Beaune

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Beaune
Hospices de Beaune avec tuile vernissée de Bourgogne
Hospices de Beaune avec tuile vernissée de Bourgogne
Blason de Beaune
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or (Sous-préfecture)
Arrondissement Beaune (chef-lieu)
Canton Beaune-Nord et Beaune-Sud
(chef-lieu)
Intercommunalité Beaune Côte et Sud
Maire
Mandat
Alain Suguenot
2014-2020
Code postal 21200
Code commune 21054
Démographie
Gentilé Beaunois
Population
municipale
21 872 hab. (2011)
Densité 699 hab./km2
Population
aire urbaine
52 741 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 30″ N 4° 50′ 23″ E / 47.025, 4.83972222222 ()47° 01′ 30″ Nord 4° 50′ 23″ Est / 47.025, 4.83972222222 ()  
Altitude Min. 193 m – Max. 407 m
Superficie 31,30 km2
Localisation

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Liens
Site web beaune.fr

Beaune est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne. Située à 45 kilomètres au sud de Dijon et 150 km au nord de Lyon, elle est la sous-préfecture de l'arrondissement de Beaune. Ses habitants sont appelés les Beaunois.

En 2007, la population de Beaune intra-muros était de 22 012 habitants[1], ce qui en fait la 2e commune de Côte-d'Or. La communauté d'agglomération beaunoise, créée le 1er janvier 2007 et nommée le « Beaune, Côte et Sud », compte quant à elle 52 741 habitants.

Il s'agit également de la 8e ville de Bourgogne, derrière la capitale et chef-lieu régionale Dijon, Chalon-sur-Saône, Nevers, Auxerre, Mâcon, Sens (Yonne), Le Creusot et devant Montceau-les-Mines.

Héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, siège de nombre de maisons de négoce, Beaune peut être considérée comme la capitale des vins de Bourgogne.

Elle est une Ville fleurie récompensée de quatre fleurs et de la distinction Grand Prix National. Médaille d’Or au concours européen de l’Entente Florale en 2006.


Sommaire

Étymologie[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

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Beaune
Localisation de la Bourgogne en France
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Beaune
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Géolocalisation de Beaune en Bourgogne

Beaune est la sous-préfecture de l'arrondissement de Beaune, l'un des trois arrondissements de la Côte-d'Or. La commune se situe sur la Côte des Vins de Bourgogne aussi nommée Route des Grands Crus (qui s'étend de Dijon à Beaune pour sa partie côte-d'orienne).

Beaune est bordée au sud par le cours d'eau de la Bouzaise, qui prend sa source dans l'agglomération. Sur le flanc ouest de la commune se trouve la côte de vignobles qui donne son nom au département. Elle se situe à 45 kilomètres au sud-sud-ouest de Dijon, et 150 au nord de Lyon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bouze-lès-Beaune Savigny-lès-Beaune Chorey-les-Beaune Rose des vents
Pommard N Vignoles,Ruffey-lès-Beaune
O    Beaune    E
S
Bligny-lès-Beaune Montagny-lès-Beaune Levernois, Combertault

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau Autoroutier[modifier | modifier le code]

La commune est un important nœud autoroutier de l'Est de la France. Située sur l'autoroute A6 à 312 km de Paris et à 157 km de Lyon, elle donne naissance à l'autoroute A31 en direction de Dijon (47 km), Nancy (258 km) et Metz (308 km) ; ainsi qu'à l'autoroute A36 en direction de Besançon (108 km) et Mulhouse (232 km).

sortie A6 Paris - Beaune - Lyon

sortie A31 Beaune - Grand Duché du Luxembourg

sortie A36 Beaune - Mulhouse

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

La gare de Beaune dessert deux lignes à grande vitesse :

Au niveau régional, la gare de Beaune est un important nœud d'échange pour les réseaux TER Bourgogne et TER Rhône-Alpes.

Autres[modifier | modifier le code]

Beaune possède un aérodrome, l'Aérodrome de Beaune-Challanges, mais il ne fait l'objet d'aucun service commercial de voyageurs.

Relief[modifier | modifier le code]

Schéma du relief et de la végétation
(pins noirs, vigne, agglomération)

Beaune est en bordure du bassin parisien. Les sols du vignoble sont argilo-calcaires, mais avec des différences sur le calcaire. Des couches de calcaire du rauracien sur les sommets du vignoble. Au milieu des couches de calcaire du comblanchien avec des marnes argoviennes sur des sols épais, blancs, gris ou jaunes, nuancés de rouge par l'oxfordien ferrugineuse. Son exposition va de l'est à plein sud, à une altitude de 200 à 300 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière la Bouzaise prend sa source à l'est de la ville. Contournant la vieille ville par le sud, elle alterne sections souterraines et passages à l'air libre. Longue d'une vingtaine de kilomètres, elle se jette dans la Dheune à hauteur de Palleau.

Beaune compte également deux ruisseaux, l'Aigue et le Genet, qui se jettent tous les deux dans la Bouzaise.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Beaune est de type océanique à tendance semi-continentale. L'influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en toutes saisons (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L'influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France, se caractérisant par des hivers froids avec des chutes de neige relativement fréquentes, et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l'occasion de violents orages. C'est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d'Or.

Données météorologiques de Savigny-lès-beaune (station Avertissements Agricoles, ZI nord de Beaune) :

Relevés Beaune 2002-2006
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −2,06 −1,12 1,34 4,42 7,94 12,44 13,9 13,36 12,06 6,96 2,54 −0,44 5,82
Température moyenne (°C) 1,04 2,36 6,32 9,88 13,52 19,16 20,08 18,84 15,62 11,12 6 2,42 10,76
Température maximale moyenne (°C) 4,54 6,42 12,2 15,64 19,6 26 26,74 25,48 22,1 16,72 9,96 5,44 15,92
Précipitations (mm) 60,88 45,68 57,32 43,64 64,32 46,76 58,34 53,38 35,96 94,24 99,5 69,7 675,85
Source : MeteoSavigny[3]


Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la Bourgogne.

La charte des privilèges de Beaune : 1203[modifier | modifier le code]

La charte de franchise de la commune de Beaune confère à ses habitants droits et privilèges. Eudes III, duc de Bourgogne, permet à Beaune d’exister en tant qu’institution autonome dès 1203 sur le modèle de Dijon. Cette charte est conservée aux Archives municipales de Beaune [4].

Fondation des Hospices de Beaune en 1443[modifier | modifier le code]

En 1422, Nicolas Rolin fut nommé chancelier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Il fut très lié à Jean sans Peur, qui fut le parrain de son troisième fils. Veuf, il épouse en 1421, Guigone de Salins issue de la noblesse comtoise, avec qui il fonde les Hospices de Beaune, en 1443, où il crée en 1452 un nouvel ordre religieux : les sœurs hospitalières de Beaune. C'est lui qui commande le polyptyque du Jugement dernier au peintre flamand Rogier van der Weyden, pour les hospices.

Révolte de Beaune et ralliement à Marie de Bourgogne en 1477[modifier | modifier le code]

Les États de Bourgogne reconnaissent Louis XI comme souverain le 29 janvier 1477, à la mort de Charles le Téméraire. Avec l'occupation de la Bourgogne par l’armée royale conduite par Jean IV de Chalon, Georges de la Trémoille et Charles d’Amboise, Beaune se rallie à Marie de Bourgogne, contre le roi de France Louis XI. Les révoltes de Beaune ainsi que Semur-en-Auxois et Châtillon-sur-Seine sont rapidement étouffées. Cependant, le roi confirme finalement les privilèges de la ville par ses lettres patentes en octobre 1478[5].

Les guerres de Religion[modifier | modifier le code]

Le grand hiver de 1709[modifier | modifier le code]

De fortes pluies s’abattent sur l’été 1708 et nuisent à la récolte annuelle, et le 2 janvier 1709 lorsque la pluie se met à tomber, immédiatement suivie d’un vent glacial : un hiver exceptionnel commence. Le vent qui souffle jusqu’au 25 janvier, sans que la neige ne soit venue protéger les cultures, anéantit les semailles et les arbres fruitiers, altère les vignes et gèle les cours d’eau. La Bouzaise est gelée en deux heures. Même le vin tourne en glace dans les bouteilles et les tonneaux. Les oiseaux et les volailles ne survivent pas à ce froid polaire. Pour sauver les vagabonds, les voyageurs et les indigents, des feux publics sont allumés. Après une courte période de répit accompagnée par la pluie, la neige tombe à partir du début du mois de février, et lorsque celle-ci fond les rivières débordent et inondent la campagne. Le soleil apparaît au mois d’avril, redonnant vie aux champs, et apportant de la chaleur aux habitants, mais une pluie verglaçante vient détruire les semences jusqu’aux racines.

Les conséquences de ce Grand Hiver sont désastreuses pour la population. Les habitants s’attendent à une grande famine, ce qui crée un sentiment général de panique. On craint les accapareurs, on s’oppose à libre circulation des blés. Pour calmer les tensions, le conseil municipal décide de bloquer toutes les provisions de blé et de les recenser pour mieux les gérer et les distribuer. Mais des émeutes ont lieu à Pommard où les habitants s’opposent à la réquisition de leur stock, alors que Beaune se constitue une réserve, alors que les récoltes de blés et les vendanges sont quasi inexistantes en 1709[9].

Beaune, sous-préfecture de la Côte-d’Or en 1790[modifier | modifier le code]

Le département de la Côte-d’Or a été créé le 4 mars 1790 par l'Assemblée constituante à partir de l'ancienne province de Bourgogne.

Occupation de Beaune par l'armée autrichienne en 1814[modifier | modifier le code]

En février 1814, 6000 hommes sont à Beaune sous les ordres du baron de Scheither qui conduit les opérations dans le Sud-Est de la France, pour prendre Chalon-sur-Saône aux troupes de Napoléon, pendant la campagne de France de 1814, où Napoléon tente d'empêcher l'invasion de la France par la Sixième Coalition[10].

Création de l'École pratique d'Agriculture et de Viticulture, la "Viti" en 1884[modifier | modifier le code]

En 1881, la commission des Hospices de Beaune met en place un projet pour transformer son école horticole en école de viticulture. Le projet soutenu par la municipalité et le département voit le jour en 1884 comme l'École pratique d'Agriculture et de Viticulture de Beaune. C'est le député Sadi Carnot qui intervient auprès du ministre de l'agriculture, en mars 1884, pour faire de ce projet, une priorité nationale et l'arrêté de création paraît le 25 octobre. L'école est destinée à former des chefs de culture et une instruction professionnelle aux fils de viticulteurs. L'entrée de l'école se fait alors sur concours, et accueille 30 élèves la première année, pour un cycle de 3 ans d'études. En 1962, avec la transformation de l'enseignement agricole, "la Viti", devint un lycée agricole : le Lycée viticole de Beaune.

L'hôpital militaire américain de 1918-1919[modifier | modifier le code]

A.E.F. University of Beaune en 1919[modifier | modifier le code]

  • L'hôpital sera transformé après l'Armistice en Université américaine, par l'A.E.F. pour former les soldats qui ne peuvent pas rentrer immédiatement aux États-Unis, dans les forces d'occupation de l'Allemagne. L'"A.E.F. University of Beaune" ouvre de février à juin 1919 avec 15 000 militaires étudiants américains qui y suivent une formation et sa faculté de 600 enseignants et personnels[11],[12]. L'A.E.F. University de Beaune avait un collège d'agriculture avec 2500 étudiants dans une ferme de 13 hectares a Allerey, et une branche de 1 000 étudiants, dans un collège d'art et d'architecture situé au château de Bellevue près de Versailles. Près de 30 000 ouvrages furent rassemblés dans sa bibliothèque et seront ensuite donnés à la bibliothèque municipale de Beaune[13]. L'université fut dirigée par John Erskine[14], professeur d'anglais à l'université Columbia de New York, qui fut chargé de l'organisation de cette université militaire avec le colonel Ira Reeves[15].

Libération de Beaune en 1944[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Beaune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 en cours Alain Suguenot UMP Député de la Côte d'Or
1968 1995 Henri Moine RPR  
1965 1968 Lucien Perriaux UNR  
1945 1965 Roger Duchet CNIP Sénateur de la Côte d'Or

Le budget de la ville de Beaune en 2008 est prévu de 36 164 399 € dont :

  • Fonctionnement : 27 718 364 €
  • Investissement : 8 445 765 €

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Point recyclage au centre-ville.

Le tri sélectif et l'usage de composteur sont entrés dans les mœurs. Des pistes cyclables facilitent la circulation des vélos. Les jardins publics sont aménagés pour favoriser les pratiques propices à l'environnement : non implantation de gazon pour éviter les tontes, pose de caillebotis pour préserver le sol, limitation des traitements. Une usine de traitement des eaux permet d'éliminer les produits phytosanitaires liés à la vigne. L'entreprise Sécula spécialisée dans le traitements des déchets a su exporter son savoir-faire. La commune a mis en place un programme de rénovation de l'éclairage public, qui lorsqu'il sera achevée en 2012, permettra une baisse de consommation d'énergie de 47 %[19].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Beaune est jumelée avec les villes suivantes :

Toutes ces villes se situent dans des régions viticoles, à l'exception de Malmedy et Nantucket.

La ville étudie la possibilité de créer de nouveaux jumelages avec l’Angleterre[réf. nécessaire].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 21 872 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 114 8 344 9 298 9 947 9 908 10 678 10 585 11 362 10 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 453 10 715 10 907 11 176 11 421 12 038 12 146 12 470 13 726
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
13 887 13 540 13 409 11 661 11 990 11 862 12 161 11 990 13 175
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
15 367 16 874 19 060 20 207 21 289 21 923 21 778 21 872 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Cour d'honneur et bâtiment administratif de La Viti.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Les étudiants suivent des études d'infirmier, de communication arts graphiques, de beaux arts, de tourisme, de commerce en vins et spiritueux ou de viticulture œnologie.

Article connexe : Lycée viticole de Beaune.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La ville renferme cinq lycées : Alain-Fournier, Saint-Cœur, Étienne-Jules-Marey, Clos-Maire et la Viti.

Article connexe : Lycée viticole de Beaune.

Manifestations culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

24 Heures de Beaune[modifier | modifier le code]

Cette manifestation est une course de vélos originaux se déroulant sur vingt-quatre heures. Elle est organisée sur un weekend du mois de mai. Originellement du samedi au dimanche, le départ et l'arrivée se faisaient à 16 heures, depuis 2010 elle se déroule désormais du vendredi au samedi, le départ et l'arrivée se font à 20 heures[22].

Les vélos sont des tandems à trois roues (deux roues avant et une roue arrière) et sont généralement décorés de plaques en carton peintes.

Deux prix sont remis à l'issue de la course : le prix du vainqueur, pour l'équipe qui a remporté la course, et le prix du plus beau vélo. Les équipes participantes ont donc le choix de concourir pour la victoire sportive ou pour l'effort artistique. Ces deux objectifs sont généralement exclusifs, l'ajout de structures décoratives alourdissent les vélos, et sont un frein évident à l'aérodynamisme, à la maniabilité, et donc à la compétitivité sportive. Des prix sont également remportés par catégories (hommes, femmes, mixtes, jeunes), ainsi que pour le fair-play, et la décoration des stands de chaque équipe.

Festival d’opéra baroque[modifier | modifier le code]

Depuis 1983, le Festival international d'opéra baroque de Beaune se déroule tous les ans durant l’été[23].

Festival du film policier[modifier | modifier le code]

Le festival cinématographique du film policier, a été tenu par la ville de Cognac de 1982 à 2007[24]. Depuis 2009, il est repris par la ville de Beaune, la première édition se déroulant du 1er au 5 avril 2009. Il implique de nombreux commerçants dans l’évènement, mettant la ville à contribution.

Festival Jazz à Beaune[modifier | modifier le code]

Crée en 2000 à l'initiative du restaurateur beaunois Jean-Jacques Hegner, le festival "Jazz à Beaune" rendra hommage, pour sa onzième édition, au jazz et aux vins de Bourgogne[25]. Il a lieu chaque année au mois de septembre.

Vente des vins[modifier | modifier le code]

Vue de Pommard puis de Beaune derrière.

La fête de la vente des vins (vente des hospices de Beaune) est une vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune, cette manifestation a lieu le troisième dimanche de novembre. La première vente remonte à 1859, la réputation devient mondiale en 1924. En 1934, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin instaure les Trois Glorieuses, manifestation culturelle dont fait partie la vente des Hospices de Beaune[26].

Depuis 1986 ont lieux également deux courses hors stade réputées, un semi marathon et les foulées beaunoises, au milieu des prestigieux vignobles de côte d'or (Pommard, Meursault et toute la côte de Beaune).

Aujourd’hui, de nombreux concerts, activités et spectacles de rue font office d’animation dans la ville durant tout le weekend. Ces activités sont aujourd'hui préparées par le CFDB[27].

Sports[modifier | modifier le code]

L'office du sport de Beaune recense 55 clubs sportifs pour 42 disciplines, et six complexes sportifs[28].

Le club de rugby du CS Beaune[29] évolue au niveau national, en Fédérale 2 en 2010-2011. Le Beaune Football Club évolue quant à lui en division d'honneur. Le SE Beaune Handball (ou Société d'émulation beaunoise).

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse de Beaune regroupe dix-huit communes au sein de l'archidiocèse de Dijon[30]. Un temple protestant a été créé à l'initiative du maire Paul Bouchard au XIXe siècle

Économie[modifier | modifier le code]

Les secteurs engendrant le plus d'activité sont le vin (anciennes et grandes maisons de négoces : Louis Latour, Champy, Maison Louis Jadot, Bichot, Bouchard Père & Fils, Chanson, Joseph Drouhin...) et l'hôpital[31]. Il est à noter également la présence d'importantes sociétés de logistiques. En décembre 2007, 1 412 entreprises employaient 17 940 salariés. Beaune est le siège d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de la Côte-d'Or.

Emploi, logement[modifier | modifier le code]

La commune abrite une population un peu plus active que la moyenne nationale (47,4 % contre 45,2 %), avec un taux d'activité des 25-59 ans également légèrement supérieur aux chiffres nationaux (84 % contre 82,2 %). Les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les ouvriers (31,6 %), suivis des employés (31,1 %) et des professions intermédiaires (18,6 %)[32]. Avec 62 % d'ouvrier ou d'employé, les revenus des habitants sont modestes et 22 % des logements sont classés comme sociaux.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Vue d'une partie du vignoble de Beaune.
Article connexe : Vignoble de Bourgogne.

Beaune est considérée comme la capitale des vins de Bourgogne. Au nord, au sud et à l'ouest de la commune s'étend la Côte de Beaune sur laquelle se trouvent nombre d'appellations qui comptent parmi les plus prestigieuses des vins de Bourgogne. Elle représente une superficie de 5 980 hectares[33], soit un peu moins d'un quart du vignoble de Bourgogne. Elle regroupe 20 AOC communales et 331 climats classés en premier cru[34].

De nombreux producteurs et négociants en vin sont implantés à Beaune[réf. nécessaire]. Chaque année depuis 1851, les Hospices de Beaune organisent une vente aux enchères de charité de ses production, qui bénéficie aujourd'hui d'une portée internationale. Enfin, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), qui fédère les viticulteurs et les négociants en vin, est domicilié à Beaune.

En outre, Beaune possède sa propre appellation d'origine contrôlée, le beaune. Cette appellation compte 411,7 hectares[35] en superficie avec une très forte majorité de vins rouges. En couleur la répartition donne 362,74 hectares de vins rouges (dont 281,49 ha en premier cru) plantés en pinot noir et 48,96 hectares en vins blancs (dont 36,06 ha en premier cru) plantés en chardonnay[35]. Sur le volume total, cela donne 13 540 hectolitres (dont 10 322 hl en premier cru) pour les vins rouges et 2 368 hectolitres (dont 1 761 hl en premier cru) pour les vins blancs[35].

Cependant en plus de l'AOC Beaune, d'autres vins peuvent légalement y être produits comme : le Côte de Beaune, le Bourgogne aligoté, le Bourgogne, le crémant de Bourgogne, le Bourgogne mousseux, le Bourgogne Passe-tout-grains et les Coteaux Bourguignons[36].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Beaune est classée « ville d’Art et d’Histoire ». Pas moins de 34 monuments y sont classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Églises de Beaune[modifier | modifier le code]

Du premier millénaire, subsistent aujourd’hui à Beaune trois anciennes églises actuellement désaffectées : Saint-Martin de l’Aigue, Saint-Baudèle et Saint-Flocel.

Saint-Baudèle[modifier | modifier le code]

Saint-Baudèle se trouve au cœur du castrum, près de la source de Belenin qui donna son nom à la ville. La première église fut probablement édifiée à la fin du Ve siècle sur les ruines d’un temple d’Apollon. Elle renfermait les reliques de saint Baudèle (ou saint Boil) qui était un contemporain de saint Martin. C’était un soldat qui a subi le martyre à Nîmes vers 395. Un petit monastère fut élevé sur son tombeau et Grégoire de Tours rapporte qu’il s’y opéra plusieurs miracles. Vers 720, lorsque les Arabes menacèrent le sud de la France, l’abbé saint Romule et 80 moines s’enfuirent vers le nord avec quelques os de saint Baudèle. Quelques fragments de relique furent confiés à Beaune et la cathédrale prit le nom de saint Baudèle. Les remparts du castrum protégèrent certainement l’église lors de l’invasion de 731. L’église était le siège d’un important archidiaconé du diocèse d’Autun. En 1099, le pape Urbain II réaffirmait dans une bulle la prééminence de Saint-Baudèle sur les autres églises de Beaune. Elle demeura l’église principale de la ville jusqu’à la construction de l'actuelle église Notre-Dame au XIIe siècle. Elle fut ensuite progressivement désaffectée et fut vendue comme bien national en 1791. Elle appartient aujourd’hui à la maison de négoce en vin Joseph Drouhin. Elle ne se visite pas. Elle était constituée d’un vaisseau avec une voûte en berceau plein cintre. On peut encore y voir deux colonnes et un petit baptistère pouvant remonter au IXe siècle.

Saint-Flocel[modifier | modifier le code]

Saint-Flocel se trouve à l'extérieur du castrum, contre la muraille. L'église a été dédicacée le 26 avril 965 où elle reçut les reliques de saint Flocel et de saint Herné en présence du duc Otton. Les reliques avaient été ramenées du Mans en 912 par Richard le Justicier qui combattait les Normands. Elles restèrent à Saint-Flocel jusqu'à leur translation vers la nouvelle église Notre-Dame, le 9 novembre 1265, en présence de Simon de Brion légat du pape. Saint Flocel était un jeune martyr normand décapité les 17 septembre 296. Saint Herné était le fondateur de l'abbaye de Céaucé mort un 9 août vers l'an 560[70]. L'église, ou plutôt chapelle à cause de ces modestes dimensions (hauteur 3,60 m, longueur 15 m et largeur 4 m), est constituée par une nef de plein cintre à quatre arcs doubleau reposant sur des pilastres. Le tailloir de chapiteau parcourt tout le bâtiment marquant la séparation entre les murs et la voute. L'édifice a fait l'objet d'importants travaux de restauration entre 1964 et 2003.

Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Les textes laissent à penser qu'une première église Notre-Dame a pu être établie dans le castrum à partir de 976, le portail occidental de style byzantin de l'actuelle église qui, elle, date du XIIe siècle pourrait en être un témoignage[71]

Beffroi de la ville de Beaune non loin des hospices
Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

L'église date du XIIIe siècle.

Sainte-Madeleine[modifier | modifier le code]

L'église a été démontée en 1798. Elle datait de 1245 mais elle avait été détruite une première fois en 1585 pour faciliter la défense de la ville et reconstruite en 1599. La place dégagée sert actuellement au stationnement des véhicules automobiles. La paroisse desservait les faubourgs Madeleine, Saint-Jean et Perpreuil ainsi que le hameau de Challanges. Le hameau de Gigny dépendait de cette paroisse une année sur trois [72].

Philatélie[modifier | modifier le code]

  • En 1941, un timbre de 5 francs brun-noir est émis. Il représente la cour intérieure de l'Hôtel-Dieu. Il porte le n° YT 499.
  • En 1942, un timbre de 15 francs brun-carminé est émis. Il représente la cour intérieure de l'Hôtel-Dieu (même visuel que le timbre précédent). Il porte le n° YT 539.
  • En 1943, un timbre de 4 francs bleu est émis. Il représente Nicolas Rolin et Guigone de Salins d'après le tableau de Roger de la Pasture et le porche de l'Hôtel-Dieu. Il a bénéficié d'une vente anticipée le 21 juillet 1943 à Beaune. Il porte le n° YT 583.
  • En 2003, un timbre de 0,50 euro multicolore est émis. Il représente les toits de l'Hôtel-Dieu et la mention "Toits de Bourgogne". Il porte le n° YT 3597[73].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur à la Vierge tenant l'Enfant Jésus sur son bras senestre, le tout d'argent, les bords de la draperie étant d'or, la mère et le fils auréolés du même, la Vierge tenant de sa main dextre une grappe de raisin de sable tigée et feuillée de sinople, l'Enfant Jésus tenant dans sa main senestre un monde cerclé, cintré et croisé d'or. »

Malte-Brun, dans la France illustrée, rapporte deux blasonnements pour les armes traditionnelles de la ville de Beaune :

1°) jusqu’en 1540 : « Une Bellonne d’argent sur un fond d’azur, debout, tenant de la main droite une épée nue, et la gauche appuyée sur la poitrine. »

2°) après 1540 : « D’azur, à une Notre-Dame, tenant l’enfant Jésus de la main gauche, et une grappe de raisin de la main droite ; l’enfant Jésus tenant un cep de vigne d’or. » avec ces mots : « CAUSA NOSTRÆ LÆTITIÆ », changés plus tard en ceux-ci : « ORBIS et URBIS HONOR ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. INSEE : Population légale établie lors du recensement rénové au 01/01/2007
  2. cette ligne n'est active qu'en période estivale
  3. Sation métrologique de Savigny-lès-beaune
  4. http://www.beaune.fr/spip.php?article303
  5. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA430 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, octobre 1478
  6. Société d’histoire et d’archéologie de Beaune tome 64, page 70 à 75 année 1993
  7. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 253
  8. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 267
  9. http://www.beaune.fr/spip.php?article1180
  10. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k861110
  11. http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?res=950DE2DC1E39E13ABC4852DFB5668382609EDE
  12. http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?res=940CE7DC153AEF33A25752C3A96E9C946896D6CF
  13. http://scd.u-bourgogne.fr/userfiles/Histoire%20de%20don.pdf
  14. http://www.c250.columbia.edu/c250_celebrates/remarkable_columbians/john_erskine.html
  15. http://www.gwpda.org/wwi-www/Allerey/Allerey07.html
  16. Google Maps Avenue du 8 septembre 1944, Beaune, Côte-d'Or, Bourgogne.
  17. http://www.2emecuirassiers.com/Plans/pages/06.05-09%20au%2008-09%201944.htm
  18. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 35
  19. Comm ville de Beaune, n°53 décembre 2010
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  22. Site des 24h de Beaune.
  23. Festival international d'opéra baroque de Beaune.
  24. Voici l’annonce paru sur la page d’accueil du site officiel de l’événement quelques jours après une ultime Assemblée Générale : « Au cours de son Assemblée Générale Extraordinaire le 3 décembre 2007, l’Association pour le Festival de Cognac a décidé de procéder à sa dissolution anticipée, conformément à ses statuts. L’Association tient à remercier tous ses partenaires qui, au fil des ans, l’ont accompagnés dans cette aventure, commencée en 1982 et dont la 25ème édition, qui a eu lieu en juin 2007, a donc marqué la fin. »
  25. Site officiel du festival
  26. L’ABCdaire des vins de Bourgogne, Flammarion
  27. www.cfdb.fr
  28. Office du sport de Beaune, revue 2010/2011
  29. club de rugby
  30. site officiel de la paroisse .
  31. Hospices civils de Beaune
  32. Données économiques, site L'internaute
  33. Site de 1000 Bourgognes : Chiffres clés de la Bourgogne Viticole
  34. [PDF]Chiffres-clés 2009 du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne
  35. a, b et c Site du BIVB : page sur Beaune (AOC), consulté le 24 décembre 2010.
  36. Placido Llorca, « Beaune, commune viticole », sur Vin-Vigne,‎ 2012 (consulté le 08 mai 2012)
  37. « Notice no PA00112112 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Notice no PA00112116 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Notice no PA00112114 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. « Notice no PA00112125 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Notice no PA00112108 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. « Notice no PA00112104 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Notice no PA00112101 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. « Notice no PA00112100 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « Notice no PA00112126 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  47. « Notice no PA00112130 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  49. « Notice no PA00112109 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Notice no PA00112102 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  53. « Notice no PA00112117 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  54. « Notice no PA00112103 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  55. « Notice no PA00112128 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. « Notice no PA21000025 », base Mérimée, ministère français de la Culture
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  58. « Notice no PA00112119 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. « Notice no PA00112124 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  60. « Notice no PA00112115 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. « Notice no PA00112107 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  62. « Notice no PA00112110 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « Notice no PA00112127 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. « Notice no PA00112118 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  65. « Notice no PA00112105 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. « Notice no PA21000012 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  67. « Notice no PA00112106 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  68. « Notice no PA00112099 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  69. http://www.bienpublic.com/fr/permalien/article/4287074/L-ancienne-cuverie-inscrite-aux-Monuments-historiques.html
  70. Les petits Bollandistes : vies des saints 1876
  71. La Vie de château aux IXe et Xe siècles en Occident, 2010, Dr Roger Marconnet
  72. Joseph Délissey, Le vieux Beaune,‎ 1941
  73. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1
  74. Article de la ville de Beaune