Ruminghem
| Ruminghem | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | |||||
| Département | Pas-de-Calais | |||||
| Arrondissement | Saint-Omer | |||||
| Canton | Audruicq | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Région d'Audruicq | |||||
| Maire Mandat |
Gérard Verquere 2012-2014 |
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| Code postal | 62370 | |||||
| Code commune | 62730 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
1 577 hab. (2010) | |||||
| Densité | 114 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 1 m — Max. 64 m | |||||
| Superficie | 13,89 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Ruminghem est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais.
Bien desservie au niveau des transports, cette commune devient attractive de par sa situation entre Calais, Saint-Omer et Dunkerque, et cherche aujourd'hui à retrouver un dynamisme dans son cœur de village tout en préservant son environnement. La commune fait en effet partie du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
La commune se situe à la limite des plaines de Flandres et des collines de l'Artois, et à la limite du département du Nord. Elle est bordée par la forêt d'Éperlecques et ses collines au sud, tandis que la partie nord, très plane, est organisée par les watergangs qui drainent l'eau des marais agricoles et découpent le territoire en parcelles allongées et parallèles.
Le fleuve Aa constitue la limite nord-est, et la rivière de la Liette traverse la commune. Le territoire est inclus dans le Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) de l'Audomarois.
Communes limitrophes [modifier]
Transports et déplacements [modifier]
La commune est traversée par deux lignes ferroviaires. La première relie Lille à Calais, et dessert Ruminghem. Saint-Omer est ainsi à un quart d'heure de Ruminghem en train. La deuxième est la ligne de train à grande vitesse (TGV) qui relie Lille au tunnel sous la Manche, donc à l'Angleterre, sans arrêt à Ruminghem.
La départementale D 217 relie la commune à Muncq-Nieurlet à l'est et Watten à l'ouest. l'autoroute A 26, accessible à l'ouest, relie Calais et Béthune. En rejoignant la D 300 à l'est, on accède au nord à l'autoroute A 16 pour aller vers Dunkerque.
Plusieurs liaisons piétonnes maillent les quartiers.
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Les Morins, de souche celte, occupaient Ruminghem avant l'ère chrétienne. À l'époque de la conquête romaine, comme d'autres, il se romanisèrent. Les Romains construisirent une forteresse sur les bases du village actuel[réf. nécessaire].
Les Francs s'installent peu à peu dans la région, dès avant la chute de l'Empire Romain au Ve siècle.
Moyen Âge [modifier]
C'est vers cette époque qu'apparait le nom de Rumingahem, mentionné pour la première fois en 850 et qui signale un établissement flamand. En effet, on y reconnait la nom de personne germanique Rumo ainsi que le double suffixe -ing-hem caractéristique des pays de langue néerlandaise[1].
Dès le Ve siècle, des moines de Saint-Momelin[2] sont présents dans la localité. Ils assèchent les marais en créant des watergangs, canaux parallèles destinés à drainés l'eau dans toute la Flandres. La région subit plusieurs raids menés par les Vikings. C'est à cette période que la forteresse romaine est transformée en château-fort par les paysans locaux. Au IXe siècle, les terres de Ruminghem appartiennent à l'abbaye de Saint-Bertin[2]. L'église est construite au XIIe siècle.
Plus tard, Ruminghem passe plusieurs fois du domaine français au domaine espagnol. Le village subit ainsi plusieurs destructions et pillage. Le château, qui appartenait aux Fiennes, fut détruit en 1220. La seigneurie dépendit des Luxembourg-Saint-Pol, et le roi de France réalisa une attaque en 1487. En 1489, la commune repasse aux mains des espagnols. On reconstruisit un château qui fut rasé en 1637 par les Ardrésiens[2]. En 1639, l'armée française chasse définitivement les Espagnols.
Époque moderne [modifier]
La commune se modernise à partir de 1830, date de construction de l'école. La compagnie des Chemins de fer du Nord réalise en 1847 une voie de chemin de fer entre Lille et Calais, passant par Ruminghem. L'assèchement et l'irrigation se poursuivent, avec la création de l'institution des wateringues, organisée par sections, en 1809, et l'assèchement du Coin perdu en 1880, qui apporte 750 hectares de terres agricoles à la commune[2].
Des chinois furent présents sur la commune à la fin de la Première Guerre mondiale. Dirigés par des officiers supérieurs anglais, ils déchargeaient les munitions en provenance d'Angleterre et marchandises au Pont du Wetz. Le cimetière chinois fut créé pour les victimes de leur communauté, par le Commonwealth, suite à des bombardements allemands en 1918.
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : parti : au premier mi parti d’azur à la tour d’argent, ouverte et ajourée du champ, maçonnée de sable, au franc-canton alésé en taillé, soutenu de gueules, chargé d’un besant aussi d’argent, au second coupé ondé par une fasce ondé tiercée en fasce d’argent, d’azur et de sable, au I d’azur au lion issant d’argent, armé et lampassé de gueules, et au II d’argent au cep arraché de sable, fruité de trois pièces, bordé à dextre aussi de sable. |
Toponymie [modifier]
Toponyme germanique composé de trois termes: Rum-ing-hem, traduisible par «demeure du peuple de Rumo ».
Administration [modifier]
Liste des maires successifs [modifier]
Urbanisme [modifier]
Le plan local d'urbanisme (PLU) a reçu un avis négatif au travers le rapport de l’enquête publique du mois de février 2011, le commissaire enquêteur émet aussi beaucoup de réserves et de recommandations au travers de celui-ci[réf. nécessaire]. Dans l’état actuel des choses l’approbation du PLU n’est pas à l’ordre du jour. L'état initial de l'environnement doit être étoffé en 2009.
Par ailleurs, la commune a été sélectionnée au cours d'un appel à projet régional intitulé "Vers un urbanisme de qualité", organisé par le syndicat mixte Espaces naturels régionaux (ENRx, à Lille) et les trois Parc naturel régionaux du Nord-Pas-de-Calais, et soutenu par le Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire (MEEDDAT)[3]. Dans le cadre de cet appel, la commune s'est engagé à réaliser un projet d'aménagement de qualité au niveau écologique, social, économique. Ce projet porte sur un terrain central dans la commune, et doit permettre de faciliter la circulation, le stationnement, tout en laissant une place plus importante aux piétons. Des logements accessibles aux handicapés ou aux personnes âgées sont envisagés. Une réunion publique a été organisée par la commune le 30 avril 2010.
La commune s’est engagée fin 2010 dans la conception de deux classes avec bloc sanitaire et d'une extension de la nouvelle mairie. La construction d’une salle à dominante sportive a débuté en 2008, cette salle d’un investissement de plus d’un million d’euros souffre de malfaçons liées à sa construction, la gestion communale de ces problèmes ne permet pas une vision quant à la mise à disposition de cet équipement aux habitants du village.
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 577 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,2 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 14,1 %) ;
- 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 25,2 %, 15 à 29 ans = 20,7 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 15,7 %).
Économie [modifier]
Différents commerces sont présents dans Ruminghem (fleuriste, boucherie - charcuterie, coiffeur, garage, fromager…) et quelques cafés. La poste se situe au cœur du bourg. Par ailleurs, 11 exploitations agricoles sont présentes sur la commune. En 1999, sur 387 actifs ayant un emploi (248 hommes et 139 femmes), seuls 18,1 % travaillaient à Ruminghem même[8].
Vie locale [modifier]
Enseignement [modifier]
La commune compte deux écoles une primaire et une maternelle. Les enfants vont en train ou car dans les lycées de Saint-Omer ou Calais.
Culte [modifier]
Deux églises sont implantées sur la commune, une catholique et une protestante (évangélique).
Activités de loisir [modifier]
Les habitants se promènent dans la forêt d'Eperlecques. À signaler également, le sentier du Fantôme de l'Aa. La chasse est également pratiquée sur le territoire, où l'on rencontre des ours.
La commune est équipée d'un centre équestre et d'un golf, le golf du bois de Ruminghem, de 18 trous. Depuis janvier 2009, il a été repris par un couple australo-belge et compte parmi un bon nombre de membres étrangers (Belges, Hollandais) également des membres français.
Écologie [modifier]
La Liette est au cœur de l'écosystème local. Elle forme une boucle qui est une connexion entre deux espaces de la forêt, à l'est et à l'ouest. Ruminghem présente par ailleurs une diversité de milieux, avec un réseau de jardins au sud-ouest de la Liette, un autre de canaux au nord-est. Des vergers et des haies complètent cette richesse. De nombreux oiseaux et au moins 3 chauve-souris sont présents sur le territoire[9].
Lieux et monuments [modifier]
- La gare de Ruminghem.
- Moulin à farine, installé précédemment à Bambecque, puis à Ruminghem de 1895 à 1984 et installé depuis 1984 sur le site du musée des moulins à Villeneuve-d'Ascq.
Patrimoine religieux [modifier]
- L'église Saint-Martin date de 1806, et la tour à flèche de 1791.
- Un cimetière chinois est implanté à Ruminghem. Il a été réalisé à la fin de la Première Guerre mondiale.
Patrimoine culturel [modifier]
Deux brasseries, une briqueterie, deux séchoirs, une tuilerie, datant de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle, sont inscrits à l'inventaire général du Patrimoine culturel du Nord-Pas-de-Calais[10].
Manifestations [modifier]
- L'association carnavalesque Les Veint'ches de Ruminghem organise chaque année un bal durant le Carnaval.
- Des fêtes communales sont organisées les 1er dimanche de juillet et 3e dimanche d'octobre ; une fête patronale et commémorative a lieu le 11 novembre.
- L'association "la note bleue" organise la fête du théâtre "les Utopitreries" le troisième week-end du mois de mai à cette occasion l'ensemble des spectacles du dimanche sont gratuits et le centre du village est piétonnier
Personnalités liées à la commune [modifier]
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968.
- Ruminghem par la visite d'une partie de son patrimoine, René Oogh, Informations culturelles régionales, plaquette de 16 pages, 1987
- [www.parcs-naturels-regionaux.tm.fr/upload/doc_telechargement/grandes/Projets%20PNR-MEEDDAT%20retenus-17%20sept.08.doc Projets retenus dans le cadre de l'anniversaire des 40 ans des Parcs Naturels Régionaux]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Ruminghem en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 août 2010
- Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 28 août 2010
- fiche des actifs ayant un emploi sur Rulinghem, Insee, 1999
- Propos recueillis auprès de Michel Martinot, écologue, 2009
- base mérimée
