Cracovie

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Cracovie
Kraków
Blason de Cracovie
Héraldique
Drapeau de Cracovie
Drapeau
Rynek Główny, château du Wawel, Barbacane,basilique Sainte-Marie, église Saints-Pierre-et-Paul, Collegium Maius
Rynek Główny, château du Wawel, Barbacane,
basilique Sainte-Marie, église Saints-Pierre-et-Paul, Collegium Maius
Administration
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Voïvodie POL województwo małopolskie COA.svg Petite-Pologne
Président (maire) Jacek Majchrowski
Code postal 30-024 à 31-962
Indicatif téléphonique international +(48)
Indicatif téléphonique local 12
Immatriculation KR
Démographie
Gentilé Cracoviens
Population 758 334 hab. (2012)
Densité 2 320 hab./km2
Population de l'agglomération 1 408 690 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 50° 04′ N 19° 57′ E / 50.067, 19.9550° 04′ Nord 19° 57′ Est / 50.067, 19.95  
Altitude Min. 188 m – Max. 383 m
Superficie 32 680 ha = 326,8 km2
Localisation

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Cracovie
Liens
Site web http://www.krakow.pl

Cracovie (prononcer [kʁakoˈvi ] ; en polonais : Kraków [ˈkrakuf ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une ville de Pologne, chef-lieu de la voïvodie de Petite-Pologne ; elle est située à 300 km au sud de Varsovie, sur la Vistule.

Datant du VIIe siècle[1], c'est une des villes les plus anciennes et les plus importantes de Pologne, dont le patrimoine architectural est très bien conservé. La ville historique se situe au pied de la colline du Wawel.

Avec ses 756 441 habitants (appelés Cracoviens), elle est la deuxième plus grande ville de Pologne. Cracovie était, avant Varsovie, la capitale de la Pologne[2] et elle est souvent considérée comme le véritable centre du pays avec ses traditions et son passé vieux de plus de 1 000 ans. Elle est le centre culturel et scientifique du pays, avec l’Université jagellonne de Cracovie, la deuxième plus ancienne université d'Europe centrale (1364, après celle de Prague fondée en 1348 ; celle de Varsovie date de 1816).

Karol Wojtyła était évêque puis archevêque de Cracovie, avant de devenir pape en 1978, le premier pape non italien depuis 455 ans[3]. La même année, le centre historique de Cracovie a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[4],[5]. Elle est également classée « ville mondiale » par le GaWC avec le rang de « Haute suffisance[6] ». Elle a été capitale européenne de la culture en 2000.

Cracovie sera l'hôte des Journées mondiales de la jeunesse en 2016, du Championnat d'Europe de handball masculin 2016 et du Championnat du monde de volley-ball masculin en 2014.

Histoire[modifier | modifier le code]

Légende[modifier | modifier le code]

D'après le témoignage le plus ancien qui nous soit parvenu (Chronica seu originale regum et principum Poloniae), de l'évêque de Cracovie, Vincent Kadlubek, qui vécut de la fin du XIIe siècle au début du XIII, un souverain imaginaire, Krakus (ou Krak), fonda la cité de Cracovie sur la colline du Wawel au-dessus de l'antre du dragon (le dragon du Wawel du nom de la falaise qui domine à cet endroit la Vistule) qu'il venait de tuer. Ce roi légendaire, Krakus, donna son nom à la ville de Cracovie.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville pourrait dériver du proto-slave « Krak » signifiant « chêne sacré », en référence peut-être au culte païen des Vislanes, le peuple slave du lieu.

IVe siècle[modifier | modifier le code]

Premières traces d'habitations sur la colline du Wawel.

VIe siècle[modifier | modifier le code]

Les premiers écrits historiques font état des Slaves s'installant sur les bords de la Vistule au VIIIe siècle. L'histoire de Cracovie commence avant la création de l’État polonais, en tant que capitale du peuple des Vislanes. On y indique que le prince des Vislanes a été baptisé. Il est possible que Cracovie ait été vassale, alliée ou même partie de la Grande-Moravie, alors vecteur du christianisme dans la région. La légende du dragon, qui rappelle celle de Saint Georges, pourrait être un souvenir de l'abandon du paganisme.

Xe siècle[modifier | modifier le code]

Quand la Grande-Moravie est détruite par les Hongrois, Cracovie est administrée par les rois de Bohême. À la fin du Xe siècle, Cracovie est un important centre commercial et, conquise par Boleslas Ier le Vaillant, elle passe sous la domination de la dynastie Piast. Les données deviennent plus précises après l'an 1000. Les premiers monuments en pierre sont édifiés à cette époque : un château, des églises romanes, la cathédrale du Wawel, ainsi que l'église Saints-Félix-et-Adaukt (pl), sur la colline du Wawel.

XIe au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Boleslas le Vaillant, premier roi de Pologne, a été couronné à Cracovie en 1025[7]. En 1038, Cracovie devient la capitale de la Pologne. À partir de 1072, saint Stanislas, saint patron de la Pologne, est évêque de la ville. Deux cents ans plus tard, la cité est presque totalement détruite par les raids des Tatars. En 1257, Cracovie est reconstruite et on peut en voir le résultat encore aujourd'hui dans la vieille ville. Elle devient membre de la Ligue hanséatique. Depuis 1150, il existe une école de latin sous la direction de l’évêché de Cracovie.

XIVe siècle[modifier | modifier le code]

Les rois de Pologne résidaient dans la ville de Cracovie de 1305 à 1595, et y étaient ensuite sacrés[8].

En 1308, la rébellion des citoyens germanophones de Cracovie est écrasée par le duc Ladislas, le futur roi de Pologne. Les citoyens germanophones taisent leurs ambitions politiques et essayent de se « poloniser » le plus rapidement possible en apprenant le polonais.

Le 12 mai 1364, le roi Casimir III de Pologne (Casimir le Grand) fonde l’Académie de Cracovie (actuelle Université Jagellonne ; la plus ancienne université d'Europe centrale après celle de Prague).

Parmi les visiteurs au XIVe siècle, il y eut Guillaume de Machaut qui écrivit une œuvre sur le banquet de Mikołaj Wierzynek (le 22 septembre 1364 pendant un congrès international des rois) à "Cracouve" où participaient le roi Casimir III de Pologne, Louis Ier de Hongrie, Valdemar IV de Danemark et d'autres princes allemands et polonais.

L'archevêque de Cracovie est alors l'égal des princes de l'Empire.

Cracovie connaît une période florissante sous le règne de la dynastie lituanienne Jagellon (1386-1572) qui entretenait de bonnes relations avec les Habsbourg. Capitale d'un État puissant, elle devient un centre bouillonnant des arts et sciences, admirée par les étrangers et encensée par les poètes. De cette époque datent de nombreux monuments et œuvres artistiques de la Renaissance.

XVe siècle[modifier | modifier le code]

En 1475, le duc Georges le Riche de Bavière demande la main d’Hedwige, fille de Casimir IV Jagellon. Après un voyage de deux mois, Hedwige arrive à Landshut où son mariage est célébré avec faste (Landshuter Hochzeit).

En 1488, l'humaniste et poète lauréat de l'Empire Conrad Celtes fonde la Sodalitas Litterarum Vistulana, une société de savants basée sur le modèle des Académies romaines. L’année suivante, Veit Stoss de Nuremberg apporte la dernière touche au grand autel de l’église Notre-Dame. Il finit aussi le sarcophage de marbre pour Casimir IV Jagellon. De nombreux artistes (principalement de Nuremberg) travaillaient à Cracovie. Avant 1500, Haller met en place la première presse d'imprimerie à Cracovie.

Entre 1491 et 1495, Nicolas Copernic étudie à Cracovie.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Sigismond III à cheval.

En 1505, le « Balthasar Behem Codex », du nom du chancelier de Cracovie, décrit et règlemente les statuts des corporations des citoyens de langue allemande dans la ville.

En 1520, Johann Behem ordonne la production de la cloche de Sigismond qui est aujourd'hui encore la plus grosse cloche de Pologne.

L'Alsacien Jost Ludwig Dietz (en latin Jodocus/Justus Ludovicus Decius) financier, économiste, écrivain (en latin) et historien, devenu conseiller du roi Sigismond Ier le vieux de Pologne fait construire en 1535 la Villa Decius.

À cette époque, Hans Dürer, le plus jeune frère d'Albrecht Dürer, est peintre à la cour de Sigismond Ier Jagellon. Hans von Kulmbach termine l’autel de l’église Saint-Jean. La mort de Sigismond II de Pologne en 1572 met fin à la dynastie Jagellon.

En 1596, le roi Sigismond III Vasa transfère la résidence royale à Varsovie qui a été annexée par la Pologne (elle faisait partie auparavant du duché de Mazovie). Cracovie voit son influence diminuer et perd de son importance d'autant plus qu'elle est affaiblie par les pillages lors des invasions suédoises et par la peste qui fait 20 000 victimes.

XVIIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Gravure de Cracovie au XVIIe

La Pologne doit faire face aux envies de puissance de ses pays voisins, la Prusse et la Russie ayant des vues sur ce territoire. Tadeusz Kościuszko lance un dernier mouvement d'insurrection à partir de Cracovie pour tenter de maintenir l'indépendance de la Pologne mais cela se termine par un échec et en 1795, le pays est partagé entre la Prusse, la Russie et l'empire autrichien qui hérite de Cracovie (incorporée à la province de Galicie).

L'année 1809 apporte la libération à Cracovie qui est intégrée au duché de Varsovie. Entre 1815 et 1846, elle devient une « ville libre » (ville libre de Cracovie) à la souveraineté limitée. En 1846, après une nouvelle tentative de rébellion, Cracovie repasse sous le contrôle direct de l'empire autrichien. Après la guerre austro-prussienne de 1866, l'Autriche accorde l'autonomie à la province galicienne en échange de la loyauté polonaise. Cracovie est de nouveau un symbole national. Les Autrichiens étant moins durs que les Russes ou les Prussiens, Cracovie peut s'épanouir et redevenir le centre culturel et artistique de la Pologne. De célèbres peintres, écrivains et poètes y viennent travailler : Jan Matejko, Stanisław Wyspiański, Stanisław Ignacy Witkiewicz, Stanisław Przybyszewski, Jan Kasprowicz, Juliusz Kossak et Wojciech Kossak. Cracovie devient le principal centre du modernisme polonais dont les plus grands représentants sont Wyspiański et Przybyszewski.

À Cracovie et Varsovie, des mouvements de libération nationale sont actifs malgré l'occupation et les mesures coercitives et décourageantes prises par les puissances occupantes (usage du polonais banni dans de nombreuses régions…).

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, les troupes de Cracovie combattent au côté des Empires centraux avec l'Allemagne et l'Autriche afin d'obtenir une plus grande autonomie, à la suite d'une promesse faite conjointement le 5 novembre 1916. En 1917, les Allemands et les Austro-Hongrois installent un Conseil d’État provisoire. En 1918, Woodrow Wilson prend parti pour l'indépendance de la Pologne, et Cracovie et la Galicie font partie de la Pologne reconstituée, tandis que les troupes de Józef Piłsudski désarment l'armée austro-hongroise présente dans la région.

En septembre 1939, Cracovie tombe aux mains de la Wehrmacht à la suite de l'accord de partage de la Pologne entre Hitler et Staline. Elle devient la capitale des territoires occupés polonais non intégrés au Reich, soit le Gouvernement général. Le gouverneur général Hans Frank aménage des camps de concentration dans les environs de Cracovie, surtout à Plaszow. Bien que les occupants aient fait quelques dégâts, Cracovie a été globalement préservée des bombardements et de destructions massives mais elle a souffert de la perte de nombreux habitants : juifs et intellectuels ont été déportés. Ainsi, plus de 180 professeurs et scientifiques de l'Université Jagellonne de Cracovie, convoqués pour une conférence, y ont été arrêtés et déportés au camp de concentration de Sachsenhausen où une grande partie périrent (Sonderaktion Krakau).

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la population de Cracovie a quadruplé et la ville est redevenue le centre culturel de la Pologne. En 1978, l'Unesco a inscrit le centre historique de Cracovie sur la liste du patrimoine mondial.

Il y a trois siècles, Cracovie était qualifiée par le célèbre graveur Mateusz Merian de « totius Poloniae urbs celeberrima[9] » qui reflète le caractère unique et exceptionnel de cette ville, capitale royale de la Pologne, ville de l'astronome Nicolas Copernic et du pape Jean-Paul II.

Cracovie juive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ghetto de Cracovie.

Plusieurs siècles de présence

La synagogue Remuh (2006)

À l’instar de plusieurs grandes villes de Pologne, l’histoire de Cracovie est fortement marquée par la présence d’une importante communauté juive dont les premières traces remontent au XIIIe siècle. Bénéficiant d’une relative protection de la part des autorités locales, les juifs contribuèrent à la prospérité économique de la ville et à son enrichissement social au fil des générations. Ils participèrent également à la vie politique jusqu'aux plus hautes fonctions, comme le maire de 1933 à 1939, Mieczysław Kaplicki (né Maurycy Kapellner, 1875-1959), ou le rabbin Ozjasz Thon (1870-1936), député à la diète de 1919 à 1935[10].

La population juive passa de 25 870 en 1900 à 56 800 en 1931. Avant la Seconde Guerre mondiale, on estime que près d’un quart des habitants de Cracovie étaient israélites, soit une population juive de 60 000 personnes sur un total de 250 000 habitants environ[11].

Une vie culturelle remarquable[modifier | modifier le code]

Les juifs de Cracovie résidaient principalement dans le quartier de Kazimierz dans lequel se trouvaient en nombre synagogues, écoles et institutions israélites ainsi que commerces et lieux communautaires.

La rue Szeroka, la synagogue Remuh et son cimetière du XVIe siècle, les synagogues Stara, Wysoka, Isaac et Kupa ou encore la Place Nouvelle constituent les derniers vestiges de ce qui fut, il y a quelques dizaines d’années encore, l’un des plus éminents lieux de la culture yiddish en Europe centrale.

L'ancien hôtel-de-ville (Ratusz) de Cracovie sur le Rynek Główny

Le souffle destructeur de la Shoah[modifier | modifier le code]

Quatre-vingt-dix pour cent des juifs de Cracovie furent assassinés par les nazis entre 1939 et 1945. L’holocauste a vidé la ville de ses habitants israélites qui furent déportés, avec une rare cruauté, dans les camps de concentration et d’extermination voisins. 20 000 d’entre eux furent temporairement enfermés dans le ghetto du quartier de Podgórze situé de l’autre côté de la Vistule.

Les rares survivants se heurtèrent par la suite à de nouvelles manifestations d'antisémitisme comme en témoigne le pogrom de Cracovie, le 11 août 1945. Ils furent également victimes de manipulations par le régime de Władysław Gomułka qui tenta de leur faire porter la responsabilité de ses échecs dans les années 1960 et organisa des procès politiques iniques. Il resterait aujourd'hui à Cracovie environ 200 juifs polonais, pour la plupart des personnes âgées[11].

La vieille mairie de Kazimierz

Vers une renaissance ?[modifier | modifier le code]

Totalement laissé à l’abandon durant les cinquante années ayant suivi la fin de la seconde Guerre mondiale, le quartier de Kazimierz connaît actuellement un fort renouveau touristique, principalement en raison du succès rencontré par le film de Steven Spielberg, La Liste de Schindler, réalisé sur place. L’œuvre du cinéaste met en lumière le rôle d’un industriel allemand qui sauva des centaines de vies en faisant travailler dans son usine des juifs promis à une mort certaine. Avec le pharmacien du ghetto, Tadeusz Pankiewicz, il reçut le titre de « Juste parmi les nations » du Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem.

Des visiteurs se rendent à présent sur les lieux du tournage et y découvrent des restaurants, cafés et librairies puisant dans le passé juif de la ville une thématique originale[12]. Le festival de culture juive de Cracovie est le plus grand événement de ce genre au monde dans un milieu sans population juive locale.

Si ces initiatives semblent annoncer une forme de réhabilitation matérielle des lieux, elles n’en posent pas moins la question du respect de la mémoire des victimes de la barbarie nationale-socialiste. Le martyr du peuple juif demeure incommensurable durant l'occupation allemande de la Pologne et Cracovie fut l’un de ses plus tragiques théâtres.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cracovie se trouve dans la partie sud de la Pologne, sur la Vistule (en polonais : Wisła), dans une vallée au pied des Carpates, à 219 m au-dessus du niveau de la mer, à mi-chemin entre le Jura cracovien (au nord) et les montagnes Tatras (au sud), constituant la frontière naturelle avec la Slovaquie et la République tchèque. La ville se situe à 230 km de la frontière avec l'Ukraine. Le centre-ville est placé sur la rive gauche de la Vistule.

La ville a une population d'environ 760 000 habitants, alors que 8 millions de personnes habitent dans un rayon de 100 km autour de la place centrale de Cracovie[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Cracovie
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −5,3 −5,1 −0,5 5,5 9 13,8 15 14,7 10,2 4,8 0,2 −2,9 5
Température moyenne (°C) −2,1 −1,8 3,8 9,6 14,1 18 19,6 19,3 14,7 9,2 2,6 0 8,9
Température maximale moyenne (°C) 1,1 1,5 7,9 13,7 19,8 22,1 24,2 23,9 19,2 13,6 5 2,9 12,9
Record de froid (°C) −29,9 −29,4 −22,9 −9,4 −2,7 0,6 4,3 2 −4,1 −7,9 −17,7 −25,5 −29,9
Record de chaleur (°C) 15,7 21 25,2 29,6 33,3 35,5 36,1 38,4 33,1 27,7 21,2 18,9 36,7
Ensoleillement (h) 43 54 102 144 189 204 208 183 153 105 51 33 1 469
dont pluie (mm) 34 34 35 42 56 84 90 82 55 44 41 34 631
Nombre de jours avec précipitations 15 12 13 9 11 12 13 13 11 12 14 12 147
Humidité relative (%) 82 82 77 68 63 69 71 74 75 79 83 86 76
Source : Institute of Meteorology and Water Management, août 2010


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Parcs et réserves naturelles[modifier | modifier le code]

La fontaine du parc Planty.

Il y a aux alentours de 40 parcs à Cracovie, composés de jardins et de petites forêts[14]. Plusieurs d'entre eux, comme le parc Planty, le jardin botanique de l'Université Jagellonne, le parc Krakowski, le parc Jordan ou encore le parc Błonia, se situent au centre de la ville. Les parcs et les espaces verts couvrent une superficie de 318,5 hectares.

Le parc Planty est le parc le plus connu de Cracovie. Il a été aménagé entre 1822 et 1830 à la place des remparts entourant la ville, formant ainsi une ceinture verte autour de la vieille ville. Il est composé d'une chaîne de petits jardins caractérisés par des styles différents, généralement en rapport avec les monuments des alentours. Le parc a une superficie totale de 21 hectares[15].

Le parc Jordan, créé en 1889 par le docteur Henryk Jordan, était le premier parc public de ce type en Europe[16]. Le parc construit sur les rives de la Rudawa a été équipé avec des ateliers de course et d'exercice physique, une place de jeu, une piscine, un amphithéâtre, et des activités sur l'eau.

Le parc Krakowski, moins connu, a été créé en 1885 par Stanisław Rehman, mais a vu sa taille se réduire très rapidement. C'était, à la fin du XIXe siècle, le point de rendez-vous principal des Cracoviens[17].

Il y a cinq réserves naturelles à Cracovie, avec un domaine d'à peu près 48,6 hectares. En raison de leur valeur écologique, ces domaines sont légalement protégés. La partie occidentale de la ville, le long de son côté du nord et du Nord-Ouest, borde un domaine d'envergure internationale connu comme le refuge de Bielany-Tyniec (en). Les motifs principaux pour la protection de cette zone incluent la faune, la flore et le paysage. Une autre partie de la ville est placée dans le « couloir écologique » de la vallée de la Vistule. Ce couloir est aussi évalué comme étant de signification internationale dans le cadre du réseau écologique Pan-européen[18].

Administration[modifier | modifier le code]

Jacek Majchrowski, le président (maire) de Cracovie

Le conseil municipal de Cracovie, qui a le pouvoir délibératif, compte 43 membres et élit son président, qui n'a aucun rôle exécutif[19]. Le chef de l'exécutif municipal (maire de la ville), qui a traditionnellement le titre de président, est élu pour 4 ans au suffrage universel direct. L'élection du conseil municipal et du président de la ville[20], qui se tiennent en même temps, sont basées sur un décret du 20 juin 2002. Le président actuel de Cracovie, qui a été élu en 2002, réélu en 2006 et en 2010, est Jacek Majchrowski (sans étiquette nationale, divers gauche). Plusieurs membres du Parlement national polonais (Sejm) sont des membres du Parlement national Polonais élus de la circonscription de Cracovie.

Le Palais Wielopolski, bureau du maire de Cracovie et siège du conseil municipal.

Parmi les responsabilités du maire, figurent la recherche de solutions aux différents problèmes sociaux et économiques, les arrêtés municipaux, ainsi que la prévention des diverses catastrophes naturelles et autres incidents. C'est aussi lui qui est chargé de promouvoir les postes d'administrateurs municipaux.

Le président de la ville dirige celle-ci sous le contrôle du conseil municipal et des services de la municipalité. Dans les années 1990, la gouvernance locale a été réorganisée afin de mieux différencier ses fonctions politiques de ses fonctions administratives. Un bulletin public d'information a été créé pour informer les citoyens des activités de la municipalité[21].

En 2000, la municipalité a lancé un programme appelé « Ville sûre », en coopération avec la police, les services sociaux, les pompiers et la sécurité publique. Le taux de délinquance a alors baissé de 3 % entre 2000 et 2001[22].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quartiers de Cracovie.

La ville de Cracovie est divisée en 18 quartiers administratifs (également appelés « arrondissements ») (en polonais : dzielnica)[23], chacun avec un degré d'autonomie vis-à-vis de la municipalité.

La Place Jan Matejko au Kleparz est l'un des plus importants lieux publics de la ville

Les quartiers les plus vieux de Cracovie ont été insérés dans la ville à la fin du XVIIIe siècle.

Les quartiers majeurs qui ont été ajoutés lors des XIXe et XXe siècles incluent Podgórze, qui, jusqu'en 1915, était une ville séparée sur la rive sud de la Vistule et Nowa Huta, à l'est du centre-ville, a été construit après la Seconde Guerre mondiale et a été fusionné avec la ville en 1951.

Parmi les quartiers historiques les plus notables de la ville figurent la Colline du Wawel (sur laquelle se situe le Château du Wawel ainsi que la Cathédrale du Wawel), où plusieurs souverains polonais ont été sacrés et couronnés ; le centre historique dans lequel se trouve la Place du Marché, ainsi qu'une douzaine d'églises et de musées ; les bâtiments de l'Université Jagellonne de Cracovie datant du XIVe siècle ; ou encore le quarter juif de Kazimierz

Le centre historique de Cracovie héberge 6 sites et monument historiques, ainsi que plus de 2 millions d'œuvres d'art[24]. Il compte aussi une riche variété d'architecture historique, comme la Renaissance, le baroque, ou encore l'architecture gothique.

Nom du quartier Population Superficie[25]
Stare Miasto (I) 41 121 5,59 km2
Grzegórzki (II) 30 441 5,86 km2
Prądnik Czerwony (III) 46 621 6,38 km2
Prądnik Biały (IV) 66 649 23,70 km2
Krowodrza (V) 34 467 5,38 km2
Bronowice (VI) 22 467 9,57 km2
Zwierzyniec (VII) 20 243 28,66 km2
Dębniki (VIII) 56 258 46,71 km2
Łagiewniki (IX) 15 014 5,73 km2
Swoszowice (X) 20 461 24,16 km2
Podgórze Duchackie (XI) 52 522 10,65 km2
Bieżanów-Prokocim (XII) 63 270 18,46 km2
Podgórze (XIII) 32 050 25,16 km2
Czyżyny (XIV) 26 169 12,29 km2
Mistrzejowice (XV) 54 276 5,47 km2
Bieńczyce (XVI) 44 237 3,69 km2
Wzgórza Krzesławickie (XVII) 20 234 23,75 km2
Nowa Huta (XVIII) 58 320 65,52 km2
Total 705 000 279,53 km2

La division actuelle a été mise en place le 27 mars 1991 et a été légèrement modifiée le 19 avril 1995 par la municipalité de Cracovie.

Les quartiers sont les suivants (leur nom s'écrit en nombres romains) :


Les quartiers de Cracovie

Religions[modifier | modifier le code]

La Cathédrale du Wawel, lieu où les couronnements étaient célébrés.

La ville de Cracovie est connue pour ses églises et ses édifices religieux. L'abondance de temples, d'églises, de synagogues et de monastères lui a donné le nom de « la Rome du Nord » dans le passé. Cracovie recense en effet pas moins de 120 églises en 2007, donc 65 ont été construites au XXe siècle. Depuis, d'autres ont été édifiées[26].

Parmi ces édifices religieux, figurent 48 églises catholiques, 10 églises millénaristes, 8 temples protestants, 5 temples bouddhistes, et 48 temples orthodoxes.

Cracovie contient aussi beaucoup de monuments d'architecture juive, répartis partout en Pologne. C'était un centre de la vie spirituelle juive avant son invasion durant la Seconde Guerre mondiale. Avant cette dernière, il y avait environ 90 synagogues actives à travers la ville ; il n'en reste plus que douze, dont 6 en service. D'autres monuments et lieux de culte du judaïsme ont été détruits par les nazis durant cette guerre[27].

La République populaire de Pologne était le seul État du bloc soviétique à autoriser l'Aliyah juive sans demander d'autorisation ou de permis[28]. Staline a retenu les juifs en URSS, comme convenu dans la Conférence de Yalta[29]. Récemment, et ce grâce aux efforts des organisations juives, et avec l'aide financière de nombreuses associations étrangères, la plupart des synagogues de la ville ont pu être restaurées, et ainsi être ouvertes au public.

Économie[modifier | modifier le code]

Cracovie est un centre économique majeur pour la Pologne et pour la région de Petite-Pologne. Elle bénéficie d’un taux de chômage bien moins élevé que la moyenne nationale avec 4,8 % pour 13 % dans le pays.

À la suite de la chute du régime communiste, le secteur privé n’a cessé de progresser de manière régulière. De nombreuses multinationales se sont installées à Cracovie : Google, IBM, Motorola, Delphi, General Electric, Aon Hewitt, Hitachi, Philip Morris, Capgemini ou encore le groupe allemand MAN constructeur de poids lourds dont la ville abrite une usine de production[30]. Des groupes anglais, allemands et scandinaves sont également installés dans la ville.

Le tourisme est également un secteur d'activité important à Cracovie, avec un nombre annuel de visiteurs qui a atteint 9 millions en 2012[31]. C’est la deuxième ville la plus visitée du pays après la capitale.

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports à Cracovie.
Bombardier Flexity Classic (NGT6) à Cracovie, rue Basztowa

Le système des transports en commun à Cracovie est basé sur un vaste réseau de tramway reliant la majorité des quartiers avec le centre-ville et complété par un réseau de bus. Ce système est géré par la SIKiT[32] (Zarząd Infrastruktury Komunalnej i Transportu – Régie de l'infrastructure communale et des transports), et la majorité des prestations est effectuée par la MPK[33] (Miejskie Przedsiębiorstwo Komunikacyjne - Société municipale de transport). Le tout est complété par un certain nombre d'opérateurs privés de minibus desservant la banlieue plus éloignée. Le parc est en renouvellement permanent et, quant aux autobus, a déjà dépassé 90 % des véhicules à plancher bas. Des trains locaux relient la ville à la banlieue. La plus grande partie du centre historique de la ville a été métamorphosée avec une zone piétonne laissant une place à des calèches à cheval, à des cyclo-taxis et à des véhicules électriques destinés à la visite de la ville[34]. Les moyens de transport historiques sont présentés au Musée d'ingénierie municipale dans le quartier de Kazimierz, avec beaucoup de tramways, voitures et autobus anciens.

Des liaisons ferroviaires directes sont disponibles vers la plupart des grandes villes polonaises. Des trains partent régulièrement vers Varsovie. D'autres effectuent des liaisons vers des destinations internationales comme Berlin, Bratislava, Budapest, Prague, Hambourg, Lviv, Kiev et Odessa, Vienne[35],[36]. La gare centrale (dworzec główny) est placée juste à l'extérieur de la Vieille ville. Elle forme un ensemble avec la gare routière, desservie par de nombreuses lignes régulières d'autocar à rayon local, régional, national ou international[37].

L'aéroport Jean-Paul II se situe à 11 km à l'ouest du centre de la ville, à Balice. C'est le deuxième aéroport le plus fréquenté en Pologne : il accueille 1,3 millions de passagers par an. Cependant, en 2007, l'aéroport a été fréquenté par plus de 3 millions de passagers, soit 15 % du trafic aérien en Pologne. Il effectue actuellement 59 liaisons et est composé de deux terminaux (le terminal 1 pour l'international, le terminal 2 pour le national). Des navettes ferroviaires spéciales partant de la Gare centrale desservent l'aéroport en 15 minutes.

Les aéroports les plus proches de Cracovie, utilisés en cas de problème météorologique ou autre à Balice (notamment par temps de brouillard) sont ceux de Katowice-Pyrzowice[38], Poprad Tatry (en Slovaquie) et Rzeszów-Jasionka.

Démographie[modifier | modifier le code]

Cracovie a battu son record de population en 2003, avec 757 685 habitants recensés. Selon les données de 2006, la population de Cracovie représenterait 2 % de la population polonaise, et 23 % de la population du Voïvodie de Petite-Pologne[39],[40].

Indicateurs démographiques Années Cracovie
Population
par centaines
1970
1978
1988
1995
2002
588,0
693,6
746,6
732,9
758,5
Densité de la population
habitants/km2
1970
1978
1988
1995
2002
2,556
2,156
2,285
2,243
2,320
Nombre de femmes pour
100 hommes
1970
1978
1988
1995
2002
110
110
110
112
113

Au Moyen Âge, la population de Cracovie était principalement composée de plusieurs groupes de personnes ; elle a commencé à augmenter rapidement[41]. Elle a doublé entre les années 1100 et 1300 (elle est passée de 5 000 à 10 000 habitants). En 1550, la ville recensait pas moins de 18 000 habitants, mais le nombre chuta à 15 000 le demi-siècle suivant, à cause d'une catastrophe[42],[43].

Au début du XVIIe siècle, Cracovie comptait 28 000 habitants[44].

En 1931, 78,1 % des Cracoviens ont déclaré le polonais comme leur langue maternelle. Ce chiffre s'élève à 20,9 % pour le yiddish, 0,4 % pour l'ukrainien, 0,3 % pour l'allemand, et 0,1 % pour le russe[45]. Cependant, les ravages de la Seconde Guerre mondiale ont fortement réduit le pourentages de minorités vivant à Cracovie.

Certains chiffres officiels sont différents selon les sources ; c'est par exemple le cas avec la communauté des roms. Selon le recensement de 2002, parmi ceux qui ont déclaré leur nationalité, 1 572 sont slovaques, 472 sont ukrainiens, 50 sont juifs et 22 sont arméniens. Les roms, officiellement recensés au nombre de 1 678, sont estimés à 5 000.

Évolution de la population cracovienne depuis 1791

Tourisme[modifier | modifier le code]

La place du marché (2003) avec la basilique Sainte-Marie et la halle aux Draps.


Rynek Główny, la grand-place vue de la basilique Sainte-Marie.

Avec ses très nombreuses boutiques de souvenirs et ses marchands de bagel et de bretzels à tous les coins de rue, Cracovie est devenue, après la période communiste, un centre touristique important aussi bien au point de vue national qu’international et elle accueille chaque année plus de 200 000 visiteurs principalement allemands, français, italiens, britanniques et américains.

Cracovie est aussi le point de départ d'excursions vers les mines de sel à Wieliczka, les églises en bois, les montagnes Tatras, Częstochowa, l'ancien camp de concentration d'Auschwitz ou encore vers Ojcowski Park Narodowy (pl) (parc national d'Ojców).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre historique de Cracovie.

Architecture de Cracovie[modifier | modifier le code]

Cracovie n'a subi pratiquement aucune destruction depuis celle - majeure - des Tatars au Moyen Âge et l'industrialisation s'est faite essentiellement en dehors de la ville qui est donc riche d'exemples de toutes les époques, surtout de la Renaissance, mais aussi de style baroque et néogothique (Collegium Novum). L'intérieur des bâtiments a lui aussi été épargné des pillages et les palais, églises et anciennes résidences aristocratiques de Cracovie brillent par la richesse des détails architecturaux, les vitraux, peintures et sculptures, ornementations…

Depuis 2002, les « trous » dans la ville sont comblés par des constructions nouvelles s'intégrant dans le paysage architectural de la ville et les anciennes demeures sont rénovées en conservant au minimum les façades d'origine.

Parmi les centaines de monuments historiques, voici quelques-uns particulièrement intéressants :

Longtemps la propagande soviétique a soutenu que la préservation des monuments de Cracovie a été assurée par le général soviétique chargé de la reprise de la ville aux Allemands, Ivan Koniev : cet officier aurait désobéi à l'ordre donné par Staline de bombarder la ville de loin et ordonna l'assaut, voyant dans cette tactique le meilleur moyen de préserver les trésors architecturaux qu'elle recelait. Aujourd'hui cette version est contestée par beaucoup d'historiens qui rappellent que les Soviétiques ont bombardé le Wawel et que la situation militaire n’était pas favorable aux plans de bombardements massifs prévus d'abord.

Éducation[modifier | modifier le code]

enseignement supérieur

Cracovie est un centre de formation important. Il y a plus de dix établissements d'enseignement supérieur et de recherche regroupant 10 000 enseignants-chercheurs et chercheurs et 170 000 étudiants :

enseignement scolaire[46]
  • 317 jardins d'enfants et écoles maternelles
  • 150 écoles primaires
  • 108 collèges (gimnazjum)
  • 92 établissements post-collège (szkóły ponadgimnazjalne) publics et privés dont :
    • 30 lycées publics d'enseignement général (liceum)

Il existe deux écoles (privées) ayant l'anglais comme langue d'enseignement (destinées notamment aux enfants de parents expatriés) :

Au sein du système scolaire public, il existe des sections bilingues, notamment :

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Cracovie compte de nombreux théâtres parmi lesquels :

  • le Vieux Théâtre[52]
  • le Théâtre Słowacki
  • l'Opéra de Cracovie
  • l'Opérette de Cracovie

Chaque année, de nombreux évènements artistiques se tiennent à Cracovie, certains ayant même une portée internationale. On peut noter le Festival international du cinéma indépendant de Cracovie « Off Plus Camera », le Festival international du court métrage de Cracovie, le Festival « Genius Loci » à Kazimierz en octobre, le Festival de musique classique dans des lieux historiques en août, le Festival de Jazz à « Pod Baranami » en juillet, ou encore le festival de musique baroque (Misteria Paschalia) en avril…

La grande tradition culturelle de la ville inspire la créativité des artistes modernes polonais et nombreux sont ceux qui ont choisi de vivre et de poursuivre leur carrière artistique à Cracovie :

Musées[modifier | modifier le code]

La richesse de la vie culturelle de Cracovie peut être soulignée à travers les collections des 28 musées et galeries nationales parmi lesquels le Musée national et le Musée Czartoryski qui possèdent de véritables trésors (par exemple, des œuvres de Léonard de Vinci et de Rembrandt, des sculptures, des chefs-d'œuvre d'orfèvrerie et des documents exceptionnels)

Quelques-uns des nombreux musées de la ville :

Sport[modifier | modifier le code]

Cracovie est la ville hôte du championnat du monde de volley-ball masculin 2014 et du championnat d'Europe de handball masculin 2016. Elle a aussi été choisie comme la ville européenne du sport pour 2014[56]. Le football est l'un des sports les plus populaires dans la ville[57]. Les deux équipes les plus importantes de la ville sont le Wisła Cracovie[58] (treize fois champion de Pologne) et le Cracovia (cinq fois champion de Pologne). Ces deux clubs, créés tous deux en 1906, sont également les deux plus anciens en Pologne[59],[60]. Ils sont impliqués dans la plus grande rivalité sportive de Pologne et l'une des plus importantes en Europe, surnommée guerre sainte (en)[61]. La ville compte encore trois autres clubs de football, de moindre envergure : l'Hutnik Cracovie, le Wawel Cracovie et le Garbarnia Cracovie, ancien champion national.

En rugby, Cracovie compte un club, le Juvenia Cracovie, qui joue en première division et qui s'entraîne dans le stade dont il est propriétaire, le Juvenia Stadium. Cracovie possède d'autres équipes de haut niveau dans d'autres sports, telles que la section hockey sur glace du Cracovia, dix fois championne de Pologne, ainsi que celle de basket-ball féminin du Wisła Cracovie, vingt-deux fois championne nationale.

Le marathon de Cracovie, couru annuellement par plusieurs milliers de participants provenant de deux douzaines de pays, se déroule dans la ville depuis 2002[62].

Du côté des infrastructures, Cracovie compte plusieurs stades et salles. Son enceinte la plus importante est le stade Henryk Reyman (33 326 places), stade du Wisła situé à quelques centaines de mètres du stade Józef Piłsudski (15 016 places), l'antre du Cracovia. Une nouvelle arène sportive est actuellement en construction, depuis mai 2011, et servira pour les concerts, l'athlétisme intérieur, le hockey, le basket-ball et le futsal. Elle sera prête en avril 2014, et son coût est évalué à 363 millions de złotys. Elle pourra accueillir 15 328 visiteurs (18 000 au maximum lors des concerts).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Nom de Cracovie dans différentes langues[modifier | modifier le code]

Le nom de Cracovie (Kraków) est adapté dans la plupart des langues étrangères. La ville est connue sous le nom de Krakov en croate, en tchèque, en slovaque, en serbe, Krakkó en hongrois, Krokuva en lituanien, Cracovia en latin, espagnol et italien, ou encore sous le nom de Cracóvia en portugais. En russe, elle s'appelle Краков, Krakiv (Краків) en ukrainien et Kroke (קראָקע) en yiddish. Enfin, elle porte le nom de Cracow ou plus récemment Krakow en anglais[63]. En chinois, on utilise les sinogrammes suivants : 克拉科夫 (prononcé en pékinois kèlākēfū)[64].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville a signé des jumelages ou des accords de coopération avec[65],[66] :

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Presse écrite de la municipalité de Cracovie (2008) "Notre ville. Histoire de Cracovie (fouilles archéologiques)", consulté le 11 septembre 2007.
  2. (en)université jagellonne de Cracovie, centre des études européennes, Une très courte histoire de Cracovie, consulté le 12 mai 2007
  3. (en) Kengor, Paul (2007-10) The judge: William P. Clark, Ronald… – Google Livres.
  4. (en) Liste des monuments entrés au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1978
  5. (en)Membres de la seconde session du comité du patrimoine mondial de l'UNESCO
  6. (en) GaWC, The Wolrd according to GaWC, liste des villes classées « villes mondiales » (2010)
  7. Cracovie, la belle Polonaise, sur www.routard.com
  8. Encyclopédie Bordas, Volume III
  9. Cracovia totius Poloniae urbs celeberrima atque amplissima, regia atque Academia insignis, c'est-à-dire Cracovie, ville la plus célèbre et la plus illustre de toute la Pologne, se distinguant par son Académie
  10. (en)A world before a catastrophe, 2007, ISBN 978-83-89273-45-1
  11. a et b (en)Short History
  12. Voir par exemple le site Cracovie juive sur www.jewishkrakow.net
  13. (en)Cracovie sur crcow.welcome.com.pk
  14. (pl) Agnieszka Wiewióra, Kraków okiem ‘tischnerowskim', 2008
  15. (en) Marek Strzala, The green belt of Kraków Planty
  16. (en) Le parc Jordan de Cracovie
  17. Ryszard Burek, Encyklopedia Krakowa, 2000
  18. (en) Institut des Sciences Environnemental de l'Université Jagellonne, "The forms of nature protection within the city limits". Consulté le 12 septembre 2007
  19. (pl) Bulletin d'information public, publié par la municipalité de Cracovie
  20. (pl)Bulletin d'information public, publié par la municipalité de Cracovie
  21. (en) Laura Brunell, Institutional Capital: Building Post-communist Government Performance,‎ 2005, 253 p. (ISBN 978-0-7618-2956-0, lire en ligne)
  22. (pl)filarmonia.krakow
  23. (en)Liste des arrondissements de Cracovie, sur krakow-info.com. Consulté le mai 2013.
  24. (en) Jeffrey Zuehlke, Poland in Pictures, Twenty-First Century Books (ISBN 978-0-8225-2676-6)
  25. (pl)Données des quartiers de Cracovie
  26. (pl)Józef Szymon Wroński (2007), Les églises de Cracovie
  27. (pl)Adam Dylewski, Were the Tailor was a Poet…
  28. (en) Devorah Hakohen, Immigrants in turmoils: Immigration in Israel and its repercussions,‎ 2003 (ISBN 0815629699)
  29. Arieh Kochavi, Post Haulaucosts Politics (ISBN 0-8078-2620-0, lire en ligne)
  30. (en) MAN production sites worldwide
  31. http://www.krakow.pl/ccb_en/more_news____/21202,251,komunikat,tourism__another_record_broken_.html
  32. (pl)Site de la SIKiT, société gérant une partie de transports en commun de Cracovie
  33. (pl)Site officiel de la MPK
  34. (en)Les moyens de transports à Cracovie, consulté le 1er juin 2013
  35. (pl)Les connexions ferroviaires de Cracovie, consulté le 1er juin 2013
  36. (pl)Site officiel Magiczny Kraków
  37. Site officiel de la gare routière de Cracovie
  38. (pl)L'aéroport de Katowice-Pyrzowice sur e-krakow.com
  39. (pl)[PDF]http://www.stat.gov.pl/cps/rde/xbcr/krak/ASSETS_05m05_01.pdf
  40. (pl)Statistiques GUS
  41. (en)Pawel Kras, Kraków Introduction (2012)
  42. (en) Derek Keene, England and Poland: Medieval Metropolises Compared,‎ 2008 (ISBN 9004166238)
  43. (en) Jean W. Sedlar, Towns and Townspeople,‎ 1994 (ISBN 9004166238, lire en ligne)
  44. (en) Jeannie Labno, "Commemorating the Polish Renaissance,‎ 2012 (lire en ligne)
  45. Voir « Ludność » (Population), dans l'Encyklopedia Krakowa
  46. http://www.stat.gov.pl/cps/rde/xbcr/krak/ASSETS_2012_edukacja_2011_2012_2.pdf
  47. http://www.bisc.krakow.pl/
  48. http://www.iskonline.org/
  49. http://sekcja.zso7.pl/
  50. http://vilo.krakow.pl/pl/sekcje-dwujezyczne
  51. http://informator.kuratorium.krakow.pl/index.php?id=1287
  52. (pl)Narodowy Stary Teatr Page d'accueil du site du Vieux Théâtre
  53. (fr)"Mocak, le nouveau nom du Musée contemporain de Cracovie, site du journal Le Figaro. Consulté le 19 mai 2013.
  54. (pl)L'histoire du musée d'Art contemporain sur le site officiel de l'établissement, consulté le 18 mai 2013.
  55. (fr)"Ouverture du Musée d’Art Contemporain à Cracovie", sur pologne.travel.fr. Consulté le 19 mai 2013.
  56. (pl) Cracovie, Ville pour le Sport 2014, sur Krakow.pl
  57. (en) Les sports à Cracovie, consulté le 7 juin 2013
  58. (pl) Portail du Wisła Cracovie
  59. (pl) Liste des plus anciens clubs sportifs en Pologne
  60. (pl) L'histoire du Wisła Cracovie
  61. (en) La guerre sainte, sur footballderbies.com
  62. (pl) Site officiel du marathon de Cracovie, avec la liste des inscrits, des gagnants et des évènements
  63. (en)Cracow letters : Cracow under German occupation
  64. http://chinese.yabla.com/chinese-english-pinyin-dictionary.php?define=%E5%85%8B%E6%8B%89%E7%A7%91%E5%A4%AB
  65. (fr)Liste des villes jumelées avec Cracovie
  66. (pl)Kraków Otwarty na Swiat
  67. (fr)Le jumelage entre Bordeaux et Cracovie, site officiel de la ville de Bordeaux. Consulté le 18 mai 2013.
  68. (fr)Liste des villes jumelées avec Fès, sur le site officiel de la commune
  69. (fr) Accord de jumelage entre Innsbruck et Cracovie, signé le 19 août 1998.
  70. (fr)Leipzig, ville jumelée de Cracovie, sur le site de la ville de Leipzig
  71. (fr)Liste des villes jumelées à Orléans , sur tourisme-orleans.com. Consulté le 18 mai 2013.
  72. (fr)Liste des villes jumelées à Orléans, sur expat.org. Consulté le 18 mai 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edward Hartwig, Cracovie. Introduction de Jerzy Brzoszkiewicz. Warszawa, Éditions « Sport i Turystyka », 1968. Album illustré.