Estrée-Blanche

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Estrée-Blanche
Image illustrative de l'article Estrée-Blanche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Béthune
Canton Norrent-Fontes
Intercommunalité Communauté de communes Artois Flandres
Maire
Mandat
Bernard Delétré
2014-2020
Code postal 62145
Code commune 62313
Démographie
Population
municipale
949 hab. (2011)
Densité 178 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 35′ 38″ N 2° 19′ 19″ E / 50.5938888889, 2.3219444444450° 35′ 38″ Nord 2° 19′ 19″ Est / 50.5938888889, 2.32194444444  
Altitude Min. 37 m – Max. 99 m
Superficie 5,32 km2
Localisation

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Liens
Site web estree-blanche

Estrée-Blanche est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Deux rivières coulent à Estrée-Blanche : le Surgeon et La Laquette, le premier se jetant dans la seconde.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Estrée-Blanche
Blessy
Enquin-les-Mines Estrée-Blanche Liettres
Ligny-lès-Aire Rely

Histoire[modifier | modifier le code]

Estrée est un mot de l'ancien français, altération du latin strata[1], qui désignait une voie recouverte de pierres plates, racine adoptée par l'anglais (street) et l'allemand (Straße), ainsi que par la plupart des langues romanes. Ce mot, estrée, a disparu du français à la fin du Moyen Âge, mais il a été conservé dans un grand nombre de toponymes, particulièrement dans le nord de la France, signalant la proximité d'une voie romaine[2]. Il passait effectivement à Estrée Blanche la vingt-troisième Branche de la voie militaire romaine rattachée à la cinquième chaussée[3].

La commune est toujours desservie par cette voie, dite Chaussée Brunehaut, reliant Arras à Thérouanne, repérée aujourd'hui dans ces environs route départementale 341.

Durant la guerre de Succession d'Espagne lors du Siège de Lille (1708), le 2 septembre, le prince Eugène de Savoie-Carignan porte deux colonnes de son armée vers Estrée-Blanche. Une autre colonne sous la conduite du Duc de Malborough se dirige vers Divion[4].

Estrée-Blanche est située à l'extrémité du bassin minier Nord Pas de Calais. Une fosse a été ouverte sur la commune vers 1856[5] .

Un décret impérial du 31 aout 1858 accorde aux sieurs Félix Lequien, Tétin-Desgaspary, Alexandre-François Pinard, Adrien Mathieu et Benoit Furne la concession sur les communes d' Enquin et Estrées-Blanche. Dans ce décret l'article 2 précise le nom de la concession concession de Fléchinelle[6]. Il ne reste de cette époque que l'habitat typique.

Estrée-blanche corons.jpg

Le 5 juillet 1917 un aérodrome est implanté à Estrée-Blanche accueillant le n° 56 Squadron d'aviation anglais -[7]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Estrées (1157). Strate en flamand.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Estrée-Blanche dans son canton et dans l'arrondissement de Béthune
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2006 Gérard Traisnel    
2006 en cours Bernard Delétré    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 949 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300 330 359 374 394 413 424 416 453
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
430 426 440 494 544 584 570 564 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
824 998 1 158 1 487 1 507 1 264 1 207 1 352 1 180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 164 1 093 1 068 1 005 988 928 918 911 932
2011 - - - - - - - -
949 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique

r>

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 24,2 %).
Pyramide des âges à Estrée-Blanche en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
7,0 
75 à 89 ans
9,7 
11,2 
60 à 74 ans
13,4 
18,6 
45 à 59 ans
19,5 
22,4 
30 à 44 ans
19,5 
18,0 
15 à 29 ans
17,4 
22,4 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Château de Créminil

C'est la famille Le May qui fit construire ce château en 1443.

Il fut restauré après les dégâts causés par les troupes du XVIe siècle.

Les habitants de ce château sont: la famille LE MAY, en 1540 Hugues de Buleux, en 1670 Antoine de Vignacourt et la famille Le Merchier de 1687 à la Révolution.

L'église[modifier | modifier le code]

L'église, comme un certain nombre d'églises d'Artois, possède une flèche à crochets.

Estrée-blanche église02.jpg

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Château de Créminil Les façades, toitures et douves du château, ainsi que le parc boisé qui l'entoure avec l'allée de tilleuls qui mène au château (cad. allée de tilleuls, au débouché du CD 186 : C 26, 30 ; parc boisé délimité par la rivière la Laquette : C 454, 455 ; douves : C 28, 33 ; terrain entourant le château : C 29, 34 ; bâtiments du château et cour intérieure : C 35) : classement par arrêté du 19 avril 2005
  • parc du château de Créminil 1946/09/27 : inscrit MH

Renseignements issus de : Bases de données Ministère de la culture

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Longnon -Les noms de lieu en France: leur origine, leur signification, leurs transformations -Ayer Publishing - 1973 -
  2. Stéphane Gendron, La Toponymie des voies romaines et médiévales, éditions errance, Paris, 2006, 200 pages, pg 32
  3. Pierre-Nicola Grenier, Charles Dufour, Jacques Garnier - Introduction à l'histoire générale de la Picardie - volume 3 page 490 - Duval et Herment - 1856 -- numérisé par Google Books
  4. Madgett -Histoire de Jean Churchill, duc de Marlborough - 1808 - Volume 3 page 224 - archive cantonale et universitaire de Lausanne -numérisé par Google Books
  5. Recueil consulaire contenant les rapports commerciaux des agents belges à l'étranger- 1858 - page 491 - archive de l'université Harvard -numérisé par Google Books
  6. Annales des mines : ou recueil de mémoires sur l'exploitation des mines - cinquième série tome XIII page 206 - 1858 -Éditeurs Dalmont-Dunot 49 quai des augustins à Paris - archive de l'université du Michigan - numérisé par Google Books
  7. James J. Hudson -in Clouds of glory :americain airmen who flew with british during the great War - page 109 -1990 -archive de université du Kansas - numérisé par Google Books
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Évolution et structure de la population à Estrée-Blanche en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  11. Luc-Normand Tellier - Face aux Colbert: les Tellier, Vauban, Turgot.. et l'"avenement du libéralisme -Édité par PUQ - 1987 -page 711 -isbn 2760504611, 9782760504615
  12. Corneille Strobant -Histoire de la commune de Virginal - volume 3 page 513 - Édité chez Dehou - 1853 - Numérisé par Google Books