Noyelles-sous-Lens

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Noyelles-sous-Lens
La mairie.
La mairie.
Blason de Noyelles-sous-Lens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Noyelles-sous-Lens
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Alain Roger
2008-2014
Code postal 62221
Code commune 62628
Démographie
Population
municipale
6 849 hab. (2011)
Densité 1 841 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 52″ N 2° 52′ 25″ E / 50.4311111111, 2.87361111111 ()50° 25′ 52″ Nord 2° 52′ 25″ Est / 50.4311111111, 2.87361111111 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 43 m
Superficie 3,72 km2
Localisation

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Liens
Site web noyelles-sous-lens.fr

Noyelles-sous-Lens est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010. En 1928, la Compagnie des mines de Courrières y ouvre sa fosse no 23, qui ferme ses portes quarante ans plus tard.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Noyelles-sous-Lens
Loison-sous-Lens Harnes
Noyelles-sous-Lens Fouquières-lès-Lens
Sallaumines

Histoire[modifier | modifier le code]

En l’an 1200, Michel D’Hulluch hérita de la terre de Noyelles et en prit le nom qu’il transmit à ses descendants qui l’ont possédé pendant plus de cinq siècles.

Exploitation charbonnière[modifier | modifier le code]

La fosse no 23[modifier | modifier le code]

L'ouverture de ce puits remonte au 22 août 1928. Le puits est creusé par la Compagnie des mines de Courrières. La fosse fonctionne à partir de 1929. La profondeur totale du puits atteint 512 mètres. La fosse a la particularité de ne posséder qu'un seul puits sur son carreau, ce qui, avec les fosses 1 et 2, fait exception dans la Compagnie des mines de Courrières.

Entrée principale de la fosse 23 de Noyelles.

Le 17 mars 1952, la fosse 23 est concentrée sur la fosse 9/17 d'Harnes. L'extraction cessera définitivement le 16 juin 1952. La production totale est alors de 4 351 000 tonnes de charbon.

Le centre de formation[modifier | modifier le code]

En 1946, le Centre de formation du Groupe d'Hénin-Liétard est installé sur une partie du carreau. Dans les années 1960, le Centre est le lieu de passage obligé des travailleurs marocains recrutés au Maric par les Houillères. En quatre semaines, ils doivent acquérir les bases du métier de mineur, et quelques notions de la langue française pour ceux qui ne la pratiquent pas[1]

La fosse servira encore pour le service du personnel et du matériel pour le 9/17 jusqu'au 1er janvier 1967, date où le 9/17 est rattaché au 21/22. Le puits sera remblayé en 1968 et le chevalement sera abattu en mars 1969. Le centre de formation est maintenu jusque dans les années 1980.

Le Centre national de gestion des retraités[modifier | modifier le code]

En 1985, création du CNGR, Le Centre national de gestion des retraités assure la gestion et le service des avantages en nature et des prestations à la charge de l’employeur aux anciens agents des HBNPC (Houillères du bassin du Nord-Pas-de-Calais). Le siège se trouvera dans les anciens bâtiments de la fosse 23. Viendront par la suite, ceux des HBCM, de CDF, du CERCHAR en 1987, et enfin aux anciens agents des HBL en 1989. Ce centre deviendra par la suite Association nationale de gestion des retraites, établissement public dépendant de Charbonnages de France.

Parution au Journal officiel du 4 février 2004 de la loi n° 2004-105 du 3 février 2004 portant création de l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM), elle remplacera désormais l'ANGR. Son décret d’application sera signé le 23 décembre 2004.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Noyelles-sous-Lens dans son canton et son arrondissement.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
février 1989 2000 Fernand Cuvellier PS  
2000 2008 Hervé Janiszewski PS  
mars 2008 en cours Alain Roger DVG  

Noyelles-sous-Lens est jumelée avec Szczecinek en Pologne depuis 1984 et avec Roundstone (Irlande) depuis 2004.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 849 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
557 512 578 603 656 631 660 618 628
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
658 691 740 754 832 943 1 057 1 238 1 469
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 773 2 254 2 486 1 614 6 212 7 634 6 697 7 765 9 012
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
10 049 9 834 8 779 8 188 7 687 7 359 7 041 6 991 6 849
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,2 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 20,3 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 21,3 %) ;
  • 54,2 % de femmes (0 à 14 ans = 15,8 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 17,5 %, plus de 60 ans = 32,4 %).
Pyramide des âges à Noyelles-sous-Lens en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,4 
7,3 
75 à 89 ans
14,8 
13,8 
60 à 74 ans
16,2 
19,3 
45 à 59 ans
17,5 
19,5 
30 à 44 ans
17,0 
20,3 
15 à 29 ans
17,2 
19,7 
0 à 14 ans
15,8 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

écartelé au 1) et 4) d’or aux trois bandes de gueules, au 2) de gueules à la croix de guerre 1914-1918 d’or et 3) de gueules à la herse d’or

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Amand,
  • Monument aux morts de la catastrophe de Courrières (10 mars 1906),
  • Monument aux morts de la Première Guerre mondiale,
  • Fosse 23 de Noyelles-sous-Lens, qui a été reconvertie après sa fermeture en centre de gestion du personnel des Houillères (voir plus haut). Ce qui a permis la conservation de nombreux bâtiments, dont la mine-image souterraine (reconstitution à quelques mètres de profondeur, des galeries du fond pour la formation des apprentis-mineurs, les élèves y descendaient par une galerie faiblement pentée).

En 2012, les bureaux, locaux sociaux, bains douches, baraque à outils, lampisterie, poste de transformation électrique, magasin, ateliers, chaufferie et centre de formation aux métiers de la mine sont encore visibles. C'est un des sites miniers du bassin Nord-Pas-de-Calais à posséder encore un grand nombre de bâtiments d'époques. Des fondations des machines et des équipements miniers sont également visibles sur une partie du site.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gueules noires du Maroc Pays de Nord N° 106, pages 18-20
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Noyelles-sous-Lens en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 27 août 2010)