Ytres

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Ytres
Le monument-aux-morts
Le monument-aux-morts
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Bertincourt
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Artois
Maire
Mandat
Henri Bassez
2014-2020
Code postal 62124
Code commune 62909
Démographie
Gentilé Ytriens
Population
municipale
436 hab. (2011)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 03′ 56″ N 2° 59′ 37″ E / 50.0655555556, 2.9936111111150° 03′ 56″ Nord 2° 59′ 37″ Est / 50.0655555556, 2.99361111111  
Altitude Min. 94 m – Max. 133 m
Superficie 4,26 km2
Localisation

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Ytres est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Ytriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ytres
Bus Bertincourt Ruyaulcourt
Ytres Neuville-Bourjonval
Léchelle Étricourt-Manancourt Équancourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ytres doit son origine et son développement au église fondé en 691 à Honnecourt. En 1077, un droit d'octroi fut instauré de Ytres à Ginchy : une obole pour une brouette chargée, un denier par bête chargée au col, deux sous par charrette portant marchandises attachées par une corde.

Jean de Belleforière est le plus ancien seigneur connu. Lui succéda en particulier Charles-Maximilien, baron d'Ytres, qui se distingua en 1668 à la bataille de Lens. Supplantant les ressources agricoles, les mulquiniers tissant dans les caves participèrent de l'essor du village. Ainsi, une fileuse gagnait 10 sols par jour et un tisserand 20 à 25. Le village n'a cessé de jouir d'une organisation démocratique. Appelés par la cloche les hommes se groupaient à la principale porte de l'église au sortir de la messe et s'entendaient alors concernant les emprunts, les procès, les impôts, la milice, etc.

À la Révolution la tenue des registres d'état civil fut retirée à la paroisse et confiée à la municipalité.

Le 23 juillet 1793 le marquis de Folleville, seigneur d'Ytres fut jugé et guillotiné. Les trois filles du comte de Soyecourt cédèrent à leurs fermiers leurs terres, bois et moulin. La rue Neuve serait ainsi issue du don de mademoiselle de Soyecourt qui aurait distribué aux habitants les plus pauvres des parcelles de 10 ares pour construire leurs maisons.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Ytres ne fut régulièrement occupé qu'au début d'octobre 1914. Il devint un centre de ravitaillement pour l'occupant.

Avant d'abandonner le village, fin mars 1917, les Allemands firent sauter l'église, la mairie et des fermes.

Le 3 mars 1919, Lucien Raison et Joseph Mouton osèrent aborder les ruines où errait encore un officier anglais.
Quelques jours plus tard Louis Théry vint les rejoindre. En ce qui concerne le ravitaillement post-belliciste, le pain était fabriqué à Équancourt par un certain M. Carré qui y avait trouvé un four en état de marche. les familles revenues dans des baraques ou maisons semi-provisoires hâtèrent la renaissance du village.

Un service d'eau à demeure fut créé en 1921, d'électricité en 1928. Un arrêté du 27 octobre 1920 attribue au village la croix de guerre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Ytres dans son canton et dans l'arrondissement d'Arras
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 août 2006 Jean Bancourt    
août 2006 en cours Henri Bassez    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 436 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 009 1 052 957 993 1 175 1 171 1 113 1 145 1 087
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 060 1 116 1 102 1 032 1 055 1 007 961 851 886
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
844 816 982 534 614 588 522 449 449
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
438 442 396 354 361 393 413 421 436
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 21,3 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 20,4 %) ;
  • 49,9 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 17,6 %, 30 à 44 ans = 21,9 %, 45 à 59 ans = 18,6 %, plus de 60 ans = 19,5 %).
Pyramide des âges à Ytres en 2007 en pourcentage[3]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,5 
4,3 
75 à 89 ans
5,2 
16,1 
60 à 74 ans
13,8 
19,4 
45 à 59 ans
18,6 
19,0 
30 à 44 ans
21,9 
21,3 
15 à 29 ans
17,6 
19,9 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Souterrain du Canal du Nord de Ruyaulcourt à Ytres. Le canal du Nord aurait pu servir aux Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale comme rampe de missiles V2. Il est souterrain sur 4,350 km de Ruyaulcourt à Ytres et 1,060 km à La Pannerie.

Le souterrain de Ruyaulcourt comporte à chaque extrémité une section à voie unique de 1 600 m et en gare centrale une section de 1 150 m à double voie permettant le croisement des bateaux, cette gare centrale est munie d'un système de ventilation à partir d'un puits de 40 m de haut sur 5 m de diamètre foré au milieu de sa longueur, ce système débouche à Ytres sur un poste de ventilation équipé de deux turbines (une de secours) dont les pales tournent soit en aspiration soit en refoulement, selon que les bateaux arrivent ou sortent de la gare centrale, afin d'éliminer le gaz d'échappement et de ventiler la sortie des péniches du tunnel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Ytres

Les armes de Ytres se blasonnent ainsi :

écartelé au 1) et 4) d’argent fretté de six pièces de gueules, au 2) et 3) de sable semé de fleurs de lys d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]