Étrun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Étrun
L'église Saint-Nicolas.
L'église Saint-Nicolas.
Blason de Étrun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Dainville
Intercommunalité Communauté urbaine d'Arras
Maire
Mandat
Michel Mathissart
2014-2020
Code postal 62161
Code commune 62320
Démographie
Gentilé Strumensiens
Population
municipale
335 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 54″ N 2° 42′ 07″ E / 50.315, 2.70194444444 ()50° 18′ 54″ Nord 2° 42′ 07″ Est / 50.315, 2.70194444444 ()  
Altitude Min. 58 m – Max. 107 m
Superficie 2,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Étrun

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Étrun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Étrun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Étrun
Liens
Site web etrun.fr

Étrun est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Strumensiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Gy et sa petite cascade à Étrun.

Étrun est traversé par le Gy, par l'ex-route nationale 39 et par la voie ferrée Arras / Saint-Pol.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Étrun
Mont-Saint-Éloi

Haute-Avesnes

Marœuil
Étrun
Agnez-lès-Duisans Duisans

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est installée sur l'emplacement d'un ancien oppidum (agglomération fortifiée celtique) dont on peut encore discerner les remparts dans la topographie. Il s'agissait vraisemblablement de la capitale des Atrébates, peuple gaulois occupant le Sud-Est du Pas-de-Calais[1].

L'histoire de cette commune est marquée par la vie de l'abbaye des Dames d'Étrun. Pour être admises à l’abbaye bénédictine d’Étrun, les religieuses devaient faire la preuve de huit quartiers de noblesse, quatre paternels et quatre maternels. Toutes issues de la haute noblesse, les dames et demoiselles de l’abbaye d’Étrun recrutaient leurs servantes dans les familles bourgeoises et nobles de moins grande richesse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Estrom (1076-92), Strumus (1085-93), Struem (1142), Stroem (1155).
  • Stroom en flamand[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Étrun dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Michel Mathissart PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 335 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
190 200 220 219 237 234 251 263 268
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
282 292 298 308 296 283 294 265 248
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
236 256 230 293 236 232 247 269 324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
378 414 367 302 336 326 329 335 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

/center>

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,8 %, 15 à 29 ans = 12,7 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 20 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 22,6 %, plus de 60 ans = 21,9 %).
Pyramide des âges à Étrun en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,6 
4,8 
75 à 89 ans
7,9 
15,2 
60 à 74 ans
13,4 
21,8 
45 à 59 ans
22,6 
20,6 
30 à 44 ans
21,3 
12,7 
15 à 29 ans
15,9 
24,8 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

parti : au 1) parti émanché de sable et d’or, au 2) d’azur à la crosse contournée d’or, tenu par un dextrochère de carnation mouvant de l’émanché brochant sur le parti principal

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Pitié

Sur le dessus de la porte on peut lire : « … trois demoiselles religieuses d'Etrun … l'an 1624 ont fessé batard ces chapelle de Notre Dame de Pitié … »

La légende dit que trois religieuses ont été emmenées par un cheval emballé et qu'elles ont juré qu'elles bâtiraient une chapelle à l'endroit où le cheval s'arrêterait. Il semble que la route de Saint-Pol à cette époque passait à cet endroit, son tracé fut rectifié ultérieurement.

  • Maison de campagne de Monseigneur de la Tour-d'Auvergne : Propriété comprenant une partie de l'oppidum gaulois[7] et où subsistent des vestiges de l'ancienne abbaye des Dames. (inscription par arrêtés du 29 novembre 1985 et du 26 février 1993)[8],[9]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Méliador Bize, né vers 1515-1517, décédé probablement entre le 2 mai 1567 et le 11 juillet 1569, principal censier des dames de l’abbaye d’Etrun de 1535 à 1543, lieutenant d’Etrun, fondateur de la branche d’Etrun. Méliador Bize est censier des dames de l’abbaye bénédictine d’Etrun, à Coullemont, le 2 mai 1567, à l’occasion du mariage de son fils Léger Bize. Méliador Bize est cousin germain de Philippe Bize, seigneur partiaire d’Hardecourt. Le bail de Méliador Bize, ou encore Miliador Bize, qui occupe le principal manoir d’Etrun, nommé aussi la cense du grand marché d’Etrun, datant de 1541, l’oblige à remettre en fin de contrat 100 mencaudées pour la sole de blé, 120 pour la sole de mars, en « avoisne, pois, vesches, pamelle » et 118 mencaudées « à gasquère binottées d’hiver le tout bien et suffisamment ».

Léger Bize, né vers 1542, est lieutenant et principal censier des dames de l’abbaye d’Etrun; il est, également, appréciateur de biens à l’occasion des centièmes de 1569. Il y paie, d’ailleurs, la plus forte contribution avec 100 sols pour les meubles soumis à l’impôt et 16 livres pour les immeubles de son héritage. Il épouse, par contrat du 2 mai 1567, Marguerite de Moncheaux. M. Briavoine, membre de l’Académie royale de Belgique, est l’auteur d’un livre relatant son voyage dans les Pays-Bas, au XVIIIe siècle. Il indique que les premiers baux exigent peu du tenancier. En 1560, Léger Bize occupe « la maison de la cense d’Estru avec prez et terres au nombre de 336 mencauds à toutes soles ».

Albert Bize, fermier, oncle d'Alexis Caron, est élu, le 7 mars 1790, sur la liste des notables.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Delmaire R., Carte archéologique de la Gaule : Le Pas-de-Calais (62/2), Paris : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 608 p.
  2. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Étrun en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  7. Mémoires des antiquaires de France : 1817-1869, Volume 5 - éditeur Fournier, 1823 - A lire
  8. « Notice no PA00108275 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Bases de données Ministère de la culture