Double-sens cyclable

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Panneau C24a
Panneau C24a indiquant un double sens cyclable
Panneau interdisant le passage de tous véhicules, à l’exception des vélos
Panneau « sens interdit » à Bruxelles avec panonceau « excepté vélos », placé en sortie d'un sens unique limité

Un double-sens cyclable (DSC ou anciennement « contresens cyclable » (dénominations usuelles françaises)), parfois appelé « sens interdit sauf vélos » ou « sens unique limité (sul) aux véhicules motorisés » (dénominations belges) est un sens unique classique pour les véhicules motorisés, mais ouvert à la circulation des cyclistes dans les deux sens. Mais, c'est bien la fonction de la rue concernée qu'il y a lieu d'appréhender : les cyclistes doivent pouvoir y circuler dans les 2 sens, sur la chaussée ou sur une piste cyclable.

En France[modifier | modifier le code]

La logique des plans de circulation des années 1970-1980 a favorisé les sens uniques (plus de fluidité et de stationnement)‏. Dans les années 1990-2000, la mise en œuvre de sens uniques était également un outil permettant de dissuader les automobilistes d'utiliser des voies de desserte à des fins de transit (centre ville à Nantes, zones 30 à Paris, etc.). C'est souvent une contrainte très supérieure donnée aux cyclistes du fait de l'allongement des parcours cyclistes qui eux ont à fournir un effort musculaire.

Par une mise en œuvre simple, le double-sens cyclable présente l'avantage de raccourcir les distances à parcourir pour les vélos, de permettre un véritable maillage du réseau cyclable, de participer à une diminution des vitesses générales le tout en assurant une visibilité réciproque des protagonistes source de sécurité. Ce type d'aménagement demande surtout un traitement soigné des intersections.

En France, un décret en date du crée les zones de rencontre à double-sens cyclable systématique, sauf exceptions motivées définies par arrêté municipal) et généralise le principe du double-sens cyclable dans toutes les rues à sens unique des zones 30 (sauf exceptions motivées définies par arrêté municipal). Cette dernière disposition devait être mise en œuvre avant le [1]. Pour sa signalisation, le panneau « sens interdit » existant doit être complété par un panonceau « sauf vélos ». Dans le sens « entrant » pour les véhicules motorisés, le double-sens cyclable peut être signalé par un panneau d'indication de type C24a. De plus, sur les voies sécantes, un autre panneau de type C24c, peut être installé.

De nombreuses collectivités avaient depuis plusieurs années déjà mis en place des double-sens cyclables (Nantes, Illkirch Graffenstaden, Bourgoin-Jaillieu, Lille, Lyon, Grenoble, etc.). Le double-sens cyclable a été introduit à Paris en février 2010[2].

Le double-sens cyclable a pour avantage d'éviter aux cyclistes de longs détours, parfois par des axes chargés. La circulation des vélos à contresens de la circulation générale est réputée plus sûre que dans le même sens, car les cyclistes et les automobilistes se voient mutuellement en se croisant. On en trouve de nombreux exemples dans les villes nordiques, néerlandaises, allemandes, belges et suisses (souvent plus de 80 % des rues en sens unique en sont dotées), et de plus en plus de villes françaises en réalisent (à Strasbourg, au moins 40 % des rues en sens unique sont équipées de double-sens cyclable).

Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la FUBicy (désormais appelée FUB, depuis 2010) a attribué son Guidon d’or à la ville de Grenoble pour la mise en place de nombreux double-sens cyclables.

Exemples[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Panneau M9v2
Panneau M9v2

Le panonceau M9v2 (ci-contre) doit être apposé (en France) sous le panneau de sens interdit. Certaines versions « Sauf vélos » ou « Sauf cyclistes » sont cependant quelquefois rencontrées dans les villes qui ont mis en place les DSC avant 2008.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret no 2008-754 du 30 juillet 2008 portant diverses dispositions de sécurité routière », Legifrance,‎ 1er août 2008 (consulté le 14 juin 2010)
  2. « BMO du 5 mars 2010 », Mairie de Paris,‎ 5 mars 2010 (consulté le 20 septembre 2010)

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