Avesnes-sur-Helpe

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Avesnes-sur-Helpe
Ponts des Dames.
Ponts des Dames.
Blason de Avesnes-sur-Helpe
Blason
Avesnes-sur-Helpe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Avesnes-sur-Helpe
(chef-lieu)
Canton Avesnes-sur-Helpe-Nord
Avesnes-sur-Helpe-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de l’Avesnois
Maire
Mandat
Marie- Annick Dezitter
2014-2020
Code postal 59440
Code commune 59036
Démographie
Gentilé Avesnois, Avesnoises
Population
municipale
4 995 hab. (2011)
Densité 2 230 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 19″ N 3° 55′ 53″ E / 50.121944, 3.931389 ()50° 07′ 19″ Nord 3° 55′ 53″ Est / 50.121944, 3.931389 ()  
Altitude 170 m (min. : 143 m) (max. : 188 m)
Superficie 2,24 km2
Localisation

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Avesnes-sur-Helpe
Liens
Site web http://www.avesnes-sur-helpe.com

Avesnes-sur-Helpe est une commune française située dans le département du Nord, en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Avesnes-sur-Helpe a donné son nom à la région de l'Avesnois, caractérisée par un paysage vallonné, des bocages, des vergers, des petits villages. L'Avesnois est traversé par l'Helpe Majeure, comme Avesnes-sur-Helpe.

Avesnes-sur-Helpe appartient administrativement à l'Avesnois, géologiquement aux Ardennes, historiquement au Hainaut et pour les paysages à la Thiérache.

Avesnes-sur-Helpe se situe[1] à 17,5 km de Maubeuge, 36,5 km de Mons, 39 km de Valenciennes, 47 km de Charleroi, 68 km de Charleville-Mézières, 77 km de Namur, 84 km de Lille, 84,5 km de Bruxelles et 181 de Paris. La frontière belge la plus proche se trouve à 15 km.

Communes limitrophes de Avesnes-sur-Helpe
Saint-Hilaire-sur-Helpe Bas-Lieu Bas-Lieu
Saint-Hilaire-sur-Helpe Avesnes-sur-Helpe Avesnelles
Haut-Lieu Avesnelles Avesnelles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville se trouve sur la RN 2 (route nationale 2), axe routier le plus direct entre Paris et Bruxelles. Depuis 40 ans, la population attend sa mise en 2 × 2 voies dans l'Avesnois et la Thiérache[réf. souhaitée].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Avesnes-sur-Helpe est desservie par les trains TER Nord-Pas-de-Calais et TER Champagne-Ardenne (lignes de Lille-Flandres à Hirson et à Charleville-Mézières).

Article détaillé : Gare d'Avesnes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le transport routier est possible en direction des villes et villages voisins via des bus.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes : De Avisnis 1107 ; Avesne, altare de Avesnis 1131[2]. Hoven aan Helpe en flamand[3]

Il existe plusieurs autres Avesnes dans la partie nord de la France, dont les formes anciennes sont similaires à celles d'Avesnes-sur-Helpe.

Les interprétations basées sur l'ancienne forme du terme avoine au sens de « terre maigre » sont douteuses. En effet, l'ancienne forme d'avoine est toujours graphiée aveine, avene ou encore avainne (issue du latin avena). Or, les attestations les plus anciennes des différents Avesnes sont toujours du type Avisna, Avisnis ou encore Avesna.

Aussi, est-il préférable d'y voir l'appellatif germanique avisna / afisna, pâturage qui convient mieux phonétiquement[4],[5]. De plus, les Avesnes sont des toponymes typiques de la seule partie nord de la France, où ils côtoient d'autres appellatifs d'origine germanique propres à cette région.

Ce sens de « pâturage » convient davantage au terroir d'Avesnes-sur-Helpe que le sens de « terre maigre ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Maison ancienne
Statue des Guillemin
Arme Avesnes-sur-Helpe.JPG
  • 855 : avec le traité de Prüm qui partage la Francie médiane entre les trois fils de Lothaire I, le Hainaut est rattaché à la Lotharingie dont hérite Lothaire II.
  • XIe siècle : les premières fortifications remontent à cette date.
  • Wedric III le barbu d'Avesnes né vers 1020 qui décéda vers 1075. Son fils Thierry n'eut aucune descendance et la seigneurie passa à sa sœur Ade d'Avesnes (1050-1075) qui épousa Fastre Ier d'Oisy (1050-1092) et fonda un couvent de femmes à l'abbaye Saint-Martin de Tournai.
  • Les terres d'Avesnes passèrent donc dans cette famille. Le fils aîné, Gossuin dit le Borgne d'Oisy, seigneur d'Avesnes, de Condé-sur-l'Escaut (pour la partie relevant du Hainaut).
  • Il eut quatre enfants : Thierry, Gérard, Meuzon et Ade.

Gérard suivit Godefroid de Bouillon à la première Croisade.

  • Fastre Ier d'Oisy, avoué de Tournai qui hérita de tous les biens de la famille.
  • Les descendants qui suivirent abandonnèrent le nom de Oisy pour s'octroyer celui d'Avesnes
  • Son successeur fut Fastre II d’Avesnes né vers 1075
  • À cette époque Avesnes fait partie du comté de Hainaut, qui est rattaché au Saint-Empire romain germanique.
  • Puis ce fut Gauthier Ier d'Avesnes (1100-1147), fils aîné Fastre II d’Avesnes fut tué par les hommes de l'évêque de Liège en 1147, il avait épousé Ade de Tournai.
  • Thierry, fils de Gauthier Ier d'Avesnes ne régna pas longtemps, il mourut jeune. Son frère Nicolas d'Avesnes dit le beau (1120 - 1171), assura la descendance par ce fameux Jacques Ier d'Avesnes (†1191) qu'on retrouva mort entouré de sept ennemis à la bataille d'Arsouf.
  • Ce Jacques Ier d'Avesnes fut très prolifique car il eut au moins huit enfants. Le chef de famille fut Gautier II d'Avesnes (†1244), seigneur d'Avesnes, de Condé, de Leuze, de Guise, de Trélon, il devint comte de Blois et de Dunois par son épouse Marguerite. Malheureusement il eut trois filles et un garçon mort trop jeune. Toutes les terres des Avesnes passèrent par le mariage de Marie d'Avesnes († 1241), sa fille aînée avec Hugues de Châtillon, comte de Saint-Pol (1196 † 1248) qui devinrent les seigneurs d'Avesnes
  • Mais le nom des Avesnes n'en resta pas là, car le 3e fils de Jacques Ier d'Avesnes ; Bouchard d'Avesnes (1170-1244), (1182-1244) se maria en 1212 avec la 2e fille du comte de Flandre et de Hainaut; elle s'appelait Marguerite de Constantinople, et lorsque Baudouin IX fut tué elle devint après sa sœur Jeanne, comtesse de Flandre et de Hainaut, dame de Beaumont (Hainaut). Mais on connut assez vite la vérité au sujet de Bouchard d'Avesnes; il avait reçu les ordres et s'était malgré cela marié.
  • Cela va déclencher ce qu'on a appelé l'affaire des Avesnes et des Dampierre et qui va se terminer par l'octroi du comté de Hainaut aux Avesnes et le comté de Flandre aux Dampierre. la famille d'Avesnes va régner pendant cinq générations sur le comté de Hainaut et puis le passer aux Bavière par le mariage de Marguerite d'Avesnes comtesse de Hainaut avec Louis de Bavière empereur du Saint-Empire romain germanique. La famille d'Avesnes sera alors complètement éteinte.
  • XIIIe siècle : Au niveau des fortifications, une enceinte plus large est édifiée.
  • À partir de 1433, Avesnes, comme tout le Hainaut, fait partie du duché de Bourgogne.
  • Le 30 juillet 1461, le roi Louis XI (1423-1461-1483) expédia ses premières lettres patentes dès Avesnes[6].
  • En 1477, Alain d'Albret alors tout à la fois seigneur d'Avesnes et connétable de France met le siège devant sa propre ville pour le compte du roi Louis XI. Avesnes-sur-Helpe avait alors le sentiment d'appartenance aux Pays-Bas bourguignons. La ville est détruite.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Vers 1530-1540, des fortifications bastionnées sont construites.
  • En 1556, Avesnes est cédée à l'Espagne.
  • En 1659, avec le traité des Pyrénées, Avesnes-sur-Helpe devient française et Vauban fortifie la ville. Vauban intègre la place dans le réseau des places fortes du « Pré carré ». Il met en place le réseau moderne d'ouvrages extérieurs (redoutes et demi-lunes) avec système d'inondation (Pont des Dames).
  • 1757-1758 : construction de l'Hôtel de Ville
  • Première école de filature par le maire Gossuin (1786) et première filature de coton.
  • En octobre 1793, Avesnes est le siège de l'état-major de Jourdan et Carnot lors de la bataille de Wattignies. Napoléon Ier y passe sa dernière nuit avant la bataille de Waterloo (voir le presbytère actuel).
  • Plan du cadastre napoléonien (1813 et 1870) d'Avesnes (disponible aux archives départementales du Nord[7]).
  • En 1814, Avesnes est prise par les Russes et presque détruite en 1815 par l'explosion d'un magasin à poudre. Avesnes est ensuite rebâtie en moins d'un an. Les Russes occupent Avesnes de 1816 à 1818.
  • 1828 : Le bâtiment de l'ancien tribunal de grande instance, situé Place Guillemein, caractérisé par ses imposantes colonnes en façade et son style gréco-romain, est construit. Le tribunal est transféré en 2007 sur le plateau Chémerault.
  • 1891 : Les chefs des Ecumeurs de Cartignies sont guillotinés en août 1891 devant le tribunal, place Guillemin, devant une foule importante.
  • 1901 : Inauguration et mise en service de la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe - Sars-Poteries en juillet 1901. La ligne est ouverte au public le 20 juillet 1901. Elle relie Avesnes sur Helpe à Solre-le-Château, via le Flaumont-Waudrechies, Sémeries, Felleries, Beugnies, Sars-Poteries. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (16 août 1941), le transport des voyageurs est assuré. Ensuite, seul le transport de marchandises composé essentiellement par la livraison de fournitures agricoles (paille, engrais...) subsiste jusqu'en 1953. Sur la ligne de chemin de fer, les bâtiments existent encore aujourd'hui[8].
  • 1907 : le 28 octobre 1907 est mise en service la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe - Solesmes (47 km) via Avesnelles, Etroeungt, Boulogne/Helpe, Cartignies, Landrecies... Un service régulier des voyageurs était assuré. En août 1914, le trafic voyageur est interrompu. En 1916, pendant l'occupation allemande, les rails ont été démontés et le réseau a été dans l'impossibilité de fonctionner. Aujourd'hui encore, on trouve une trace historique de la ligne de chemin de fer de par le nom attribué à la "rue de l'ancienne gare" à Avesnelles.
  • 1914-1918 (Première Guerre mondiale) : après avoir envahi la Belgique, les Allemands entrent en France. Les Français cèdent devant leur poussée. Ils arrivent à Avesnes le 26 août 1914. À la fin de la Première Guerre mondiale, de mars à , Hindenburg a son quartier général à Avesnes. C'est de là qu'il dirige les dernières opérations allemandes. Le 15 juin, le Kaiser Guillaume II passe les troupes en revue sur la Grand'Place. Les Allemands partiront d'Avesnes en novembre 1918 (armistice le 11 novembre 1918).
  • 1940-1944 (Seconde Guerre mondiale) : venue de Belgique, la 7e Panzer (division blindée), commandée par le général Erwin Rommel, arrive dans l'Avesnois le 16 mai 1940 en passant par Clairfayt. Elle continue sa progression très rapidement en empruntant la route qui mène de Solre Le Château au « Les 3 pavés », puis poursuit en passant à Avesnes-sur-Helpe (en empruntant l'avenue du Pont-Rouge) et continue ensuite vers Landrecies. Avesnes sera occupée par les Allemands et libérée en septembre 1944. Le 2 septembre 1944, alors que les Allemands ont quitté Avesnes-sur-Helpe, des Français agitent un drapeau tricolore en haut de la Collégiale Saint Nicolas. Les Allemands qui battent en retraite par la RN2 n'apprécient pas le geste et tirent sur le clocher qui sera détruit.

Avesnes aura été occupée quatre fois par les Prussiens/Allemands: en 1815, après la bataille de Waterloo, en 1870, en 1914 et en 1940.

  • 1959 : le 26 septembre, le général de Gaulle s'arrête à Avesnes-sur-Helpe pendant deux heures. Accueilli par le maire de l'époque, le Dr Pierre Lagrené, en Mairie, le Général s'adresse ensuite sur le perron de l'hôtel de ville à la foule rassemblée place Leclerc. Le général assiste également à la Rotonde à la présentation de bovins.
  • 1962 : La prison qui se trouvait à proximité de l'ancien tribunal, place Guillemin, est désaffectée et sera démolie dans les années 1970.
  • 1985 : construction de la Maison de retraite Simone-Jacques (EHPAD de 85 lits). Simone Jacques est une ancienne déportée des camps de Ravensbrück et Beendorf.
  • 1999 : La 7e étape du tour de France part d'Avesnes-sur-Helpe le 10 juillet 1999. Le matin, le "village du tour" était installé à la Rotonde. La veille, Maubeuge avait été ville d'arrivée.
  • 2007 : 8 janvier 2007 : Ouverture du nouveau tribunal sur le plateau Chémerault
  • 23 Mars 2014: Election de la première femme maire D'avesnes / Helpe, Mme Marie Annick Dezitter

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Tendance politique[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1428 1433 Chevalier Gérard de Mauraige, Ecuyer   Bailli d'Avesnes
1629 1676 Messire Jean de Mauraige, Ecuyer   Prévôt et Grand Bailli de la Terre et Pairie d'Avesnes, Avocat au Parlement. Né à Beaumont en 1600, Mort à Avesnes en 1676
? 1717 Messire Christophe, François de Mauraige, Ecuyer   Lieutenant Général Civil et Criminel du Bailliage royal d'Avesnes, Conseiller du Roi, Avocat au Parlement. Né à Avesnes en 1638, Mort à Avesnes en 1717
? 1725 Messire Christophe, François, Joseph de Mauraige, Ecuyer   Lieutenant Général Civil et Criminel du Bailliage royal d'Avesnes, Conseiller du Roi, Avocat au Parlement. Né à Avesnes en 1695, Mort à Avesnes en 1725. Petit-fils du précédent
         
1971 1989 Arthur Moulin RPR Conseiller Général, Conseiller Régional,
Député, Sénateur
1989 1995 Paul Curtelin   Vétérinaire
1995 2014 Alain Poyart RPR puis UMP Fonctionnaire territorial.
Ancien député et vice-président du Conseil Général.
Conseiller général du Canton d'Avesnes-sur-Helpe-Nord
Mars 2014 en cours Marie- Annick Dezitter [9]    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Nouveau palais de Justice (2007)

La ville est aussi le siège d'un palais de justice TGI et TI inauguré le 24 novembre 2006.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 995 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 702 2 935 3 031 3 129 3 166 3 030 3 821 3 578 3 776
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 191 3 516 3 737 3 603 4 636 5 714 6 092 6 495 6 400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 217 6 013 5 829 4 937 5 105 5 239 5 389 5 247 5 776
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
6 151 6 414 6 301 5 955 5 108 5 003 4 942 5 051 4 991
2011 - - - - - - - -
4 995 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Avesnes-sur-Helpe en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,6 
5,3 
75 à 89 ans
10,4 
11,7 
60 à 74 ans
14,2 
16,0 
45 à 59 ans
16,7 
19,4 
30 à 44 ans
16,6 
24,7 
15 à 29 ans
22,7 
22,4 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage [13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 


Santé[modifier | modifier le code]

Un centre hospitalier et un centre de secours sont implantés sur la commune, ainsi qu'un centre de prévention santé.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Avesnes-sur-Helpe fait partie de l'académie de Lille. L'enseignement maternel et primaire existe dans la commune.

Deux collèges se trouvent dans la ville : Renaud Barrault et Sainte-Thérèse.

La commune dispose de deux lycées : Jessé de Foret et Saint-Thérèse.

Sports[modifier | modifier le code]

Avesnes-sur-Helpe dispose d'un circuit de motocross de niveau international. Les champions belges s’entraînent régulièrement sur le circuit de « Bellefontaine » et une épreuve de championnat de France a lieu chaque année.

La commune est dotée d'une piscine municipale.

Média[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Avesnes-sur-Helpe fait partie de la paroisse Bon Pasteur en Avesnois[14] (diocèse de Cambrai[15]).

Économie[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui[Quand ?], Avesnes-sur-Helpe est surtout une ville administrative et de services.

De nombreuses administrations ou services publics y sont présents. En dehors des services communaux, on y trouve la sous-préfecture, l'ex-DDE (Direction départementale de l'Équipement- arrondissement), le Trésor public, un Hôtel des impôts, la Poste, la Chambre de Commerce et d'Industrie, la Chambre des Métiers, le siège de la Communauté de Communes, une antenne du conseil général (UTPAS...), une gare SNCF sans oublier une antenne de la Sécurité Sociale, une association d'insertion de sans emploi, un CIO, de pôle emploi et de la MSA (Mutualité sociale agricole).

Le commerce (magasins, supermarchés) est encore bien présent sur Avesnes-sur-Helpe. De plus, la ville compte un nombre conséquent de banques et assurances.

Avesnes-sur-Helpe est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'arrondissement d'Avesnes.

Tous les vendredis matin, un marché hebdomadaire se tient en centre-ville. Jusque dans les années 1950, Avesnes-sur-Helpe était l'un des plus importants marchés au beurre et fromages de France de par sa situation au cœur du bassin laitier de l'Avesnois. À l'époque, les exploitants agricoles, appelés « herbagers » ou « censiers », transformaient directement leur production et allaient la vendre à Avesnes (beurre, fromages, lait). Néanmoins, il existe encore dans les villages environnants des « fermiers» qui vendent leurs productions fromagères « à la ferme ».

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine monumental[modifier | modifier le code]

Collégiale Saint-Nicolas
  • Institut Villien
  • L'hôtel de ville date du XVIIIe siècle.
  • La place du Général-Leclerc.
  • La collégiale Saint-Nicolas, située place du Général-Leclerc. Les débuts de la construction de l'église remontent au XIIIe siècle.
  • Les remparts datent du XVIe siècle et XVIIIe siècle (« fortifications Vauban »). Avant de devenir française, Avesnes possédait déjà des fortifications. Celles-ci devaient défendre la ville des envahisseurs français... Après intégration d'Avesnes-sur-Helpe au royaume de France, Vauban a amélioré les fortifications par des travaux importants qui s'étaleront entre 1690 et 1723. Aujourd'hui, une partie des fortifications sont encore en place et certaines parties sont restaurées[16].
  • La place de la Rotonde et son kiosque à danser
  • La Porte de Mons (XVIIe siècle)
  • Le Tribunal (1828)
  • Cinéma art déco Le Caméo

Avesnes est représentée sur un timbre où l'on peut observer la collégiale et l’ancien tribunal de grande instance. Il fut mis en vente le 14 novembre 1959 avec oblitération Premier jour dans la ville.

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune située sur les premiers contreforts des Ardennes, bénéficie d'un environnement exceptionnellement boisé, bocagé et enherbé, par rapport à la moyenne du département du nord et de la proche région du Cambrésis. La qualité de cet environnement est à l'origine de la création du Parc naturel régional de l'Avesnois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées dans la commune[modifier | modifier le code]

  • Wédric le Barbu, seigneur d'Avesnes au XIe siècle, né à Avesnes-sur-Helpe.
  • Bouchard d'Avesnes (1182-1244), seigneur d'Avesnes au XIIIe siècle, né à Avesnes-sur-Helpe.
  • Gabriel Meurier (ca. 1520 - ca. 1587), linguiste, auteur d'une Grammaire Françoise (1557)
  • Jessé de Forest, colonisateur, né à Avesnes-sur-Helpe en 1576, décédé le 22 octobre 1624 en Guyane.
  • Gabriel-Pierre Bauduin, né le 3 avril 1689 à Avesnes-sur-Helpe, décédé à Varsovie le 10 février 1768. Lazariste, directeur des Filles de la Charité en Pologne. Il avait fondé à Varsovie en 1758 un hôpital qui existe encore de nos jours.
  • Constant-Joseph-César-Eugène Gossuin, maire en 1781, né le 12 mars 1758 à Avesnes-sur-Helpe.
  • Eugène Walckiers (1793-1866), compositeur et flûtiste.
  • Pierre Théodore Virlet d'Aoust, géologue, né à Avesnes-sur-Helpe en 1800.
  • Achille Émille Prisse (1807-1879), né à Avesnes, grand égyptologue qui signait ses œuvres sous le nom "Prisse d'Avennes" (voir son Atlas de l'art égyptien). Il est connu aussi pour avoir participe au déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens avec Jean-François Champollion.
  • Dom Jean Leclercq, né à Avesnes-sur-Helpe en 1910, mort en 1993. Moine bénédictin, grand médiéviste, auteur de nombreux ouvrages dont L'Amour des lettres et le désir de Dieu.
  • Famille de Mauraige de Maurage, cf Liste des Maires ci dessus, Informations Guilhem de Mauraige, Ingénieur du Patrimoine.

Jules Chamerlat (1828-1868) peintre né à Avesnes et dont le Musée de Boulogne/mer a un tableau.

Personnalités étant passées par Avesnes-sur-Helpe[modifier | modifier le code]

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Marie de Médicis[modifier | modifier le code]

  • Marie de Médicis veuve de Henri IV, mère de Louis XIII et régente du royaume tente d'exiger du roi la disgrâce de Richelieu. Après la fameuse Journée des Dupes, le , Richelieu reste le principal ministre et Marie de Médicis est contrainte de se réconcilier avec lui. Elle décide finalement de se retirer de la cour. Le roi la jugeant trop intriguante, parvint à la faire partir au château de Compiègne. De là, elle réussit à s'enfuir en destination de Bruxelles en 1631, où elle compte plaider sa cause. Le 18 juillet 1631 elle sort de Compiègne et s'arrête le lendemain à Estrun où elle reçoit la protection du marquis de Crévecoeur[17],[18], Henri-Marie Gouffier (1619-1640) son filleul[19] et gouverneur d'Avesnes-sur-Helpe où elle arrive le 20 juillet 1631[20].
Maison et seigneurs d'Avesnes

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Avesnes

Les armes d'Avesnes se blasonnent ainsi : La ville porte : bandé d'or et de gueules de six pièces, qui sont les armoiries des anciens seigneurs de la maison d'Avesnes.

Voir également l'armorial du Tournoi de Chauvency.

Devise[modifier | modifier le code]

« Avesnes est bâtie sur l'roc qui si in vont is' rattrotent ».

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • S.-M. Jacquart, « Un enfant d’Avesnes, bienfaiteur de Varsovie », La Croix du Nord, Lille, 8 décembre 1968.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. calcul orthodromique
  2. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, volume 1, Librairie Droz, 1994.
  3. flandreetartois.over-blog.com
  4. Maurits Gysseling, Toponymisch woordenboek van Belgie, Nederland, Luxembourg, Noord-Frankrijk en West Duitsland (voor 1226), Tongres, 1960.
  5. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
  6. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA1
  7. Site des archives départementales du Nord
  8. Cf informations fournies par M. Jacques Guillot, membre de l'association ferroviaire Sambre-Avesnois (Maubeuge)
  9. « M- A. Dezitter s’installe dans son nouveau rôle de maire », L'Observateur de l'Avesnois, no 19461,‎ 4 avril 2014, p. 9
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Avesnes-sur-Helpe en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 juillet 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 août 2010)
  14. Site internet de la paroisse Bon Pasteur en Avesnois
  15. Site du diocèse de Cambrai
  16. Fortifications Vauban
  17. Jean-Baptiste Honore Raymond Capefigue - Richelieu, Mazarin, la fronde, et le règne de Louis XIV, Volume 5 - Éditeur: Dufey, 1835 Alire
  18. Paul Guynemer - L'isolement de Marie de Médicis au château de Compiègne en 1631, son évasion : d'après des manuscrits inédits - éditeur :Progrès de l'Oise (Compiègne) -1911 - A lire
  19. Badier - Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de la France, l'explication de leurs armes, & l'état des grandes terres du royaume ... On a joint ... le tableau généalogique, historique, des maisons souveraines de l'Europe, & une notice de .. - Édité chez la veuve Duchesne ... et l'auteur, 1774 - archive de l'université de Gand. A lire
  20. Richard de Bury,Richard Girard de Bury - Histoire de la vie de Louis XIII, roi de France et de Navarre, Volume 2 - Éditeur :Saillant, 1768 - A lire