquelles en hommage aux bâtisseurs du tunnel
Blason de Coquelles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Calais
Canton Calais-Nord-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Calaisis
Maire
Mandat
Michel Hamy
2014-2020
Code postal 62231
Code commune 62239
Démographie
Gentilé Coquellois
Population
municipale
2 369 hab. (2011)
Densité 270 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 08″ N 1° 48′ 00″ E / 50.9355555556, 1.850° 56′ 08″ Nord 1° 48′ 00″ Est / 50.9355555556, 1.8  
Altitude Min. 0 m – Max. 53 m
Superficie 8,77 km2
Localisation

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Liens
Site web coquelles.fr

Coquelles (en néerlandais : Kalkwelle[1]) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Situé à proximité de la ville de Calais, Coquelles est surtout connue pour accueillir l'entrée du tunnel sous la Manche et pour ses commerces destinés aux touristes qui empruntent le tunnel.

Ses habitants sont appelés les Coquellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Coquelles est une petite ville française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région du Nord-Pas-de-Calais. À proximité du littoral de la Côte d'Opale, la ville de Coquelles s'étend sur moins de 9 km2 (zone d'activité du tunnel sous la Manche exclue) et ne se trouve qu'à 4 km au sud-ouest de Calais.

Cette ville se trouve à 27 km au nord-est de Boulogne-sur-Mer[2], à 100 km au nord-ouest de Lille[3] et à 250 km au nord de Paris[4].

La commune appartient à la communauté d'agglomération du Calaisis.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sangatte

Calais


Peuplingues Coquelles Calais


Bonningues-lès-Calais Fréthun Coulogne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière d'Hames-Boucres est le principal cours d'eau qui traverse la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est accessible par de multiples moyens, essentiellement grâce à sa position géographique, à l'extrémité du tunnel sous la Manche.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Coquelles est accessible à partir de l'Angleterre, en passant par le tunnel sous la Manche.

Du côté du territoire français, la ville est accessible par l'autoroute A16 qui relie L'Isle-Adam dans le Val-d'Oise à la frontière avec la Belgique à la hauteur de Bray-Dunes, via Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Abbeville, Amiens et Beauvais.

Coquelles est également située à proximité de l'autoroute A26 qui relie Calais à Troyes.

La commune est également accessible à partir des communes voisines par voiture ou par bus.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ville est située à proximité de la gare de Calais-Fréthun (desservie par des Eurostar vers Londres, Bruxelles ou Paris, par des TGV, des TER, mais aussi des TERGV vers Lille-Europe et Boulogne-Ville).

Voies fluviales[modifier | modifier le code]

Coquelles est également située à proximité du port de Calais, premier port français pour le trafic de voyageurs entre la France et l'Angleterre.

Activité économique[modifier | modifier le code]

Suite Hôtel Accor à Coquelles

Commerces[modifier | modifier le code]

La ville de Coquelles dispose de plus de 200 magasins, dont plusieurs enseignes de luxe (sur Marques Avenue), et une vingtaine de restaurants majoritairement ciblés vers la clientèle britannique.

En 1995, un an après l'ouverture du tunnel, un centre commercial a été créé : la Cité Europe. Il a permis à Coquelles de développer l'emploi et les activités commerciales en attirant des clients de tout le calaisis, mais également des habitants de la région ou encore des britanniques.

Zone d'activités[modifier | modifier le code]

En 2007, la ville de Coquelles ouvre une zone d'activité nommée : Les Terrasses. Elle est située derrière la clinique privée de Coquelles et les emplacements sont réservés aux sièges de grandes entreprises.

Clinique[modifier | modifier le code]

La ville de Coquelles dispose d'une clinique privée ouverte en 2006.

Hôtel[modifier | modifier le code]

On trouve 850 chambres d'hôtel (Bed and breakfast, Hôtel Formule 1, Hôtel Kyriad, Etap Hôtel, Hôtel Ibis, Suite Hôtel Accor, B&B Hotels, Holiday Inn) à Coquelles. Un hôtel de luxe est en cours d'implantation.

Industrie[modifier | modifier le code]

Courtaulds S.A.[modifier | modifier le code]

L'usine de Soie artificielle de Calais, a été construite en 1925.

En 1935, les fabricants de soie de Lyon ayant réussi à faire interdire l'appellation de soie artificielle, l'entreprise prend alors le nom de Filés de Calais. La même année commence la production de fibranne. En décembre de cette année, la ville de Calais, espérant récupérer cette nouvelle industrie, dépose une requête afin d'acquérir une partie du territoire de Coquelles, elle restera sans suite.

Suite à l'invasion allemande de 1940, l'usine doit cesser ses activités qui ne reprendront, au ralenti, qu'en décembre de la même année. En avril/mai 1942, de nouveaux bombardements amèneront un nouvel arrêt.De 1945 à 1960, les locaux sont remis en état et modernisés ; la fabrication reprend et de nouvelles filatures sont installées.

En 1965, la filature prend le nom de Courtaulds S.A., résultat de la fusion des Filés de Calais et de Courtaulds France. L'unité coquelloise ferme définitivement en juillet 1990 et laisse la place à une zone d'activités rebaptisée Coutimmo/Eurocap[Note 1],[Note 2].

Exploitation ferroviaire[modifier | modifier le code]

L´entrée dans le Tunnel sous la Manche á Coquelles
Le terminal de Coquelles.

Le tunnel sous la Manche a permis le développement d'un terminal ferroviaire ainsi que l'ouverture de grandes zones d'activités. Le terminal de Coquelles s'étend sur 700 hectares, parmi lesquels 90 000 m² sont consacrés aux activités commerciales et culturelles de la Cité Europe[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Appellations historiques[modifier | modifier le code]

  • Qualquella, 1145, Miraeus,
  • Calquella, 1168, Gallia Christianensis, chroniques de Lambert d'Ardres,
  • Calquelloe, 1170, Cartulaire de l'abbaye Saint Augustin,
  • Calquele, vers 1173, Calquilla, 1193, chroniques de l'abbaye d'Andres,
  • Kalquella, 1183, chroniques de l'abbaye de Licques,
  • Calcuilla, 1194,Miraeus,
  • Cauquelle, layette du Trésor des Chartes,
  • Calhuille, 24 mars 1359, Traité de Londres,
  • Quanquella, e siècle, cartulaire de l'abbaye Saint Augustin,
  • Cauqueulle, 1480, terrier d'Andres,
  • Calkewell, 1556, terrier anglais du Calaisis
  • Coquelles, en 1789

La Seigneurie de Coquelles[modifier | modifier le code]

Décrite ainsi : « Terre à clocher, située autour de l’ancienne église, comportant un “nombre important” de maisons ».

Autour de l'an 1000, Adèle de Selvesse[6] (née vers 1015), tient le fief de l’évêque de Thérouanne, et les terres de Coquelles. Elbodon De Bergues[7] (né vers 1010), châtelain de Bourbourg, serait devenu seigneur d'Ardres de par son mariage avec Adèle de Selve, dame d'Ardres. Leur fils Arnould Ier, vicomte d'Ardres[8] (1040 - 1093), semble être le premier à être qualifié de baron d'Ardres et serait peut-être le premier seigneur connu de Coquelles.

Ultérieurement, nous trouvons la filiation qui suit des seigneurs de Coquelles :

Louis Ier de Bournonville[9], seigneur de Bournonville, (1080 - 1125), épouse Sylvie de Coquelles (1085 - 1126), dame de Coquelles et qui serait une fille bâtarde du duc de Normandie et roi d'Angleterre, Guillaume le Conquérant.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Coquelles dans son canton et son arrondissement
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
- 1792 Caron Brasseur    
20/12/1792 1793 Césaire Evrard    
12 prairial 1793 1795 François Vasseur    
15/10/1795 1808 Joseph Caron    
1808 1821 Hubert Pigache    
1821 1867 Jules César Dupont    
1867 1901 Jules Lefebvre du Prey    
1901 1904 Jules Vasseur    
1904 1913 Armand Bara    
1913 1919 Hilaire Marrant    
1919 1925 Auguste Lefebvre    
1925 1937 Joseph Marrant    
1937 1940 Auguste Lefebvre    
1940 1975 Abel Mobailly    
1975 1983 Michel Grassien    
1983 1995 Pierre Crespel    
1995 2003 Astrid Crespel    
2003 2006 Michel Selingue DVD  
2006 en cours Michel Hamy DVD Conseiller général

Un centre de rétention administrative, destiné à emprisonner les étrangers dépourvus de titre de séjour, est construit à Coquelles par Bouygues dans les années 2000[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 369 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360 273 340 394 443 452 436 448 438
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410 440 486 452 455 494 557 619 623
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
630 655 736 846 862 927 877 866 972
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 144 1 158 1 248 2 081 2 133 2 370 2 353 2 332 2 291
2011 - - - - - - - -
2 369 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 26,5 %, plus de 60 ans = 16,7 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 18,4 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 26,9 %, plus de 60 ans = 17,4 %).
Pyramide des âges à Coquelles en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,4 
4,1 
75 à 89 ans
6,0 
12,3 
60 à 74 ans
11,0 
26,5 
45 à 59 ans
26,9 
19,4 
30 à 44 ans
21,1 
18,3 
15 à 29 ans
16,2 
19,3 
0 à 14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

De gueules au sautoir d’argent chargé en cœur d’un tourteau d’azur, accompagné en pointe d’une hure de sanglier aussi d’argent, allumée et défendue de sable.

Les Armoiries de Coquelles sont celle de Ide de Boulogne mère de Godefroy de Bouillon et portées par Jehan de Coquelles.
Elles se décrit ainsi : De gueules croisé de deux baudriers d'argent muni d'un tourteau d'azur et chef de sanglier en pointe. La devise en est : « Je maintiendrai ».

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Beaucoup diront que le tunnel est situé à Calais, néanmoins l'entrée du Tunnel ainsi que le site d'exploitation d'Eurotunnel est situé à Coquelles. L'aération du tunnel est assurée par d'immenses puits implantés à Sangatte.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Moulin à vent (cad. A 239) : inscrit au patrimoine français par arrêté du 14 novembre 1977.
  • Tunnelier : Implanté sur un rond-point en l'honneur des bâtisseurs du tunnel

Renseignements issus de : Bases de données du Ministère de la culture

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour une réaction officielle à la fermeture de Courtaulds S.A. à Coquelles, voir la question écrite no 11637 de M. Jean-Luc Bécart], publiée dans le Journal officiel du Sénat du 20 septembre 1990, page 2027.
  2. Voir Le britannique Courtaulds Textiles mise sur une stratégie de filière, Valérie Leboucq, Les Échos, no 16841 du 21 février 1995.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]