Mazingarbe

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Mazingarbe
Panorama de Mazingarbe.
Panorama de Mazingarbe.
Blason de Mazingarbe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Canton Bully-les-Mines
Intercommunalité Communaupole de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Bernard Urbaniak
2014-2020
Code postal 62670
Code commune 62563
Démographie
Population
municipale
7 551 hab. (2011)
Densité 735 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 28′ 26″ N 2° 43′ 09″ E / 50.4738888889, 2.7191666666750° 28′ 26″ Nord 2° 43′ 09″ Est / 50.4738888889, 2.71916666667  
Altitude Min. 26 m – Max. 74 m
Superficie 10,27 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-mazingarbe.fr

Mazingarbe est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie de la Communaupole de Lens-Liévin (communauté d'agglomération) qui regroupe 36 communes et comptait 244 561 habitants en 2010.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mazingarbe
Sailly-Labourse

Labourse

Annequin Noyelles-lès-Vermelles Vermelles
Nœux-les-Mines Mazingarbe Loos-en-Gohelle
Sains-en-Gohelle Bully-les-Mines Grenay

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

La halte ferroviaire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mazengarve en flamand[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au cours du IVe millénaire avant J.-C., Mazingarbe accueille ses premiers habitants, des agriculteurs néolithiques qui cultivaient des céréales et élevaient moutons, porcs et bœufs. On a retrouvé de nombreux silex taillés datant de cette époque.

Période gauloise[modifier | modifier le code]

Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques ont mis au jour un mobilier conséquent (poteries, tuiles d'argile crue, outils et bijoux, ossements calcinés, etc.), témoin d'une occupation importante du site au début de notre ère avec implantation d'une villa (exploitation agricole) au lieu-dit Le Marais de Bray.

Cette ferme gallo-romaine aurait été détruite dans un incendie dans la seconde moitié du IIIe siècle.

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

C'est en 1046 que le village entre dans l'histoire. C'est en effet à cette date qu'il est fait mention d'une villa de Mazengarba confirmée par le Comte de Flandre Bauduin V comme étant possession de l'abbaye de Marchiennes. Le domaine et ses terres restent propriété monastique jusqu'à la Révolution. Sous l'Ancien Régime, la population est essentiellement agricole. Comme la plupart des villes et villages de l'Artois, Mazingarbe a dû subir les ravages des invasions, guerres et pillages, épidémies de peste, incendies et hiver très rigoureux. En 1790, on y dénombre 328 habitants. Les précieux Albums de Croÿ datant du début du XVIIe siècle nous transmettent une représentation plus ou moins fidèle de Mazingarbe à cette époque : un modeste petit village ramassé autour de son église.

La mine[modifier | modifier le code]

Mazingarbe ne compte encore que 800 âmes avant l'ouverture en 1859 de son premier puits de mine de charbon, le n°2. On ouvre ensuite les fosses n°6 (1876) et n°7 (1877). La population se développe alors avec la même rapidité que l'industrie, la ville accueillant à plusieurs reprises des vagues d'ouvriers immigrés, d'abord belges, puis italiens et surtout polonais. La création d'une usine de traitement et de transformation de la houille en 1896 qui deviendra plus tard un grand complexe chimique, va considérablement développer la commune et en même temps diviser son territoire (centre ville, les cités 2, 3, 7 et celles des Brebis).

Les guerres[modifier | modifier le code]

Mazingarbe subit de lourds dommages lors de la Grande Guerre. Le front ne se situe qu'à deux kilomètres, près de Vermelles.

La Seconde Guerre mondiale n'épargne pas non plus la ville, un bombardement aérien sur la cité des Brebis en septembre 1943 fait 27 victimes. Les usines sont également la cible de l'aviation alliée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Mazingarde dans son canton et son arrondissement.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le château Mercier, devenu la mairie de Mazingarbe.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
février 1989 en cours Bernard Urbaniak[2] PRG[3]  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 551 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
362 404 420 526 593 600 609 667 668
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700 1 001 1 140 1 214 2 419 3 742 3 762 4 551 4 681
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 261 5 821 6 118 5 949 8 142 9 301 8 983 9 645 10 311
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
10 820 10 060 8 992 8 114 7 829 7 470 7 451 7 522 7 496
2011 - - - - - - - -
7 551 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,3 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,6 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 14,9 %) ;
  • 53,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 16,8 %, plus de 60 ans = 24,2 %).
Pyramide des âges à Mazingarbe en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
1,0 
4,6 
75 à 89 ans
10,6 
10,1 
60 à 74 ans
12,6 
18,5 
45 à 59 ans
16,8 
22,4 
30 à 44 ans
20,0 
19,7 
15 à 29 ans
18,6 
24,6 
0 à 14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage [7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mazingarbe fait partie de l'académie de Lille.

Sports[modifier | modifier le code]

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune contient trois monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques et un lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[8] :

  • la chapelle Saint-Hubert, construite en 1730, inscrite le 28 mars 1977[9] ;
  • l'hôtel de ville dit château Mercier, inscrit le 9 octobre 2009[10] ;
  • la chapelle Saint-Roch, construite en 1724, inscrite le 28 mars 1977[11] ;
  • le parc Mercier[12].

Outre ces monuments, la commune possède l'église Sainte-Rictrude, construite en 1854 par l'architecte diocésain Alexandre Grigny.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

coupé ; au 1) d’or à l’escarboucle pommetée et fleurdelysées de sable, percée de gueules, au 2) de sinople à la brebis d’argent

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brochures du comité historique de Mazingarbe, [lire en ligne]
  • A. Bourgeois, Mazingarbe, des origines à la Révolution, dans Gauhéria no 37, juin 1997.
  • François Caron, Chronique des maires de Mazingarbe de 1790 à 1919, Généalogie 62, no 90, 2ème trimestre 2006, Hénin-Beaumont, p. 151-159, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]