Courrières

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Courrières
L'église Saint-Piat
L'église Saint-Piat
Blason de Courrières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Courrières (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin
Maire
Mandat
Christophe Pilch
2014-2020
Code postal 62710
Code commune 62250
Démographie
Gentilé Courrièrois
Population
municipale
10 618 hab. (2011)
Densité 1 230 hab./km2
Population
aire urbaine
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 31″ N 2° 56′ 53″ E / 50.4586111111, 2.94805555556 ()50° 27′ 31″ Nord 2° 56′ 53″ Est / 50.4586111111, 2.94805555556 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 38 m
Superficie 8,63 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-courrieres.fr

Courrières est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 125 000 habitants. Ses habitants sont appelés les Courriérois. La Compagnie des mines de Courrières y a exploité ses fosses nos 1 et 8 - 16.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur du bassin minier, Courrières est à proximité immédiate de Carvin (4 km) , Lens (14 km), Arras (29 km) et Lille (34 km) grâce à un important réseau autoroutier. Elle est enserrée sur trois côtés par le canal de Lens et le canal de la Haute-Deûle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Courrières
Carvin Oignies
Harnes Courrières
Fouquières-lès-Lens Montigny-en-Gohelle Hénin-Beaumont

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la région reste marquée par une catastrophe minière improprement appelée Catastrophe de Courrières, par référence au nom de la compagnie minière concernée. Ce dramatique accident fit 1099 morts le 10 mars 1906. Il ne se déroula pas sur le territoire courriérois mais sur celui des communes de Billy-Montigny, Méricourt et Sallaumines.

Exploitation Charbonnière[modifier | modifier le code]

Courrières est le nom d'une des plus importante compagnies minières de France. Cependant, peu d'activités minières figuraient dans cette ville. La Compagnie doit son nom à la création de sa 1re fosse sur le territoire de Courrières.

En mars 1880 Vincent van Gogh après avoir été « mineur parmi les mineurs » et « pauvre parmi les pauvres », sa descente à 700 mètres dans le puits B du Charbonnage de Marcasse, sa mission d'évangéliste non reconduite décide de venir à Courrières rencontrer Jules Breton qu'il avait déjà croisé à Paris à la galerie Goupil. Il prend le train de Mons à Valenciennes continue son voyage à pied par un temps détestable. Arrivé à Courrières, Jules Breton n'est pas présent. Découvrant son atelier de briques, colonnades et statues, il le trouve certainement luxueux par rapports à ces conditions de prêtres-ouvriers. Désemparé, il passe par l'église ou il regarde un tableau (copie) de Jules Breton la mise au tombeau de Titien, découvre Don Quichotte au café des Beaux-Arts. Il s'en retourne à Cuesmes dans le Borinage à pied avec un voyage pénible dormant dans de la paille, vendant quelques dessins pour subsister, et prend alors la décision de vouer sa vie à la peinture. Il lui reste dix ans de vie et 2 000 œuvres à réaliser[1]. Le 24 septembre 1880 il écrit à son frère Théo : « Il s’agit pour moi d’apprendre à bien dessiner, à être maître soit de mon crayon, soit de mon fusain, soit de mon pinceau, une fois cela obtenu je ferai de bonnes choses presque n’importe où, et le Borinage est tout aussi pittoresque que le vieux Venise, que l’Arabie, que la Bretagne, la Normandie, Picardie, ou Brie »[2],[3].

Fosse 1 de Courrières[modifier | modifier le code]

La fosse no 1 en 1899.

Mis en service en 1849, d'un diamètre de 3m50, ce puits fut le 1er du département du Pas de Calais. C'est grâce au personnel de la compagnie de Douchy que fut réalisé ce fonçage à l'entrée de Courrières sur la route d'Hénin-Beaumont. La fosse exploite un gisement de charbons maigres mais très grisouteux. La fosse est terminée en 1851 et le puits atteint 265 m en 1952. Cette fosse fut vite surnommée "Poussière". Le houiller est atteint à 147 m. Le cuvelage est fait en bois de 8 à 90 m de profondeur. Des accrochages sont réalisés à -184,-211 et -231 m. La Fosse est arrêtée vers 1900, son gisement étant trop accidenté. Le puits servira aux recherches de gisement et à l'aérage pour être remblayé en 1914. En 2009, ne subsiste qu'un ancien atelier transformé en brasserie.

Fosse 8 de Courrières[modifier | modifier le code]

La fosse no 8 - 16 de Courrières en 1920.

Elle a été fondée en 1889 au diamètre de 4,60 m sur la commune de Courières en bordure du canal pour exploiter un gisement de charbons maigres. Le houiller est atteint à 137,35 m et les premiers accrochages à 153,188 et 225 m de profondeur. Le puits jumeau no 16 sera ajouté en 1906. Le chevalement est démoli en 1958 pour être remplacé par une tour de béton de 14 m. une installation de dégazage est installée en 1967. Le puits 16 (350 m) est remblayé en 1963, le 8 (361 m) l'est en 1974. Les ventilateurs seront démontés et réinstallés au 9 de Lens.

Centrale de Courrières[modifier | modifier le code]

Centrale de Courrières en 1980

3 ème "Supercentrale" des HBNPC (Houillères du Bassin du Nord Pas de Calais), comme appelée à l'époque. Elle est mise en service en 1962. Jumelle des Centrales de Violaines et d'Hornaing, Elle alimente les derniers sièges et la cokerie de Drocourt. Elle brule les bas produits ainsi que les produits huileux, avant sa fermeture. Les Houillères décident l'implantation sur le site de SOTRENOR, incinérateur industriel des huiles et produits polluants, qui reprendra cette activité de la Centrale après son arrêt, qui interviendra en 1992. Elle est ensuite totalement détruite. Il ne subsiste que les murs et grilles d'entrée et d'enceinte, la fondation d'un des réfrigérant, intégré à un parc, le terril à cendres, en exploitation et le hangar des bulldozers, à proximité du terril.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Courrières dans son canton et son arrondissement

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 juin 1981 Camille Delabre PS  
juin 1981 2003 Albert Facon PS  
2003 en cours Christophe Pilch PS  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 618 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 297 2 460 2 504 2 642 2 760 2 617 2 610 2 538 2 801
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 892 3 010 3 062 2 981 3 279 3 332 3 460 3 470 3 908
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 274 4 905 5 559 4 205 5 396 5 306 5 053 5 050 5 818
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
7 738 9 296 12 491 12 612 11 376 10 588 10 330 10 618 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 17,4 %) ;
  • 51,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 19,8 %, 45 à 59 ans = 20,4 %, plus de 60 ans = 22,5 %).
Pyramide des âges à Courrières en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,6 
3,7 
75 à 89 ans
7,6 
13,5 
60 à 74 ans
14,3 
19,8 
45 à 59 ans
20,4 
19,8 
30 à 44 ans
19,8 
20,3 
15 à 29 ans
18,4 
22,7 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 
Chapelle Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Piat : Clocher et bas-côté nord anciens, le reste reconstruit après 1945. Classé monument historique par arrêté du 5 janvier 1942[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Parmi les célébrités originaires de Courrières, on peut parler de:

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux harmonies héritées du temps des mines : l'Harmonie Union Fait la Force et l'Harmonie Hilariter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arme de Courrières

D’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur ordonnés.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Vouters, Van Gogh : au fond de la Mine, La Voix du Nord,‎ avril 2013 (ISBN 9782843931673)
  2. Gogh, Vincent van, « Vincent van Gogh aan Theo van Gogh », Europeana (consulté le 2013-04-28)
  3. Vincent van Gogh, Vincent van Gogh : Lettres à son à son frère Théo, Grasset,‎ avril 2002, 369 p. (ISBN 2246801168 et 9782246801160, lire en ligne)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. « Évolution et structure de la population à Courrières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 15 août 2010)
  7. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 15 août 2010)
  8. Bases de données Ministère de la culture