Méricourt (Pas-de-Calais)

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Méricourt
La mairie.
La mairie.
Blason de Méricourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras (Lens a/c 2007)
Canton Avion & Rouvroy
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Bernard Baude
2014-2020
Code postal 62680
Code commune 62570
Démographie
Gentilé Méricourtois
Population
municipale
11 812 hab. (2011)
Densité 1 569 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 11″ N 2° 52′ 00″ E / 50.4030555556, 2.8666666666750° 24′ 11″ Nord 2° 52′ 00″ Est / 50.4030555556, 2.86666666667  
Altitude Min. 31 m – Max. 63 m
Superficie 7,53 km2
Localisation

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Méricourt
Liens
Site web mairie-mericourt.fr

Méricourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010. La Compagnie des mines de Courrières y a ouvert la fosse no 3 - 15, et la Compagnie des mines de Drocourt la fosse no 4 - 5. Celles-ci sont devenus de grands sièges de concentration, et ont fermé dans les années 1980.
Cette commune est partagée entre les cantons d'Avion et de Rouvroy.

Ses habitants sont appelés les Méricourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Méricourt
Sallaumines Fouquières-lès-Lens

Billy-Montigny

Avion Méricourt Rouvroy
Vimy Arleux-en-Gohelle Acheville

Histoire[modifier | modifier le code]

Exploitation minière[modifier | modifier le code]

La Fosse 3 des Mines de Courrières est ouverte à partir d'août 1858, sur le faisceau des veines du puits no 2 et à l'ouest. La fosse est mise en exploitation en 1860. Le terrain houiller est atteint à 149,55 mètres. Le diamètre est de quatre mètres, le cuvelage possède vingt côtés (ou pans). Le maximum d'eau fourni par le niveau a été de cent hectolitres par minute. La houille contient 34 à 40 % de matières volatiles.

La nécropole (le « silo ») de Méricourt

Le puits no 15 est commencé en 1905. Alors que se déroule la catastrophe minière dite Catastrophe de Courrières qui fit 1 099 morts le 10 mars 1906 sur les territoires de Billy-Montigny, Méricourt, Noyelles-sous-Lens et Sallaumines, le puits n'est pas encore assez profond pour desservir les chantiers. Dès sa mise en service, le puits no 15 est entrée d'air, le puits no 3 assure le retour d'air.

Les communes voisines commencent à recruter des mineurs à l'étranger après la catastrophe. Au début de l'année 1913, des familles polonaises s'installent à Méricourt, dans les vieilles cités appelées "Méricourt-Coron", selon le témoignage d'un mineur polonais de l'époque[1].

La fosse est modernisée en 1953. L'année suivante, la fosse no 4/11 est concentrée dessus. En 1963, des ingénieurs évoquent la possibilité de creuser un troisième puits sur le site, équipé d'une tour d'extraction semblable à Barrois no 1 et 2, au 10 d'Oignies ou au 19 de Lens, mais l'idée est abandonnée. En 1965, la fosse no 6/14 est concentrée, quatre ans plus tard, c'est au tour de la fosse no 5/12. En 1971, le chevalement et la recette du puits no 15 sont détruits, et remplacés par une nouvelle recette, et le chevalement du puits no 6 bis de Liévin.

La concentration fonctionne jusqu'en 1983, date à laquelle l'extraction est reprise par la fosse no 4 - 5 de Drocourt. Le puits no 15 est remblayé en 1983, il est profond de 840 mètres. Le puits no 3 assure le service pendant deux ans, puis il est remblayé en 1985. Il est lui profond de 757 mètres.

Les deux chevalements sont détruits en 1988. Subsistent sur le site cinq bâtiments en 2011, les bains douches, les bureaux, le magasin, le poste électrique et les garages.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Méricourt dans son arrondissement et ses cantons :
canton d'Avion ;
canton de Rouvroy.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
février 1989 avril 2002 Léandre Letoquart PCF  
avril 2002 en cours Bernard Baude PCF  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 812 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
535 486 587 658 673 648 705 736 667
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
656 669 1 082 1 682 2 190 2 321 2 626 2 844 3 157
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 593 3 596 3 805 1 662 8 501 10 496 7 187 8 740 10 297
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 200 13 416 13 806 13 273 12 330 11 723 11 858 11 812 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,2 %, 15 à 29 ans = 21,3 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 16,9 %) ;
  • 52,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 18,8 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
Pyramide des âges à Méricourt en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,7 
5,4 
75 à 89 ans
9,2 
11,5 
60 à 74 ans
12,5 
19,5 
45 à 59 ans
19,4 
20,0 
30 à 44 ans
18,8 
21,3 
15 à 29 ans
19,4 
22,2 
0 à 14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur aux deux terrils de sable, au chevalement de mine d’argent brochant sur le tout,posé sur une terrase de gueules chargée d’une foi d’or, au franc canton cousu aussi de gueules chargé d’une roue d’engrenage d’argent surchargée d’un coupon de rail de sable

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

C'est à Méricourt que se trouve le Mémorial de la catastrophe minière dite de Courrières (1099 morts en mars 1906). Depuis 2006, ce Mémorial comporte aussi un chemin de marche reconstituant le parcours souterrain "des rescapés", c'est-à-dire des survivants qui ressortirent des galeries effondrées environ trois semaines après le coup de grisou et de poussière.

La cité du Maroc est le plus grand quartier de la ville. On y trouve deux écoles, une place qui accueillait auparavant la fête foraine, un city-stade et le parc de la Croisette qui fait le bonheur des amateurs de football.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Arthur Chardon était mineur à la Fosse 3 des mines de Courrières à Méricourt. C'est un poète patoisant qui a écrit Les Chants d’un mineur (1912)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Mylène Mihout, Un militant syndicaliste franco-polonais: "La vie errante" de Thomas Olszanski, 1886-1959, Presses Universitaires Septentrion,‎ 1993 (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]